Juste avant de démarrer l'épisode, un petit mot pour ceux qui ont déjà pensé à mettre leur logement sur Airbnb,
le partenaire de cet épisode, mais qui se disent que ça fait un peu trop de travail.
Eh ben, Airbnb propose un truc plutôt malin.
Le réseau de CoAute.
J'ai des potes qui font ça parfois le week-end à Paris et c'est très pratique.
Imaginez, pendant que vous êtes absent, un CoAute expérimenté s'occupe de presque tout.
La remise des clés, le ménage, les échanges avec les voyageurs,
même la gestion du calendrier ou des photos si besoin.
Ça vous permet de générer un petit peu d'argent pour vous faire plaisir sans avoir à vous en occuper.
Alors, trouvez un CoAute sur rbnb.fr.
H-O-T-E.
Merci Airbnb, et bon épisode.
Tu as remarqué qu'il y avait une attente particulière autour de cette émission.
C'est tout simplement parce que je pense qu'on est tous autour de la table des viewers.
On est tous des anciens spectateurs de tout ce que tu as produit.
Donc c'est un grand plaisir de t'avoir à nous.
Et actuel aussi.
Oui, actuel viewers aussi.
Donc juste quelques chiffres.
Il y a 570 émissions.
C'est pas sorcier qui ont été tournées.
C'est un chiffre qui donne le vertige.
Ça durait quand même pendant 19 ans de 93 à 2014.
Et petite anecdote que je pense que peu de gens savent.
Un de tes tout premiers reportages, c'était lors de la chute du mur de Berlin.
Oui, tout ça fait.
Qui est quand même fou je trouve.
Parce que moi à l'origine, j'ai commencé à bosser en prescrérité en radio.
À Radio France.
Voilà, aujourd'hui on dit France bleue.
Et puis après l'histoire a fait que j'ai quitté et que c'était en 1989
que j'avais des copains qui vivaient à Berlin.
Et que de temps en temps, on se téléphonait.
Voir, on s'écrivait.
On s'écrivait encore.
Vous vous rendez compte ?
Non, non, on s'écrivait.
Et donc au cours de, je sais plus, c'était en septembre, octobre.
Il me dit, tu sais, il se passe des trucs en ce moment à Berlin.
En Chez Kostelvaki, il avait déjà eu des trucs un peu.
Il me dit, il faut absolument que tu te prépares et faut que tu viennes.
Et puis de fait, le mur de Berlin est tombé.
Alors je n'y étais pas le jour où il est tombé.
Moi, je suis arrivé 48 heures plus tard.
Voilà. C'est Panasonic qui m'a prêté une caméra.
Je n'étais absolument pas connu.
Je suis allé les voir et puis ils ont été très, très sympa.
Ils m'ont dit, OK, on ne pas est une caméra,
mais à condition qu'on puisse utiliser le film.
Et ensuite, on a continué à travailler comme ça ensemble.
Pendant le travail de temps.
Et donc je suis parti en train et je suis arrivé à Berlin.
Et voilà, j'ai assisté au démontage du mur.
Et après, bon, c'est le métier de journaliste, de J.H.R.I.
de trouver un sujet un peu original.
C'était difficile parce que, évidemment,
que filmaient les journalistes ?
Qu'est-ce qu'on enregistrait ?
Qu'est-ce qu'on photographiait ?
Eh bien, photographiaient tous les gens de RDA qui venaient en RFA.
Qu'est-ce que je suis ?
Je n'ai quand même pas fait la même chose parce que, bon,
ma caméra, elle est un peu merdique.
Puis je suis dans le feu et puis je trouve quelque chose.
Souvent, on a les choses soulignées.
Les clients ne les voient pas.
Et j'étais avec mes potes qui étaient médecins,
qui étaient jeunes médecins et étudiants,
qui tous les jours allaient faire un tour à Berlin-Est
pour voir comment c'était, pour chercher du boulot,
parce qu'il y avait trop de médecins à Berlin-Ouest.
Et donc ils avaient envie de pratiquer.
Donc ils étaient, et d'un seul coup, je me suis dit, c'est idiot.
Il est là, mon sujet, je vais suivre des Berlinois de l'Ouest,
qui vont faire un tour à l'Est pour voir comment ça se passe.
