Chapitre 17 - Les malheurs de Sophie

Durée: 16m22s

Date de sortie: 27/08/2025

🎧 Les Malheurs de Sophie – la série audio de l’été

Retrouvez deux fois par semaine les chapitres de ce grand classique de la Comtesse de Ségur.

📖 Trop impatient.e ? Vous pouvez déjà écouter tous les épisodes en cherchant "Les Malheurs de Sophie par Encore une histoire" sur votre appli de podcast. Plus de 20 chapitres sont en ligne !

Encore une histoire est un podcast interprété par Céline Kallmann, réalisation et musiques Alexandre Ferreira, production Benjamin Muller, montage Isabelle Field

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Vous écoutez ce podcast parce que certaines choses mérite vraiment qu'on y prête attention.
Quand un enfant est hospitalisé, tout bascule.
C'est la vie de toute la famille qui est impactée.
Pour traverser cette épreuve ensemble, les familles peuvent compter sur les maisons de parents Ronald McDonald,
qui sont situées à deux pas des hôpitaux pédiatriques.
Parce qu'avoir sa famille tout prêt, eh bien ça rend plus fort.
Depuis 30 ans, la Fondation Ronald McDonald, sous l'Égypte de la Fondation de France,
a accompagné plus de 72 000 familles dans ses 11 structures partout en France.
Dans un instant, votre nouvelle histoire commence.
Mais avant, laissez-moi vous souffler une idée qui met toujours tout le monde d'accord à la maison que ce soit.
Pour un petit creux, au petit déjeuner ou au goûter, il y a un nom qui fait saliver les enfants.
Et les parents aussi, qui rient des portions de fromages frais fabriquées dans l'ouest de la France,
source de calcium et adaptées dans le cadre de la diversification alimentaire des 8 ou 9 mois.
On peut les tartiner, les cuisiner ou les savourer, simplement avec les doigts.
Bref, Kiri, c'est le petit plaisir qui accompagne les grandes histoires du quotidien.
Allez, installez-vous confortablement votre nouvelle histoire démarre maintenant.
Bonjour à tous, bonjour les enfants.
Aujourd'hui, je vais vous raconter une histoire très connue.
Ça s'appelle les malheurs de Sophie.
Vous retrouverez deux fois par semaine pendant tout l'été les différents chapitres de cette histoire fantastique.
Si vous ne pouvez pas attendre et souhaitez tout écouter dès maintenant,
nous avons mis en ligne l'intégralité de cette histoire
que vous pouvez retrouver dès aujourd'hui en cherchant sur votre application de podcast
les malheurs de Sophie par encore une histoire.
Il y a plus de 20 chapitres qui sont déjà en ligne.
Tâpez les malheurs de Sophie par encore une histoire.
Chapitre 17, Le chat et le bouffreur
Sophie et Paul se promenaient un jour avec leur bonne.
Ils revenaient de chez une pauvre femme à laquelle ils avaient été portés de l'argent.
Ils revenaient tout doucement.
Tantôt ils cherchaient à grimper à un arbre,
tantôt ils passaient au travers des haies et se cachaient dans les buissons.
Sophie était cachée et Paul la cherchait,
lorsqu'elle entendit un tout petit « maoooon »
bien faible, bien plaintif.
Sophie eut peur, elle sortit de sa cachette.
« Paul ? » dit-elle.
« Appelons ma bonne, j'ai entendu un petit cri, comme un chat qui m'y aule.
Tout près de moi dans le buisson.
Pourquoi faut-il appeler ta bonne pour cela ? Allons voir nous même ce que c'est.
Oh non, j'ai peur.
Peur ? Et de quoi ?
Tu dis toi même que c'était un petit cri.
Ce n'est donc pas une grosse bête.
Je ne sais pas, c'est peut-être un serpent, un jeune loup.
Un serpent qui crie, c'est nouveau cela.
Et un jeune loup qui pousse en si petit cri,
comme moi, qui était tout près de toi, je ne l'ai pas entendu.
Voilà le même cri, entendu.
Paul écouta et entendit en effet un petit,
bien faible, qui sortait du buisson.
