
La découverte de l'épave du Titanic
Durée: 14m11s
Date de sortie: 14/10/2019
durée : 00:14:11 - Les Odyssées - C'est le bateau le plus célèbre du monde, disparu lors d'un horrible naufrage en avril 1912. C'est aussi la quête et l'obsession d'un homme, Robert Ballard avec qui nous allons explorer les abysses et pénétrer dans ce monde fabuleux à 4000 mètres de profondeur. Découvrons comment notre explorateur a retrouvé l'épave du célèbre paquebot. C'est la grande aventure de cette Odyssée !
Lorsque le 12 avril 1912, le Titanic quitte l'Angleterre direction New York,
personne ne se doute un seul instant que le premier voyage du plus grand pakbo de tous les temps sera également son dernier.
Fillons à toute vitesse sur les eaux de l'Océan Atlantique Nord, le Titanic a fier allure, il est immense et extrêmement luxueux.
C'est bien simple, jamais l'homme n'a construit un bateau aussi grandiose, aussi moderne et aussi puissant.
Il paraît qu'il est même insubmercible.
Deux jours après son départ, le Titanic passe au large de Terre-Neuve.
C'est une grande île à droite du Canada. Dans ce coin, c'est rempli d'Aisberg.
Le 14 avril, la nuit est glacial et pratiquement toute noire.
Pas en seul souffle de vent, l'océan est terriblement calme.
On appelle ça une mer d'huile.
Le Titanic avance. Dans la salle des machines, les moteurs fonctionnent à plein régime sans rigide.
Comme un animal sauvage.
À 23h40, tout grot l'autant dans son nid de pied, la vigie sonne la cloche comme un fou.
Il lure la plein poumon.
Aisberg, toi devant !
L'officier Murdock donne l'ordre de mettre la barre à tribord toute.
Mais le Titanic est un bateau gigantesque et très lourd, et donc très lent à manœuvrer.
Il n'a pas le temps de changer sa trajectoire.
Il percute l'Aisberg sur le côté droit.
Des millions de litres d'eau s'engouffrent dans les cales.
En à peine plus de trois heures, le paquebot se remplit de liquide et se brisant deux.
Crac comme un biscuit.
Il coule et disparaît au fond de l'océan.
Sans effet du Titanic.
Sayonara, le géant des mers.
2200 passagers sont à bord.
À peine 700 survivent.
Les autres meurent noyés ou gelés, car la température de l'eau ne dépasse pas 0°.
Véris glagla, n'est-ce pas ?
Mais le Titanic, ce n'est pas seulement le nom d'un paquebot de rêve disparu lors d'un horrible naufrage.
C'est aussi la quête et l'obsession d'un homme qui a remué ciel et terre pendant des années pour retrouver son épa.
Son nom, Robert Ballard.
Rassure-moi, tu n'es pas du genre à avoir le mal de mer, car nous allons explorer les abysses.
Les abysses, tu connais ?
C'est ce monde fabuleux qui se cache sous la surface de la mer à 4000 mètres de profondeur.
Comment Robert Ballard a retrouvé l'épave du Titanic, le bateau le plus célèbre du monde, c'est la grande aventure de cet odyssée.
Robert Ballard est américain, mais surtout il est explorateur des fonds sous-marins.
Au cours de sa vie, il a découvert des choses extraordinaires, comme des gésères brûlants au fond de l'océan Pacifique.
Lors de chaque expédition, il essaie de repousser les limites.
Robert est fasciné par la mer depuis toujours.
C'est vrai qu'elle est bien mystérieuse quand on y pense.
Que si est-on vraiment d'elle qui recouvre les trois quarts de notre terre ?
Pas grand chose en fin de compte.
Dis-moi, tu as déjà réfléchi à ça ?
Que se passe-t-il au fond des eaux, quand docs nous caressons de nos deux petits pieds la croûte terrestre ?
Que cache l'océan sous son immense manteau ?
