...
Nouvelle séruine.
...
J'ai envie de de brier,
j'ai envie d'être connue,
j'ai envie qu'on m'écoute.
Nouvelle séruine.
N'est pas honte, n'est pas honte de quitter,
n'est pas honte de ce que tu vis,
n'est pas honte de tes faiblesses,
de tes vulnérabilités.
Et accepte, et en acceptant,
tu trouveras la force de mettre en place des choses
pour aller mieux
et tu transcendras toutes tes limites.
Nouvelle séruine.
Nouvelle séruine.
Pour moi, ces rêves vont être pour moteur,
pour accepter du coup
toutes les facettes de ta personnalité.
...
Nouvelle séruine.
Nouvelle séruine.
Nouvelle séruine.
Nouvelle séruine.
Nouvelle séruine.
Nouvelle séruine.
Elle est une nouvelle héroïne
qui vient de finir le GR20 toute seule
et le Tour de France
avec 0 € en poche.
Elle s'appelle Léa Vigier.
Tu l'as peut-être vu dans la rue,
près de chez toi,
avec sa pancarte en carton.
Elle a traversé la jungle,
à vide des montagnes très, très hautes.
Elle a eu peur,
elle a eu mal,
mais elle n'a jamais vraiment arrêté de chercher.
Pas seulement un trésor caché dans la forêt.
Non.
Léa a aussi traversé une tempête.
Dans sa tête.
Et si son histoire ressemble
un tourbillon de la vie,
je suis heureuse de te la présenter
pour qu'elle t'apprenne comment
elle a appris à écouter son corps,
à se faire confiance
et à grapper
sur les plus hauts sommets
toujours avec le sourire.
Alors, respire un bon coup,
entend l'oreille
et on part à l'aventure avec Léa.
Nouvelle séruine.
Bonjour Léa, bienvenue.
Bonjour, merci.
Alors, est-ce que,
pour commencer cette interview,
tu peux me donner un mot
pour qualifier ton enfance,
ton adolescence et aujourd'hui ?
Alors, mon enfant, je vais dire sereine,
mon adolescence explosive
et aujourd'hui construction.
Dans quel environnement as-tu grandi ?
J'ai grandi dans une ville
qui s'appelle Rouaimanouison,
en banlieue parisienne.
Une enfance heureuse.
On avait un appartement
au rez-de-chaussée,
dans le centre-ville.
Donc, on était dans une petite résidence,
je pouvais facilement aller jouer
avec mes copines qui habitaient aussi
dans la résidence.
Je faisais du roller.
Je m'amusais bien.
Je créais des petits business
au sein de chez moi, dès que j'étais petite.
Par exemple, je proposais des services
et c'est une d'un très mauvais exemple
pour les personnes qui écoutent.
Mais je proposais mes services
pour 10 centimes.
Maman, est-ce que tu as envie d'un massage ?
C'est 15 centimes.
J'ai créé pas mal de poèmes
depuis petite.
Quand tu dis petite,
t'avais quel âge à ce moment-là ?
J'avais peut-être des 10 ans.
Donc, c'était déjà prémis,
prêt-ado ?
Oui.
Et puis, adolescence,
un groupe d'amis
très soudés, qui sont toujours
mes meilleures amis aujourd'hui.
On a découvert la vie ensemble.
C'était cool, c'était super.
T'avais des frères et soeurs ?
Oui, j'étais la petite dernière.
J'ai un grand frère qui a 12 ans de plus que moi.
Et une grande soeur qui a 7 ans de plus que moi.
Donc, je faisais partie d'une fratrie.
Mais j'ai plutôt vécu peut-être
une enfance de fille unique.
Parce que, comme il y avait 7 ans de différence
avec ma soeur la plus proche de moi,
et qu'elle est partie à 18 ans,
du coup, j'ai vécu beaucoup
seul avec mes parents.
Et je t'ai pas demandé les métiers
de tes parents ?
Oui.
Donc, ma maman, elle travaillait
dans la téléphonie chez SFR
en respect à produits.
Et mon papa,
il travaillait dans les services généraux
dans une grosse boîte
qui s'appelait Arcelor Mital.
Je me souviens quand j'étais petite,
je disais, mon papa,
c'est la concierge
d'une grosse boîte.
Parce que je comprenais pas le mot service généraux.
Et en fait, c'est qu'il s'occupait
que tout se passe bien dans
les meubles.
Et bien j'irais avec toutes les
entreprises de services.
Donc, ça peut être
le vénage, la plomberie, le chauffage.
Pour que tout se passe bien dans
les meubles de l'entreprise.
C'est drôle parce que, là, depuis le début,
tu parles
de ce que tu as fait,
tu écrives à des poèmes,
tu faisais déjà des petits business. Alors,
juste une petite note, c'est que Kelly Massole
a aussi fait des petits business
et elle vendait des massages
à son grand-père.
Elle a commencé comme ça quand elle est
donc tu as un gros point commun avec Kelly Massole.
Elle a commencé comme ça.
Et je crois que l'Ena situation aussi,
elle était obligée
parce que sa maman lui transmettait
une éducation financière
de vendre des petits objets
pour acheter des livres
et pour pouvoir acheter des livres
ou des bonbons etc.
Donc, il y avait déjà cette petite
âme de business. Ce qui est drôle,
c'est que tes parents n'étaient pas forcément
dans un univers entrepreneurial,
business
et tu avais cette envie de faire
du business déjà à 10 ans.
Tu penses que ça devenait d'où ?
Je sais pas, mais en tout cas,
dès que j'avais 8 ans, quand on me demandait
ce que je voulais faire, soit je disais
présidente de la République, soit chef
d'entreprise, donc des petites,
j'avais une ambition
qui était forte
et j'avais envie de faire des choses
par moi-même,
de monter des projets
quand j'avais
12 ans, je montais
des espèces de restaurants chez moi
ou je préparais tout
et avant que ma famille
aille à à table pour le restaurant, ils allaient dans ma chambre
et dans ma chambre avec mes copines
on avait fait des bracelets
etc. et on leur vendait.
Ah t'avais rien inventé que le mène en fait ?
C'est le bracelet !
Mais ouais, donc
je pense que ça m'amusait
mais c'est vrai que j'avais
personne dans ma famille qui avait fait de l'entrepreneuriat
qui avait monté de boîte
donc je pense que c'était
vraiment parce que j'avais envie
de m'occuper
peut-être un côté créatif
il y a personne qui m'a vraiment influencé
sur ça. Et t'es frère et sœur ?
Parce qu'ils étaient plus grands, peut-être qu'ils se lançaient
dans des études de commerce, non ?
Non, mais frère et sœur
mon frère il a allé dans le milieu de
l'ingénierie, ingénierie médicale
et ma sœur
médecin, enfin elle était
elle était dans les urgences
donc vraiment
Et rien à voir. Et en plus on est dans
les années 90, début 2000
donc il n'y a pas encore de modèles, on n'est pas
encore les réseaux sociaux, enfin t'as pas vraiment
de modèles qui s'appliquent à toi
et ce qui est aussi très drôle c'est que
je t'ai demandé effectivement de me parler
de ton enfance mais t'as pas encore prononcé
le mot «école » du coup t'avais quel rapport
avec l'école ? Donc j'avais des bonnes notes
à l'école, ça je pense que c'était
lié au fait que j'avais un grand frère
et une grande sœur qui avait bien
réussi, qui avait fait des belles études
et donc
j'avais envie d'être à la hauteur
Vous vous mettez à une pression ?
