Bonjour à tous, bonjour les enfants, c'est Céline Kalman, j'espère que vous allez bien et que vous
n'avez pas trop chaud. Je suis trop contente parce qu'hier en ouvrant mes messages, j'en ai reçu un
de la Nath, encore un podcast de la Nath ! Alors cette fois, elle nous raconte un voyage
en train de nuit, c'est génial. Encore une histoire, est un podcast produit par Benjamin Miller,
c'est moi qui vous raconte cette histoire et c'est Alexandre Ferreira qui la réalise. La Nath est le train de nuit.
Coucou mes poissons, c'est la Nath, j'espère que vous allez bien. Oh là là, peut-être que certains
d'entre vous m'ont vu à la lembra à Paris. Je suis montée à la capitale pour le podcast sur scène
d'encore une histoire, c'était quelque chose. J'avais oublié qu'à Paris, il y a un TSEI monde
partout et puis les gens marchaient vite. T'as l'impression qu'ils ont tous à te apprendre ?
Eh ben justement, j'ai pris le train pour me rendre à Paris. Ça faisait longtemps que j'étais
pas montée dans un TGV, ça a bien changé. Quand j'étais à dos, je peux vous dire que c'était
bien différent. D'abord, et c'est assez fou quand on y repense, on pouvait fumer des cigarettes
dans le train. Pas bien, hein. Or, je vous rassure mes poissons, moi je fumais pas,
oh bah non, beaucoup trop mauvais pour la santé. Mais une fois, il y avait quasiment plus de
disponibilité dans le train que je voulais prendre. C'était pour rentrer de la capitale.
Il restait plus que des places fumeurs. Eh ben j'ai pris, j'avais pas le choix,
fallait bien que je rentre chez moi. Quand je suis entrée dans le wagon, j'ai cru que j'allais
vomir. Ah bah si, je vous jure, hein. Les gens se rendaient pas compte, mais ils étaient dans un nuage
de fumée en permanence. Quand il y en avait un qui éteignait sa cigarette, hop, il y en avait un
autre qui en allumait une autre. Ce soir-là, en rentrant chez moi, j'ai dû laver tous mes
vêtements tellement ils étaient imbibés de l'odeur de la cigarette. Eh, et mon père qui me dit,
« Nathalie, tu fumes pas, j'espère ». Oh, j'ai dû lui expliquer que non, que c'était le train.
Oh, puis il y a autre chose qui a bien changé mes poissons. C'est le prix. On est passé du simple
au « pfff » ! Je compte même plus. Bah c'est vrai qu'à l'époque, j'avais la carte 12,25.
Oh, ça faisait des bonnes réduction, hein. 20 francs pour aller à Paris. Eh oui mes poissons,
avant il y avait les effrons. Bon poisson, ça m'a fait penser qu'il fallait absolument que je vous
raconte la fois où j'ai pris le train de nuit avec ma copine Florine. Oh, je m'en souviens comme si c'était hier.
Allô bonjour, c'est Nathalie à la pareille. Est-ce que je pourrais parler à Florine,
s'il vous plaît ? Bah oui mes poissons, avant on n'avait pas de téléphone portable. Alors quand
on appelait chez les copines et les copains, c'est les parents qui décrochaient sur le téléphone
fixe. En bas fallait être poli, hein. Bien sûr Nathalie, ne quitte pas, je l'appelle. Elle est dans
sa jambe. Merci beaucoup, je paciente. Flo, c'est Nath au téléphone. Viens par là. Allô, monat ?
Eh ma Flo, j'ai une trop bonne idée. Tu sais, j'ai une tente qu'habite à Cannes sur la côte
basure. Elle est d'accord pour qu'on vienne une semaine dans son appartement pour les vacances.
Ce serait trop bien, non ? Tu crois que tes parents seraient d'accord pour qu'on y aille toutes les deux ?
Oh, mais c'est trop bien. Attends, je leur demande. Maman, je peux aller à Cannes avec la Nath dans
l'appartement de sa tente ? Ce serait pour une semaine. Oh, bah on va voir ma Flo Flo, mais pourquoi pas, oui ?
Oh, merci, ma. Oh, ma Nath, ça sent bon. En mon avis, ils vont dire oui. Rompuri, mais ça va être trop bien.
Je vais aller me renseigner dans la boutique pour savoir combien ça coûte le train. Je te dis demain matin au lycée.
Ah bah parfait. Et bah, à demain ? Oui, à demain. Allez, tu raccroches. Oh non, c'est toi qui raccroche.
Non, vas-y toi. Bon ben, on raccroche à trois alors. Un, deux, trois, on raccroche.
