La mystérieuse affaire Roswell

Durée: 14m20s

Date de sortie: 14/10/2019

durée : 00:14:20 - Les Odyssées - En 1947, dans la ville de Roswell, aux Etats-Unis, un vieux cow-boy découvre d'étranges débris et pense immédiatement qu'il s'agit, oui, d'extraterrestres ! Au même moment plusieurs personnes racontent avoir vu des soucoupes volantes. L'armée américaine s'en mêle. Les témoignages se multiplient. De farfelus spécialistes, les Ufologues, élaborent des théories fantastiques. Ça sent la drôle d’affaire à plein nez !

Cette enquête commence par une étrange histoire qui m'est arrivée il y a quelques semaines.
Après une période de travail assez intense au bureau des Odyssey, je décide de m'accorder.
Une petite soirée détente. Ni une ni deux, je réserve une table chez Happy Nooye,
mon restaurant chinois préféré. J'arrive, je salue Jimmy, le serveur polyglotte,
je m'installe et je me commande, oh oui, un petit whisky, car c'est déjà l'heure de l'apéro.
Tout d'un coup, je remarque un morceau de papier roulé en boule au pied de la table.
Je me penche, je ramasse la feuille, je la défroisse.
Deçus, je déchiffre un message écrit à l'encre verte.
Vous devriez jeter un œil à la faire Roswell, on annonce du grabuge, signé un informateur secret.
Je regarde à gauche, je regarde à droite, personne.
L'informateur secret, c'est comme qui dirait, voilà utilisé.
Roswell, Roswell, ce nom-là me dit quelque chose.
Roswell, R-O, Ro, comme le début de roti, peut-être le nom d'une boucherie où j'ai acheté un bon roti.
Non, c'est peu probable, ou donc, j'ai entendu ce mot-là.
Pour en avoir le coeur net, je tape Roswell dans la barre de recherche de mon téléphone.
Des mots comme ovni et extraterrestre apparaissent.
Qu'est-ce que c'est que cette histoire ?
Intrigué, je poursuis mes recherches.
Dans un article joli, en 1947, dans la ville de Roswell aux États-Unis,
plusieurs personnes racontent avoir vu des sous-coupes volantes.
Des sous-coupes volantes ? Wow ! Ça sent la drôle d'affaire à plein nez !
Génial, c'est parti pour une nouvelle odyssée.
Excité comme une puste, je suis tombée de ma chaise.
Heureusement, le ridicule ne tue pas.
La Chambre du Sud
Direction le Sud-Est des États-Unis, près de la ville de Roswell,
pas très loin de la frontière avec le Mexique.
Nous sommes au début du mois de juillet 1947.
Chauds de nuit
Tout commence par une chaude nuit d'été.
Une de ces nuits étouffantes où seules les salamandres sont assez crazy, ça veut dire
folle, pour oser s'aventurer dehors.
Ici, ça ressemble un peu à un désert.
Il n'y a pas grand chose, pas grand monde.
Seulement de vastes plaines très sèches et par-ci par-là, une poignée de ranch habitée
par des coboyes, sans oublier quelques bases militaires qui, depuis quelques années, poussent
dans la région comme des champignons.
Cette nuit-là, un orage éclate.
Enfin, il pleut un peu, l'air devient respirable.
Soudain, on entend un grand bruit.
Un bruit étrange, comme une explosion qui retentit à des kilomètres à la ronde.
Mais qu'est-ce que c'est ?
Juste en-dessous de ce boucan d'enfer, un petit peu effrayant, il faut bien le dire.
Se trouve la ferme de William MacBrazil.
Le vieux Brazil vit dans les environs depuis, oh, on ne sait plus combien de temps.
Il est allongé sur son lit, mais il ne dort pas.
Il a lui aussi entendu ce bruit anormal, étrange et retentissant.
Le lendemain, il va voir.
Il découvre de drôles de débris dispersés un peu partout sur le sol.
Qu'est-ce que c'est que ce bazar ?
Se demande-t-il en cessuant le front car le soleil tape très fort et il transpire à grosse goutte.
De sa vie, il n'a jamais rien vu de pareil.
La matière qu'il touche du bout des doigts est très étrange, entre le caoutchouc et l'aluminium.
Une chose est sûre, cela ne ressemble à rien de ce qu'il connaît.
Un peu sauné, il rentre chez lui en emportant quelques morceaux
qu'il examine un peu plus tard sur la table de sa cuisine.
Il regarde, il essaie d'assembler les pièces.
Ce que c'est, le bon vieux Brazil commence à avoir sa petite idée.
Du coin de l'œil, il contemple son trésor.
Au fond de sa pupille, une est un sale salume.
Brazil pense avoir trouvé des débris de soucoupe volante.
Et s'il y a des débris, c'est donc qu'il y a eu un crash.
Un crash de soucoupe volante.
Voilà qui ne serait pas banal et qui en plus expliquerait parfaitement ce grand boom, entendu le soir de l'orage.
Sur les conseils de ses voisins, il contacte le sheriff du comté, George Wilcox.
Hello, Sheriff.
This is William MacBrazil.
Ce le vieux Brazil.
You should come to the ranch. I want to show you something.
Vous devriez venir au ranch, je veux vous montrer quelque chose.
Non d'une pipe en bois.
Wilcox lui non plus ne revient pas. Il prévient la base militaire de Roswell.
Sans attendre, l'armée de l'air envoie des soldats sur place, récupérer tous les débris.
Au même moment, des rumeurs commencent à circuler en ville.
Les militaires auraient découvert, sur un second site, pas loin du ranch du vieux Brazil,
des corps non humains et donc extraterrestres.
Ce même jour, le colonel William Blanchard, le commandant de la base militaire de Roswell,
