Vous partirons vacances ? On est là pour ça.
Avec des enfants ?
Du genre qui transforme la banquette arrière en salle d'audience pour déterminer quelle tablette est la plus bruyante.
Quel chargeur est le plus rapide et en quoi le fait de regarder le même dessin animé pour la centième fois est un droit fondamental.
Et oui, nos véhicules sont parfaitement adaptés.
Parce que, que ce soit pour un road trip ou un voyage d'affaires, avec vol retardé téléphone à 2% de batterie et d'inéa approximatif,
eh bien oui, on est là aussi.
Enterprise, on est là pour ça.
Dans un instant, votre nouvelle histoire commence.
Mais avant, laissez-moi vous souffler une idée qui met toujours tout le monde d'accord à la maison que ce soit pour un petit creux,
au petit déjeuner ou au goûter.
Il y a un nom qui fait saliver les enfants et les parents aussi.
Kiri, des portions de fromages frais fabriquées dans l'ouest de la France,
source de calcium et adaptées dans le cadre de la diversification alimentaire des 8 ou 9 mois.
On peut les tartiner, les cuisiner ou les savourer, simplement avec les doigts.
Bref, Kiri, c'est le petit plaisir qui accompagne les grandes histoires du quotidien.
Allez, installez-vous confortablement votre nouvelle histoire démarre maintenant.
Bonjour à tous, bonjour les enfants.
Aujourd'hui, je vais vous raconter une histoire très connue.
Ça s'appelle les malheurs de Sophie.
Vous retrouverez deux fois par semaine pendant tout l'été
les différents chapitres de cette histoire fantastique.
Si vous ne pouvez pas attendre et souhaitez tout écouter dès maintenant,
nous avons mis en ligne l'intégralité de cette histoire
que vous pouvez retrouver dès aujourd'hui en cherchant sur votre application de podcast
les malheurs de Sophie par encore une histoire.
Il y a plus de 20 chapitres qui sont déjà en ligne.
Et c'est déjà la fin des malheurs de Sophie,
avec ce dernier chapitre, le 22e, le départ.
Paul ? dit un jour Sophie.
Pourquoi ma tante d'Auber et maman costèlent toujours tout bas ?
Maman pleure et ma tante aussi.
C'est tu pourquoi ?
Non, je ne sais pas du tout.
Pourtant, j'ai entendu l'autre jour maman qui disait à ma tante.
Ce serait terrible d'abandonner nos parents, nos amis, notre pays.
Ma tante a répondu, surtout pour un pays comme l'Amérique.
Eh bien, qu'est-ce que cela veut dire ?
Je crois que cela veut dire que maman et ma tante veulent aller en Amérique.
Mais ce n'est pas du tout terrible, au contraire.
Ce sera très amusant.
Nous verrons des tortues en Amérique.
Et des oiseaux superbes.
Des corbeaux rouges, oranges, bleus, violet, roses,
et pas comme nos affreux corbeaux noirs.
Et des perroquets.
Et des oiseaux mouches.
Maman m'a dit qu'il y en avait beaucoup en Amérique.
Et puis des sauvages noirs, jaunes, rouges.
Oh !
Pour les sauvages, j'en aurais peur.
Il nous mangerait peut-être.
Mais nous n'irions pas demeurer chez eux.
Nous les verrions seulement quand ils viendraient se promener dans les villes.
Mais pourquoi irions-nous en Amérique ?
Nous sommes très bien ici.
Certainement.
Je te vois très souvent.
Notre château est tout près du tien.
Ce qui serait mieux encore, c'est que nous demeurions ensemble en Amérique.
Oh !
Alors j'aimerais bien l'Amérique.
Tiens.
Voilà maman qui se promène avec ma tante.
Elle pleure encore.
Ça me fait de la peine de les voir pleurer.
Les voilà qui s'assoient sur le banc.
Allons les consoler.
Mais comment les consolerons-nous ?
Je n'en sais rien.
Mais essayons toujours.
Les enfants coururent à leur maman.
Chère maman.
Dis Sophie.
Pourquoi pleurez-vous ?
Pour quelque chose qui me fait de la peine, chère petite.
Et que tu ne peux comprendre.
Si fais maman.
Je comprends très bien que cela vous fait de la peine d'aller en Amérique.
Parce que vous croyez que j'en serais très fâché.
D'abord, puisque ma tante et Paul viennent avec nous, nous serons très heureux.
Ensuite, j'aime beaucoup l'Amérique.
C'est un très joli pays.
Madame Doréan regarda d'abord sa sœur.
Madame Daubert, d'un air étonné.
Et puis ne puisse empêcher de sourire.
Quand Sophie parla de l'Amérique,
qu'elle ne connaissait pas du tout.
Qui t'a dit que nous allions en Amérique ?
Et pourquoi crois-tu que ce soit cela qui nous donne du chagrin ?
Oh ma tante.