Et puis peut-être pour bosser.
C'est possible de le voir encore celui-là ou il est disparu ?
Je ne l'ai pas à moi, mais elle doit être Alina.
Pour tout vous dire, j'aime pas trop les souvenirs et je garde rien.
Sauf que, avec le temps, je me suis dit,
mais je n'ai pas ce reportage,
je n'ai pas le documentaire que j'avais fait sur les mouroirs en Roumanie.
J'ai fait des documentaires aussi sur la première guerre du Golfe,
où j'étais à Riyadh.
J'ai rien gardé.
Non, mais en tout cas, je pense que peu de gens savaient
cette première vie que tu as eue.
Mais justement, sur un petit peu les origines de C'est Pas Sorcier,
où est-ce que tout ça a commencé, finalement ?
Qui est l'idée ? Comment ça s'est produit au début ?
C'est drôle parce que j'ai l'impression d'être un vieux papy,
un papy sorcier qui raconte cette histoire.
Il y a eu une émission qui s'appelait C'est Pas Sorcier,
il n'y avait pas le camion, mais ça, ça a duré un an.
Et on est dans un studio à peu près comme celui-ci,
dans un décor qui était une émission très classique,
une émission de science destinée à un public,
on va dire plutôt d'adolescent,
avec d'airportage, un invité.
Et c'est une émission qui était présentée par Fred,
et dans laquelle j'avais petite intervention.
Je faisais un peu potiche dans cette émission.
J'étais sur le côté, et de temps en temps,
j'intervenais pour présenter des livres,
pour présenter des choses un peu insolites.
Et puis au fur et à mesure de la diffusion de cette émission,
après chaque émission, évidemment, on débriefait,
et très souvent on avait le sentiment que, bon,
on avait passé un bon moment,
mais qu'on avait par tenu grand chose,
qu'on n'était pas les au fonds du sujet,
alors qu'on avait très envie déjà à cette époque
de creuser, d'expliquer.
D'ailleurs, au fil du temps,
cette émission devenait un petit peu plus,
de plus en plus concrète,
avec de temps en temps des maquines,
mais bon, le dispositif était pas au point.
Et c'est comme ça qu'un jour,
dans un délire,
je me souviens, c'était à soir,
on était en train de dîner dans un resto,
et on se dit, mais non,
il faut qu'on fasse une émission très pédagogique,
il faut en commencer à délirer comme ça,
et à imaginer une émission avec un animateur
qui serait sur le terrain,
et un autre qui serait ailleurs,
alors à l'époque, on ne savait pas dans quoi.
Voilà, ça a démarré comme ça,
on avait tout noté sur une nappe,
j'ai gardé pendant longtemps,
ma nappe.
Je dois encore la voir,
je ne sais pas où elle est chez moi,
mais je sais que de temps en temps,
je remets la main dessus.
Donc il y a...
Il faut l'enquadrer, hein.
Il y a déjà tout le dispositif qui est écrit,
et puis on est allé le présenter à la chaîne,
et là, on nous a dit,
ben, pourquoi pas Banco ?
On y va, voilà, ça a démarré comme ça.
Ils ne sont pas moqués de nous,
un beau camion, hein.
Ah ouais, ça donne peur,
je ne te raconte pas le baillure,
il y a des outils,
il y en a plein des armes,
on peut tout démonter avec.
Et en fait, ça n'existait pas tellement.
Alors aujourd'hui, voilà,
c'est plus dans la culture
d'avoir de la vulgarisation scientifique,
il fait que des sujets peuvent être rendus accessibles,
justement, à d'autres gens que les experts,
mais ce n'est pas forcément autant le cas.
Ben, tout simplement,
parce que le paysage audiovisuel
était totalement différent,
il faut se replonger dans une époque,
barbe blanche,
où il y avait que 5 ou 6 chaînes,
basta, ça s'arrêtait là.
Et un paysage dans lequel,
quand on parlait de science,
il était assez convenu d'en parler
en termes assez complexes,
de sorte qu'on s'aperçoit bien
que c'était de la science, voilà.
Et il y avait presque une sorte de snobisme
pour que sa face science
fallait que ce soit compliqué.
Si dans une émission,
ça avait été bien costaud
et que les gens disaient,
ah, j'ai rien compris,
vous avez dit, ah bah,
ça c'était bien.