Il est couru malgré les prières de Sophie.
Non, il ne va pas Paul.
C'est un pauvre petit chat qui a l'air malade.
C'est criatile, après avoir cherché quelques instants.
Viens voir comme il paraît misérable.
Sophie a couru.
Elle vit un tout petit chat tout blanc,
mouillé de rosée et taché de bouts,
qui était étendu tout près de la place où elle s'était cachée.
Il faut appeler ma bonne, dit Sophie.
Pour quelle l'emporte, pauvre petit, comme il tremble.
Et comme il est maigre, dit Paul.
Ils appelairent la bonne, qui les suivait de loin.
Ma bonne ! Ma bonne, venez voir !
Quand elle les rejoignit,
il lui montraire le petit chat et lui demandaire de l'emporter.
Mais comment faire pour l'emporter
le pauvre petit malheureux est si mouillé et si sale
que je ne peux pas le prendre dans mes mains ?
Eh bien ma bonne, mettez-le dans des feuilles.
Ou plutôt dans mon mouchoir, il sera bien mieux.
C'est cela, essuyez-le avec mon mouchoir
et couchons-le dans le tien.
Ma bonne l'emportera.
La bonne les aidera à arranger le petit chat,
qui n'avait pas la force de remuer.
Quand il fut bien enveloppé dans le mouchoir,
la bonne le prie.
Et tous se dépêchèrent d'arriver à la maison
pour lui donner du lait chaud.
Il n'était pas loin de la maison
et il fure bientôt arrivé.
Sophie et Paul coururent en avant à la cuisine.
« Donnez-nous bien vite une tasse de lait chaud,
dit Sophie à Jean, le cuisinier.
« Pourquoi faire, mademoiselle ?
répondit Jean.
Pour un pauvre petit chat que nous avons trouvé dans une haie
et qui est presque mort de faim.
Le voici.
Ma bonne l'apporte dans un mouchoir.
La bonne posa le mouchoir par terre.
Le cuisinier apporta une assiettée de lait chaud
au petit chat qui se jeta dessus
et avala tout sans en laisser une goutte.
« J'espère que le voilà content, dit la bonne.
Il a bu plus de deux vers de lait.
Ah ! le voilà qui se relève.
Il lèche ses poils.
Si nous l'emportions dans notre chambre.
Moi, monsieur mademoiselle,
je vous conseillerai de le laisser dans la cuisine.
D'abord parce qu'il sèchera mieux sur l'ascendre chaude,
ensuite parce qu'il aura à manger ici tant qu'il voudra.
Enfin parce qu'il pourra sortir quand il en aura besoin
et qu'il apprendra ainsi à être propre.
C'est vrai, laissons-le à la cuisine Sophie.
Mais il sera toujours à nous.
Et je le verrai tant que je voudrais ?
Certainement mademoiselle,
vous le verrez quand vous voudrez ?
Ne saurait-il pas à vous tout de même ?
Il prit le chat et le posa sur l'ascendre chaude
sous le fourneau.
Les enfants le laissent s'endormir
et recommandèrent bien au cuisinier
de lui mettre du lait près de lui
pour qu'il pu en boire toutes les fois qu'il aurait faim.
Comment appellerons-nous notre chat ?
Appelons-le chéri.
Oh non, c'est commun.
Appelons-le plutôt charmant.
Et si en grandissant il devient lait ?
C'est vrai.
Comment l'appeler alors ?
Il faut bien pourtant qu'il ait un nom.
C'est-tu ce qui sera un très jolino ?
Bominon.
Ah oui, comme dans le compte de Blondine.
C'est vrai. Appelons-le Bominon.
Je demanderai à maman de lui faire un petit collier
et de broder tout autour Bominon.
Et les enfants coururent chez Mme de Réan
pour lui raconter l'histoire du petit chat
et pour lui demander un collier.
La maman, à l'avoir le chat,
est pris la mesure de son cou.
Je ne sais pas si ce pauvre chat pourra vivre,
dit-elle.
Il est si maigre et si faible
qu'il peut à peine se tenir sur ses pattes.
Mais comment s'est-il trouvé dans cette haie ?
Les chats ne vivent pas dans les bois ?
Ce sont peut-être de méchants enfants
qui l'ont emporté pour jouer
et l'ont jeté ensuite dans la haie,
pensant qu'il pourrait revenir dans sa maison tout seul.
Pourquoi aussi n'est-il pas revenu ?
