étrange nuit au pays des volcans.
Aujourd'hui, quelle chouette journée !
Les enfants éclosés ont crappat uté au milieu des volcans d'overnes
accompagnés de tempêtes,
le magnifique chien d'un berger qui habite dans la plaine.
Joyeux et foufou, tempêtes à conquis tous les coeurs.
Est-ce qu'il peut rester avec nous pour toujours ?
Suplit Peyot alors que son maître vient le chercher.
Non mon chéri ! répond Chloé.
Mais nous le reverrons peut-être demain ?
Allez, il est temps d'aller au refuge où nous dormirons cette nuit.
Mais même si les enfants sont bien fatigués,
à part ce coquin d'Oscar qui s'est aidé toute la journée de son turboboost secret
et Peyot toujours ravi et infatigable,
il rêve de camper au milieu des volcans.
Supe-toi, Ploé ! Dioui, Dioui !
Suplit-il en cœur.
C'est d'accord les enfants, mais ne vous installez pas trop loin du refuge alors.
Souris la maîtresse.
Moi, je vais me coucher, je suis exténué.
À demain !
Réponds de les enfants d'une seule voix,
alors que Paul est déjà en train de monter le bivouac.
Aidez de Lily qui s'occupe des piquets.
Piuu ! Je suis un peu fatiguée.
Risse Sacha en dépliant son sac de couchage.
Merci beaucoup de m'avoir tiré dans la charrette.
Souris, Louisan.
Moi, j'ai mal aux jambes d'avoir trop trop tiné.
Bougoooon, Paul.
Eh bien moi, ça va.
S'écrit Peyot et Oscar d'une seule voix.
Moi aussi !
Ré Lily qui a été poussée par Ploé toute la journée.
Soudain, alors que les enfants s'apprêtent à éteindre leur lampe de poche,
un curieux bruit, comme agrognement sourd, se fait entendre.
C'est ton ventre qui gargouille, Lily.
Demande Oscar tout bas.
On dirait plutôt le tonnerre.
Il va y avoir un orage.
Sa folle, Louisan.
Les enfants se lèvent d'un bon et en trouvent la porte de la tente
pour mettre le nez dehors.
Pas un souffle, pas un éclair à l'horizon.
La petite troupe se recouche
et chacun remonte la fermeture éclair de son sac de couchage.
C'est alors que le grognement se fait entendre à nouveau.
Plus proche et plus fort.
Et si, et si c'était le volcan qui se réveillait ?
Bredouille, Louisan, d'une voix tremblante.
Il faut en avoir le carnet.
Réponds Sacha courageusement.
Je vais aller voir.
Je viens avec toi.
Dites Peyot qui est déjà debout.
Je prends un gobelet d'eau pour qu'on mesure si le sol vibre.
Et si la joie ajoute-t-il en fouillant dans son sac ?
Et dans un grand silence, les deux enfants sortent vaillamment du bivouac.
Les yeux fixés sur le gobelet éclairé par la lampe de poche,
Peyot et Sacha retiennent leur souffle.
Non, l'eau ne bouge pas.
Décrète Peyot au bout de quelques minutes.
Ce n'est pas le volcan qui se réveille.
Ajoute Sacha.
Rentrons à l'attente.
Alors qu'il s'engouffre dans le bivouac,
le grognement retentit pour la troisième fois,
bien plus fort encore que les deux fois précédentes.
Il se rapproche. Il est tout prêt.
Panique, Louisan.
On dirait un monstre.
C'est Critelle.
J'espère que ce n'est pas la bête du Gévodin.
Chuchotte, Lili.
La bête du Gévodin ?
Ce que c'est ?
Demande alors ses camarades.
Une histoire terrifiante.
Réponds Lili.
On raconte qu'une bête redait ici au XVIIIe siècle.
Elle a attaqué et dévoré plusieurs personnes,
et notamment des enfants.
De nombreux chasseurs ont tenté de la tuer sans y parvenir.
Elle était immense, marron, velue,
avec des grives gigantesques et des dents pointues.
Certains ont essayé de la dessiner.
Elles ressemblaient à un énorme loup noir,
avec une queue gigantesque.
Dans l'attente, tous retiennent leur souffle.
Louis ont été au bord de l'évanouissement,
quant aux autres, leur cœur bat si fort
qu'ils ont l'impression que leur poitrine va éclater.
