Chapitre 16 - Les malheurs de Sophie

Durée: 22m50s

Date de sortie: 25/08/2025

🎧 Les Malheurs de Sophie – la série audio de l’été

Retrouvez deux fois par semaine les chapitres de ce grand classique de la Comtesse de Ségur.

📖 Trop impatient.e ? Vous pouvez déjà écouter tous les épisodes en cherchant "Les Malheurs de Sophie par Encore une histoire" sur votre appli de podcast. Plus de 20 chapitres sont en ligne !

Encore une histoire est un podcast interprété par Céline Kallmann, réalisation et musiques Alexandre Ferreira, production Benjamin Muller, montage Isabelle Field

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Avec des enfants ?
Du genre qui transforme la banquette arrière en salle d'audience pour déterminer quelle tablette est la plus bruyante.
Quel chargeur est le plus rapide et en quoi le fait de regarder le même dessin animé pour la centième fois est un droit fondamental.
Et oui, nos véhicules sont parfaitement adaptés.
Parce que, que ce soit pour un road trip ou un voyage d'affaires, avec vol retardé téléphone à 2% de batterie et d'inéa approximatif,
eh bien oui, on est là aussi.
Enterprise, on est là pour ça.
Dans un instant, votre nouvelle histoire commence.
Mais avant, laissez-moi vous souffler une idée qui met toujours tout le monde d'accord à la maison que ce soit pour un petit creux,
au petit déjeuner ou au goûter.
Il y a un nom qui fait saliver les enfants et les parents aussi.
Kiri, des portions de fromages frais fabriquées dans l'ouest de la France,
source de calcium et adaptées dans le cadre de la diversification alimentaire des 8 ou 9 mois.
On peut les tartiner, les cuisiner ou les savourer, simplement avec les doigts.
Bref, Kiri, c'est le petit plaisir qui accompagne les grandes histoires du quotidien.
Allez, installez-vous confortablement votre nouvelle histoire démarre maintenant.
Bonjour à tous, bonjour les enfants.
Aujourd'hui, je vais vous raconter une histoire très connue.
Ça s'appelle les malheurs de Sophie.
Vous retrouverez deux fois par semaine pendant tout l'été les différents chapitres de cette histoire fantastique.
Si vous ne pouvez pas attendre et souhaitez tout écouter dès maintenant,
nous avons mis en ligne l'intégralité de cette histoire
que vous pouvez retrouver dès aujourd'hui en cherchant sur votre application de podcast
les malheurs de Sophie par encore une histoire.
Il y a plus de 20 chapitres qui sont déjà en ligne.
Tâpez les malheurs de Sophie par encore une histoire.
Chapitre 16 Les fruits confinés
Sophie rentrait de la promenade avec son cousin Paul.
Dans le vestibule, attendait un homme qui semblait être un conducteur de diligence
et qui tenait un paquet sous le bras.
Qui attendez-vous, monsieur ?
lui dit Paul très poliment.
J'attends madame de Réen, monsieur. J'ai un paquet à lui remettre.
De la part de qui ?
Je ne sais pas, mademoiselle. J'arrive de la diligence.
Le paquet vient de Paris.
Mais qu'est-ce qu'il y a dans le paquet ?
Je pense que ce sont des fruits confis et des pâtes d'abricots.
Du moins, c'est comme ceux-là qu'ils sont inscrits sur le livre de la diligence.
Les yeux de Sophie brillèrent.
Elle passa sa langue sur ses lèvres.
Allons vite prévenir maman !
dit-elle à Paul.
Et elle partit en courant.
Quelques instants après, la maman arriva,
paya le port du paquet et l'emporta au salon où la suivire Sophie et Paul.
Ils furent très attrapés quand il vire madame de Réen
poser le paquet sur la table et retourner à son bureau pour lire et écrire.
Sophie et Paul se regardaient d'un air malheureux.
Demande à maman de l'ouvrir.
dit-t-out bas Sophie à Paul.
Je n'ose pas.
Ma tante n'aime pas qu'on soit impatient et curieux.
Demande-lui si elle veut que nous lui épargnons la peine d'ouvrir le paquet,
en l'ouvrant nous-mêmes.
J'entends très bien ce que vous dites Sophie.
C'est très mal de faire la fausse, de faire semblant d'être obligeante et de vouloir
m'épargner un ennui, quand c'est tout bonnement par curiosité et par gourmandise que tu veux
ouvrir ce paquet.
Si tu m'avais dit franchement, maman, j'ai envie de voir les fruits confis, permettez-moi
de défaire le paquet.
