C'est l'histoire de Milidae.
Coucou, ça va ?
Elle est jolie ta médaille.
C'est une médaille d'or ?
Oui, je l'ai gagnée au judo.
J'aime bien la mettre.
Quand je l'ai sur moi, je me sens plus forte.
Je sais, je suis quand même sa ture jaune.
Oh là là, bravo ! Et bravo aussi pour ta médaille d'or.
J'ai connu une princesse qui ne sortait jamais
sans sa médaille d'or autour du cou.
La princesse, elle est à nord.
Elle était championne de quoi, la princesse, elle est à nord ?
Euh, de rien du tout.
Elle n'avait pas gagné de championne à comme toi.
Cette médaille, c'était son père qui lui avait offerte
quand elle était petite en disant...
Madou, c'est l'un d'or.
Je t'observe jouer dans la cour du palais tous les jours.
Tu fais des détours pour ne pas écraser les fourmis.
Tu donnes des miettes de pain aux oiseaux qui ont faim.
Tu admiens les fleurs sans jamais les cueillir
car tu veux les voir grandir.
Tu as un cœur en or,
aussi joli que ces petits boutons d'or qui florissent.
Je t'offre donc cette médaille d'or
parce que tu es une petite fille en or.
Gardes-la toujours avec toi.
Elle te protégera et te portera bonheur.
Et les hanors avaient embrassé son papa et étaient retournés jouer.
Sa médaille ne la quittait jamais.
Elle l'a porté tout le temps en mangeant, en dormant, en jouant.
Avec cette médaille, elle se sentait forte.
Moi aussi, quand j'ai ma médaille d'or, je me sens forte.
Oui, le problème, c'est qu'un jour,
elle est en or, partie faire une promenade à travers les champs.
Les prêts, elle accompagne.
Elle s'était roulée dans l'herbe, avait escaladé des talues,
montée des côtes pentues en jambées défossées.
Bref, elle avait crapaïté toute la journée.
D'ailleurs, quand elle était rentrée, ses parents s'étaient exclamés.
Ah, tu as bien dû t'amuser et vivre de grandes aventures.
Tu as des brindères dans les cheveux, des petites zéras flûres
sur la figure de la terre sur les genoux et ton point talent à un tronc.
Mais tu as le sourire jusqu'aux oreilles.
Et ça, c'est l'essentiel.
Mais le sourire dès l'éleanor fut de courte durée.
Alors qu'elle était partie se changer, ses parents l'entendirent crier.
Ma médaille d'or.
Je l'ai perdu.
Papa, maman, il faut absolument la retrouver.
Tout le monde au palais se mit à chercher la médaille.
Et là, le jour commençait à tomber et les recherches furent abandonnées.
Pour la première fois depuis qu'elle l'avait reçu,
elle est à nord se coucha sans sa médaille.
La nuit, elle fit des cauchemars et le matin, elle se réveillait toute fatiguée.
Elle prit son petit déjeuner puis remonta se coucher.
Elle ne voulait plus mettre un pied dehors sans sa médaille d'or.
Ses parents essaillèrent de la raisonner.
Regarde ma chérie, il fait beau.
Elle est maison jolie petit, moi nous, on est sorti.
Le lina est en fleurs.
C'est par fin quel bonheur.
Mais elle est à nord refusé de sortir.
Dans le palais, tout le monde se inquietait.
On fit mettre des affichettes partout.
Elle et nous a retrouvé la médaille d'or de la princesse.
Elle est à nord.
On promis même une forte récompense à celui ou celle qui la rapporterait.
Mais la médaille restait introuvable.
Comme elle et à nord refusé de quitter sa chambre,
ses parents employèrent les grands moyens.
Ils déplacèrent sa chambre dans la cour du palais.
Ils voulaient que la princesse prenne le soleil.
Ses jouets t'essipalent.
Viens avec moi à faire quelque pas, lui dit son papa.
Tiens, ne peux pas.
J'ai peur qu'ils m'arrivent en malheur.
Ma médaille me portait bonheur.
Mais enfin, il ne va rien t'arriver dans le jardin.
J'ai pourrais me tourner le pied et s'en faire exprès,
et craser un gros scarabée.
Ses copains scarabées voudront alors se venger.
Et je risque d'être attaqué par une armée de scarabées.
Au pire, je pourrais être piqué par une guêpe,
ou par une branche de rosier,
ou par un hérisson caché dans les buissons.
