#174 - Antoine LACARRIERE nous parle CASH de WILD BUFFALO et la Mer de Sable (Interview)

Durée: 56m58s

Date de sortie: 01/08/2025

#174 - Antoine LACARRIERE nous parle CASH de WILD BUFFALO et la Mer de Sable (Interview) by Puissance Parcs

Et bienvenue à tous dans ce nouvel épisode de puissance park, Maxence, bien entendu, mais
aussi Joanne, aujourd'hui nous sommes à la mer de sable et avant de commencer ça,
un petit historique. Et pour cela rien que tel que de prendre un train pour monter le temps sur
les dix dernières années en moins de demi. En 2015, et même le 22 mai 2015, la compagnie
ZAPSED propritait de la mer de sable au groupe Looping, groupe spécialisé dans les zoos,
parcs et parcs à thèmes régionaux avec une forte identité. En 2016, ces premiers investissements
avec notamment trois nouvelles attractions dont le disco loco, un disco de zemperla ou alors le
shikito, manège de type watermania. Par ailleurs de nouvelles mises en scène sont faites pour les
spectacles. En 2017, cette fois ci c'est la poursuite de la croissance avec le développement
d'animations de rues, des spectacles mais aussi l'arrivée de Willy West et du carnaval des
aventuriers. En 2018, c'est l'extension thématique et de nouvelles attractions. La mer de sable
introduit un nouvel univers mexicain renforçant l'identité far west. Et avec cet univers,
et lancé par la même occasion, la fiesta mexicaine, un événement estival saisonnier qu'on retrouve
chaque été. De nouvelles attractions sont alors inaugurées comme le Condor, des chaîses volantes
de zireurs et surtout le tornado, une attraction à sensation forte. En 2019, c'est une année
relativement stable avec notamment l'annonce du Silver Mountain pour 2020. Et en 2020, bon,
pas besoin de faire un schéma. Et en 2021, c'est bien l'arrivée du Silver. Et pour cela,
Antoine Lacarrière, nouveau directeur général du parc, vient inaugurer cette nouvelle aventure.
Silver Mountain, c'est un vécovin junior cruster avec une identité forte renforçant l'univers de
l'Ouest. En 2022, c'est aussi de nouveaux spectacles et un record. L'inauguration d'une
nouveau spectacle au West City, mais aussi le parc en juste une fréquentation record de 400 000
visiteurs, c'est plus 21 % par rapport à 2019. Ce qui témoigne aussi et surtout l'importance
des investissements du goût Coupling. En 2023, c'est sébration. Les 60 ans du parc,
qui marquent par la même occasion une fréquentation toujours aussi forte depuis de 400 000 visiteurs.
En 2024, c'est préparatif. Surtout, il est préparatif d'une grande attraction. Avec
l'annonce du wall du Fallot, qui sera inauguré ainsi en 2025, c'est un wooden coaster de Montagnes
Russes-Rambois de chez GSI. Une première en France avec ses 500 mètres de long, 70 kmh et 24 mètres de diner.
Bon, on arrive en gare. Il est temps pour nous de continuer l'interview.
Maintenant que vous êtes à jour, on a surtout aujourd'hui un invité incroyable. Et oui,
incroyable. De toute façon, vous l'avez lu dans le nom du titre. Donc ne faites pas genre. Nous
sommes accompagnés de Antoine Lacarrière. Bonjour. Merci de nous accueillir et merci de votre temps.
Merci à vous. On a toujours un plaisir de pouvoir discuter avec des gens qui sont
passionnés comme moi de mon métier. Aujourd'hui, du coup, nous avons une petite interview,
juste trois heures et demi. C'est ça. C'est nos crées habituelles.
On est d'accord. Donc pour commencer, on va faire simplement des petites questions
qu'on a l'habitude à nos invités. C'est le précho. Absolument. Pour apprendre à vous
connaître un petit peu mieux et sur votre propre vision du monde des parcs. On a trois petites
questions qui sont d'abord, est-ce que vous avez dans le monde entier un parc préféré,
sachant que si vous dites la merde de sable, c'est un peu facile. Vous avez le droit de le dire.
Est-ce que vous avez un parc préféré dans le monde ?