fait une déclaration stupéfiante.
Dans un communiqué officiel, il annonce que l'armée serait en possession de débris d'origine extraterrestre.
La presse est en folie. La nouvelle se répand en tout le pays.
Mais quelques heures plus tard, à peine, coup de théâtre,
l'armée publie un autre communiqué officiel, dans lequel l'éclarque William Blanchard s'est trompé.
Après examen des experts, le débris ne proviendrait pas d'un ovni, mais d'un ballon météo.
Ça paraît bizarre, mais pourquoi pas ?
L'affaire, petit à petit, se tasse. On finit par ne plus trop en parler.
N'empêche, cette étais-là, plusieurs personnes racontent avoir vu de drôles d'objets volants dans le ciel.
Au total, on a compté plus de 800 témoignages.
Pour certains, l'affaire est loin d'être terminée.
Ils trouvent toute cette histoire bien trop louche.
Pourquoi l'armée a-t-elle donné deux informations différentes ?
Le gouvernement cherche-t-il à cacher quelque chose ?
Que s'est-il passé dans la ville de Roswell en juillet 1947 ?
Pour essayer de répondre à toutes ces questions, ils décident de mener leurs propres enquêtes.
Ils deviennent spécialistes des ovnis, on les appelle les ufologues.
Du petit mot « ufo » qui est un raccourci de l'expression anglaise, une identifiée fling-object.
Oh, pardon.
Un identifié fling-object.
Objets volants non identifiés.
Dans la vie, j'aurais tendance à penser qu'il faut être très ouvert d'esprit.
Mais là, honnêtement, oh, je crois bien qu'on ferait mieux de s'en méfier.
Tu vas voir, ces ufologues élaborent des théories vraiment, vraiment très farfelues.
Pour retenir leur nom, je te propose une petite astuce.
Ufologue, avec un F au milieu, comme « fou fou ».
Certains d'entre eux vont très loin.
Ils sont, par exemple, persuadés que les extraterrestres auraient construit les pyramides d'Égypte.
Eh oui, rien que ça.
Et que celle-ci, tiens-toi bien, serait des pistes d'atterrissage pour vaisseau venu de l'espace.
Complètement zinzin, je te l'ai dit.
En 1980, deux ufologues publient un livre « Choc » « The Roswell Incident ».
À ce moment-là, le grand public a totalement oublié cette curieuse affaire.
Le livre relance les rumeurs les plus folles.
Tout cela finit par inquiéter le gouvernement américain.
Il décide, enfin, de publier deux rapports officiels.
J'ai réussi à me les procurer.
En voici, en quelques mots, le résumer.
D'abord, elle avoue avoir menti.
Les débris retrouvés dans le ranch du vieux Brazo ne provenaient pas d'un balon météo,
ni d'un ovni, mais d'un engin d'espionnage volant.
Tu dois te demander, mais pourquoi avoir menti ?
Eh bien, dans le mot espionnage, il y a espion et les espions, tu le sais bien.
Personne ne doit les connaître.
L'armée ne pouvait donc absolument pas en parler, même pas en dire un tout petit mot.
Quant à la rumeur, tu te souviens, selon laquelle des corps d'extra-terrestres avaient été retrouvés ?
Il s'agissait en fait de simples mannequins utilisés pendant des tests.
En un mot, pas grand-chose.
Enfin, pas d'ovenis, ni d'extra-terrestres.
Ça, c'est absolument certain.
Les choses rentrent à peu près dans l'ordre.
Mais en 1995, second coup de théâtre,
en producteur de cinéma anglais annonce qu'il détient la vidéo d'un extraterrestre.
Toutes les télévisions du monde diffusent le document, les ufologues jubiles.
Sur la vidéo, on voit un individu non humain allongé sur une table, complètement mort.
Il a une tête assez grosse, des bras extrêmement fins et très longs, ainsi qu'un torse plutôt bombé.
Au-dessus de lui, des hommes en blouse blanche tousent son corps, l'examine est très fouillé à l'intérieur.
Ils veulent savoir ce qu'il contient.
Et là, oh, tu n'imagines pas le nombre de personnes parmi lesquelles des gens très sérieux qui tombent dans le panneau.
Car la vidéo, tu t'en doutes, est fausse.
C'est une mise en scène de cinéma, même pas digne d'un grand film, en un mot, une supercherie,
un peu comme la photo du monstre du Loch Ness, quelques années plus tôt.
Ce canular ridiculise les ufologues, dont on continue aujourd'hui à se moquer, car ce vœu est qu'ils sont tout de même un petit peu drôles.
Ce qui s'est passé dans la ville de Roswell au mois de juillet 1947 a fait couler beaucoup d'encre.
Et c'est vrai que, sur le coup, ça devait paraître très étrange.
D'abord, le grand boom entendu le soir de l'orage, puis les débris retrouvés dans la ferme du vieux brazo,
enfin l'armée qui, à l'époque, a raconté un peu n'importe quoi.
Tous ces éléments, quand on aimait les uns après les autres, ça commença à faire beaucoup,
d'autant que des extraterrestres qui se seraient posés sur la terre, on est d'accord, ça fait vachement rêver.
Je comprends les gens qui ont cru, mais ils ont commis une grande erreur.
Ils n'avaient pas de preuves, de vraies preuves.
Et, comme le dirait Jimmy, le serveur polyglotte de chez Happy Nooye, sans preuve, on ne peut jamais rien affirmer.
Un homme très sage, ce Jimmy, est très sympa aussi.
Quand je suis retournée dans mon restaurant chinois préféré, j'ai pu constater qu'il m'avait gardé mon petit whisky bien au frais.
Mais il ne m'a pas gardé mon petit whisky.