Je te l'aurais permis.
Maintenant je te défends d'y toucher.
Sophie confusait mes contentes.
Son alla dans sa chambre, suivie de Paul.
Voilà ce que c'est d'avoir voulu faire des finesses.
Lui dit Paul.
Tu fais toujours comme cela et tu sais que ma tante déteste les faustées.
Pourquoi aussi n'as-tu pas demandé tout de suite quand je te l'ai dit ?
Tu veux toujours faire le sage et tu ne fais que des bêtises.
D'abord je ne fais pas de bêtises, ensuite je ne fais pas le sage.
Tu dis cela parce que tu es furieuse de ne pas avoir les fruits confis.
Pas du tout, monsieur.
Je ne suis furieuse qu'en contre vous parce que vous me faites toujours gronder.
Même le jour où tu m'as si bien griffé.
Sophie honteuse, rougie et se tue.
Il restait à quelque temps sans se parler.
Sophie aurait bien voulu demander pardon à Paul, mais l'amour propre l'empêchait
de parler la première.
Paul, qui était très bon, n'en voulait plus à Sophie, mais il ne savait comment faire
pour commencer la conversation.
Enfin il trouva un moyen très habile.
Il se balança sur sa chaise et il se pencha tellement en arrière qu'il tomba.
Sophie a couru pour l'aider à se relever.
Tu t'es fait mal pauvre Paul ?
Lui dit-elle.
Non, au contraire.
Au contraire, c'est assez drôle cela.
Oui, puisqu'en tombant, j'ai fait finir notre querelle.
Mon bon Paul, comme tu es bon, c'est donc l'exprès que tu es tombé.
Tu aurais pu te faire mal.
Non, comment veux-tu qu'on se fasse mal en tombant d'une chaise si basse ?
À présent que nous sommes amis, allons jouer.
Et ils partirent en courant.
En traversant le salon, ils virent le paquet toujours fiscelé.
Paul entraîne à Sophie, qui avait bien envie de s'arrêter, et il n'y pensère plus.
Après le dîner, Madame Doréan applaudit les enfants.
« Nous allons enfin ouvrir le fameux paquet, » dit-elle, « et goûter à nos fruits confits.
Paul va me chercher un couteau pour couper la ficelle.
Paul partit comme un éclair et rentra presque au même instant,
tenant un couteau qu'il présentât à sa tante.
Madame Doréan coupe à la ficelle, défi les papiers qui enveloppaient les fruits
et découvrit douze boîtes de fruits confits et de pâtes d'abricot.
« Goutons-les pour voir s'ils sont bons, » dit-elle en ouvrant une boîte.
« Prends en deux, Sophie, choisis ce que tu aimerais le mieux.
Voici des poires, des prunes, des noix, des abricots, du cédrat, de l'angélique.
Sophie hésita un peu.
Elle examinait lesquels étaient les plus gros.
Enfin, elle se décida pour une poire et un abricot.
Paul choisit une prune et de l'angélique.
Quand tout le monde en eut pris, la maman ferme à la boîte encore à moitié pleine.
La porta dans sa chambre et la posa sur le haut d'une étagère.
Sophie l'avait suivie jusqu'à la porte.
En revenant, Madame Doréan dite à Sophie et à Paul qu'elle ne pourrait les mener promener
parce qu'elle devait faire une visite dans le voisinage.
« Amusez-vous pendant mon absence, mes enfants.
Promenez-vous ou restez devant la maison, comme vous voudrez.
»
Et les embrassant,
elles montent en voiture avec Monsieur et Madame Dobbert et Monsieur Doréan.
Les enfants restèrent seuls et jouèrent longtemps devant la maison.
Sophie parlait souvent des fruits confis.
« Je suis fâchée, » dit-elle.
« De n'avoir pas pris d'angélique ni de prune.
Ce doit être très bon.
« Oui, c'est très bon, » répondit Paul.
« Mais tu pourras en manger demain.
Un signe ne pense plus, crois-moi et jouons. »
Ils reprirent leur jeu, qui était de l'invention de Paul.
Ils avaient creusé un petit bassin et ils le remplissent et d'eau.
Mais il fallait en remettre toujours parce que la terre buvait l'eau
à mesure qu'il l'aversait.
Enfin, Paul glissa sur la terre boueuse
et renversa un arrosoir plein sur ses jambes.
« Aïe aïe ! » s'écria-t-il.
« Comme c'est froid, je suis trempée.
Il faut que j'aille changer de soulier, de bas, de pantalon.