Très grosse pression
Et d'autant plus que j'étais la petite
mais de
beaucoup d'années donc
j'avais un peu ce sentiment
je pense d'être invisible, d'être
le petit bout qui n'a rien à dire
parce que
les autres sont vraiment grands et qu'ils ont
fait tellement de choses dans leur vie
et donc je pense que de là est né
un besoin
de reconnaissance
et d'essayer de se démarquer
Je vois aussi des parents qui donc
étaient un peu plus âgés que la normale
et en plus qui de base étaient des personnes
très détendues, tranquilles
et donc
qui réagissaient pas quand je ramenais
des bonnes notes ou quoi que soit
des termes de « ah ok »
et donc j'ai eu
cette chose en moi de vouloir
à chaque fois montrer que
« hey regarde, je suis première de classe »
etc.
et ce besoin de reconnaissance il est
resté en moi très ancré
et je pense qu'il est toujours en moi
Et donc en fait tes parents réagissaient pas ?
Non, alors quand j'en parle
à ma mère, elle me dit « mais si on était
fiers de toi, on ne sait pas
parce que tu avais des bonnes notes qu'on allait être fiers de toi
et c'est vrai que c'est une question
qu'on se pose
de se dire « bah c'est vrai que le vrai
amour ne doit pas être
lié au fait de ramener des bonnes notes
et en même temps, quand toi
tu te
bâtes pour travailler, être très
bon à l'école et que tu ramènes des bonnes notes
et que tes parents réagissent pas
spécialement
bah t'es frustrée
Et donc tu continues ? Il faut encore que je continue
Il faut que je me démarque
il faut que je me démarque
donc j'ai fait des
grosses études
et j'ai essayé à chaque fois
de faire plus, de faire plus
Donc c'est besoin de reconnaissance
de
l'enfance
et la phase d'adolescence
parce que j'aime bien poser cette question
comment toi tu te percevais
et comment les autres te percevaient
Dernièrement, j'ai des amis
de l'ICSE qui m'ont dit
que dès le
collège et l'ICSE
ça se voyait que j'avais envie
de percer
d'être une star
et c'est vrai que j'avais
un groupe d'amis
on va dire que j'étais plutôt lideuse
sur ce groupe d'amis
que j'organisais plein de soirées
des vacances
Donc voilà
Moi de mon côté, comment je me percevais
je pense que j'avais énormément de mal
à gérer mes émotions
je vivais beaucoup
de montagnes rues
je vivais les choses très intensément
Comment ça se vivait
Dans mes souvenirs, il y avait
plusieurs choses
il y avait un, du coup je pouvais souvent
m'engueuler fortement
avec mes amis
et voilà que ça a pu
ça a pu se crier
que je pleure
donc il y avait ça
et puis il y avait aussi
de l'alcool
en excès
des 14 ans
à partir de 14 ans
on sortait tous les vendredis et samedi soir
et on buvait beaucoup
d'alcool
j'ai eu ce même groupe de potes
pendant la suite
donc fin du collège et l'ICSE
et on comptait même plus le nombre
de blackout
donc blackout c'est quand tu te souviens pas
de la fin de soirée ou de coma
mes parents s'en sont pas rendus compte
et ne m'ont pas expliqué
les dangers
de l'alcool
et de l'alcool en excès
et j'ai été une génération
qui est peut-être tu vois
aujourd'hui c'est peut-être
une génération peut-être plus autour peut-être de la drogue
moi c'était, ma génération c'était
il n'y avait pas de drogue
quelques personnes qui fumaient de la marie reine
il n'y avait pas d'autres drogues
en revanche on était beaucoup dans l'alcool avec s'est
personne n'avait été sensibilisé
aux impacts
de l'alcool en excès
parce qu'en fait
quand tu bois beaucoup d'alcool
déjà c'est important que les gens comprennent
l'alcool c'est quand même une drogue
donc c'est quelque chose tu finis partie habitué
et tu as envie d'en prendre tout le temps
mais l'alcool en excès pour qu'on va faire un blackout
c'est qu'il y a quelque chose qui se passe dans le cerveau
et ça vient complètement en fait griller
nos circuits neurones
et par exemple pour moi ça a été un des facteurs
qui a déclenché
ma maladie mentale
donc l'alcool en excès c'est très dangereux
et malheureusement
il y a une banalisation
de l'alcool
l'alcool c'est cool, l'alcool c'est sociable
l'alcool ça me permet d'être plus à l'aise
pour aller parler avec les autres
l'alcool ça me permet d'être plus cool
pour aller draguer qu'un
il y a vraiment cette banalisation
et ça te désignible
ça te désignible
ça te permet d'être plus fou fou
voilà
et donc t'en oublies
le fait que c'est dangereux
et que ça peut t'impacter dans ta vie très fortement
et donc c'est pour ça que je disais
une adolescence quand même explosive
est-ce que
je buvais quand même beaucoup en excès
et que ça amenait du coup
à des clashes quand même dans ma vie
ça amenait des émotions très fortes
et ça amenait progressivement
au fil des années
à commencer quand même à vivre
un petit peu des web-hours
alors c'était pas
c'était assez fort
mais c'était pas un point où c'était handicapant
dans ma vie tous les jours
parce que au lit-seil j'avais toujours des très bonnes notes
et après je suis allé
dans une université qui s'appelle Dauphine
qui est une université sélective
qui est très prestigieuse
moi je crois que j'ai eu 17 et demi
à mon bac j'étais très bonne
tu vois
et après je suis allé à Dauphine
et j'étais ma genre de promo
donc voilà et jusqu'au moment
où j'ai déclenché
même à l'adimental
à 23-24 ans
et là pour le coup il y a eu un vrai impact
sur ma vie tous les jours
que ce soit mes études etc
mais donc premier petit point quand même
quand je vois mon adolescence
pas sensibilisé
à l'alcool
aux excès
pas sensibilisé non plus
aux relations
avec les hommes
aux consentements etc
donc j'ai vécu des choses
quand même un petit peu dures
donc le mot un peu explosif
et tes frères et sœurs à ce moment-là
ils sont loin de la maison
donc en fait ils sont pas ce rôle
de chaperon parce que eux ils sont passés par là
ouais ils sont pas là
mais ça a réparti à 18 ans
sur ses études de médecine
mon frère répartit à 18 ans
donc vu qu'il y a 12 ans de plus que moi
donc non ils sont pas là
et ton rapport avec le corps
parce qu'on a une audience
beaucoup d'adolescentes
quel était ton rapport avec le corps ?