Alors moi, j'ai un souvenir de gamins. Je suis né dans l'ouest parisien et donc j'ai un
souvenir du jardin d'acclimatation où je suis allé de nombreuses fois. C'est vrai que c'est un
parc que j'aime beaucoup qui a été retématisé il y a maintenant quatre, cinq ans avec un thème
auquel j'adhère, mais sur lequel j'aurais aimé qu'ils aillent encore un peu plus loin. C'est
un travail magnifique, notamment sur les saisons, sur la redimension. Là ils viennent de lancer
leur nouvelle attraction. Ils ont refait le rollercoaster dragon. Ils sont en pleine dynamique,
mais c'est un parc sur lequel j'ai beaucoup d'affection. Il y avait des animaux à l'époque
quand j'y allais, mais j'étais tout petit. J'ai 60 ans aujourd'hui, donc c'était il y a 55 ans.
Du coup, on y allait souvent. J'y allais avec mes parents en traversant le mot de boulogne à pied.
C'était pour moi le monde magique.
C'est ce qu'on pourrait appeler votre homme parc, c'est-à-dire le parc qui nous a mis un peu le pied à
l'étrier dans l'univers. Alors à l'époque je pensais pas du tout faire ce type de métier,
mais c'est vrai que c'était un truc incroyable. Il y avait des bateaux radio commandés, il y avait
des animaux, il n'y avait pas de spectacle à l'époque. Il n'y avait pas beaucoup d'attractions,
mais il y avait des petites choses, les pône-étrêts, quelque chose comme ça. C'était incroyable.
C'était tenu à l'époque par des forins qui vendaient aux tickets chaque entrée.
Et d'ailleurs, il n'y a encore pas très longtemps comme ça. Il y a un très beau boulot qui a été
fait par le parc, je crois aussi par l'implusion de la CDA, pour faire un travail de passe journalier
et puis de passe saison. C'est vrai que c'est un parc qui prend la dimension. Je pense qu'ils ne sont
pas encore arrivés là où ils veulent arriver parce qu'ils ont un potentiel énorme. Ils sont
intramuros, ils ont beaucoup d'espace, ils ont pas mal de sous. Mais c'est un parc qui m'a toujours
touché par la proximité et par la première découverte. Je me souviens d'un truc, c'était des avions
de chasse anglais avec des fléchettes. Il fallait lâcher la fléchette au moment où ça tombe sur
la cible. Je ne me souviens pas trop mal. Je me souviens de ces retours à la maison avec ces
espèces de pluches, un peu victoires qui font que tout le monde vous regarde parce que vous avez
gagné la pluche de la fléchette qui tombe sur le... C'est ça les souvenirs. Et la machine à
guimauve toute la journée et dont le mécanisme contraire étant la guimauve, et ça c'est vraiment
des bons souvenirs, les pommes d'amour et tout comme ça. Il y avait un côté très forenque qui était
sympa. Ok, est-ce qu'au-delà d'un parc, vous avez une attraction préférée qui vous a peut-être bluffé
que ce soit en France ou ailleurs dans le monde ? Depuis que je travaille pour le groupe Looping,
donc je travaillais à Disney, j'ai travaillé un peu au Futuroscope, je travaillais beaucoup dans
les saliers de spectacle, mais depuis que je travaille avec le groupe Looping, on a fait beaucoup
d'attractions. Celle qui est probablement l'une des plus impressionnantes, c'est l'attraction au Ferrari
à Portaventura, qui est vraiment très impressionnante, pas techniquement mais surtout en sensation
parce que c'est de l'accélération, c'est de la hauteur et je l'ai trouvé plutôt pas mal. Je
souviens pas tellement le nom de l'autre attraction qui est assez haute, parce que celle-là monte à
136 mètres, mais il y en a une autre qui monte à 16 mètres, ou là j'ai pas du tout aimé par exemple.
Cette nouvelle vision pour donner plus de sensation, on libère le haut du corps du
visiteur, ce qui fait qu'il n'y a plus les hernets, on est pris par une sorte de croix qui vient
vous prendre l'ensemble du bas ventre. Avec mes mensurations et mon poids, je n'étais pas du tout à
l'aise parce que j'avais le sentiment de ne pas être tenu, ce qui est complètement débile parce
que c'est très bien fait pour maintenant des gabarits comme le miami. C'est toujours un peu compliqué.