Durant l'enquête Rozoelle, tu as peut-être entendu un mot étrange,
le mot polyglotte.
Être polyglotte, cela veut dire qu'on parle plusieurs langues,
c'est peut-être le chinois, l'anglais et le javanais,
ou le russe, l'arabe et le portugais.
C'est génial, toutes les combinaisons sont possibles.
Bien, maintenant que nous avons éclairci ce point de définition, venons-en à l'autre question.
Pourquoi Jimmy, le serveur de ces hapénouilles, est-il polyglotte ?
Eh bien, peut-être que Jimmy n'est pas uniquement serveur,
peut-être qu'il a voyagé dans le monde entier et que c'est un ancien espion.
Peut-être que c'était lui, l'informateur secret qui m'a mis sur la piste Roswell.
Oh, ce ne sont encore que des hypothèses.
À ce stade, je ne peux rien affirmer.
Bien sûr, dès que j'ai de nouvelles informations, je ne manquerai pas de t'en parler.
D'ici là, si jamais tu le croises, n'hésite pas à lui poser quelques questions,
en restant discret, bien sûr.
Tu pourrais découvrir de nouvelles informations.
Pour le reconnaître, c'est très facile.
Il est grand et il porte toujours un t-shirt rouge avec des nouillapayettes.

Les infos glanées

Je suis une fonctionnalité encore en dévelopement

Signaler une erreur

Lesodyssées

France Inter invite les enfants de 7 à 12 ans à se plonger dans les aventures des grandes figures de l'histoire. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Tags
Card title

Lien du podcast

[{'term': 'Society & Culture', 'label': None, 'scheme': 'http://www.itunes.com/'}]

Go somewhere