ce qui est marrant
et ça c'est quelque chose je pense
je pense que c'est important
à dire aux personnes adolescentes etc
quand t'es
je me souviens quand j'étais à dos
je me trouvais vraiment moche
vu que j'avais des très bonnes notes
et que j'étais un peu leader de mon groupe
ils disaient bah les garçons ils s'intéressent à moi
parce que bon bah je suis là
l'intelligence du groupe
je suis dans TotalEspice
Sam
je sais pas la génération de TotalEspice
mais dans TotalEspice
elle est son troide
la blonde super belle
il y a l'intelligence et tout
je me disais bah voilà j'ai ça
mais je suis pas jolie
parce que aussi j'avais une de mes meilleures amies
qui était un peu la plus belle de la ville
et c'est vraiment parce que maintenant quand je regarde les photos
je suis en train de me faire du super mignon
et c'est fou comment
t'as une vision de toi
qui est complètement erronée
et qu'après quand tu grandis
et que tu regardes des photos
tu te souviens même à ce moment la fin
je me trouvais grosse mais tu te fais pas du tout grosse
c'est fou quoi
donc ouais j'avais une vision
j'avais ce truc je pense qui était très vieille
j'avais une de mes meilleures amies
où tous les hommes
ce garçon était là
waouh waouh waouh
et donc moi je me mettais vraiment en second plan
et c'est ça aussi qui est venu nourrir
cette rage et volonté de reconnaissance
et de brille
la plus petite après il y a eu
tu vois celle dans l'ombre
la petite dernière mais avec beaucoup d'années
différences
ensuite il y a eu bah
celle dans l'ombre tu vois de celle qui
est souriante
belle et tout et donc ça je pense que
c'est venu faire construire en moi
ce côté de
que j'ai envie de
de briller j'ai envie
d'être reconnue j'ai envie qu'on m'écoute
tout l'envie
et le rêve de devenir présidente de la République
française
ou une business woman
une entreprenuse
à succès
t'as abandonné présidente de la République
à un moment donné
au lycée j'ai fait
pendant mes études
j'ai fait une prépare
à Sciences Po
pour me préparer
à devenir présidente
et
ça m'a tué pas trop
je lui fais très mal le stress
en fait j'ai réussi
à trouver une manière
de travailler qui était bien à moi
donc j'avais tout mon process
je m'enfermais dans ma chambre
je regardais mes cours
je stabilité de plein de couleurs différentes
ensuite je prenais des fiches
ensuite je réécrivais avec du visuel
après je prenais mes trucs
je chantais mes notes
je les chantais
et après c'est bon
et ensuite quand j'arrivais au moment de mes évacuations
j'avais toujours au même endroit
la même table
j'avais un petit rituel
où je buvais soit un verre d'eau
soit je prenais un coca
je m'enfermais et je faisais
mon exam et j'avais des excellentes notes
mais si
par malheur y avait quelque chose d'autre
je parais un prof stressant
des choses stressantes
ou par exemple j'avais dû passer des épreuves
pour un truc qui s'appelle le GMAT
j'ai voulu aller sec
après d'autres films
j'ai dû le repasser 3 ou 4 fois
et ça m'a coûté très cher
parce que c'était très cher
de payer avec mon argent
le GMAT c'était quoi ?
anglais et maths
et en fait sur l'écran
il y avait un décompte du temps
et ça je pouvais voir le décompte du temps
qui passait
je me souvenais plus de rien
je partais de la salle
en courant et je pleurais
donc en fait
je ne supportais pas du tout le stress
un élément
déclencheur peut tout bouleverser
c'est le grain de sable
et du coup je n'arrivais pas à comprendre
parce que soit dans ces moments-là
j'avais l'impression d'être la personne la plus stupide
qui existe sur cette terre
et j'avais de la courant
ou alors je faisais n'importe quoi
et j'avais 2
soit quand je suivais mon process
ma méthode
j'avais 20
et ça je me souviens
des petites chétérins mais je ne comprends pas
je suis très entièrement débil
et maintenant je le comprends
maintenant je comprends que c'est juste que
chacun est différent
moi j'ai une sensibilité très forte
je ne supporte pas le stress
quand on me met du stress
ça m'immobilise
plutôt que ça me stimulise
et du coup j'ai besoin
aussi de suivre mes process à moi
qui sont différents des autres
pour apprendre et voilà
et j'ai trouvé ma manière d'apprendre
et c'est là où j'ai eu de la chance je pense
c'est que dès jeune j'ai réussi à trouver ma manière
à moi pour apprendre
et pour bien réussir
et que ça marchait bien
donc du coup j'ai la prépasse en ce pot trop stressante
du coup je n'ai pas voulu aller en prépan
non plus de commerce parce que j'avais peur du stress
et je me disais je vais perdre tous mes moyens
et donc je suis allée à Dauphine
donc l'université
beaucoup moins stressant
et j'ai très bien réussi parce que
je suivais mes petits process et tout
et donc à ce moment là de Dauphine
j'allais du coup sur le chemin
plutôt de chers entreprises
au tout début vu que j'étais très forte
on te pousse toujours vers
la meilleure filière quand t'es très forte
peut-être pas la filière que tu voulais faire
mais la meilleure
t'es première dans ce jeu et il faut que t'ailles dans ça
c'est génial donc moi je suis allée dans la finance
parce que la meilleure filière je fais à Dauphine c'est la finance
donc je suis allée en finance
je fais mon master finance
je suis allée faire des stages
et puis en faisant mes stages
donc où j'ai un fonds d'investissement
je me suis rendu compte que bon je voulais aller
dans le milieu entrepreneuriat
et monter des boîtes et donc je suis allée à Laissez-Cac
en école de commerce
et après cette école de commerce
je me suis lancée dans le milieu entrepreneuriat
est-ce que tu peux juste expliquer
ton métier
qu'est-ce que tu fais concrètement dans un fonds d'investissement
pour les jeunes qui nous écoutent
oui oui oui en fonds d'investissement
donc qu'est-ce qu'on fait
c'est qu'on va chercher des entreprises
dans lesquelles on croit
et on pense que bah elles vont bien marcher
et on se dit
ok je leur donne de l'argent
contre le fait d'avoir
quelque part de l'entreprise
donc imaginons
je leur donne de l'argent
j'ai un quart de l'entreprise
et en fait tu paris sur le fait
que l'entreprise elle va devenir beaucoup plus grosse
et que du coup ton quart
va valoir beaucoup plus que
l'argent que tu as investi
donc c'est-à-dire que si tu as mis 10 euros
bah toi tu envisages d'avoir 20 euros après
donc tu as un retour sur ton investissement
en schématisant
non mais c'est exactement ça
ok et est-ce que tu t'épanouissais
dans cette voie ?