Celle qui m'a le plus impressionné, c'est étonnant parce que ce n'est pas une attraction,
c'est lorsqu'on nous a malé à... Quand on s'appelle le parc en Allemagne ? Non,
Europe à part, merci. On est à l'Europe à part qu'il y a deux ans et ils nous ont fait découvrir
le dîner gastronomique. Alors là j'ai trouvé que c'était... j'étais vraiment impressionné et ça
procurait des sensations, c'est pas l'attraction, c'est plutôt une expérience, mais j'ai trouvé
que c'était amusant, que des parts d'attraction puissent aller aussi loin et puissent emmener les
visiteurs sur vraiment de l'expérience, parce qu'en fait tout ce qu'on fait c'est de l'expérience,
donc c'est donner des sensations, créer des souvenirs, arriver à faire en sorte que les
enfants surtout pour nous vivent leur première sensation, mais celle-là je ne m'y attendais pas
du tout et j'ai trouvé qu'elle était remarquable, remarquablement fait. Ok, très bien. Et pour
finir ce précho, quand vous allez dans un parc d'attraction seul ou en famille peu importe,
qu'est-ce que vous aimez le plus ? Parce qu'on a souvent tous notre façon d'aimer un parc,
il y en a qui juste aiment se promener, d'autres qui veulent enchaîner les attractions, d'autres qui
aiment la nourriture. Est-ce que vous y avez quelque chose que vous aimez en particulier dans un
parc ? Il n'y a plus parce qu'en fait maintenant je suis trop tourné vers un regard de directeur,
un regard de... Oui, je regarde très vite les fils d'attente, je regarde très vite les erreurs
des opérateurs et malgré les formations, malgré la répétition il y en a et que c'est comme ça,
c'est l'humain et heureusement parce que c'est pas mortel mais ça peut effectivement, si jamais
c'est que de la machine, on n'a plus la sensation, il faut aussi de l'accueil, il faut aussi de la
relation. Donc en fait aujourd'hui j'ai plus cette naïveté, à l'époque quand je travaillais dans
Sponsoring Sportive, je regardais plus les matchs, je regardais les panneaux, quand je travaillais
à Bercy pendant 10 ans, pour les concerts je regardais les installations et non pas le chanteur,
enfin c'est le problème en fait notre métier c'est que très vite on est dans un regard professionnel
et en fait aujourd'hui j'adore les parcs mais alors j'ai du mal avec les tente-attente et les
mes visiteurs aussi pareil et j'ai du mal avec les parcs sur lesquels on a le sentiment d'être un
peu coincé dans un système un peu de dépense. Par exemple aujourd'hui il arrive beaucoup dans les
parcs que le système de face passe et c'est quelque chose sur lequel je suis tout à fait d'accord
mais ça pose un problème parce que si on doit sortir la carte de bleu toutes les 5 minutes pour payer
8 euros pour pas faire la queue et on veut pas faire la queue, au moment où on gâche toute la chose.
Le travail qu'on a fait avec le Sylvain Montagne et maintenant avec le Wobby Fallot c'est justement de
faire en sorte que ce préchaude donc ce période d'attente qu'on essaye de pas excéder 20 minutes,
si c'est entre 15 minutes c'est parfait, elle soit bien faite et elle soit dans la qualité qu'on
attend parce que c'est un peu le principe du cuisinier. Je vous invite à dîner si jamais vous avez la
possibilité de passer 20 minutes avec moi, me voir un peu cuisiner, sentir quelques odeurs,
m'aider à faire quelque chose, le plat sera bien meilleur et le dîner sera bien meilleur. Si vous
arrivez vous mettez les pieds sur la table, je ne vous ai pas dit ce que vous allez manger,
je ne vous raconte pas d'histoire, je vous propose rien pour pouvoir se projeter par rapport au plat,
vous allez manger un plat qui va être bon mais qui va être bien moins bon que ce qui sera
passé dans une condition. Pareil pour les attractions, il faut que ce soit pas immédiat,
donc il ne faut pas courir dans la file d'attente pour faire l'attraction, il faut se balader un
petit peu, il faut attendre un petit peu, il faut sentir un peu l'ambiance, comprendre l'histoire
et aussi le post-show. Le petit défaut qu'on avait par exemple au Futuroscope, on avait un
pré-show qui était souvent assez faible mais bon un show qui était pas mal, puis après comme ce
que des dark rides, on ouvrait les portes, la lumière arrivait, on sortait de 3, 4, 5,
10 minutes de noir et là on jetait les visiteurs dans une lumière aveuglante en disant « tiens
va te balader sur le truc » et là tu gâches toute l'expérience. Donc en fait c'est ces trois
temps là que je regarde et sur lequel je pose mon intérêt aujourd'hui, comment on améliore
l'expérience visiteur, lui-X, sans faire des investissements incroyables mais juste en étant
capable, t'auras compté une bonne histoire et d'emmener les visiteurs.
C'est des super choses parce que c'est vraiment les points essentiels qu'on apprécie,
n'en est pas. Est-ce que tu me permets de poser la première question et de rebondir
sur la surliction ? J'avais déjà fait tout.