Attends-moi là, je reviendrai dans un quart d'heure. »
Sophie resta près du bassin, tapotant l'eau avec sa petite pelle.
Mais ne pensant ni à l'eau ni à la pelle ni à Paul.
À quoi pensait-elle donc ?
Hélas, Sophie pensait au fruit confit, à l'angélique, au prune.
Elle regrettait de ne pas pouvoir en manger encore,
de n'avoir pas goûté à tout.
« Demain ? » pensa-t-elle.
« Maman m'en donnera encore. Je n'aurais pas le temps de bien choisir.
Si je pouvais le regarder d'avance, je remarquerais ce que je prendrais demain.
Et pourquoi ne pourrais-je pas les regarder ? »
Voilà Sophie, bien contente de son idée,
qui court à la chambre de sa maman et qui cherche à atteindre la boîte.
Mais elle a beau sauter, allonger le bras.
Elle ne peut y parvenir.
Ah, c'est trop !
Elle cherche un bâton, une pincette n'importe quoi.
Lorsqu'elle se tape le front avec la main en disant
« Que je suis donc bête ? Je vais approcher un fauteuil et monter dessus ».
Sophie tire et pousse un mou à fauteuil tout près de l'étagère.
Grâme dessus, atteint la boîte, l'ouvre et regarde avec envie les beaux fruits confis.
« Lequel prendra-je demain ? » dit-elle.
Elle ne peut se décider.
C'est tant au l'un, tant au l'autre.
Le temps se passait pourtant.
Paul allait bientôt revenir.
« Que dirait-il s'il me voyait ici ? » pensa-t-elle.
« Il croirait que je vole les fruits confis et pourtant je ne fais que les regarder.
J'ai une bonne idée.
Si je crignotais un tout petit morceau de chaque fruit, je saurais le goût qu'ils ont
tous, je saurais lequel est le meilleur et personne ne verrait rien, parce que j'en
mordrais si peu que cela ne paraîtrait pas.
Et Sophie mordit un morceau d'angélique, puis un abricot, puis une prune, puis une
noix, puis une poire, puis du cédrat.
Mais elle ne se décide pas plus qu'avant.
« Il faut recommencer ! » dit-elle.
Elle recommence à grignoter et recommence tant de fois qu'il ne reste presque plus
rien dans la boîte.
Elle s'en aperçoit enfin.
La frayeur la prend.
« Ah ! mon Dieu ! qu'est-ce que je fais ? » dit-elle.
« Je ne voulais qu'y goûter et j'ai presque tout mangé.
Maman va s'en apercevoir dès qu'elle ouvrira la boîte.
Elle devinera que c'est moi.
« Que faire ? que faire ? »
Je pourrais bien dire que ce n'est pas moi, mais maman ne me croira pas.
Si je disais que ce sont les souris, précisément, j'en ai vu une courir ce matin dans le corridor.
Je le dirais à maman.
Seulement, je dirais que c'était un rat, parce qu'un rat est plus grand qu'une souris,
et qu'il mange plus, et comme j'ai mangé presque tout, il vaut mieux que ce soit un
rat qu'une souris.
Sophie, enchantée de son esprit, ferme la boîte, la remet à sa place et descend du
fouteuil.
Elle retourne au jardin en courant.
A peine avait-elle eu le temps de prendre sa pelle que Paul revint.
« J'ai été bien longtemps, n'est-ce pas ?
C'est que je ne trouvais pas mes souliers.
On les avait emportés pour les cirer et j'ai cherché partout avant de les demander
à Baptiste.
Qu'as-tu fait pendant que je n'y étais pas ?
Rien du tout.
J'ai t'attendé.
J'ai joué avec l'eau.
Mais tu as laissé le bassin se vider ?
Il n'y a plus rien dedans.
Donne-moi ta pelle, que je bâte un peu le fond pour le rendre plus solide.
Va pendant ce temps, pisez de l'eau dans le baquet.
Sophie a la cherché de l'eau pendant que Paul travaillait au bassin.
Quand elle revint, Paul lui rendit la pelle et dit…
Ta pelle est toute poissée.
Elle colle au doigt.
Qu'est-ce que tu as mis dessus ?
Rien ? répondit Sophie.
Rien.
Je ne sais pas pourquoi elle colle.
Et Sophie plongea vivement ses mains dans l'arrozoire plein d'eau.
Parce qu'elle venait de s'apercevoir qu'elles étaient poissées.
Pourquoi mets-tu tes mains dans l'arrozoire ? demanda Paul.
Pour voir si l'eau est froide.