Et donc, mes poissons, quelques jours plus tard, après l'accord des parents de la Florine,
je suis allée dans la boutique pour prendre mes billets de train. Ben oui, c'est pas comme aujourd'hui,
il n'y avait pas internet. Donc, il fallait se rendre dans les boutiques SNCF. Faut les prendre à ticket
avec un numéro. Et puis là, on attendait son tour pour réserver son billet de train. Oh, des fois,
il fallait attendre longtemps parce qu'il y avait des gens qui comprenaient rien. Oh, des boutiques,
il y en avait un peu partout, hein. À la gare, bien sûr, mais aussi dans les centres-villes. Et ce
jour-là, je m'en souviens, le monsieur Gichet m'a expliqué que j'avais meilleur temps de prendre
le train de nuit. Comme ça, je partais à 23 heures et j'arrivais le lendemain à 8 heures du matin
à Cal. Ah, pas de temps perdu, qui m'a dit le monsieur. Bah du coup, je l'ai écouté et j'ai pris
deux billets en très couchettes dans un compartiment où il y avait six places. Je me souviens que le
monsieur a imprimé devant moi les billets de train. Il fallait que je les garde précieusement. Quand
je pense qu'aujourd'hui, c'est que sur le téléphone, France a bien changé, hein. Et surtout
aujourd'hui, on prend ses billets sur Internet. On parle plus à personne. C'est bien dommage,
moi je dis. Heureusement qu'il reste encore des boulangeries pour dire bonjour, au revoir et merci.
Ah, je m'égare dans mes histoires. Bon, alors le jour J est arrivé. Bon, ben, amisez-vous bien,
et faites pas de bêtises, hein les filles surtout. Vous parlez pas aux inconnus. Et puis,
t'es polie avec ta tante, hein. Oui, oui, merci, moi. Ciao ciao. Je me souviens qu'avec la Florine, on rigolait.
Oh, qu'est-ce qu'on rigolait? On va dire avance. Allez. On faut dire qu'il y avait déjà des gens qui
dormaient dans les couchettes. Et fallait surtout pas les réveiller en entrant dans le compartiment.
Et bon, ben, avec nos gros sacs, c'était difficile de pas faire de bruit, hein. Bon, ben, ma flore,
je crois qu'on a les places du haut. Ce qu'on va faire, c'est que je monte d'abord, tu m'envoies
mon sac, après je redescends, puis on fait pareil pour le tien. Oh, c'était quelque chose, hein.
Evidemment, on a réveillé les trois personnes qui dormaient déjà, mais on pouvait pas faire autrement.
Je me souviens qu'il y avait des draps très léger sur la couchette, des draps dans lesquels
on se glissait comme dans un sac de couchage. Ils donnaient aussi des boulesquets et des
mini-brossadans. Des boulesquets, on se les mettait dans les oreilles pour pas être dérangés.
Oh, c'est sûr que si personne dans un compartiment, le lendemain matin, ça sentait pas la rose, hein.
Avec la florene, franchement, on a plutôt bien dormi. On s'est réveillé vers six heures du matin,
parce qu'ils faisaient jour et puis ils faisaient chaud. Et qu'un des voyageurs de notre compartiment
était arrivé à destination. À l'époque, pas de réveil sur les portables. Bon, non,
je vous rappelle qu'ils existaient pas. Alors, c'est le contrôleur qu'a réveillé les gens un par un.
Ils faisaient coulisser la porte du compartiment, puis disaient,
arrivée à Sarrafel dans dix minutes, oh, c'était marrant. On a terminé le voyage,
le nez collé à la fenêtre. Parce qu'en arrivant dans le sud, le paysage, mes poissons,
il était somptueux. Les railles sont situées en bord de mer. Alors on voyait la mer,
la mer méditerranée. Oh, c'était beau. Et puis on distinguait même des baigneurs,
d'élever du jour. C'était magique. Enfin voilà, avec la florene, on a adoré voyager en train de nuit.
On s'en est reparlés souvent. Et vous, alors mes poissons, vous avez déjà pris le train pour aller où ?
Et d'ailleurs, dites-moi si vous écoutez mes podcasts dans le train. Bon, vous pouvez écrire
à la Céline sur Instagram, sur son compte Instagram, Céline Calmane. Elle regarde les messages,
et puis après elle me les transmet. Je vous fais des gros bisous, et puis je vous dis à très vite.
Est-ce que je continue de vous raconter mes histoires ? Parfois je prends un peu plus de temps. Bon,
faut quand même que j'aille travailler à la boulangerie, il y a du monde qui m'attend. Et puis chez moi,
il n'y a pas de caisse électrique ni électronique, ni je ne sais quoi. C'est moi qui donne les sous,
et c'est moi qui les prends. Et je donne aussi les croissants, etc. Bon, je vous fais des bisous,
et puis j'attends de vos nouvelles. C'était la Nath !
Voilà, c'était la Nath et le train de nuit. Histoire écrite et racontée par Céline Calmane.
Encore une histoire et un podcast produit par Benjamin Mulaire et réalisé par Alexandre Ferre.
Je vous fais des gros bisous, mes poissons, et je vous dis à très vite !