Oscar finit par dire tout haut,
ce que tout le monde pense tout bas.
Il faut peut-être qu'on se prépare,
si jamais c'est elle qui vient nous attaquer.
Lily prend les choses en main et distribue les consignes.
Prenons des bâtons et nos lampes de poche.
Paul, glisse dans ton sac les restes du goûter,
peut-être qu'on pourra aller lui donner pour l'occuper un peu.
Ça lui fera un petit apéro, souffle Oscar.
Mais Lily continue.
Enfilez plusieurs épaisseurs pour vous faire une armure,
et surtout n'oubliez pas, on reste groupés.
Allons-y !
Les enfants sortent dehors et se dirigent vers le petit bois,
d'où provenaient les grognements de tout à l'heure.
En balayant le sol de sa lampe de poche,
Peyo pousse un cri.
Là, ici, regardez ! Une touche de poils brun !
Peyo approche prudemment et inspecte sa découverte.
La bête s'est peut-être blessée,
ou alors ce sont les cheveux d'une de ses victimes.
Sacha avance alors.
Fais voir.
Demande-t-elle en braquant sa lampe sur les poils trouvés par Peyo ?
Oh ! On dirait les cheveux que j'ai retiré tout à l'heure de ma brosse.
Annonce-t-elle d'une voix rassurante ?
Je pense que ceci n'appartient pas à la bête, mais à moi.
Souffle ces camarades rassurés pour quelques instants.
Carapaine, les enfants sont remis de leurs frayeurs que Lily pousse un cri.
Là, regardez par terre ! Une griffe de la pète !
Ah !
Urle à nouveau ses amis en cœur.
Il y a en effet, au pied de la petite fille,
une forme blanche, longue et pointue, aussi aiguisée qu'un poignard.
Oh là là ! Mais cette bête est monstrueuse !
Sa folle l'ouison, paniquée.
Oscar s'approche et touche la griffe du bout de la semelle de sa chaussure.
Je me demande quand même si, puis, pour en avoir le cornet, il ramasse la griffe.
Ouf ! Faucé l'air, t'les copains ! C'est un morceau de Sylex.
J'en collectionne à la maison.
Ce n'est pas une griffe, mais un morceau de pierre blanche.
Les enfants avancent à nouveau prudemment, leur lampe balayant les buissons à l'entour.
Soudain, Paul se fige et fait signe à la troupe d'écouter.
Cette fois, c'est certain.
Il y a un bruit roc de respiration qui provient de là, tout près.
De plus en plus fort, de plus en plus proche.
C'est sûr, la pète va bondir sur eux.
Les enfants forment un cercle resserré et pointent leurs bâtons vers l'extérieur,
prêts à se battre.
Tous retiennent leur souffle pendant de longues et interminables secondes,
qu'en soudain.
La bête bondit dans un jappement sonore.
Urele les enfants, voyant le monstre énorme, poilu et griffu,
qui leur aboie dessus.
Tiens, la bête aboie de façon sacrément joyeuse pour un monstre.
D'ailleurs, les enfants braquent leur lampe de poche sur elles.
Ta pète ! s'écrit-il en reconnaissant leur compagnon de route de la journée.
Ha ha ! dit Péot en serrant fort le chien contre son coeur.
Toi aussi, tu veux rester avec nous pour toute la vie, n'est-ce pas ?
Oh là là, tu nous as fait une de ses peurs.
Bredouille, louison, qui est encore verte comme une courgette de toutes ses émotions.
Puis les enfants coursent se coucher dans leur bivouac, accompagné du gros chien.
Tu vas nous protéger toute la nuit maintenant que tu es là ?
Applaudis, Sacha.
On va te laisser une place.
Mais pas mon tapis de sol, hein ?
Ronchonne, Paul.
Moi, je veux bien partager mon sac avec toi, ta pète !
Propose Oscar.
Les enfants s'allongent joyeusement et se blottissent les uns contre les autres.
Paisibles.
Quelles frousses ce soir et quelles aventures !
Alors que Lily éteint la lampe, Péot propose...
Hé les copains, si on se racontait des histoires qui font peur...
Hé ho ! On a eu ce qu'il fallait pour ce soir !
Ries les autres.
Sacré Péot.
Sous-titres réalisés par la communauté d'Amara.org