Dans un instant, votre nouvelle histoire commence, mais avant, laissez-moi vous souffler une idée
qui met toujours tout le monde d'accord à la maison que ce soit.
Pour un petit creux, au petit déjeuner ou au goûter, il y a un nom qui fait saliver
les enfants, et les parents aussi.
Kiri, des portions de fromage frais fabriquées dans l'Ouest de la France, source de calcium,
et adaptées dans le cadre de la diversification alimentaire des 8 ou 9 mois.
On peut les tartiner, les cuisiner ou les savourer, simplement avec les doigts.
Bref, c'est le petit plaisir qui accompagne les grandes histoires du quotidien.
Allez, installez-vous confortablement votre nouvelle histoire démarre maintenant.
Parban, Jean-Marie Mulaire, réalisée par Alexandre Ferréra.
Je vous raconte aujourd'hui une incroyable histoire.
Ça se passe dans un petit village situé dans le sud de la France, Saint-Paul-de-Vance.
Toute l'année, des millions de touristes s'y pressent pour arpenter les ruelles qui
datent du Moyen-Âge.
Au sol, il y a des galets disposés parfois en forme de fleurs.
On trouve beaucoup de galeries d'art, et un hôtel restaurant très célèbre appelé
la Colombe d'Or.
Pourquoi célèbre ?
Parce qu'il renferme des trésors.
Des trésors de peinture et d'œuvres d'art signés par de très grands artistes.
Picasso, Chagall, Miro, Braque.
Le village domine la colline avec ses remparts qui ont été construits dans les années 1500.
Au coeur du village, trône une fontaine majestueuse.
Parfois il y a de l'eau et parfois non.
Cela dépend de la sécheresse.
Ce qui ne change jamais, c'est que les passants adorent se prendre en photo juste devant.
C'est un peu une tradition.
Et si l'on se penche pour regarder au fond de la fontaine, il y a souvent des pièces,
beaucoup de pièces qui renferment des vœux précieux.
Vous devez vous demander pourquoi je vous raconte tout ça.
Attendez un peu, vous allez comprendre.
Durant l'été 1985, un petit garçon prénommé Julien vint se balader avec sa famille dans le petit village Parché.
Après une bonne heure de marche, à monter et descendre les petites rues de Saint-Paul-de-Vance,
Julien aperçut la fameuse fontaine.
Maman, maman, peut-tu me donner une pièce pour que je fasse un vœu ?
Sa maman fouilla alors dans ses poches et en sortit une pièce de cinq francs.
Tiens mon chéri, réfléchis bien ton vœu d'abord.
Julien remercia sa maman et observa la pièce en nickel.
Elle mesurait trois centimètres de diamètre.
Côté face, on y voyait la semeuse, une femme en train de marcher et de jeter des graines.
Elle portait une longue robe et un bonnet frigien.
Côté pile, la devise de la France.
Liberté, égalité, fraternité.
Au centre, des branches d'olivier et de chêne.
Deux arbres qui symbolisent la paix et la force.
Julien s'est raffordant son petit point la pièce de monnaie.
Leva les yeux au ciel et se dit intérieurement.
Ce que j'aimerais par dessus tout, c'est de pouvoir voler, flotter et tout regarder dans haut.
Un, deux, trois, s'il te plaît mon vrai à l'histoire.
Pendant des jours, Julien espéra.
Chaque matin, il se mettait debout sur son lit, respirer un grand coup et sauter en l'air.
Mais chaque matin, au lieu de s'élever dans les airs, il s'écrasait avec force sur son matelas.
Ce fichu veu de se réalisera jamais.
Après des mois et des mois, Julien s'est s'adespéré et son espoir se transforma en colère.
Maman, tu m'avais dit que mon veu se réaliserait et je te ferai remarquer que je ne vole toujours pas.
Rien, j'ai toujours les pieds sur terre.
Sa maman lui avait alors répondu en souriant.
Je suis désolée, mon chéri, mais tu as fait un veu impossible, voler comme un oiseau.
Tu crois sincèrement qu'un humain peut se mettre à voler ?
Tu aurais dû faire un veu plus raisonnable comme, je ne sais pas moi, être le meilleur de ta classe.
Julien avait fusillé sa maman du regard.
Tous ses rêves venaient de s'effondrer, comme une impression que la terre entière lui avait menti.
Car depuis qu'il avait appris un marché, Julien ne rêvait que d'une chose, voler.
Sa mère venait de lui dire qu'il n'y arriverait jamais.
Ce soir-là, Julien avait claqué la porte de sa chambre et s'était réfugié sous sa couette.
