Nouvelle séroïne.
C'est chaque pas qui m'a menée vers le métier de Scaffandrière,
d'abord la mère, la mère a 99%.
Ensuite, ça a été le fait de rechercher Souleau,
puisque j'ai des utiles d'archéologues,
donc j'ai devenu plongeuse archéologue.
Et mon père voyait déjà qu'il ne pouvait pas me maintenir le week-end
sans aller faire fouiller quelque part,
ou trouver des livres d'histoire
qui pouvaient répertorer des trésors enfouis, des épaves.
Donc il savait que j'allais me diriger vers quelque chose comme ça.
Et quand j'ai repris mes études d'archéologie,
à ce moment-là, petit à petit,
le travail m'a mené au métier Scaffandrière.
Salut, c'est Céline Steyer,
celle qui te raconte des histoires vraies,
pas des comptes à paillettes avec des filtres insta.
Des récits personnels avec de l'estime de soi,
du courage et de l'audace.
Et surtout des filles qui envoient du lourd.
Des histoires pour t'aider à grandir en confiance
pour t'inspirer, à tracer ton propre chemin,
même si c'est parfois les montagnes russes.
Ici, pas besoin de muscles en acier, ni de cap magique.
L'aventure commence quand tu te poses une question.
Et pourquoi pas moi ?
Quand tu refuses les règles, toutes fêtes, qu'on t'impose.
Parce que l'aventure, ce n'est pas réservé que garçon
et encore moins aux héros de fiction.
L'aventure existe pour de vrai,
avec tes tempêtes, des sommets, de la boue et du vertige.
Et aussi avec des idées en ébullition, des envies de liberté
et le courage d'être qui en est.
Dans cette série, tu as croisé des filles
qui ont fait voler en éclats les stéréotypes
et qui n'ont pas attendu la permission de partir à l'aventure.
Des filles qui tracent leur propre chemin.
Bienvenue dans Nouvelle Zéroïne,
le podcast de celles qui foncent le cœur battant
qui doute parfois, mais qui avance quand même.
Celles qui grimpent, plongent, volent et osent.
Celles qui disent, j'y vais,
alors que tout monde leur dit, n'y va pas.
Allez, place à l'aventure.
Nouvelle Zéroïne
Nouvelle Zéroïne
Elle est une nouvelle héroïne, Géraldine,
né de l'eau, et retourné à elle,
comme on revient chez soi.
A peine sorti du ventre maternel,
après neuf mois à flotter dans le silence liquide,
elle semble déjà pressée d'y replonger.
Comme si l'obscurité mouvante de l'océan
était son véritable berceau,
son autre vie, celle où elle respire le mieux.
Encore petite que pas trop grande,
Géraldine sait que l'air n'est pas son élément.
Mais elle aime la mer,
comme d'autres aiment le ciel.
Papeau l'a regardé de loin avec des jumelles,
au duo du mède un bateau,
mais pour y entrer, y vivre.
Elle grandit entre les 40 degrés de la Guadeloupe
et les moins 40 de Saint-Pierre et Miclons.
Elle joue dans les bulles de son père,
qui est pompier plongeur,
et elle dort à côté des blocs de plongée,
comme d'autres dorment avec des peluches,
dans leur berceau à barreau.
Géraldine ne joue pas à la poupée.
Elle plonge dans son bain
en retenant sa respiration,
s'imaginant explorer les mondes sans gloutis,
comme un poisson dans l'eau,
ou comme Jacques Mayol,
ce plongeur légendaire
qui a fait du grand bleu sa maison.
Quand tu plonges comme ça, qu'est-ce que ça te fait ?
C'est comme si je glissais sans tomber.
Le plus dur, c'est une fois en deux,
et je ne suis pas en bas.
Pourquoi ?
Il faut une bonne raison pour remonter.
J'ai des fois du mal entre veillus.
Mais maman, il n'y a pas de plongeuse légendaire ?
Et si ?
En cherchant bien dans les mondes en gloutis des encyclopédies,
j'ai découvert une océanographe américaine
née dans les années 1930,
Sylvia Earl.
Aucun des parents de Sylvia
n'avaient fréquenté l'université,
mais ils avaient inculqué à leur fille
l'amour de la nature
de son plus jeune âge.
Sylvia passait des heures au bord de Yétan,
de son jardin,
à remplir des beaux-co de poissons et de tétards,
et à consigner ses observations
dans des carnettes.
Elle était surnommée
Earl Dhipnes,
ce qui signifie en anglais
son abyssalité.