Moi, quel drôle d'air tu as depuis que je suis revenue ?
On dirait que tu as fait quelque chose de mal.
Quel mal veux-tu que j'ai fait ?
Tu n'as qu'à regarder ?
Tu ne trouveras rien de mal.
Je ne sais pas pourquoi tu dis que j'ai fait quelque chose de mal.
Tu as toujours des idées ridicules.
Comme tu te faches, c'est une plaisanterie que j'ai faite.
Je t'assure que je ne crois aucune mauvaise action de ta part
et tu n'as pas besoin de me regarder d'un air si farouche.
Sophie leva les épaules, reprit son arrozoire
et le versat dans le bassin, qui se vida sur le sable.
Les enfants jouèrent ainsi jusqu'à 8h.
Les bonnes vinrent les chercher et les emmener.
C'était l'heure du coucher.
Sophie eut une nuit un peu agitée.
Elle rêva qu'elle était près d'un jardin,
dont elle était séparée par une barrière.
Ce jardin était rempli de fleurs et de fruits
qui semblaient délicieux.
Elle cherchait à y rentrer.
Son bon ange l'a tiré en arrière
et lui disait d'une voix triste.
N'entre pas, Sophie,
ne goutte pas à ces fruits qui te semblent si bons
et qui sont amères et empoisonnés.
Ne sens pas ces fleurs qui paraissent si belles
et qui répondent une odeur à infecte et empoisonnés.
Ce jardin est le jardin du mal.
Laisse-moi te mener dans le jardin du bien.
Mais, dit Sophie,
le chemin pour y aller est raboteux, plein de pierres,
tandis que l'autre est couvert d'un sable fin,
doux aux pieds.
Oui, dit l'ange,
mais le chemin raboteux te mènera dans un jardin de délice.
L'autre chemin te mènera dans un lieu de souffrance,
de tristesse, tout y est mauvais.
Les êtres qu'il habite sont méchants et cruelles.
Au lieu de te consoler,
ils riront de tes souffrances,
ils les augmenteront en te tourmentant eux-mêmes.
Sophie hésitait.
Elle regardait le beau jardin rempli de fleurs,
de fruits, les alais sablés et ombragés.
Puis, jetant un coup d'œil sur le chemin raboteux et arides,
qui semblait n'avoir pas de faim,
elle se retourna vers la barrière, qui s'ouvrit devant elle,
et, s'arrachant des mains de son bon ange,
elle entra dans le jardin.
L'ange lui cria.
« Reviens, reviens Sophie, je t'attendrai à la barrière,
je t'y attendrai jusqu'à ta mort,
et si jamais tu reviens à moi,
je te mènerai au jardin de délice par le chemin raboteux,
qui s'adoucira et s'embellira à mesure que tu y avanceras. »
Sophie n'écouta pas la voix de son bon ange.
De jolis enfants lui faisaient signe d'avancer.
Elle courut à eux.
Ils l'entourèrent en riant
et se mirent les uns à la pincée,
les autres à la tirailler,
à lui jeter du sable dans les yeux.
« Aïe ! Ah ah ah ! Ah ah ah ! Ah ah ah ! »
Sophie se débarrasse à deux avec peine,
et, s'éloignant, elle cueillit une fleur d'une apparence charmante.
Elle la sentit et la rejeta loin d'elle.
L'odeur en était affreuse.
Elle continua à avancer,
et, voyant les arbres chargés des plus beaux fruits,
elle en prie un et y gouta,
mais elle le jeta avec plus d'horreur encore que la fleur.
« Ah ! »
Le goût en était amère et détestable.
« Ah ! »
Sophie, un peu attristée,
continua sa promenade,
mais partout elle fut trompée comme pour les fleurs et les fruits.
Quand elle fut restée quelque temps dans ce jardin
où tout était mauvais,
elle pensa à son bon ange,
et, malgré les promesses et les cris des méchants,
elle courut à la barrière
et aperçut son bon ange qui lui tendait les bras.
Repoussant les méchants enfants,
elle se jeta dans les bras de l'ange
qui l'entraîna dans le chemin raboteux.
Les premiers pas lui paraurent difficiles,
mais plus elle avançait,
et plus le chemin devenait doux,
plus le pays lui semblait frais et agréable.
Elle allait entrer dans le jardin du bien,
lorsqu'elle s'éveillait agitée et baignée de sueur.
Elle pensa longtemps à ce rêve.
« Il faudra, » dit-elle,
« que je demande à maman de me l'expliquer. »
Et elle se rend dormi jusqu'au lendemain.