Voilà.
Parce que, je pense que,
parce que c'était de la science,
il fallait que ce soit un peu complexe.
Il y en a certains qui sont moins d'actualité,
mais quand on regarde,
c'est quand même rare,
c'est-à-dire que la grande majorité
de les séparations archiées,
on peut tout à fait les regarder aujourd'hui,
ça vient d'où ça vient.
Non, mais il y en a qui sont obsolètes.
C'est-à-dire que, moi,
je trouve ça,
toujours, c'est très rigolo.
Si on diffusait, par exemple,
la première émission qu'on a fait sur le téléphone,
je pense qu'on va péter de rire.
Ah ouais.
Eh ben oui, parce que le téléphone,
il ne ressemblait pas du tout
le téléphone que l'on a aujourd'hui.
J'expliquais dans cette émission
pourquoi, quand on mettait son doigt
au niveau du sein qui est contourné,
eh bien, ça composait le numéro.
En lâchant,
le cadran revenait en place,
en entraînant une molette
qui rencontrait débuter.
Et puis même,
je crois que ce qui a beaucoup changé aussi
à propos du tel,
c'est notre rapport aussi à la communication,
au téléphone qui a changé.
C'est-à-dire que,
dans les années, la fin des années 90,
début 2000, le téléphone cellulaire
individuel est apparu,
mais c'était la deuxième fois qu'il était inventé.
Il avait été inventé une première fois
dans les années 50 aux États-Unis.
Mais disons que ça n'a pas pris,
tout simplement parce que,
à l'époque,
quand on utilisait le téléphone,
ce n'était pas pour appeler une personne,
c'était pour appeler une entreprise,
une maison,
on appelait chez les Watson,
voilà, et on demandait
Monsieur Watson ou Madame Watson,
éventuellement la fille ou le fils.
Mais, on n'appelait pas John.
Voilà, c'était pas concevable.
Donc, ça n'a pas fonctionné.
Avoir un téléphone personnel individuel,
ça n'avait pas de sens,
parce qu'on n'était pas encore
prêt pour être joint à tout moment
où qu'on soit.
Et donc, il a fallu attendre les années 90
pour que ce concept,
eh bien, ait du sens,
prenne du sens.
Et là, ça a fonctionné.
C'est ouf.
Moi, ce que j'ai remarqué,
c'est que l'émission,
elle a eu comme une deuxième vie ensuite,
en fait, après 2014.
C'est pas ce sens,
c'est pas du tout arrêté,
on aurait pu se dire,
bah voilà, ça contient une génération,
mais en fait, non,
ça continue complètement
grâce à votre chaîne YouTube, en fait.
Et j'ai fait une petite expérience.
Je suis la regardante sur Google Trends.
Comment évoluer les recherches
et l'intérêt de ces pas-sorties ?
Ça ressemble à ça.
Ah, c'est très cyclique.
Exactement.
Et en fait, c'est quoi les creux ?
C'est l'été.
En gros,
il n'y a pas les...
C'est quand on est plus à l'école.
Exactement.
Et du coup,
ça souligne que ce soit par les profs,
ou que ce soit pour réviser,
voilà, les parents, etc.
Visiblement,
le coeur de l'intérêt,
c'est pendant l'année scolaire.
Oui, c'est vrai que c'est une émission
qui est toujours utilisée par les enseignants.
Alors, c'était comme ça,
à l'époque,
où on fabriquait cette émission,
mais je pense que ça l'est toujours.
La même émission pouvait être à la fois
utilisée par des enseignants
qui enseignaient en primaire,
juste qu'à la fac.
Les émissions,
on a fait des émissions sur marketing,
par exemple, voilà.
On avait inventé toute une histoire,
toute une histoire autour des bonbons.
En fait, c'est une émission qui était regardée
à la fois en primaire,
mais aussi qui était regardée en fac.
Quand on observe le marché du bonbon à la loupe,
on s'aperçoit qu'un secteur
est en pleine expansion,
celui des bonbons fantaisies.
Et aujourd'hui, tu as donc
ta chaîne YouTube qui s'appelle Epicurio,
que je vous connais bien,
puisque si ça vous intéresse,
j'y apparaît dans une vidéo.