parce qu'on t'a un peu forcé
on t'a dit t'es la meilleure, tu vas en finance
généralement je me souviens
en école de commerce, c'est toi qui faisais finance
et c'est ceux qui voulaient devenir riche
est-ce que toi c'était parce que tu voulais devenir une star
est-ce que tu avais
tu t'épanouissais dans ce milieu
il y avait des choses que j'aimais bien
parce que j'aime bien
les chiffres
et j'aime bien
je pense que ça me rassure aussi
d'être posée face à des chiffres
il y a un côté très méthodique
parce que depuis le début tu dis que t'avais
cette méthode
et c'est vrai que la finance
t'es devant ton tableur
et celle et tu manipules
des chiffres donc il y a un côté très méthodique
en fait j'ai un côté très méthodique
et puis ce côté
méthodique a quand même été un peu
explosé avec
l'arrivée de ma maladie mentale
et puis tu parles
tu parles
depuis le début
de ta maladie mentale
moi j'aimerais savoir
comment tu prends le chemin
parce que t'es partie en Afrique
et donc comment tu l'as su
qu'elle a été le déclic
qui t'a fait comprendre
qu'il y a quelque chose qu'il faut que je regarde de plus près
que je te souhaite
alors ça a mis du temps
c'est à dire que là je suis dit il y a eu l'arrivée de ma maladie mentale
mais à ce moment là je savais pas qu'il y avait eu
cette arrivée de ma maladie mentale
en revanche quand j'ai fait mes stages
en finalissement le deuxième stage
mon maître de stage m'a invité
au resto à la fin du stage
et il m'a dit écoute Léa
t'es brillante
t'as fait un super stage
mais tu penses que ici il y a combien de personnes
qui vont voir un psy
je ne sais pas
peut-être une et il me dit non il y a
plus de la moitié des gens dans ce resto
qui vont voir un psy
quand tu dis psy c'est psychologue
ou psychiatre
tu vois en général
et il me dit Léa tu vis des gros hauts
et des gros bas
tu devrais aller voir quelqu'un
et moi je ne l'ai pas pris au sérieux
je suis allé voir personne etc
mais en fait
il a exactement défini au final
ce qui m'arrivait
c'est à dire que j'ai été en train de développer
donc un trouble
psy chique qui s'appelle la bipolarité
et qui consiste à avoir
deux grosses phases
sur plusieurs mois
une phase haute
d'exaltation
d'énergie débordante
d'ambitions énormes
des goûts très développés
d'idées
une phase j'ai envie d'être présidente de la république
et t'es là en suite
en 6 mois
il y a encore un côté
parce qu'au final il n'y a pas de problème
d'ambition je veux dire
mais que t'as conscience que ça va te prendre 30 ans
de ta vie j'ai envie de te dire ok bravo
mais par contre je vais devenir starant 6 mois
là tu déconne un peu
et l'autre phase
qui est donc phase basse
dépressive
où là c'est tout l'inverse
plus aucune énergie
ton cerveau qui marche plus
très difficile d'aller au bout d'une idée
et là un égo
qui est très bas
ou t'as l'impression vraiment d'être nul
en tout, de servir à rien
et que la vie serve à rien
et donc en fait ça je l'ai développé
mais je m'en suis rendue compte que beaucoup plus tard
t'avais quel âge ?
ça c'est vraiment déclenché de manière assez forte
à l'âge de 23-24 ans
on a eu des soupçons
à l'âge de 28 ans
et j'étais diagnostiquée à l'âge de 30 ans
et aujourd'hui t'as 32 ?
et aujourd'hui j'ai 32
et ça quand même fait pas mal d'épendre
ma vie
et mes choix je pense
parce que du coup quand t'es comme ça
c'est vrai que le côté finance et tout
peut te paraître un peu chiant
et donc c'est pour ça que après la finance
je suis allée en école de commerce
et puis après j'ai voulu aller dans le milieu
entrepreneurial
parce que voilà l'émergation
l'émergation, l'ambition et tout
et donc je suis directement parti
en Afrique
en Côte d'Ivoire où en fait j'ai monté
une assez grosse boîte pour quelqu'un
donc ce monsieur me payait pour que je monte sa boîte
j'ai commencé par une énorme
phase d'exaltation
comme je suis allée raconter
donc tout allait pour le mieux
et j'allais très vite
et le but c'était de monter une marque de co-working
donc en fait t'as des immeubles
qui vont être construits
ou à l'intérieur
tu vas mettre des endroits pour acquérir les start-up
des endroits pour acquérir les plus grosses boîtes
des endroits pour faire des événements
etc. et en fait
y avait pas trop ça en Afrique à ce moment-là
alors que dans les pays
européens y en avait plein
et le but c'était de monter ça, ça s'appelait
toujours Africa Works
et j'ai commencé par des mois comme ça
et puis au bout de quelques mois
je suis tombé dans l'autre phase
et à ce moment-là
donc je suis allée voir un psychiatre
et j'ai eu pour la première fois un diagnostic
de dépression
parce que pour bien expliquer aux personnes qui écoutent
la dépression donc t'as ce diagnostic
là de la part
moi dans mon cas d'un psychiatre
un psychiatre c'est le médecin des troubles mentaux
et en fait la dépression c'est une maladie
c'est pas un
état
comme une déprime
c'est-à-dire que vraiment ça a besoin d'attaquer ton cerveau
et donc
ton cerveau il va avoir
des connexions neuronales
qui n'existeront plus
pendant ta dépression
et qui feront que t'es pensée
elles n'arrivent pas à aller au bout d'une idée
et donc elles vont se répéter
ce qu'on appelle un peu les rominations
c'est le fait d'avoir toujours ces idées
tristes, mauvaises etc
et ça va venir
derrière aussi attaquer ton corps
ou ton corps du coup ne va plus
avoir d'énergie, plus le foule
et donc tu n'auras plus à te lever le matin
c'est très compliqué
tout est dur
et c'est ça qui est très important à comprendre
c'est une maladie c'est chimique
c'est la raison pour laquelle
quand t'as une dépression
le médecin va te proposer
des médicaments et c'est pas grave
de prendre des médicaments
les médicaments ils sont là
pour venir dire à ton cerveau
elle o je vais t'aider
à ressecréter
ce qu'on appelle des neurotransmetteurs
c'est la serotonine je vais t'aider à ressecréter
ces neurotransmetteurs qui sont là
pour recréer les connexions neuronales
et ça je pense c'est quelque chose
qui est important à comprendre
parce que par exemple moi
ma famille, ma mère
mon père ne connaissait pas du tout
ce milieu là la dépression
et tout ce qui est connaissé mal
et donc quand ils ont rendu le mot
médicament panique total
non non ma fille peut pas prendre des médicaments
et alors que c'est pas
spécifiquement je veux dire
si t'as une maladie
la grippe ou si tu prendes des médicaments
voilà et donc c'est à ce moment
là où j'ai fait ma première dépression
mais je pensais être
dépressive parce qu'après on est suivi
chaque année où je faisais une dépression
et à ce moment là on pensait
voilà je t'ai juste dépressive
et pas bipolar et la bipolarité
on a commencé à la suspecter
au bout de plusieurs années
on se rendant compte que je faisais pas seulement des bas
mais que avant mes bas j'étais souvent
très très haut et donc
à partir du moment où tu es que ça alterne
entre des très gros hauts et des très grands bas
et voilà on parle de bipolarité
Est-ce que c'est génétique ?
Oui alors c'est en grande partie génétique
et puis après tu vas avoir des facteurs
déclenchants donc moi dans mon cas
j'ai creusé et en effet
je me suis rendu compte que dans la famille
de mon père et de ma mère
il y avait des personnes qui
avaient fait des dépressions
qui étaient allées à l'hôpital etc
mais on en parlait pas du tout donc j'ai dû creuser
Et c'était de dépression ? C'était pas bipolarité ?
Non, tu vois en creusant
je me suis rendu compte sûrement
que ma tente était bipolar mais
il n'avait pas été diagnostiquée
mais en tout cas du côté de mes grands parents
c'était des dépressions
donc c'est des choses qui m'aient été rétitaires
et puis après il y a des choses à éviter
quand parce qu'en fait
c'est une maladie qui va se déclencher
au niveau de l'adolescence
et début de vie adulte
donc on va dire de 15 à 25 ans
donc c'est sur ces années là
où il faut vraiment faire attention
donc en fait c'est l'attent
c'est-à-dire que c'est dormant
et que ça peut se déclencher sur ces années là
et qu'est-ce qui va les déclencher
un choc émotionnel ?