Elle a passé plus de 7000 heures sous l'eau,
menée des missions
à des centaines de mètres de profondeur,
et a été la première femme
à devenir scientifique en chef
de la NOAA,
l'Agence Océanique Américaine.
Et cerise sur le détendeur,
elle a dirigé une équipe
100% féminine
dans une station sous-marine
en 1970,
dans le projet Tactic 2.
Quand Géraldine n'a pas la tête sous l'eau,
elle rechigne aller à l'école,
où le sol est revêtu de béton tout gris.
Et assise dans la classe,
Géraldine est de celle
qu'on n'arrive pas à faire tenir en place.
Une torne à douce,
une énergie,
qu'aucune chaise,
aussi droite soit-elle,
ne peut contenir.
Son regard s'échappe toujours
vers un papillon,
un oiseau,
une coxinelle
qui passe sur le rebord de la fenêtre.
Elle est d'ailleurs pas distraite,
mais juste curieuse
et fan du vivant qui est l'entour.
Elle veut tout comprendre,
tout toucher,
tout creuser.
La mer la fascine déjà,
mais il y a aussi les cailloux,
les montagnes,
les traces anciennes d'un monde révolu.
Elle passe ses heures libres
à gratter la terre
à la recherche de fossiles,
comme d'autres cherchent des trésors.
Elle adore Indian Agents
parce qu'il hausse tout explorer.
Elle, elle rêve de faire pareil,
explorer les livres,
les lieux, les époques.
Toujours un pourquoi au bord des lèvres,
toujours une question de plus
à poser.
Parce que quand on a l'âme d'une exploratrice,
on ne tient jamais longtemps à six.
À neuf ans, elle passe son baptême de plongée,
et on lui glisse un détendeur
entre les lèvres.
Elle retient son souffle.
Puis glisse sous la surface.
Plus rien ne bouge,
sauf l'eau.
Le monde vient bleu,
rond, immense.
Son cœur lui souffle
que c'est ici qu'elle respire vraiment,
et elle sait
que sa place se trouve sous l'eau.
Un soir,
elle découvre une VHS
sur la table du salon.
C'est le film Abyss,
qui raconte l'histoire d'une ingénieur
lors d'une expédition sous-marine.
L'héroïne est une femme calme
sous l'eau,
dans le bleu infini.
Wouah, je vais être comme elle.
À 16 ans, elle enchaîne des niveaux de plongée.
Elle ne veut plus seulement nager,
elle veut chercher, comprendre, révéler.
Alors elle part explorer les profondeurs antiques
de la Méditerranée,
comme plongeuse archéologue.
Elle frôle les enforts,
les statues de marbre,
les vestiges d'empires endormies.
Sous ses doigts,
des siècles de silence.
C'est de la science-huit,
mais c'est aussi une épopée.
Une chasse au trésor
menée dans le grand bleu.
Mais, les missions sont rares,
et les salaires très très maigres.
Géraldine en veut plus,
plus de profondeurs,
plus de dangers,
plus de noirs.
Alors, elle bifurque,
elle troque les fragments d'histoire
contre le béton, les tuyaux,
les structures englouties.
Elle apprend à voir dans le noir
et devient scaffandrière.
Parmi des centaines d'hommes
en combinaison,
une femme, presque la seule en France,
porte ce titre rare.
Scaffandrière.
Un nom aussi lourd que
les 34 kilos d'équipement
qu'elle endosse chaque jour.
D'ailleurs,
tu te souviens de Tintin dans le trésor
de Rackham le Rouge ?
Ce grand casque rond, presque lunaire,
rivée sur la tête ?
Eh bien Géraldine le porte aussi.
Un casque
hérité d'un autre temps,
esquissé, jadis,
par Léonard de Vinci,
le génie au doigt taché d'encre.
Non, Mona Lisa
ne le porte pas sur son célèbre port de tête.
Quoique,
avec ce regard impassible,
elle n'aurait peut-être pas eu besoin
de plus pour rester immobile dans les courants.
Ce casque,
Isole Géraldine,
l'a fait basculer dans le silence,
mais c'est aussi son armure,
son lien avec la surface.
Sa seconde peau,
pour respirer là ou plus rien ne vit,
sauf les nouvelles héroïnes.
Être scaphandrière,
ce n'est pas juste aimer l'eau,
c'est aimer le danger, aimer construire,
aimer se dépasser.
C'est un peu être un astronaute,
un peu ingénieur,
beaucoup casse-coup, mais surtout passionné.
Et Géraldine, elle,
elle a tout ça à la fois,
avec en bonus,
une bonne dose de chatch marseillais
et un cœur de pirate.