Quelques petites collabes,
enfin, on en a fait une pour le moment,
mais il va y en avoir d'autres.
Eh bien oui, voilà.
Et globalement,
toi, cette transition,
comment tu as vécu,
est-ce que tu as trouvé ça dur de s'adapter?
Qu'est-ce qui change d'un format à l'autre, selon toi?
Quand j'ai commencé,
je pense que j'étais mauvais,
parce que j'avais pas les codes,
parce que quand t'as fait de la télévision
pendant presque 30 ans,
et que tu as appris à écrire un sujet,
un contenu d'une certaine manière,
c'est extrêmement difficile de changer de pantoufles.
Je crois que la différence avec la télévision
ou la radio,
c'est qu'avec YouTube, par exemple,
chacun a quand même une part d'un pro,
peut-être plus grande que sur d'autres médias.
C'est-à-dire qu'on garde certains trucs.
Et du coup, ça t'a fait plaisir d'avoir ces changements,
ces nouveaux avantages.
Et est-ce qu'au contraire,
il y a des trucs que tu manques,
un petit peu que tu regrettes,
des anciennes manières de produits entre y-mets?
Alors, non, ça me manque pas.
Pourquoi ça me manque pas?
Parce que j'ai la chance de pouvoir continuer
à faire un peu de télévision avec le monde de Jamy.
C'est marrant parce que je ne les oppose pas.
Ils sont complémentaires.
Quand on fait un documentaire qui dure 110 minutes,
c'est long, 100.
Et donc, il faut des semaines, des mois.
Nous, si on a envie ici de faire...
T'arrêtes et maintenant?
C'est d'ailleurs, on fait une heure.
Si on fait une heure d'hier en 10, on fait une heure d'hier en 10.
Alors que là, on doit rentrer dans un moule.
Ça, c'est difficile.
Mais en même temps, s'il n'y avait pas eu cette contrainte,
ça serait peut-être pas fonctionné.
Combien de fois tu peux repasser sur un script de vidéo
pour être sûr que c'est juste, que ça va passionner les gens?
Je peux passer beaucoup de temps.
Oui?
Beaucoup de temps parce que je suis un amoureux des mots.
Quand je travaille un texte,
je peux revenir sur quelque chose
une fois, deux fois, trois fois, quatre, cinq,
pour refaire.
Pour ça, je pense qu'il faut toujours se mettre à la place
de celui qui regarde, qui lit ou qui écoute.
Quand il arrive, tu sais si ça marche ou si ça ne marche pas.
Non, cette phrase, ça ne passera pas.
Il n'y a pas les clés pour le truc.
Il faut faire ce travail de mouliner pour...
Peu à être, voilà.
Long.
Super, merci beaucoup.
Tu parles vraiment de tous les sujets.
Il y a vraiment cette curiosité de parler de tout.
Moi, j'avais une question.
C'est est-ce que tu n'as pas des sujets de prédilection,
des sujets qui t'animent plus?
Le sujet qui me passionne le plus,
c'est le sujet que je ne connais pas.
La première chose, quand je me retrouve devant un sujet,
je me pose une question, je n'ai pas la réponse,
alors ça, ça m'excite parce que j'ai envie de recueillir la réponse.
Mais à côté de ça, c'est vrai.
Et il y a des sujets qui sont devenus de vrais centres d'intérêt.
Et il y en a deux que je cite souvent,
mais je peux en citer trois.
Il y en a un, c'est la volcanologie.
Ah ouais.
Parce que j'ai eu la chance et j'ai la chance de pouvoir
m'approcher des volcans, de volcans en activité.
Et là, je suis directement en contact avec les éléments.
Je pense que c'est ce que ressent un marin qui se retrouve dans la tempête,
dont moi, je ne fais pas de voix.
Voilà, je suis plus sur la terre ferme.
Mais bon, sur un volcan, la terre ferme, parfois, elle est moins ferme.
Et voilà, j'adore ce sujet.
J'adore les volcans.
J'adore me balader sur un volcan.
J'adore voir la lave, même si parfois on se fait un petit peu peur.
Parti du jeu.
Ça fait partie du jeu.
Après, il y a la botanique.
J'aime beaucoup la botanique.
J'aime le lien entre une plante et son milieu.