ça peut être un choc émotionnel
ou ça peut être de la presse de substance
fumée de la marijuana, prendre de la drogue
dure ou poire de l'alcool en excès
comme je l'ai raconté au début
l'alcool en excès a un impact
sur le cerveau
en fait toute chose qui va pouvoir avoir un impact
sur le cerveau va venir déclencher
réveiller
des troubles psychiques que tu as avoir
et donc comment en fait
petit à petit tu intègres
ces nouvelles
cette maladie dans ta vie
parce que tu es en Afrique, tu as quitté l'Afrique
à ce moment là, tu es nouveau en France
comment fait-ce se déroule tes journées ?
j'ai mis longtemps à comprendre
l'importance
de cette maladie
t'étais dans le déni ?
j'étais dans le déni longtemps
c'est la raison pour laquelle
aujourd'hui j'essaye de me battre
pour aider les gens à ne pas être dans le déni
on va dire que ma grande bataille aujourd'hui
elle est de dire
n'ayez pas honte
parce qu'au final le déni
était vraiment très lié à de la honte
n'ayez pas honte, c'est pas de votre faute
mais par contre c'est de votre responsabilité
d'accepter
que vous avez
ces fragilités, ces troubles
et c'est de votre responsabilité
de mettre en place des choses dans votre vie
pour aller mieux
et moi j'avais honte
j'ai fermé les yeux pendant très longtemps
après ça n'a pas aidé
d'aider par mon psychiatre
puisque mon psychiatre ne connaissait pas bien la bipolarité
et ne me l'a pas diagnostiqué
parce que mon entourage ne connaissait pas
cette maladie etc
et donc
ne pouvait pas se rendre compte
de ce que c'était parce que vu que les gens
ont beaucoup de stigmates
vis-à-vis des maladies mentales
ils s'imaginent que quelqu'un qui est bipolar
ça ne peut être que quelqu'un qui est complètement fou
ils peuvent pas s'imaginer que c'est leur frère
leur sœur, leur cousin
ils adorent, qu'ils aiment plus que tout
donc du coup ça va être très difficile
pour les proches de s'en rendre compte
donc j'ai fermé les yeux pendant longtemps
et c'est le jour où
on va dire que j'ai été bien
diagnostiqué et que j'ai vraiment ouvert les yeux
que ma vie a commencé à changer
et que je suis passée dans la phase de construction
parce que t'as accepté tes maladies
oui, ça change tout
vraiment il y a un avant
il y a un après
quand tu acceptes
moi ce que je dis
c'est que quand on aime
inconditionnellement quelqu'un
de notre entourage
on l'aime dans toutes ces facettes
ces facettes positives
ces facettes négatives, on veut que on aime tout chez lui
malheureusement on nous a pas éduqués
à nous aimer de la même façon
on n'a pas du tout éduqué à ouvrir les yeux
à regarder toutes nos facettes et à les aimer
et donc les facettes qui vont être négatives
vont préférer fermer les yeux, pas les voir
parce que sinon on se déteste
et je pense que c'est un peu ça le
problème
si tu ouvres les yeux
bon bah voilà, moi
cette maladie, j'ai ce trouble-là
et je l'accepte
et maintenant je vais apprendre
à vivre avec, je vais apprendre
à comprendre comment je marche
au final c'est comme ça qu'on avance
et moi pendant très longtemps je n'ai pas voulu l'accepter
parce que je me disais si j'ai ça
mais genre je me déteste
enfin personne ne voudra de moi
et quand je l'ai accepté
ça m'a redonné le pouvoir
et redonner le pouvoir
ça veut dire que
tu t'es ok maintenant qu'est-ce que je vais faire avec ça
et j'ai commencé à mettre en place plein de choses
dans ma vie pour pouvoir vivre avec ça
J'ai eu des questions parce que
ça veut dire que tu te lèves un matin et tu dis
ok j'accepte ? Pas du tout
Non pas du tout
je me lève pas du tout un matin et je me dis
j'accepte, c'est des années
où je vis des dépressions
à répétition très très difficile
qui s'accentuent au fur et à mesure
des années
donc de plus en plus suicidaires
avec des pensées très noires
et une vraie bataille pour pas
me tuer
donc vraiment un moment de ralbole
total au bout de
plusieurs années où j'ai vécu plein de dépressions
un changement du coup de psychiatre
et donc la lecture de livre
sur la bipolarité
et de BD qui m'ont permis de me rendre compte
que en fait c'est pas
des fous qui sont bipolaires
c'est la personne
qui tu vas croiser dans la rue
cette
présentateur radio
cette comédienne
etc
et toutes ces choses-là qui m'ont amené
à faire mon petit bout de chemin
et où je me suis dit maintenant
j'ai juste envie de savoir qu'est-ce que j'ai
arrêter de culpabiliser sur le fait de vivre ça
et ensuite
comprendre comment on peut faire
quels sont les traitements, quel est l'accompagnement
que je peux avoir et quelles sont les choses
que je peux mettre en place dans ma vie
pour pouvoir me vivre avec ça
mais le gros point
qui a fait que j'ai mis autant de temps
c'est vraiment le mot honte
en fait ça me paraissait tellement
la pire chose qui puisse arriver
que d'être bipolaire vraiment
quand j'ai entendu pas la première fois
ce mot là mais je me suis effondré par terre
je prie tout ce qui existe dans ma vie
de ne pas être bipolaire
donc c'est ce mot là et à partir du moment
où je l'ai enlevée maintenant je pense que je l'ai bien enlevée
vu que je me baladais avec une porte-cartes
je suis bipolaire tu m'invites
c'est ça qui a changé ma vie
comment, parce que là on me parle de toi
mais comment en fait on peut accompagner
un enfant
de l'essent un adulte, un de ses proches
dans cette maladie
quel est le comportement
à avoir et c'est même plus large
par rapport vis-à-vis de la personne dépressive
premièrement je vais te dire vis-à-vis de la
bipolarité
en fait le proche peut
aider la personne à avoir du recul
sur elle
en fait ce qui est très difficile
dans la bipolarité c'est que tu n'arrives pas
à avoir du recul et à te rendre compte
que tes phases sont très fortes
et d'autant plus tes phases hautes
en fait tu n'arrives pas à te rendre compte
que c'est pas normal d'avoir si peu envie
de dormir, d'avoir cette ambition
etc. à moi, ma mère me disait tout le temps
non mais lié à calme toi et c'est ça
je lui ai dit toi toi toute ma mère tu crois pas en moi
mais que je suis petite moi je veux devenir
présidente je sais que je vais arriver
toi tu crois pas en moi. En fait, tout ce qu'on fait
du coup dans ces situations-là
c'est qu'on coupe avec notre entourage
tout est là en mode il ne me comprenne pas
etc. donc quand t'es un proche
ce qui est important c'est d'aider
voilà ton enfant etc. à juste prendre
un peu de recul sur comment il est
et réussir un peu
à comprendre qu'est-ce qui peut venir
déclencher un peu tes phases hautes
commentaires, peut-être que tu parles un peu
plus vite, peut-être que
tu commences à le lancer dans quatre prochains
même temps etc. ça les proches ont une vision
beaucoup plus complète
que la personne qui le vit. Ensuite
l'autre chose ça peut être
pour travailler sur ça
par exemple de regarder des contenus
sur la bipolarité
par exemple on peut aller sur ma chaîne youtube
j'ai fait des contenus dessus mais on peut acheter
une BD qui s'appelle Goupil ou Face
qui est une super BD qui raconte l'histoire
d'une jeune fille qui est bipolar
et en fait tu te rends compte c'est une fille comme tout le monde
et en fait tu arrives à te rendre compte
au final vraiment de ce qu'on vit.
