Pourquoi le croissant n'est-il pas français ?

Durée: 1m50s

Date de sortie: 07/10/2025

Quand on pense à la France, trois images surgissent souvent : la baguette, le vin… et le croissant. Pourtant, l’histoire de ce dernier réserve une belle surprise : le croissant n’est pas né en France, mais en Autriche.


L’histoire remonte à 1683, à Vienne, capitale des Habsbourg. Cette année-là, la ville est assiégée par l’armée ottomane. Les combats font rage et les habitants craignent l’invasion. Une légende raconte que ce sont les boulangers, levés aux aurores pour pétrir la pâte, qui entendirent des bruits suspects sous les remparts. Les Ottomans creusaient des tunnels pour pénétrer dans la cité. Prévenus à temps, les défenseurs purent contrecarrer l’attaque et repousser l’ennemi.


La victoire fut éclatante. Pour la célébrer, les boulangers eurent une idée ingénieuse : façonner une pâtisserie en forme de croissant de lune, emblème du drapeau ottoman. Mordre dans cette pâte dorée revenait ainsi, symboliquement, à croquer l’ennemi. C’est la naissance du kipferl, ancêtre du croissant.


Ce kipferl viennois n’était pas feuilleté comme celui que nous connaissons aujourd’hui. Il s’agissait plutôt d’une pâte briochée, dense, parfois enrichie d’amandes ou de noisettes. On en trouve d’ailleurs des variantes dans toute l’Europe centrale, où il est consommé depuis le Moyen Âge.


Alors, comment cette viennoiserie est-elle devenue française ? La réponse se trouve au XIXᵉ siècle. En 1839, un officier autrichien à la retraite, August Zang, ouvre une boulangerie viennoise à Paris, rue de Richelieu. Ses kipferl séduisent rapidement la clientèle parisienne, avide de nouveautés. Les artisans français adoptent l’idée, mais la transforment : au lieu d’une pâte briochée, ils utilisent la pâte feuilletée levée, déjà employée pour les vol-au-vent ou les chaussons. Le croissant tel que nous le connaissons aujourd’hui, léger, croustillant, beurré, est donc une invention française… à partir d’un concept autrichien.


Cette hybridation explique le paradoxe : le croissant est à la fois étranger et profondément français. Étranger par ses origines historiques, français par son perfectionnement culinaire et sa diffusion. C’est d’ailleurs seulement au XXᵉ siècle que le croissant devient un incontournable du petit-déjeuner hexagonal, accompagné d’un café noir ou d’un bol de chocolat chaud.


Ainsi, derrière cette viennoiserie dorée se cache une histoire de guerre, de symboles et de métissage culturel. Le croissant n’est pas né en France, mais la France en a fait un emblème universel. Une preuve que, parfois, l’identité culinaire se construit dans la rencontre des traditions plutôt que dans la pureté des origines.


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Pourquoi le croissant n'est pas français ?
Alors la France c'est la baguette, le vin et le croissant et bien pas du tout. En tout cas pour ce dernier, il n'est pas né en France mais plutôt en Autriche.
Pour être très précis, son histoire remonte à
1683 à Vienne, la capitale des Asbours. Cette année là, cette ville,
cette année là, la ville est assiégée par l'armée ottoman.
Les combats font rage et les habitants craignent l'invasion.
Essayez dans ce cadre qu'une légende raconte que ce sont les boulangers,
levé aux aurores pour pétrir la pâte, qui entendirent des bruits suspects sous les remparts.
Pourquoi ? Car les Ottomans creusaient des tunnels pour pénétrer dans la cité.
En comptant ils ont prévenu les défenseurs qui purent contre-carrer l'attaque et repousser les nus.
Et pour célébrer la victoire, les boulangers eurent une idée ingénieuse,
façonner une pâtisserie en forme de croissant de lune, l'emblème du drapeau ottoman.
Ainsi, mordre dans cette pâte dorée revenait symboliquement à croquer l'ennemi.
C'est la naissance du Kipferl, l'ancêtre du croissant.
Rattention à ce Kipferl viennois n'était pas feuilleté comme celui que nous connaissons aujourd'hui.
Il s'agissait plutôt d'une pâte briochée, assez dense, parfois enrichie d'amandes ou de noisettes.
Mais alors bien sûr, la question est comment cette viennoiserie est ensuite devenue française ?
La réponse se trouve au XIXe, plus précisément en 1839.
Cette année-là, un officier autrichien à la retraite, Auguste Zang,
ouvre une boulangerie viennoise à Paris, rue de Richelieu.
Et ces Kipferls séduisent rapidement la clientèle parisienne, à vide de nouveauté.
Et c'est à ce moment-là que la recette est légèrement transformée,
une pâte feuilletée, levée et alors employée.
Le croissant d'aujourd'hui est donc né d'un concept autrichien par la suite modifié en France.
C'est une hybridation.

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