C'est-à-dire que j'aime les plantes pas,
pas la plante toute seule,
mais la plante prise dans son ensemble, dans son milieu.
Si elle est là, c'est parce qu'il y a un sol,
il y a un climat,
il y a une altitude, il y a une latitude.
Il y a d'autres espèces qui sont là.
Voilà, c'est tout ce monde.
Et puis les plantes aussi, c'est la végétation.
Les végétaux, c'est l'histoire du mouvement des hommes qui sont allés là-bas,
qui l'ont ramené, qui l'ont testé, qui l'ont...
Tu vois, parfois, il ne faut pas la ramener.
Mais voilà, c'est tout ça.
Moi, tu me mets une plante et puis je peux...
Toute l'histoire derrière.
Du coup, le troisième de S'entraîner l'intérêt.
J'aime bien la chimie de la gastronomie.
Juste avant de vous rejoindre, là, j'étais en train d'écrire une vidéo sur la maillonneuse.
Mais c'est un truc extraordinaire.
Une maillonneuse à la base, c'est de l'eau et de l'huile.
Vous avez déjà essayé de mélanger de l'eau et de l'huile ?
Ça marche pas.
Et bien là, ça marche.
Comment ? Pourquoi ça marche ?
Tout ça, c'est génial, parce que c'est de la chimie,
mais de la chimie qu'on peut visualiser.
Et j'aime bien ça parce qu'on plonge dans l'infiniment petit
et on comprend des interactions.
Moi, j'ai souvent dit que la science, elle est théâtrale.
Il y a tous les éléments narratifs qui sont unis, une réaction chimique.
C'est un coup de théâtre.
Et vous avez des protagonistes qui sont là au départ.
Il va y avoir un événement.
Et puis les protagonistes qui finiront la scène ne seront plus les mêmes
que ceux qui sont là au départ.
Si on m'avait dit ça, mon cours, j'aurais peut-être mieux suivi quand même.
C'est un couteau tiré, mais couteau de cuisine.
Je ne peux pas m'empêcher parce que le chat, le réclame depuis tout à l'heure,
te te posait la question des maquettes.
Qui était le génie qui construisait ces maquettes ?
Il y avait un maquettiste, David May, qui était un petit génie.
Il était toujours d'ailleurs originaire d'une famille qui avait beaucoup travaillé dans le cinéma,
dans la décoration.
Donc il avait un certain talent pour mettre en scène les choses,
pour les fabriquer, les dessiner et pour mettre en scène ce qu'on lui expliquait.
Parce qu'on lui disait pas, je vais faire une manip sur l'effet de serre.
Des bruitois.
Des bruitois.
Non.
Je lui disais voilà, je vais faire une manip sur l'effet de serre,
mais voilà comment je vais la faire.
Je connais pas, il y a une zone étant avec Fred, il va être plutôt en enjou.
Donc là, je vais plutôt déchanquer, il soit vert, un décor qui ressemble.
Je veux derrière un support dans lequel on va faire rentrer les choses progressivement,
comme ceci ou comme ça.
Et David mettait tout cela en scène.
Mais il y avait un cahier des charges avec l'équipe de séparationsiés qu'on préparait.
Et ce cahier des charges était super important.
Parce que pendant que David fabriquait la maquette,
moi j'écrivais mon texte, donc il fallait que tout cela...
On se voyait régulièrement, on suivait l'avancement,
il faut laisser des schémas, on disait c'est comme ça, c'est comme ça.
Ok, ça marche.
J'adaptais moi mon discours à ce que j'allais avoir sous les yeux.
Le sort que pour raconter mon histoire,
j'avais un support qui collait parfaitement.
Les scientifiques ont constaté que parallèlement,
la nature consommait aujourd'hui davantage de carbone qu'elle en rejette.
Ça durait combien de temps de faire une émission à peu près ?
Entre le moment où on décidait de faire l'émission et le moment où elle était prête à diffuser,
deux mois pouvait s'écouler.
Mais évidemment on ne travaille pas à plein temps dessus pendant deux mois,
c'était par petite tranche.
Et aussi je pense que quand on ne connaît pas trop le processus de production d'émissions comme ça,
on pense peut-être que c'est...
Voilà, il y a des dates de sortie et puis produisez les émissions une par une.