Donc en tant que proche, vis-à-vis de la bipolarité
elle est vraiment de rester main dans la main
et d'empêcher la personne
de mettre de côté parce qu'il te comprend pas
et tout et de l'aider
à prendre un peu de re-tu
et à dire regarde là
tu sais par exemple faire des dépenses comme ça
c'est pas spécialement normal
des choses comme ça. Vis-à-vis de la dépression
c'est la chose la plus simple mais qui est essentielle
comme je te disais j'ai fait beaucoup de
dépression, des dépression très suicidaires
moi le nombre de jours
où la pensée dans ma tête
elle était
j'aimerais tellement finir
j'aimerais tellement finir
je l'avais tout le temps
et la seule raison pour laquelle je ne l'ai pas fait
c'est parce que mon entourage était présent
et que je savais qu'il m'aimait et je voulais pas leur faire ça
et en fait c'est pour ça qu'on dit
rester présent. Te te merde
tu peux pas faire grand chose si tu es une maladie
tu pourras pas lui enlever cette maladie
mais par contre si t'es là
il faut être présent physiquement
non ça peut être au téléphone
même si t'es pas présent physiquement
juste d'appeler
en fait tu donnes une raison à la personne de se battre
en fait elle ne se battra pas pour elle-même
moi
en finir c'était
la plus grande libération que je pouvais m'offrir
c'était le plus grand cadeau que je pouvais me faire
c'était dire que j'avais plein de moments
où je ferme les yeux et j'imaginais
que j'en finissais et je me sens
enfin apaisé
tu vas me dire si ça va être ma solution pour arrêter de souffrir
c'est ça que les gens ont du mal à comprendre
une dépression c'est une souffrance
continue
et donc vouloir en finir
c'est pas quelque chose de triste pour nous
c'est pas quelque chose de
tu vois
c'est plutôt le paradis pour nous
donc il faut y a une raison
au fait de se battre
elle est de pas faire de mal à des personnes que tu aimes
donc c'est pour ça qu'on dit
soit juste présent
et donc si t'es pas là
voilà dans le physique
pas grave
juste ça
et moi c'est ça qui m'a amené à tout le temps me battre
il y a une petite refait je peux pas leur faire ça
par contre tu ne me pourras jamais
sauver la personne
il y a deux choses
un c'est une maladie
un quiesque qui a réussi à enlever le diabète à quelqu'un
et tu peux te sauver que toi-même
voilà et le deuxième
je pense c'est une phrase
qui a été très importante dans ma vie
sauver quelqu'un c'est lui voler sa victoire
et ça je pense que c'est une phrase
que tout le monde devrait regarder
parce que
tu peux réussir à tout donner
et à dire y a-je réussi
à le faire sans ça il retombra après
parce que c'est pas lui qui a réussi
à s'en sortir par lui-même
donc il n'a pas développé les outils
pour réussir à s'en sortir par lui-même
donc il retombra
il y a plein de fois et moi la première
d'un vie de tout donner
allez vas-y viens sort
viens on va faire ça
et tu te dis ouais je vais réussir et tout
à la sauver
et moi j'ai par exemple
une de mes meilleures amies qui pouvait faire ça
et du coup ça m'a limite développé
une dépendance où j'étais là
en fait je peux être bien que quand t'es là
mais c'est horrible tu vois
et du coup j'avais pas appris
à sortir de mes moments durs
seuls
et donc en fait ça marche pas
donc c'est vraiment un point
ça vraiment ne culpabilise pas
de pas sauver la personne et etc
vous ne pouvez pas par contre
montrer l'amour que vous avez pour elle
et la présence
et ça lui donnera une raison de se battre c'est tout
alors tu es aussi
au micro du podcast
Nouvelle-Zéroïne
parce que tu es une grande aventurière
comment tu en es venue
à être cette exploratrice
cette aventurière comment t'as eu envie
parce que là tu viens nous expliquer
effectivement ce côté d'exaltation
donc on peut se dire
que bien gravir un des plus hauts sommets
du monde t'as cette envie
de te surpasser
d'exaltation
d'être tout en haut
donc il y a un côté un peu président
de la république et c'est ça
comment en fait tu l'as
mis en place dans ta vie
comment c'est venu
je pense que ça a été tout un cheminement
surtout comment tu gères
ta maladie
quand tu pars à l'aventure
et quand tu es
sur les routes
donc quand je racontais
on est une personne avec plein de facettes
et que je te disais j'ai accepté
la facette bipolarité
je l'ai accepté
en revanche elle me définit pas
je ne suis pas juste bipolar je suis aussi plein d'autres choses
et ça c'est un point
qui est important les gens vont se dire
ah oui c'est normal elle est bipolar
du coup elle veut faire des aventures
se mettre en danger etc
ce côté aventuré je l'ai
depuis petite
c'est quelque chose que j'ai complètement à côté
de la bipolarité et plutôt je vais même vous raconter
que ça a été plutôt un challenge pour moi
de réussir à faire avec
ma bipolarité et les aventures
mais j'ai ce côté aventure
depuis que je suis jeune
où je pars tout seul
marcher dans la montagne
ou aller me balader dans
des pays tout seul
en m'invitant chez les gens etc
c'est quelque chose
pour moi qui me fait un bien
fou ça m'a air d'esprit
jamais être dans la nature je me sens bien
la montagne me fait
énormément de bien
vu que j'ai vécu pas mal de dépression
la montagne je trouve que c'est un peu l'inverse
dans le sens où ça me permet de
monter en haut de voir loin
à la différence de quand t'es en dépression
où tu vois pas plus loin que 1 cm
où tout est noir et où tu trouves pas de solution
et puis t'as cette côté de
prendre du recul, prendre de la hauteur
tu prends du recul par rapport aux choses
tu prends énormément de recul par rapport aux choses
et ça c'est quelque chose qui me fait
un besoin de fou
et donc moi mon challenge
il a été t'es une maladie
qui fait que t'as des très grosses variations
sauf que partir
à l'aventure et en particulier par exemple
aller monter des hauts sommets
physiquement tu montres très haut et
tu redescends très bas et là il y a un petit hic
parce qu'en fait
du coup t'es une maladie
qui n'est pas vraiment adapté
à ta volonté d'aventure
parce que si tu montres des hauts sommets
et que tu redescends, t'as des très gros risques
que quand tu redescends tu fasses une très grosse dépression
et c'est ce qui m'est arrivé
avant d'avoir compris
que j'étais bien bipolar etc
je faisais des ascensions
et puis après je me tapais des énormes
dépressions et donc là il a fallu
se dire ok tous les
psychiatres tout ce que j'ai pu
lire tout le monde me dit
bon Léa t'as cette maladie
elle est dure, elle est difficile etc
il faut que tu aies une vie
qui est très très stable
très monotone et il faut que tu oublies
ce côté aventure
parce que c'est beaucoup trop risqué
au vu de ta maladie et là t'es face
à quelque chose où tu te dis putain merde
parce que pour moi
l'aventure c'est pas juste une petite lubie
c'est une façon de vivre
et c'est quelque chose qui