C'est que je vous ai entendu parler d'aller en Amérique.
Et vous pleuriez.
Mais je vous assure que Sophie a raison
et que nous serons très heureux en Amérique.
Si nous demeurons ensemble.
Oui, mes chers enfants, vous avez deviné.
Nous devons bien réellement aller en Amérique.
Et pourquoi donc, maman ?
Parce qu'un de nos amis, Monsieur Fitchini,
qui vivait en Amérique, vient de mourir.
Il n'avait pas de parents.
Il était très riche.
Il nous a laissé toute sa fortune.
Ton père et celui de Sophie sont obligés d'aller en Amérique
pour avoir cette fortune.
T'attends tes moi.
Nous ne voulons pas les laisser partir seuls.
Et pourtant, nous sommes tristes de quitter nos parents,
nos amis, nos terres.
Mais ce ne sera pas pour toujours, n'est-ce pas ?
Non.
Mais pour un an ou deux peut-être.
Et bien, maman, il ne faut pas pleurer pour cela.
Pensez donc que ma tante et Paul seront avec nous tout ce temps-là.
Et puis, papa et mon oncle seront bien contents de ne plus être seuls.
Mme Doréan et Mme Daubert embrassèrent leurs enfants.
Ils ont pourtant raison, ces enfants, dit-elle à sa sœur.
Nous serons ensemble et deux ans seront bien vides passées.
Depuis ce jour, elles ne pleuraient plus.
« Voit-tu ? » dit Sophie à Paul.
« Que nous les avons consolés.
J'ai remarqué que les enfants consolent très facilement leur maman.
C'est parce qu'elles les aiment ! » répondit Paul.
Peu de jours après, les enfants allaient avec leur maman
faire une visite d'adieu à leurs amis.
Camille et Madeleine de Florville,
qui furent très étonnés d'apprendre
que Sophie et Paul allaient partir pour l'Amérique.
« Combien de temps y restez-vous ? » demanda Camille.
« Deux ans, je crois.
C'est si loin ! » répondit Sophie.
« Quand nous reviendrons, Sophie aura six ans,
et moi j'aurai huit ans aussi, et Camille neuf ans.
« Que tu seras vieille, Camille ? Neuf ans !
» rapporte-nous de jolies choses d'Amérique, des choses curieuses.
« Veux-tu que je te rapporte une tortue ?
« Quelle heure, une tortue ? C'est si bête et si lait !
Paul ne puisse empêcher de rire.
« Ha ha ha ha ha ha ha ha ha !
« Pourquoi rit-tu, Paul ? » demanda Camille.
« C'est parce que Sophie avait une tortue,
et qu'elle s'est fâchée un jour contre moi
parce que je lui disais absolument ce que tu viens de dire.
« Et qu'est-elle devenue cette tortue ?
« Elle est morte après un bain
que nous lui avons fait prendre dans la marre.
« Pauvre bête, je regrette de ne l'avoir pas vue.
Sophie, qui n'aimait pas qu'on parlait de la tortue,
proposa de cueillir des bouquets dans les champs.
Camille leur offrit d'aller plutôt cueillir des fraises dans le bois.
Ils acceptèrent tous avec plaisir
et en trouvèrent beaucoup qu'ils mangeaient à mesure qu'ils les trouvaient.
Il restait deux heures à s'amuser.
Après quoi il fallut se séparer.
Sophie et Paul première de rapporter d'Amérique des fruits,
des fleurs, des oiseaux mouches, des perroquets.
Les jours suivants, ils continuèrent à faire des visites d'adieu,
puis commencent à les paquer.
Monsieur de Réan et Monsieur d'Auber
attendaient à Paris leurs femmes et leurs enfants.
Le jour du départ fut un triste jour.
Sophie et Paul même pleuraient en quittant le château,
les domestiques, les gens du village.
« Peut-être ? » pensait-il.
« Ne reviendrons-nous jamais ? »
Tous ces pauvres gens avaient la même pensée
et tous étaient tristes.
« Au revoir, bientôt. Au revoir. Au revoir. Au revoir. Au revoir. Au revoir. Au revoir.
Et on se voit dans deux ans peut-être ou dans un an ? Au revoir.
Les mamans et les enfants montèrent dans une voiture
attelée de quatre chevaux de postes.
Les bonnes et les femmes de chambre suivaient
dans une calèche attelée de trois chevaux.
Il y avait un domestique sur chaque siège.
Après s'être arrêté une heure en route pour déjeuner,
ils arrivaient à Paris pour dîner.
On ne devait rester à Paris que huit jours
afin d'acheter tout ce qui était nécessaire pour le voyage
et pour le temps qu'on croyait passer en Amérique.
Pendant ces huit jours, les enfants s'amusèrent beaucoup.
Ils alertent avec leur maman se promener au bois de Boulogne,
au tuilerie, au jardin des plantes.