Son quotidien commence bien avant que le jour se lève.
Quand les autres dorment encore,
elle enfile son armure,
ajuste ses outils
et descend là, au nul ne regarde.
Dans les entrailles de la terre,
sous les usines et les ports,
elle glisse dans des boyaux immergées,
des réseaux silencieux
où même l'écho se perd.
Elle avance sans lumière,
les paupières fermées,
les doigts en éveilent le souffle suspendu.
Chaque geste est une promesse de survie.
Chaque seconde,
un compte-arbour invisible.
Parfois, il faut trancher l'acier en fusion
à 5000 degrés,
sous l'eau.
Parfois,
une seule erreur,
l'épaisseur d'un cil,
pourrait faire jaillir la mort
dans un grandement de métal et de vapeur.
Géraldine a vécu des frailleurs,
des minutes suspendues,
des respirations qui tremblent,
mais elle n'a jamais cédé.
Jamais, elle n'a fait demi-tour.
En France,
elle est la seule à oser plonger
aussi profond jusqu'à
250 mètres,
sous tabouée quand tu chilles sous l'eau.
Elles sont que 5 femmes
dans le monde entier à le faire.
Et elles,
trop souvent, on ne l'a pas cru capables.
Un jour, en sortant de l'eau
après une intervention,
le chef de chantier lui demande
qu'est-ce que ça fait là ?
Ça, c'était elle,
discrète mais plus forte
que l'acier qu'elle découpe.
Elle tient, elle s'impose
et montre que le courage
n'a ni de genre, ni de taille.
Juste un souffle
qui ne s'éteint jamais.
Et puis un jour,
elle devient maman d'une petite fille
qu'elle berce, non pas dans un coup fin,
mais dans un nid pressé de tuyaux d'air,
de détendeur, de casques de plongée
et d'odeurs de sel.
Géraldine ne s'arrête pas de plonger.
Même avec un bébé à la maison,
même avec la fatigue,
même quand les autres
pensent qu'on ne peut pas être mère
et se cafanderiaire.
Elle tient son poste,
dirige sa société,
forme des équipes composées d'hommes
et de femmes, répart des conduites
toujours avec sa fille dans un coin du regard.
Et chaque soir,
elle lui raconte ce qu'elle fait.
Comment on respire dans un casque ?
Pourquoi on plonge dans le noir ?
Ce que ça fait
d'avoir une légère appréhension
est d'y aller quand même.
Maman, tu vas faire attention.
Toujours, ma chérie.
Mais je vais y aller,
parce que c'est mon métier
et parce que je t'aime.
Sa fille écoute
les yeux grands ouverts,
comme on écoute les contes
ou les histoires de nouvelles héroïnes.
Sauf que ce n'est pas un conte.
C'est la vie de sa mère,
une vraie héroïne sous-marine.
Aujourd'hui, sa fille a grandi.
Elle n'a pas envie de porter un casque.
Elle préfère l'apner,
la liberté, le bleu.
Elle dessine des poissons,
elle photographie les vagues.
Elle aime l'eau, mais autrement.
Et c'est bien aussi.
Parce que Géraldine ne lui a jamais dit
« Sois comme moi ».
Elle lui a juste montré
que tout est possible.
Qu'il n'y a pas de métier réservé qu'aux garçons,
comme il n'y a pas de métier réservé qu'offis.
Pas de passion interdite,
pas de rêve trop profond.
Elle lui a transmis la seule chose qui compte vraiment
le droit d'y croire.
Quand elle croise un enfant
qui lui demande
« Mais c'est pas trop dur
d'être une femme dans ton métier.
Elle hausse les épaules.
J'ai pas l'impression
d'être une femme sous l'eau.
Je suis juste un être humain qui fait son travail.
Mais en vrai,
Géraldine est bien plus que ça.
Nouvelles héroïnes !
Nouvelles héroïnes !
Nouvelles héroïnes !
Voilà, cette est l'histoire de
Géraldine Parody,
où le début de la grande histoire de sa vie,
sous l'eau.
Elle est une exploratrice,
une éclaireuse dans les monts angloutis.
Une pionnière aussi sur la terre ferme
qui porte son équipement de 34 kilos.
Et je suis honorée qu'elle
est acceptée de remonter à la surface
de l'eau pour te raconter
son histoire.
Tu as aimé son histoire,
envoie ma du love sur les plateformes d'écoute
et tu peux écouter
d'autres amoureuses de l'océan
sur le podcast comme Clarisse
Cramer et Violette d'Orange.
Nouvelles héroïnes !
Nouvelles héroïnes !