me rend vivante
c'est ma curiosité
qui est là c'est tout
j'aime partir seul, j'aime être dans la nature
j'aime me dépasser
j'aime comprendre
plein de choses sur mon corps etc
et donc là je me suis dit bon bah challenge
il faut que je réussisse
à faire ces aventures là et en même temps
à dompter
ma maladie et pas à faire
ok je l'ai pas parce que ça ça ne servira rien
ça c'est reniez c'est ce qu'on a dit on veut pas
non on veut du accepter j'accepte
et donc j'ai trouvé un psychiatre
qui m'a aidé à trouver
un bon traitement pour ma maladie
à être bien accompagnée et surtout
à être en place plein d'outils
dans ma vie de tous les jours
pour pouvoir gérer des aventures
ou une vie qu'on peut dire un peu d'instabilité
parce que je vais bouger tout le temps
d'endroit au chouet ou je vais vivre
des gros dépassements etc
donc ça a été vraiment un challenge
pour moi de réussir
à allier les deux et il y a un peu de
dire bon bah vous m'avez dit que c'était impossible
et je vais vous montrer que c'est possible
du coup t'as une vie qui est hyper ritualisée
alors t'as un routinière dans le sens
que tu expliquais avec ta méthode
leia tu l'as aussi maintenant
aujourd'hui appliqué
c'est vrai c'est marrant j'avais jamais pensé à ça
mais c'est vrai que j'avais tout final
dans ma vie j'ai été amené à développer
au final des méthodes pour pouvoir
on va dire
faire de qui je suis une force
et pas une faiblesse comme je te l'ai dit c'est vrai quand j'étais jeune
si j'utilisais pas ma méthode bah j'avais 2
si j'avais ma méthode bah j'avais 20
je pense que là c'est un peu la même chose
si j'ai pas mes outils etc
bah c'est catastrophique
je finis en dépression dans mon lit sans bouger
si j'utilise ma méthode bah j'ai une vie incroyable
bon bah je crois que c'est un peu ça
et donc j'ai développé
une méthode avec des routines
qui est adaptée au fait que je vais bouger
voilà donc
parmi mes routines tous les matins
j'ai un petit carnet
avec un diagramme de lumeur je note de 1 à 10
comment je me sens ça me permet
de savoir où est ce que je me suis tué
et avoir une visibilité sur les derniers jours
si je suis stable
ou si je commence à monter
ou si je commence à descendre
en fonction de comment je vois que je me sens
je vais aller adapter ma journée
si je vois que je commence à tomber
bon bah voilà je préve dans mes proches
je te dis bon bah là ça va pas trop
je préve dans les personnes avec qui je travaille
je dis bon je vais faire une petite pause etc
c'est genre que je suis en train de monter
bah j'ai pareil
si tu commences à monter je vais arrêter les stimulations
les réseaux sociaux etc
je vais pas faire de grosses dépenses
je vais pas me lancer dans les nouveaux projets
c'est ça le problème
quand tu vas dans les hautes tu te dis
ouais on va monter ça
ouais on va faire ça non non non
et après 3 mois après tu es au bout de ta vie
tout est dans mon neveu pourquoi je me suis lancé dans tous ces projets
ensuite j'ai un autre petit carnet
livre de 5 minutes qui est trop bien
où j'ai écrit un peu mes gratitudes
et comment j'ai envie de passer ma journée
je fais 30 minutes de méditation tous les jours
mais pareil bien adapté au fait
que je bouge et tout donc c'est jamais à la même heure
c'est quand j'en ai envie
mais j'ai développé un type de méditation
que j'aime tellement et qui me fait tellement de bien
que en fait chaque jour j'ai envie de la faire
et je peux la faire d'un pour tout
je peux la faire dans le métro
10 000 pas par jour
obligatoirement pareil ça j'ai adapté
pendant longtemps j'étais en mode
il faut du sport, de la course etc
en fait je me suis rendu compte
c'est pas assez adapté parce que
si il y a des moments j'ai pas trop de force
et tout du coup je vais pas faire mon sport
alors si tu dis 10 000 pas
tu peux marcher à 2 à l'heure
écouter un podcast, tu pourras le faire dans tous les cas
tu vois, ou tu fais même moins et tout
plus d'alcool, j'arrêterai l'alcool
le soir pareil
j'ai un petit rituel
toutes les semaines, appel avec ma psy
dormir, je dors jamais moins de 9h
par nuit
qui n'importe ce qui se passe
je vais toujours adapter etc
mais il faut que je fais ça
donc voilà, c'est plein de petites choses
qui font que
je peux vivre
des choses instables
je pense que le meilleur exemple quand même
c'est cet été où j'ai fait un tour de France
sans argent avec ma pancarte
je suis bi-poir, tu m'invites, j'étais dépendante
100% des gens, c'était en pleine canicule
43°C je me suis tapée
et bah heureusement que j'avais toutes mes petites routines
je ne savais pas où est-ce que j'allais dormir chaque soir
etc. mais je faisais mes routines
et je me sentais très bien
et je n'ai pas vécu de crise
mais je trouve que cette routine elle peut même s'appliquer
à tout le monde parce qu'en fait
moi je vois ça
enfin ma fille qui est entrée au CP
de le matin, quelle humeur tu es
les gratitudes, le soir je demande
quelle a été ta pépite et quelle a été ton épine
et en fait la méditation
marchait en fait ça devrait être notre
quotidien, notre routine
de tous les jours donc je trouve que c'est un super conseil
qu'il faut qu'on s'applique
oui, moi je ne trouve pas du tout
tu vois que ce que j'ai mis en place
ça soit excessif etc
et moi ce que j'aime bien dire
c'est que c'est un peu le diamant
dans mon épine c'est-à-dire
que ma maladie
m'a obligé
à mettre en place
ces routines-là parce que si je ne les mets pas
en place ça va être la cata
mais au final ces routines-là je suis
très contente de les avoir mis en place
et j'espère à tout le monde
de pouvoir les mettre en place dans sa vie
parce que ça permet juste d'avoir
une vie saine
à l'écoute de soi
à l'écoute de comment on sent
et du coup
de pouvoir être ambitieux dans la vie
sans se cramer
et ça c'est génial, ça c'est trop bien
pour les auditeurs, auditrices qui nous écoutent
et qui pensent
moi aussi
je vais être comme Léa
mais j'ai un doute, j'ai peur
qu'est-ce que tu leur dirais
moi je pense que
il y a une chose qui est essentielle
et que au final j'ai depuis petite
c'est le rêve
c'est comme je te l'ai dit à 8 ans
je vais être président de la République
je ne le saurais jamais, président de la République
je n'ai même plus envie de l'actualiser
aujourd'hui personne ne t'a pas envie de l'être
mais on s'en fiche, c'est un rêve
et surtout qu'il n'y a pas de petit rêve
on dit président de la République mais tu peux avoir des rêves
maintenant j'ai des rêves
enfin j'ai envie d'avoir
un appartement où vivre
et les rêves, j'ai envie d'avoir
ce type de boulot
j'ai envie d'avoir
un équilibre de vie
on te réussira à avoir une famille
et en même temps un boulot dans lequel je suis
j'ai ce rêve de un jour
aller voyager
aller 3 semaines en Amélie
j'ai ce rêve de
de rencontrer ta personne
le rêve est le fil conducteur