C'est bien sa faute s'il a été malheureux.
Il est trop jeune pour avoir pu retrouver son chemin
et puis il vient peut-être de très loin.
Si de méchants hommes t'emmenaient très loin
et te laissaient au coin d'un bois,
que ferais-tu ?
Crois-tu que tu pourrais retrouver ton chemin toute seule ?
Oh ! Je ne serais pas embarrassée !
Je marcherai toujours jusqu'à ce que je rencontre quelqu'un
ou que je vois une maison.
Alors je dirais comment je m'appelle
et je demanderai qu'on me ramenerait.
D'abord tu rencontrerais peut-être de méchants de gens
qui ne voudraient pas se déranger de leur chemin
ou de leur ouvrage pour te ramener.
Et puis toi, tu peux parler,
on te comprendrait ?
Mais le pauvre chat,
crois-tu que s'il était entré dans une maison,
on aurait compris ce qu'il voulait
ou il demeurait ?
On l'aurait chassé, battu, tué peut-être.
Mais pourquoi a-t-il été dans ce buisson
pour y mourir de faim ?
Les mauvais garçons l'ont peut-être jeté là
après l'avoir battu.
D'ailleurs, il n'a pas été si bête d'être resté là
puisque vous avez passé au près
et que vous l'avez sauvé.
Quant à cela, ma tante,
il ne pouvait pas deviner que nous passerions par là.
Lui, non, mais le bon Dieu, qui le savait,
l'a permis afin de vous donner
l'occasion d'être charitable,
même pour un animal.
Sophie et Paul, qui étaient impatients de revoir leur chat,
ne dire plus rien et retourner à la cuisine
où ils trouvaient beau minon profondément endormi
sur la sandre chaude.
Le cuisinier avait mis près de lui
une petite jatte de lait.
Il n'y avait donc plus rien à faire pour lui.
Et les enfants allaient jouer dans leur petit jardin.
Beau minon ne mourut pas.
En peu de jours, il redevint fort bien portant et gay.
À mesure qu'il grandissait, il devenait plus beau.
Ses longs poils blancs étaient brillants comme des soleils.
Son héros lui donnait un petit air gentil
et enfantin.
C'était un vrai charongora de la plus belle espèce.
Sophie l'aimait beaucoup.
Paul, qui venait très souvent passer quelques jours avec Sophie,
l'aimait bien aussi.
Beau minon était le plus heureux des chats.
Il avait un seul défaut qui désolait Sophie.
Il était cruel pour les oiseaux.
Aussitôt qu'il était dehors,
il grimpait aux arbres pour chercher des nids
et pour manger les petits qui les trouvaient.
Quelquefois même, il avait mangé les pauvres mamans oiseaux
qui cherchaient à défendre leurs petits contre le méchant Beau minon.
Quand Sophie et Paul le voyaient grimper aux arbres,
ils faisaient ce qu'ils pouvaient pour le faire descendre.
Mais Beau minon ne les écoutait pas
et continuait tout de même à grimper et à manger les petits oiseaux.
On entendait alors des...
...pleintifs.
Lorsque Beau minon descendait de l'arbre,
Sophie lui donnait de grands coups de verges.
Mais il trouva moyen de les éviter
en restant si longtemps tout en haut de l'arbre
que Sophie ne pouvait pas l'atteindre.
D'autres fois, quand il était arrivé à moitié de l'arbre,
il s'élancait, sautait à terre et se sauvait à toute jambe
avant que Sophie eût pu l'attraper.
« Progarde Beau minon ! »
lui disaient les enfants.
« Le bon Dieu te punira de ta méchanceté.
Il t'arrivera malheure un jour.
Beau minon ne les écoutait pas.
Un jour, Mme de Réan apporta dans le salon
un charmant oiseau, dans une belle cage toute dorée.
Voyez mes enfants qu'elle jolie bouvreuille
m'a envoyé un de mes amis.
Ils chantent parfaitement.
« Oh ! que je voudrais l'entendre ! »
Je vais le faire chanter, mais n'approchez pas trop
pour ne pas les frayer.
« Petit, petit » continua Mme de Réan en parlant au bouvreuil.
« Chante, mon ami, chante, petit, chante ! »
Le bouvreuil commença à se balancer,
à pencher sa tête à droite et à gauche,