Quand elle a lâché sa maman,
elle lui trouva le visage un peu sévère,
mais le rêve lui avait fait oublier les fruits confits,
et elle se mit tout de suite à le raconter.
« C'est-tu ce qu'il peut signifier, Sophie ?
C'est que le bon Dieu, qui voit que tu n'es pas sage,
te préviens par le moyen de ce rêve
que si tu continues à faire tout ce qui est mal
et qui te semble agréable,
tu auras des chagrins au lieu d'avoir des plaisirs.
Ce jardin trompeur, c'est l'enfer.
Le jardin du bien, c'est le paradis.
On y arrive par un chemin raboteux,
c'est-à-dire en se privant de choses agréables,
mais qui sont défendues.
Le chemin devient plus doux à mesure qu'on marche,
c'est-à-dire qu'à force d'être obéissant, doux, bon,
on s'y habite-tu tellement
que cela ne coûte plus d'obéir et d'être bon,
et qu'on ne souffre plus de ne pas se laisser aller
à toutes ses volontés.
Sophie s'agita sur sa chaise, elle rougissait,
regardait sa maman, elle voulait parler,
mais elle ne pouvait si décider.
Enfin, Mme de Réan qui voyait son agitation
vint à son aide en lui disant,
« Tu as fait quelque chose à avouer, Sophie,
tu n'oses pas le faire, parce que cela coûte toujours d'avouer une faute.
C'est précisément le chemin raboteux
dans lequel t'appelles ton bon ange et qui te fait peur.
Voyons, Sophie, écoute ton bon ange,
et saute-hardiment dans les pierres du chemin qu'il t'indique.
Sophie rougit plus encore,
cacha sa figure dans ses mains,
et d'une voix tremblante avoua à sa maman
qu'elle avait mangé la veille
presque toute la boîte de fruits confits.
Et comment espéret-tu me le cacher ?
Je voulais vous dire, maman,
que c'était les rats qu'il avait mangé.
Et je ne l'aurais jamais cru,
comme tu le penses bien,
puisque les rats ne pouvaient lever le couvercle de la boîte
et le refermer ensuite.
Les rats auraient commencé par dévorer,
déchirer la boîte pour arriver aux fruits confits.
De plus, les rats n'avaient pas besoin d'approcher un fauteuil
pour atteindre les tâchères.
Comment ? Vous avez vu que j'avais tiré le fauteuil ?
Comme tu avais oublié de l'auté,
c'est la première chose que j'ai vu hier en rentrant chez moi.
J'ai compris que c'était toi,
surtout après avoir regardé la boîte
et l'avoir trouvé presque vide.
Tu vois comme tu as bien fait de m'avouer ta faute.
Tes mensonges n'auraient fait que l'augmenter
et t'aurais fait punir plus sévèrement.
Pour récompenser l'effort que tu fais en avouant tout,
tu n'auras d'autres punitions
que de ne pas manger de fruits confits
tant qu'ils dureront.
Sophie baisa la main de sa maman
qui l'embrassa.
Elle retourna ensuite dans sa chambre
où Paul l'attendait pour déjeuner.
T'as tu d'en, Sophie ?
Tu as les yeux rouges ?
C'est que j'ai pleuré.
Pourquoi ? Est-ce que ma tante t'a grondé ?
Non, mais c'est que j'étais honteuse
de lui avouer une mauvaise chose que j'ai faite hier.
Quelle mauvaise chose !
Je n'ai rien vu moi !
Parce que je me suis cachée de toi.
Et Sophie raconta à Paul
comment elle avait mangé la boîte de fruits confits
après avoir voulu seulement les regarder
et choisir les meilleurs pour le lendemain.
Paul l'a oua beaucoup Sophie
d'avoir tout avoué à sa maman.
Comment as-tu eu ce courage ?
dit-il.
Sophie lui raconta alors son rêve
et comment sa maman le lui avait expliqué.
Depuis ce jour, Paul et Sophie
parlèrent souvent de ce rêve
qui les éda à être obéissants et bons.
Voilà, c'était les fruits confits
chapitres 16 des Malheurs de Sophie.
Les Malheurs de Sophie
écrits par la Conteste Sécure.
Encore une histoire et un podcast produit
par Benjamin Mulair,
réalisé par Alexandre Ferréra
et raconté par Céline Kalman.
Vous partirons vacances ?
On est là pour ça.
Avec des enfants ?
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quelle tablette est la plus bruyante.
Quel chargeur est le plus rapide
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Parce que, que ce soit pour un road trip
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