Mais évidemment, ça se passait comme ça.
En fait, on travaillait en permanence sur neuf émissions,
on enregistrait par vague de trois,
trois émissions qui étaient au stade de préparation d'écriture,
trois émissions qui étaient au stade de tournage
et trois émissions qui étaient au stade de montage.
C'est une émission hebdomadaire.
Donc on signé un certain nombre d'émissions dans l'année.
Tous les ans, au mois de juillet,
on faisait un rétroplanin,
c'est-à-dire qu'on prenait le calendrier de l'année suivante.
En juillet 2005, on prenait l'agenda juillet 2006
et on disait, voilà, pour diffuser quelle émission sur ce thème-là,
il va falloir qu'elle soit tournée là,
il va falloir que les plateaux de jamie dans le camion soient retournés là,
il va falloir que l'écriture soit terminée là,
il va falloir que le journaliste commence à travailler là, etc.
Et on le faisait pour les 30 émissions de l'année.
Et après, il fallait respecter, mais scrupuleusement, cet agenda.
On ne peut pas faire des faits dominaux, parmi.
Est-ce que vous saviez qu'il y a eu des jeux vidéo de Cépa sorcier ?
Et moi, je peux vous dire que quand j'étais petit,
j'ai joué aux jeux vidéo de Cépa sorcier
avec des modélisations 3D, des personnages, etc.
Et c'était vos voix, donc c'était vraiment un truc officiel.
Exactement. C'est-à-dire qu'on planchait à la fois sur le scénario
et puis ensuite, on bossait sur les dialogues
et puis on allait enregistrer les voix.
C'était super. Moi, franchement, j'ai trouvé.
J'avais une petite question.
Quel est ton meilleur souvenir de Cépa sorcier ?
Je crois que mon meilleur souvenir de Cépa sorcier,
c'est notre tournage sur Letna.
C'était en 2001, me semble-t-il.
Letna, qui n'était pas entrée en éruption depuis pas mal d'années.
Et c'était extraordinaire parce que les volcanologues avec qui on bossait,
nous avaient dit d'attendre un petit peu,
parce qu'il y a un volcanologue qui sentait le truc, machin.
Il me dit, je t'appelle ce soir si ça démarre et tout.
Donc on traînait au resto.
On y est même un petit resto qui n'était pas loin du cratère,
enfin pas loin à 5, 6 km.
Et puis Bingo à 23h30, il m'appelle et passe nous prendre
dans les catètes et on part vers le volcan.
Et on s'est retrouvé avec le cratère devant nous.
Je vous imagine un cratère qui fait 500 mètres de hauteur.
Et ça commence à partir.
On peut te dire, Jamy, que le spectacle est de plus en plus beau,
les éruptions de plus en plus régulière et puis ça va très haut.
Ça, je l'ai vécu en direct pendant toute une nuit.
Je sentais l'odeur du souffre, la chaleur du volcan.
Et il faut imaginer que le cône, nous, on est à 500 mètres de distance
et au moment de ce que l'on appelle le paroxysme de l'éruption,
quand on a une fontaine de lave, lorsqu'il est la plus puissante,
elle-même faisait 500 mètres de hauteur.
Le feu d'artifice, c'est un truc de ouf.
Donc, je pense que c'est ce qui va fait aimer les volcans.
Voilà, est-ce qui m'a donné envie de repartir sur les volcans ?
C'est magnifique.
Impression.
Comme je vous l'ai dit tout à l'heure, n'hésitez surtout pas à aller
sur la chaîne YouTube de Epicurio.
Si vous avez aimé les sujets de aujourd'hui,
vous aimerez forcément tout ce qu'il y a sur cette chaîne YouTube.
Y compris, c'est vrai, une certaine vidéo sur le dark mode.
C'est très bien.
Mais les autres se ressemblent bien.
Les autres se ressemblent bien aussi.
Une autre légende de la vulgarisation scientifique
qu'on avait reçu, c'est David Louapre de la chaîne Science Étonnante.
Et beaucoup de gens ne le savent pas, mais en dehors de YouTube,
il a un métier incroyable, puisqu'il est directeur scientifique chez Ubisoft.
Je vous laisse découvrir ça dans cette interview.
C'était hyper intéressant.