Sans doute, des créatures fantastiques, des végétaux incroyables, peut-être aussi quelques trésors.
Et sûrement des épaves.
Comme celles du Titanic.
Depuis qu'il a coulé, ce Pac-Bow légendaire occupait ce priel imagination des hommes les plus fonds.
Certains ont même rêvé de le faire remonter à la surface en le remplissant de balles de ping-pong.
Après tout, pourquoi pas si ça les amuse ?
Encore faudrait-il savoir où il se trouve et ça, tout le monde l'ignore.
Personne n'a encore réussi à localiser son épave.
Ce n'est pas faute d'avoir essayé pourtant, chaque fois sans résultat.
Il a peut-être tout simplement disparu, détruit par une tempête ou un tremblement de terre.
Robert Ballard n'est pas de cet avis.
Le Titanic existe encore, son épave repose quelque part au fond de l'océan, il en est persuadé et il compte bien le prouver au monde entier.
Pour cela, une seule solution.
Organiser une grande expédition d'exploration sous-marine.
Et bien sûr, retrouver l'épave.
Pour démultiplier ces chances, il s'associe avec une équipe de recherche française dirigée par Jean-Louis Michel.
Et il a bien raison, car c'est toujours une excellente idée la collaboration entre pays.
Enfin, tout dépend des périodes de l'histoire.
Mais bref.
Robert, en tout cas, a sa mission.
Les scientifiques prennent le large le 5 juillet 1985.
Ballard a une très bonne intuition.
Puisque le Titanic s'est brisé en deux, il a sûrement coulé en lissant derrière lui une traînée de débris.
Plutôt que de chercher le paquebot, il décide donc de retrouver sa traînée.
Et oui, car cela multiplie les indices et augmente ainsi les chances de le retrouver.
Tu vas voir, c'est très malin.
Une fois que les scientifiques auront mis la main sur un débris,
ils n'auront plus qu'à remonter la piste,
qu'il les conduira directement jusqu'à la fameuse épave.
Et pas tant de cette méthode, n'est-ce pas ?
Robert Ballard et Jean-Louis Michel disposent également de plusieurs outils ultra-perfectionnés,
comme Argo, un robot sous-marin équipé d'une caméra.
Grâce à Argo, le fond de l'océan n'a plus de secrets.
Sur l'écran de contrôle de leur bateau, Robert Ballard et Jean-Louis Michel voient tout.
Dans les abysses, à 4000 mètres de profondeur, c'est très paisible et très sombre.
On a l'impression que le temps passe beaucoup, beaucoup plus lentement.
Voilà maintenant plusieurs semaines que nos deux scientifiques et leurs équipes cherchent,
et ils n'ont toujours rien trouvé.
Pas le moindre débris, aucune trace du géant des mers.
Ils ne sont pas totalement déprimés, mais disons que l'ambiance à bord n'est pas des plus folles.
Ballard le cache car il ne veut pas décourager ses camarades,
mais il commence un petit peu à perdre espoir.
Plusieurs fois, il entend une vilaine voix dans sa tête lui dire...
Robert, mon petit Robert, mais qu'est-ce que tu fais ? Abandonne ! Arrête !
Heureusement, chaque fois, une autre voix beaucoup plus vaillante prend le relais et lui dit...
Mais non, surtout pas ! Continue, mon vieux, continue !
Alors Ballard obéit, il continue.
Mais le temps file et il ne reste plus que cinq jours avant la fin de l'expédition.
Le 31 août, Ballard va se coucher de bonheur car il est un petit peu fatigué.
Jean-Louis Michel, un bon camarade, le rassure.
Ne t'inquiète pas, va piquer un petit roupillon, je veille au crain.
Les yeux rivés sur l'écran de contrôle, il compte bien de rien laisser passer.
Tard dans la nuit, il a une offreuse envie de faire, pipi.
Oh zut, franchement, il aurait pu prendre ses précautions avant.