de la vie
en fait pour moi ces rêves
vont être moteurs
pour accepter du coup
toutes les facettes
de ta personnalité
et avancer avec
parce que ça va être la seule manière
d'y arriver
parce que des rêves c'est pas quelque chose
que tu as en une semaine
des rêves c'est une vision long terme
donc ça te permet de te rendre compte
que la vie va être un marathon
et pour gagner un marathon
il faut avoir conscience
exactement de qui t'es
de tes forces, de tes faiblesses
et de t'écouter en continu
et de bien vivre
tout le chemin et c'est ça pour moi
je pense qu'il est ultra important
donc moi j'irais vraiment recommander
à ces personnes là de se dire
ok essayons de s'imaginer un peu
mes rêves à 5 ans
à 10 ans je pense qu'il faut voir un peu loin
et ensuite
de se dire ok comment je vais faire
pour tenir
et pour pouvoir bien vivre
tout le chemin, tu te rends compte
que si on apprenant à être connaitre
en comprenant tes limites
en acceptant tes vulnérabilités
en mettant en place des choses
pour pouvoir bien vivre tout ce qui se passe
parce que des hauts
des bas, des difficultés t'en auras tout le temps
et ça vraiment
je veux dire c'est la vie
donc c'est comment tu fais
pour réussir à les passer
ces moments de hauts, ces moments de bas
et hier j'ai vu un
passage sur France Inter
où le thème c'était
comment on peut être heureux
et qu'est-ce que c'est que le bonheur
et le chroniqueur il a dit quelque chose
et je pense qu'il a vraiment raison
il dit en fait c'est d'être à sa place
et je pense que être à sa place
en tout cas moi si tu me demandes est-ce que les hautes
aient ta place je suis d'ailleurs oui je suis à ma place
parce que je suis sur mon chemin
vers où je veux aller
et
vers où je veux aller j'ai envie
d'impacter dans le milieu
de la santé mentale j'ai envie
de casser les tabous sur les maladies mentales
j'ai envie de permettre aux gens de pas avoir honte
d'avoir des troubles, d'avoir des vulnérabilités
etc. du coup je suis sur mon chemin
et du coup je pense que je suis heureuse
mais ça veut pas dire que je ne veux pas des moments difficiles
ça veut pas dire qu'il y a des moments où je pleure
ça veut pas dire que tu vois
mais je suis sur mon chemin
et pour savoir si tu es sur ton chemin
il faut savoir quelle est la destination
donc il faut réfléchir un minimum
à la destination sachant qu'elle peut changer
dans le temps et ça c'est
ok et peut-être
un point quand même qui est très important
qui est expérimenter
puisque tu disais oui si tu vois des personnes
voilà des jeunes ados
elles sont là en mode non mais j'aimerais bien
mais je sais pas etc. il n'y a que le fait
de vivre et d'experimenter
qui te permet de comprendre
qui tuer, ce que t'aimes, ce que t'aimes pas
et qui te permet d'avancer
donc c'est vrai que moi j'ai toujours été
j'ai eu cette chance là
toujours été quelqu'un dans l'action
à faire faire faire
donc en effet quand tu fais
tu vas avoir 10 fois plus d'échecs
que les autres
mais tu vas avoir aussi 10 fois plus de réussite
que les autres donc je dirais
voilà ce personne là bah t'ose pas
je sais pas partir
seul faire des aventures comme moi
mais attends il n'y a pas de soucis
déjà fait par passage, avec une amie
par dans un truc encadré
tu vois genre étape par étape
donc c'est ton message
final aux jeunes auditeurs
et auditrices du podcast
je pense et puis
casse la honte
j'aime bien, casse la honte
n'est pas honte, n'est pas honte
de qui t'es, n'est pas honte
de ce que tu vis, n'est pas honte
de tes faiblesses, de tes vulnérabilités
etc parce que c'est ce qu'on dit
il y a
différentes émotions qui ont des fréquences
la honte c'est
le niveau de fréquence le plus bas
avec la culpabilité, c'est les pires choses
qu'on peut vivre par exemple la colère
déjà c'est plus haut tu vois parce que ça amène à de l'action
la honte c'est
paralysant, c'est vraiment la pire énergie
donc vraiment
débarrasse toi de cette honte
et accepte et en acceptant
tu trouveras la force
de mettre en place des choses
pour aller mieux et
tu transcendra tous tes limites parce que comme je te l'ai raconté
bah moi j'ai pu
casser les limites qu'on m'avait données
en me disant tu peux pas avoir cette vie
tu peux pas, voilà
merci beaucoup pour ce message
j'ai une question c'est quoi alors ton
prochain rêve, ta prochaine aventure
moi là j'ai fait le tour de France
donc pour casser les tabous sur les bipolarité avec
ma pancarte subi, bi, bi, bi, r tu m'invites
je suis concentrée vraiment à fond
sur de monter le documentaire
et d'essayer que
voilà on puisse
le projeter au maximum
etc donc on va dire
que ça c'est vraiment mon rêve
vis à vis de la cause
et puis après niveau plus
aventure, moi j'ai envie de repartir
dans la montagne donc là je suis en train
de voir pour aller habiter dans la montagne
et m'entraîner pour un sommet
qui est difficile, qui est lequel
qui s'appelle l'âme à d'ablames, oui
voilà et c'est un peu
voilà mon
sommet de rêve depuis des années
deux choses qui sont en même temps
et qui me galvanisent
et qui sont des
objectifs voilà
quand même tu vois sur plus d'un an donc
voilà et ma dernière question
quelles sont tes nouvelles héroïnes à toi
hmm
moi j'ai
j'ai une personne
je sais pas si tu la connais qui s'appelle Abigael
Abigael Baron qui est
sur instagram
voyageuse naturelle oui je connais
bah parce que c'est dans la même vibe
elle vient de, elle va sortir
là un livre
pour casser toutes les idées reçues
sur le trouble borderline
et c'est une fille
hors du commun
qui se bat chaque jour
pour déstigmatiser
ce trouble là, il y a un coeur
énorme
et que je trouve
voilà hors du commun
et c'est quelqu'un qui m'inspire
énormément et
parce que c'est dans ces mêmes milieux de cause
et parce que il y a très peu de personnes
au final qui aident à déstigmatiser
les troubles psychiques en tout cas merci
beaucoup Léa d'avoir été à mon micro et d'avoir
parlé de la
bibolarité effectivement
des jeunes générations qui ne connaissent
peut-être pas ce mot
et aussi aux parents qui sont de plus
de nous à m'écouter
donc merci beaucoup
pour ta venue sur le podcast
merci
Nouvelle Zéroïne
merci d'avoir écouté
ce nouvel épisode
de Nouvelle Zéroïne
c'était un format un peu différent de ce que
je te propose d'habitude
et j'aimerais beaucoup savoir ce que tu en as pensé
est-ce que ça t'a plu ?
est-ce que ça t'a inspiré ?
est-ce que tu aimerais plus de conversations
diffusées sur le podcast
pour la prochaine saison ?
tes retours comptent vraiment
parce que ce podcast je le construis
aussi avec toi
alors écriz moi sur instagram
NouvelleZéroïne.podcast
ou par email
je lis tout et tes messages
me donnent l'énergie de continuer
à raconter ces histoires
merci d'être là
merci de faire vivre ses voix
à très vite pour la découverte
d'une nouvelle zéroïne