Pourquoi le polyamour était-il bien vu en URSS ?

Durée: 2m43s

Date de sortie: 15/09/2025

Lorsque l’on pense à la Révolution d’Octobre 1917, on imagine d’abord la prise du pouvoir par les bolcheviks, la chute du tsar et les bouleversements politiques. Mais un autre champ de bataille a émergé à cette époque : celui de la vie intime. Et certains en sont venus à se demander si, dans cette Russie révolutionnaire, le polyamour avait été encouragé.


Au lendemain de la révolution, les bolcheviks veulent détruire la vieille société « bourgeoise », et avec elle ses institutions jugées oppressives. La famille traditionnelle, fondée sur le mariage religieux et la fidélité, est perçue comme un outil de domination. En 1918, un nouveau code du mariage est adopté : divorce facilité, unions civiles reconnues, égalité accrue entre hommes et femmes. C’est une véritable révolution des mœurs.


Dans ce contexte, des figures comme Alexandra Kollontaï, commissaire du peuple à l’Assistance publique et ardente féministe, défendent l’idée d’un amour libéré. Selon elle, les relations amoureuses et sexuelles ne devraient pas être enfermées dans les contraintes du mariage, mais vécues librement, « comme on boit un verre d’eau » disait-elle. Son discours, très radical pour l’époque, valorise des unions multiples, successives, choisies selon le désir, ce qui ressemble fortement à une forme de polyamour.


Pendant quelques années, cette libéralisation suscite un climat d’expérimentation. Les jeunes urbains s’essayent à l’« amour libre », les divorces explosent, les couples se forment et se défont rapidement. Dans la presse et les cercles militants, on débat de la fin de la monogamie. On pourrait croire que l’État soviétique encourage ce mouvement. Mais en réalité, il s’agit surtout d’un courant intellectuel et social, pas d’une politique officielle.


Très vite, les autorités comprennent que cette effervescence a un coût. La multiplication des divorces et des séparations entraîne une hausse dramatique du nombre d’enfants abandonnés. Les familles deviennent instables, la société désorientée. Dès le milieu des années 1920, le pouvoir cherche à rétablir l’ordre. Puis, dans les années 1930, avec Staline, le virage est brutal : la famille traditionnelle est réhabilitée, le mariage glorifié, la fidélité encouragée. L’État a désormais besoin de stabilité sociale et de natalité forte.


En résumé, dans les premières années après 1917, le polyamour a bien été discuté, théorisé et parfois pratiqué, surtout sous l’influence de Kollontaï. Mais il n’a jamais été officiellement promu par l’URSS. La révolution sexuelle des débuts s’est rapidement heurtée au retour du conservatisme.



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Pourquoi le Polly-Amour était-il bien vu en URSS ?
Alors lorsqu'on pense à la révolution d'octobre 1917,
on imagine je crois d'abord la prise du pouvoir par les Bolsheviks,
la chute du tsar et les bouleversements politiques.
Pourtant, un autre champ de bataille a émergé à cette époque, celui de la vie intime.
A tel point que certains en sont venus à se demander si,
dans cette Russie révolutionnaire, le Polly-Amour avait été encouragé.
Qu'en est-il ?
Eh bien au lendemain de la révolution,
les Bolsheviks veulent détruire la vieille société bourgeoise,
et avec elle, ces institutions jugées oppressives.
Dans ce cadre, la famille traditionnelle, fondée sur le mariage religieux et la fidélité,
est perçue comme un outil de domination.
Ainsi en 1918, un nouveau code du mariage est adopté.
Le divorce y est facilité, les unions civiles reconnues
et l'égalité est accrue entre hommes et femmes.
Soyons clairs, c'est une véritable révolution des mœurs.
Alors dans ce contexte, des figures comme Alexandra Kolantay,
qui est commissaire du Poc à l'assistance publique,
et ardente féministe, défendent l'idée d'un amour libéré.
Selon elle, les relations amoureuses et sexuelles ne devraient pas être enfermées
dans les contraintes du mariage, mais au contraire vécues librement.
Je la cite comme on boit un verre d'eau.
Son discours très radical pour l'époque valorise donc des unions multiples.
Successive, choisie selon le désir,
et cela ressemble fortement à une forme de polyamour.
Pendant quelques années, cette libération suscite un climat d'expérimentation.
Les jeunes urbains surtout cessaient à l'amour libre.
Les divorces explosent, les couples se forment et se défoncent rapidement.
Quant à la presse, dans les cercles militants, on y débat de la fin de la monogémie.
On pourrait croire que l'État soviétique encourage ce mouvement,
mais en réalité, il s'agit surtout d'un courant intellectuel et social,
pas d'une politique officielle.
Et puis de toute façon, très vite, les autorités comprennent que cette effervescence a un coup.
En effet, la multiplication des divorces et des séparations
entraîne une hausse dramatique du nombre d'enfants abandonnés.
L'ifamille devient instable, la société est désorientée,
et dès le milieu des années 1920, le pouvoir va chercher à rétablir l'ordre.
Puis dans les années 1930, avec Staline, le virage est encore plus brutal.
La famille traditionnelle est réhabilité,
le mariage glorifié et la fidélité encouragée.
Il faut dire que l'État a désormais besoin de stabilité sociale et d'une natalité forte.
Voilà, donc en résumé, dans les premières années, après 1917,
le polyamour a, oui, bien été discuté, théorisé,
et parfois même pratiqué, surtout sous l'influence de Colantai.
Mais attention, il n'a jamais été officiellement promu par l'URSS.
La révolution sexuelle des débuts s'est rapidement heurtée au retour du conservatisme.

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