Ma médaille me protégeait contre tous les dangers,
avec lesquels j'étais forte.
Et rien ne pouvait m'arriver.
Son papa eut alors une idée.
Il ne pouvait pas retrouver sa médaille d'or,
mais il pouvait changer en or tout ce qui entourait.
Elle est à nord.
Ça la rassurerait, il en était certain.
Il fit donc repeindre le palais en or.
Le toit, les murs, les portes, les fenêtres,
tout était désormais en or.
Il était vraiment prêt à faire n'importe quoi pour sa fille.
Oui, et il ne s'arrêta pas là.
Il fit peindre en or toutes les alais et le jardin aussi.
Il y avait même de l'or qui jaissait des fontaines.
Ah, carrément !
Oui, le palais étant seul et tellement que tout le monde était ébloui,
et on était obligés de porter des lunettes de soleil
à longueur de journée,
et parfois même aussi la nuit.
Alors forcément, comme le palais brillaient à plusieurs kilomètres à la ronde,
on le voyait de loin.
Et un jour, un voyageur fut attiré par toute cette lumière dorée.
Il se demandait bien qui pouvait habiter dans une pareille demeure.
On lui raconta alors l'histoire,
et il demanda avoir elle et à l'or.
La princesse accepta à condition qu'il reste à 2 mètres d'elle.
Elle avait vraiment peur de tout.
Chérie Léhanor, ton palais ressemble à une prison dorée.
On m'a dit que tu n'osais plus sortir depuis que tu avais perdu ta médaille.
Je te comprends, car j'étais comme toi avant.
Moi, ce n'était pas une médaille qui me portait bonheur, mais un caillou blanc.
Un jour, je l'ai mis dans ma poche, mais elle était trouée,
et mon caillou est tombé.
Je ne l'ai jamais retrouvé.
Oh, mais c'est horrible !
s'écria la princesse.
Oui, c'est ce que j'ai cru au début.
Oh, tu aurais dû me voir.
Je me suis mis à avoir peur de tout.
J'avais peur que le malheur me rattrape, alors j'ai couru, couru,
et à force de courir, et bien, j'ai parcouru le monde entier.
Et j'ai aussi fini par ralentir.
Mais comme tu vois, je suis là, et il ne m'est pas arrivé malheur.
Au contraire, sur mon chemin, j'ai trouvé plein de nouveaux petits cailloux
et autant de petits bonheurs.
Allez réfléchis à ce que je t'ai dit.
Et le voyageur prit son petit balluchon et repartit.
Le père des Léonore avait tout entendu et s'approcha alors de sa fille.
Je sais, s'écria-t-il, mais comment on n'y avait pas pensé plus tôt ?
Mais je sais pourquoi on n'a pas retrouvé ta médaille d'or.
C'est parce qu'elle est là, gravée dans ton cœur.
Bon, bien sûr, on ne peut pas l'avoir comme ça,
mais si on observe attentivement tes yeux, on aperçoit son reflet.
« Regarde ma chérie ! » lui dit son papa en lui tendant un miroir.
Elle et Hanna observa son visage un moment.
Et soudain, elle l'a perçu.
C'était que la dorée qui brillait comme des paillettes dans ses yeux.
C'était sa médaille.
La princesse Sota, aussitôt de son lit,
se précipita à travers les champs et les prairies.
Dans la vie, pas besoin de médaille ou de bijoux pour être une fille ou un garçon en or.
Et si tu ne me crois pas, prends un miroir.
T'es aussi tu à de l'or qui brille au fond des yeux.
Oh non, l'histoire est déjà finie.
T'en fais pas, tu peux retrouver Milidae en t'abonnant à son podcast,
« Les histoires de Milidae ».
Mais oui, le podcast est disponible gratuitement sur Apple Podcasts,
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C'est super facile.
Il suffit de taper dans la barre de recherche des histoires de Milidae.
Tu peux y écouter toutes ces aventures.
Il y en a une nouvelle chaque dimanche matin.
Yes, trouvez bien.
Alors, ça t'a plu ?
C'était de l'or au fond des yeux, écrit par Christine Pompéi.
Allez, ciao bisous.
Voilà, c'était l'histoire.
L'histoire de Milidae.
Il y en a qui sont illustrés par des artistes.
Tu peux voir sur le plé de la RTS et tu verras c'est trop bien.
C'est trop bien.
Yes, trop bien.