et puis il se mit à siffler l'air au clair de la lune.
Quand il est fini, il siffla.
« J'ai du bon tabac ! »
« J'ai du bon tabac ! »
« J'ai du bon tabac ! »
« J'ai du bon tabac ! »
« J'ai du bon tabac ! »
Puis, le bon roi d'Agobert.
« J'ai du bon tabac ! »
« J'ai du bon tabac ! »
Les enfants l'écoutaient sans bouger.
Ils osaient à peine respirer,
pour ne pas faire peur au bouvreuil.
Quand il est fini, Paul s'écrit à
« Oh, ma tante, comme il chante bien !
Quelle petite voix douce !
Je voudrais l'entendre toujours ! »
« Nous le ferons recommencer après-diné,
dit madame de Réan.
À présent, il est fatigué,
il arrive de voyage.
Donnons-lui à manger.
Allez aux jardins, mes enfants,
rapportez-moi du moron ou du plantain.
Le jardinier vous montrera où il y en a.
Les enfants courus au potager
et rapportez-le une telle quantité de morons
qu'on aurait pu y enterrer toute la cage.
Leur maman leur dit de n'enqueuir qu'une petite poignée
une autre fois.
Et ils en mirent dans la cage du bouvreuil,
qui commence à tout de suite à le becter.
Allons dîner à présent, mes enfants,
dit madame de Réan.
Vos papas nous attendent.
Pendant le dîner, on parla beaucoup
de jolis bouvreuils.
« Quelle jolie tête noire il a ! »
dit Sophie.
« Et quelle jolie ventre rouge ! »
dit Paul.
« Et comme ils chantent bien,
dit madame de Réan.
Il faudra lui faire chanter tous ses heures,
dit monsieur de Réan.
Aussitôt que le dîner fut fini,
on retourna au salon.
Les enfants couraient en avant.
Au moment d'entrer au salon,
madame de Réan y entendit pousser un criafreux.
« Ah ! »
Elle a couru et les trouvailles immobiles de frayeur
et montrant du doigt la cage du bouvreuil.
De cette cage,
dont plusieurs barreaux étaient tordus et cassés,
Beauminon s'élançait par terre,
tenant dans sa gueule le pauvre bouvreuil
qui battait encore des ailes.
Madame de Réan cria à son tour
« Lâche-le ! Lâche-le ! »
et courut à Beauminon pour lui faire lâcher l'oiseau.
Beauminon se sauvât sous un fauteuil.
Monsieur de Réan, qui entrait en ce moment,
saisit une pincette et voulu en donner un coup à Beauminon.
Mais le chat, qui était prêt à se sauver,
s'élança vers la porte restée entre ouvertes.
Monsieur de Réan le poursuivi de chambre en chambre,
de corridor en corridor.
Le pauvre oiseau ne criait plus,
ne se débattait plus.
Enfin, Monsieur de Réan
parvint à attraper Beauminon avec la pincette.
Le coup avait été si fort que sa gueule s'ouvrit
et l'essaait échapper l'oiseau.
Pendant que le bouvreuil tombait d'un côté,
Beauminon tombait de l'autre.
Madame de Réan et les enfants,
qui couraient après Monsieur de Réan,
après le chat et après le bouvreuil,
arrivent au moment de la dernière respiration de Beauminon.
« Pauvrinon, mon pauvre Pauvrinon ! »
s'écria Sophie.
« Le bouvreuil, le pauvre bouvreuil ! »
s'écria Paul.
« Mon ami, quel est-vous fait ? »
s'écria Madame de Réan.
« J'ai puni le coupable, mais je n'ai plus sauvé l'innocent,
répondit Monsieur de Réan.
Le bouvreuil est mort étouffé par le méchant Pauvrinon
qui ne tuera plus personne puisque je l'ai tué sans le vouloir.
Sophie n'osait rien dire,
mais elle pleura amèrement son pauvre petit chat,
qu'elle aimait malgré ses défauts.
« Je lui avais bien dit, disait-elle à Paul,
que le bon Dieu le punirait de sa méchanceté pour les oiseaux.
Hélas, pauvre Beauminon,
te vois la mort et par ta faute.
»
Voilà, c'était le chapitre 17,
le chat et le bouvreuil.
Les Malheurs de Sophie
écrits par la Conteste Sécure.
Encore une histoire et un podcast produit
par Benjamin Mulair,
réalisé par Alexandre Ferréra
et raconté par Céline Kalman.
Sous-titres réalisés par la communauté d'Amara.org

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