Ils jettent un lait aux toilettes, elles sont juste à côté, mais elles sont très mal isolées.
Tout le monde pourrait l'entendre et il ne supporte pas cette idée.
Il est en train de se tortiller sur sa chambre,
Lorsqu'un énorme objet de forme allongé, comme un gros tube, apparaît sur son écran.
Jean-Louis Michel arrête de respirer, il n'a plus du tout envie de faire.
Il crie.
Vite, allez réveiller Ballard, non de Dieu, je crois qu'on a retrouvé la chandière du Titanic.
Ballard saute de sa couchette, il enfile son pull à l'envers, il ne met pas le bon slip,
tant pis il s'en fiche, il court et court vite, il manque de tomber plusieurs fois dans les escaliers,
enfin il arrive tout désoflé dans la salle de contrôle.
Il n'oubliera jamais ce qu'il voit cette nuit-là.
Couché sur le sol boueux, majestueuse et abandonné, et puis aussi tout trouillé,
la chaudière du Titanic.
La caméra d'argot continue d'avancer, tout est noir et puis...
Wouah ! Le géant des mères apparaît comme s'il sortait du néant.
Il est immense et comme prévu, coupé en deux.
Le 1er septembre 1985, ça y est, on a retrouvé l'épave du Pac-Bot le plus connu du monde, c'est un moment historique.
Quelqu'un regarde sa montre, 2h du matin, il y a 73 ans, presque heure pour heure, le Titanic a coulé.
On arrête le bateau.
Tous les scientifiques se taisent pendant une minute.
Ils ferment les yeux et rendent hommage aux femmes, aux hommes et aux enfants qui ont périllé lors d'une offrage.
Les jours suivants, Argot filme l'épave et surtout ce qu'il y a autour.
Sur le sol, reposent des milliers d'objets, des valises, des chaussures, des poupées d'enfants, des bouteilles de très bon vin, des assiettes.
C'est incroyable à voir, mais aussi extrêmement triste.
Robert Ballard ressent des sentiments contradictoires.
Dans côté, il est fier et heureux, et de l'autre, il comprend qu'il n'a pas retrouvé une épave, mais un tombeau, un immense cimetière sous-marin.
L'expédition s'achève le 9 septembre.
Après Robert Ballard, d'autres explorateurs ont visité l'épave, lui-même il est retourné 9 fois.
Jamais il n'a remonté un seul objet à la surface, car il considère qu'ils appartiennent désormais à l'océan.
Et ce qui est l'affaire de l'océan n'est plus celle des hommes, et il faut respecter cela.
La mer, en effet, est un autre monde mystérieux et très puissant.
Si tu décides un jour de l'explorer, tu devras apprendre à parler sa langue, tu devras déchiffrer ses vents et apprévoiser ses courants.
Comme un petit mérou extrêmement agile.
Oh, je ne dis pas que ce sera de la tard tous les jours, mais une chose est sûre, ce sera passionnant, et sans doute aussi plein de mystérieuses épaves à découvrir.
Le Titanic a coulé le 12 avril 1912.
14 ans plus tôt, en 1898, un écrivain américain, du nom de Morgan Robertson, publie un étonnant ouvrage.
Le naufrage du Titan.
Le Titan raconte l'auteur et le plus grand et le plus beau paquebot de son époque.
Il écrit également qu'il est insummercible et indestructible.
Pourtant, dans les dernières pages du roman, il fait naufrage en percutant un iceberg au milieu de l'océan Atlantique.
C'était sa première traversée.
Dido, ça ressemble quand même beaucoup à ce qui est arrivé au Titanic.
11 ans avant sa construction, 14 ans avant son naufrage, un écrivain avait déjà imaginé son histoire.
C'est complètement fou quand on y pense.
Mais c'est surtout que l'imagination des hommes est vraiment très puissante.
Les infos glanées
Lesodyssées
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