Il avait pleuré longtemps, entouré de ses doutos.
Pendant des jours, il était resté muet. Plus un mot ne sortait de sa bouche.
Lorsqu'il rentrait de l'école, il emportait son goûter dans sa chambre et restait enfermé pendant des heures.
Au fil du temps, il avait fini par penser à autre chose et il passait beaucoup de temps à faire ses devoirs pour oublier ses rêves.
Il avait terminé premier de sa classe. Sa maman était très heureuse et fière, mais lui, ça ne lui faisait ni chaud ni froid.
Il était devenu un peu triste, solitaire.
Et puis les années passèrent. 10 ans, 20 ans, 30 ans.
En 2011, Julien devint papa. Papa d'une petite fille prénommée Jade. Il était le plus heureux du monde.
Je suis papa, je suis papa !
Quand Jade fait ta ses 8 ans, il décida de l'emmener dans le village qu'il adorait étant enfant.
Saint Paul de Vance. Il nous y voilà.
Et tu vois, dans cette fontaine, tu peux jeter une pièce et faire un voeux qui se réalisera.
Et oui, les enfants, Julien se retrouva exactement là où l'emmenait sa maman quand il était encore petit garçon.
Je peux avoir une pièce, papa ?
Tiens, voilà un euro. Réfléchis bien ton voeux. Et quand tu jetteras ta pièce, tu y penseras fort fort fort.
Jade n'avait pas réfléchi très longtemps car elle savait exactement ce qu'elle souhaitait.
Vous avez du nez ?
Eh bien oui, elle aussi rêvait de voler comme un oiseau.
Ça y est, papa, j'ai fait mon voeux.
Bravo ma chérie, j'espère qu'elle va se réaliser, mais surtout, tu l'y gardes pour toi, hein.
Un voeux doit rester secret si on souhaite qu'il se réalise.
C'est à ce moment très précis que Julien se pencha pour regarder au fond de la fontaine.
Et là, une pièce attira son attention.
Elle était un peu plus grosse que les autres et brillait.
Julien plongea sa main dans l'eau et l'attrape à du bout des doigts.
Papa, tu n'as pas le droit de faire ça. Tu ne peux pas voler le voeux de quelqu'un d'autre.
Papa, remets tout de suite cette pièce dans l'eau.
Papa, papa, tu m'entends ? Papa.
Julien n'en revenait pas.
Il venait de retrouver sa pièce, lancée dans la fontaine, il y a plus de 30 ans.
Papa, tu m'entends ou non ?
Ma chérie, tu ne vas pas me croire.
Et j'ai moi-même du mal à réaliser que c'est vrai, mais c'est la pièce que j'ai jetée ici il y a plus de 30 ans.
C'est dingue, non ?
Oui, c'est trop rigolo qu'elles sont encore là. Mais c'est quoi comme pièce ?
C'est une pièce de 5 francs.
Wow ! Et alors, c'est quoi le voeux que tu as fait à ce moment-là ? Tu peux le dire maintenant, non ?
Julien se gratta le menton et pince à ses lèvres.
Et puis il répondit...
Oh, eh bien, si je te le dis, mon rêve ne pourra pas se réaliser.
Hein, quoi ? Il ne s'est toujours pas réalisé ?
Eh bien, disons que non. Non. Il ne s'est pas réalisé. Enfin, pas encore.
C'est bizarre ton histoire. Mais j'ai une idée.
Si tu relances la pièce et que tu refais ton voeux, peut-être que cette fois, ce sera mou, non ?
Julien regarda sa fille, puis la pièce, et répondit plein d'entraintes.
Tu as raison. Tu as tout à fait raison. Allez, il suffit d'y croire très très fort.
Julien lança la pièce, qui atterrit juste à côté de celle lancée par Jade quelques minutes auparavant.
Le père et la fille regardaient les pièces de monnaie brillées au fond de la fontaine.
Tous deux espèrent, secrètement, se mettre à voler d'un coup.
Mais rien. Il ne se passa strictement rien.
Allez viens, ma chérie. On va s'offrir une bonne glace. On l'a bien méritée après cette marche.
Merci, papa. Trop bien de glace. Mais c'est pas le voeux que j'ai fait, hein ?
Bon, je me doute. J'espère que tu as été un peu plus ambitieux que ça.
Papa, je peux te dire mon voeux ?
Non, non, non. Surtout pas. Gardez-le au chaud pour l'instant. On ne sait jamais.
Le soir, Julien et sa fille rentraient à la maison.
Jade avait hâte de retrouver son lit pour tenter la grande aventure.