Ils allaient acheter toutes sortes de choses,
des habits, des chapeaux, des souliers, des gants,
des livres d'histoire, des joujoux,
des provisions pour la route.
Sophie avait envie de toutes les bêtes qu'elle voyait à vendre.
Elle demanda même à acheter la petite girafe du jardin des plantes.
Paul avait envie de tous les livres, de toutes les images.
On leur acheta à chacun un petit sac de voyage
pour leurs affaires de toilettes,
leurs provisions de la journée et leurs joujoux
comme domino, carte, jonchet, etc.
Enfin, arriva le jour tant désiré du départ
pour le Havre, port où il devait monter sur le navire
qu'il est mené en Amérique.
Ils surnt en arrivant au Havre
que leur navire, la Sibyl,
ne devait partir que dans trois jours.
On profita de ces trois jours pour se promener dans la ville.
Le bruit, le mouvement des rues,
les bassins pleins de vaisseaux,
les quais couverts de marchands,
de perroquets, de singes,
de toutes sortes de choses venant d'Amérique,
amusaient beaucoup les enfants.
Si Mme de Réan avait écouté Sophie,
elle lui aurait acheté une dizaine de singes
autant de perroquets, de perruches,
mais elle refuse à tout, malgré les prières de Sophie.
« Oh, regardez Maman, ce singe et les six mignons,
je peux l'avoir, je peux l'avoir.
S'il vous plaît Maman, s'il vous plaît. »
« Non Sophie, pas d'anima.
Non Sophie, pas de singe.
Non Sophie. »
« S'il vous plaît Maman, oh regardez comme il est mignon.
S'il vous plaît. »
J'ai dit non, c'est non.
Ces trois jours passèrent comme avaient passé les 8 jours à Paris,
comme avaient passé les 4 années de la vie de Sophie,
les 6 années de celle de Paul.
Ils passèrent pour ne plus revenir.
Mme de Réan et Mme de Aubert pleuraient
de quitter leurs chers et belles fronces.
M. de Réan et M. de Aubert étaient tristes
et cherchaient à consoler leurs femmes
en leur promettant de les ramener le plus tôt possible.
Sophie et Paul étaient enchantés.
Leur seul chagrin était de voir pleurer leur maman.
Ils entrairent dans le navire,
qui devaient les emporter si loin,
au milieu des orages et des dangers de la mer.
Quelques heures après, ils étaient établis dans leur cabine,
qui était de petites chambres contenant chacune de l'île.
Leurs mâles et les choses nécessaires pour la toilette.
Sophie coucha avec Mme de Réan,
Paul avec Mme de Aubert,
les deux papas ensemble.
Ils mangeaient tous à la table du capitaine,
qui aimait beaucoup Sophie.
Elle lui rappelait Marguerite, qui restait en France.
Le capitaine jouait souvent avec Paul et Sophie.
Il leur expliquait tout ce qui les étonnait dans le vaisseau.
Comment ils marchaient sur l'eau,
comment on l'aidaient à avancer en ouvrant les voiles,
et bien d'autres choses encore.
Paul disait toujours,
« Je serais marin quand je serais grand.
Je voyagerais avec le capitaine.
»
« Paul et tout ? »
répondait Sophie.
« Je ne veux pas que tu sois marin.
Tu resteras toujours avec moi.
Pourquoi ne reviendrais-tu pas avec moi
sur le vaisseau du capitaine ?
Parce que je ne veux pas quitter Mameau.
Je resterai toujours avec elle.
Et toi, tu resteras avec moi.
Entends-tu ?
J'entends.
Je resterai puisque tu le veux.
Le voyage fut long.
Il dura bien des jours.
Si vous désirez savoir ce que devint Sophie,
peut-être que je vous lirai bientôt
les petites filles modèles,
ou vous retrouverai Sophie.
Si vous voulez savoir ce qui est devenu Paul,
je vous lirai peut-être les vacances.
Voilà.
C'était le dernier chapitre des malheurs de Sophie.
Livre écrit par la Conteste de Ségur.
Si cette histoire vous a plu les enfants,
n'hésitez pas à nous mettre cinq étoiles
sur les plateformes de podcast
et à nous laisser des commentaires
ou à nous écrire des messages sur Instagram.
On y répond dès qu'on a le temps.
Je vous embrasse très fort
et je vous dis à très vite
pour une nouvelle grande histoire.
...
Vous partez en vacances?
On est là pour ça.
Avec des enfants?
Du genre qui transforme la banquette arrière
en salle d'audience pour déterminer
quelle tablette est la plus bruyante.
Quelle chargeur est le plus rapide
et en quoi le fait de regarder le même
de son animé pour la centième fois
est un droit fondamental.
Et oui, nos véhicules sont parfaitement adaptés.
Parce que, que ce soit pour un road trip
ou un voyage d'affaires,
avec vol retardé, téléphone à 2% de batterie
et d'innéa approximatif,
eh bien oui, on est là aussi.
Enterprise, on est là pour ça.