Pourquoi le biais d’auto-complaisance nous rassure-t-il au quotidien ?

Durée: 2m11s

Date de sortie: 24/09/2025

Imaginez cette situation : vous réussissez un examen difficile. Tout de suite, vous pensez : « J’ai travaillé dur, j’étais bien préparé, je suis intelligent. » Mais si, à l’inverse, vous échouez, il est tentant de se dire : « Le sujet était trop compliqué, le professeur a été injuste, j’ai manqué de chance. » Ce mécanisme porte un nom : le biais d’auto-complaisance.


Ce biais est une tendance psychologique universelle : nous attribuons nos réussites à nos qualités personnelles, et nos échecs à des facteurs extérieurs. C’est une manière de protéger notre estime de soi. Après tout, il est plus agréable de se voir comme compétent et de rejeter la responsabilité de nos erreurs sur les circonstances.

Les chercheurs en psychologie sociale ont étudié ce phénomène dès les années 1970. Ils ont montré que, dans des expériences contrôlées, les participants avaient systématiquement tendance à revendiquer leurs succès comme mérités, tout en minimisant leur part de responsabilité dans leurs échecs. Par exemple, un étudiant qui obtient une bonne note pensera que c’est grâce à son intelligence, mais si la note est mauvaise, il accusera l’examinateur ou le manque de temps.


Ce biais n’est pas seulement individuel : il se retrouve aussi au niveau des groupes. Une équipe sportive victorieuse mettra en avant son talent, sa cohésion, son travail acharné. Mais si elle perd, elle parlera de l’arbitre, du terrain ou du mauvais temps. Dans le monde de l’entreprise, c’est pareil : un projet réussi est attribué à la stratégie et au leadership ; un échec, à la crise économique ou à la concurrence déloyale.


Pourquoi agit-on ainsi ? Parce que notre cerveau cherche à maintenir une image positive de nous-mêmes. C’est une sorte de mécanisme de défense psychologique. Il nous aide à garder confiance, à ne pas nous effondrer face aux difficultés. Mais ce confort a un prix : le biais d’auto-complaisance nous empêche parfois de tirer les bonnes leçons de nos erreurs. Si tout est toujours la faute des autres, il devient plus difficile de progresser.


Être conscient de ce biais est déjà un premier pas pour le limiter. Accepter qu’un échec peut venir aussi de nos choix, de notre préparation ou de nos limites, ce n’est pas se rabaisser : c’est se donner une chance de s’améliorer. De même, reconnaître que parfois la chance ou les circonstances jouent dans nos succès, c’est garder une humilité précieuse.


Ainsi, comprendre le biais d’auto-complaisance, c’est apprendre à mieux évaluer nos réussites et nos échecs, et donc à mieux grandir.



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Pourquoi le biais d'autocomplaisance nous rassure au quotidien ?
Alors pour comprendre ce dont il s'agit, prenez-nous un exemple.
Vous réussissez un examen difficile.
Tout de suite, vous allez penser « j'ai travaillé dur » ou « j'étais bien préparé » ou « je suis intelligent »
alors que si à l'inverse vous échouez, vous pourrez vous dire « le sujet était trop compliqué,
le professeur a été injuste ou j'ai manqué de chance ».
Bien c'est ce phénomène, le biais d'autocomplaisance.
C'est une tendance psychologique universelle qui consiste à attribuer nos réussites à nos
qualités personnelles et nos échecs à des facteurs extérieurs.
Une manière de « protéger notre estime de soi ».
Après tout, il est plus agréable de se voir comme compétent et de rejeter au contraire
la responsabilité de nos erreurs sur les circonstances.
C'est un phénomène qui a été étudié dès les années 1970.
On a montré à cette époque que les participants aux expériences avaient systématiquement tendance
à revendiquer leur succès comme mérité, tout en minimisant leur part de responsabilité
dans leurs échecs.
Et puis il faut souligner que ce biais n'est pas seulement individuel,
il se retrouve aussi au niveau des groupes.
Ainsi une équipe sportive victorieuse mettra en avant son talent, sa cohésion, son travail
acharné.
Mais si elle perd, elle parlera de l'arbitre, du terrain ou du mauvais temps.
Pareil dans le monde de l'entreprise, un projet réussi est attribué à la stratégie
aux leaderships alors qu'un échec, ce sera plutôt à la crise économique ou à la concurrence
des loyales.
Mais alors pourquoi agitons ainsi ?
Bien parce que notre cerveau cherche à maintenir une image positive de nous-mêmes.
C'est un mécanisme de défense psychologique.
Il nous aide à garder confiance, à ne pas nous effondrer face aux difficultés.
Mais attention, ce confort à un prix, le biais d'auto-complaisance,
nous empêche parfois de tirer les bonnes leçons de nos erreurs.
Et bien oui, si tout est toujours la faute des autres, il devient plus difficile de progresser.
Enfin, être conscient de ce biais est déjà un premier pas pour le limiter.
Et accepter qu'un échec puisse venir aussi de nos choix, de notre préparation ou de
nos limites, bien ce n'est pas se rabaisser.
C'est se donner une chance de s'améliorer.
De même, reconnaître que parfois la chance ou les circonstances jouent dans nos succès
s'est gardée une humilité précieuse.

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