Bonne nuit, ma chérie. Faites beau rêve. A demain matin.
Ah et d'ailleurs, petite surprise. Tu peux choisir ton petit déjeuner pour demain.
Oh, trop bien. Et bien, ce sera des gaufres pour moi, s'il vous plaît, monsieur.
Très bien, c'est noté. Des gaufres pour madame.
Hum, allez, bonne nuit. À demain.
Une fois la porte de la chambre fermée, Jade alluma sa lampe de chevet.
Elle chuchotait pour que personne ne l'entende.
Bon, j'ai fait un voeux impossible. Je le sais bien, mais quand même.
Et s'il se réalisait, ce serait fou. Ce serait complètement fou.
Je pourrais parcourir le monde entier, toute seule.
Aller d'un pays à un autre sans devoir montrer de passeports, sans devoir franchir de frontières.
Et sans polluer le moins du monde.
Pas besoin de carburant avec mes petits bras.
Je pourrais rencontrer tellement de monde.
Et, hum, tiens, il faudrait que je vois si je peux prendre quelqu'un sur mes épaules.
Comme ça, je ne serai pas toute seule.
Bon allez, bonne nuit moi-même.
Jade s'endormit en souriant, en espérant qu'un jour, son rêve se réaliserait.
Le lendemain matin, une odeur de gaufre vint lui chattouiller les narines.
Tout en gardant les yeux fermés, la petite fille s'étira comme un chat.
Elle tâtonna avec sa main droite sur sa table de chevet pour allumer sa lumière.
Mais elle ne brassait que de l'air.
Jade ouvrit les yeux et elle ne puisse empêcher de crier.
Elle flottait juste au-dessus de son lit.
Jade volait.
Je vole, je vole, mais je rêve ou je vole ?
Mais je vole ou je rêve ?
Papa, papa, papa, viens d'être voir !
Julien, qui avait entendu le cristridant de sa fille,
entra dans sa chambre en moins d'une seconde.
Il fit tomber l'assiette vide qu'il tenait dans sa main droite.
Ma chérie, ma chérie, mais tu, mais tu, mais tu voles ?
Papa, c'est mon vœu, mon vœu de la fantaises, ça a marché !
Mais, mais comment tu as fait ?
Mais je me suis réveillée et j'ai été en l'air, comme, comme ça.
Jade se mit alors à faire des pierouettes
et elle se cogna légèrement contre le mur.
Elle repartit de plus belle.
Julien était fasciné et en même temps,
il avait très peur que sa fille se blessent.
Fais attention quand même, tu pourrais te faire mal !
Mais non papa, je risque rien, rien du tout.
D'ailleurs, j'ai bien envie d'essayer quelque chose.
La petite fille pose à délicatement ses pieds au sol
et prit son papa par la main.
À trois, on décolle. Tu es prêt ?
Mais je suis beaucoup trop lourd, tu ne pourras jamais me porter.
Mais papa, je vole, je peux porter ce que je veux.
Il suffit d'y croire très fort.
Et je suis certaine que toi aussi, tu aimerais bien voler, non ?
Moi ?
Oui, oui, c'est vrai, tu as raison.
Et tu veux que je te dise le vœu que j'ai fait à ton âge
en jetant ma pièce de cinq francs dans la fontaine de Saint-Paul-de-Vance ?
Eh bien, c'était celui-là, celui de voler, comme toi.
C'est incroyable, non ?
Eh bien mon petit papa, il faut toujours croire en ses rêves,
toujours, jusqu'au bout, même quand on est adulte, d'accord ?
Allez, tu es prêt ?
Jade empoigna bien fort la main de son papa.
Et tous deux, c'est le verre dans les airs.
Jade se dirigea vers la fenêtre de sa chambre qui était ouverte.
Elle regarda son papa et lui lança.
Prêt à réaliser ton rêve, mon papounais ?
Prêt !
Alors c'est parti !
Voilà, c'était le vœu oublié.
Histoire écrite et racontée par moi, Céline Kalman.
J'espère que cette histoire vous a plu, les enfants,
et n'hésitez pas à demander à vos parents
quel étaient leurs rêves quand ils étaient petits,
et s'ils en ont toujours.
Écrivez-moi sur Instagram pour me dire ce qu'ils vous ont répondu.
Je vous embrasse très fort,
vous le savez, ça nous aide beaucoup
si vous nous mettez cinq étoiles
et que vous nous laissez un commentaire
sur votre plateforme de podcast.
Encore une histoire et un podcast
produit par Benjamin Nulert
et réalisé par Alexandre Ferrera.
A bientôt les enfants !