On vous avait parlé de notre expérience du coup avec le Futuroscope, avec Disney,
quelle a été votre carrière et pour arriver jusqu'à la tête d'un parc tout simplement ?
Déjà moi je suis habitué à travailler pour l'Entertainment, tout début de carrière,
rien à voir avec tout ça, j'ai travaillé pour Forte France, les voitures, pendant quatre ans.
Après j'ai une amie qui m'a dit « tiens, il y a un mec un peu fou qui monte une
agence, c'est-à-dire Sport Events Babydéo, qui est donc une agence de communication par
le sport. À l'époque vous êtes encore un peu trop jeune mais il y avait la grande mode des
360, marketing 360. Il fallait proposer au même client l'intégralité des outils,
que ce soit de la chammédiat, que ce soit le conseil sur un même site.
Donc Babydéo avait acheté une entreprise, qui s'appelle Sport Events, et il y a un
mec un peu fou, Nicolas Drossaud, qui a monté cette entreprise et qui m'a récupéré parce
que je voulais revenir, je suis resté quatre ans en province.
J'ai découvert un monde que j'adorais qui était le monde du sport, mais sous le côté
professionnel, sous le côté développement, assez rapidement il a compris que j'étais
plutôt fait pour le développement que pour la gestion des grands comptes, ce que je faisais
au départ. J'ai été amené à devenir directeur de développement de l'agence, et ce qui m'a
fait connaître pas mal de gens, notamment Disney, qui un an après me proposait de venir
à Disney pour prendre la direction des partenariats, parce que Disney a été créé en 1992.
En fait, dix ans après l'ouverture, les plus gros contrats qui avaient été un peu imposés
par l'État français, les BNP, les Kodak, ils s'en allaient au fur et à mesure parce
qu'ils n'avaient pas le retour sur investissement, ils n'avaient pas le héroï de ce qu'ils
avaient été proposés. Et les montants étaient très importants, c'étaient des gros montants.
Et donc ils nous ont amenés à m'en dire « Bec, comment vous faites dans le sport ? Pourquoi
le sport se développe ? » À l'époque, les droits TV explosaient, il y avait vraiment
beaucoup d'argent dans le monde du sport et peu dans les partenariats liés à ce type
d'expérience. Et donc en fait, je suis arrivé et je suis resté trois ans à Disney pour
leur expliquer et pour essayer de partager mon expérience qui était vraiment très,
très basique. En plus, il n'y a rien de génial. Il faut juste donner ce que le client
le partenaire veut. À l'époque, on n'avait rien dans les contrats. Il y avait très peu
de choses en retour. Donc il a fallu qu'on négocier avec les Américains parce que c'était Disney
qui gérait Disneyland Paris et qu'avec eux, on définit un cadre hors argent, bronze et
puis les partenaires un peu techniques. Et là, on a redémarré la machine et ça a très marché.
Et après, je ne sais pas si vous avez envie que je fasse toute ma carrière, mais ça va
être un peu long parce que je vais... Après, je suis resté... Donc j'ai été débauché,
je n'ai pas tout le coup en fait, entre Ford et entre Sport Event et Disney, il y a eu 10 ans
de Paris Bercy, pardon. 10 ans, j'étais directeur commercial de marketing de Paris Bercy,
la salle de spectacle. Ça peut maintenant accorder à Réna. Et ça, c'est 10 ans en génieux,
où je travaille pour produire des événements, pour les sponsoriser, pour le produit du
spectacle, faire du VIP. Donc dès le début, je suis habitué à être avec le week-end, le soir,
ça, c'est plus tellement psychologiquement un problème de ne pas avoir le même moment que vous.
Et c'est au bout de 10 ans que, pardon, Disney me demande de venir chez eux, je reste 3 ans. Et là,
je suis après débauché par une compagnie de Croisière, ça n'a rien à voir, qui cherche
un directeur général plutôt orienté vers le développement et qui a suivi un peu mon parcours.
Et je ne deviens pas trop d'une compagnie de Française, de Croisière, qui s'appelle Croisière
de France, qui est une compagnie qui a été extraordinaire, mais qui n'a été pas très bien
lancée. C'est une compagnie qui appartenaient au groupe Royaquia Rebehan, qui est le numéro
1 au 2 mondial, peut-être maintenant 1, mais il y a l'époque c'était 2, et qui lance cette
compagnie pendant 6 mois, ils ont une jeune femme canadienne, francophone canadienne, mais qui
n'est pas française, donc il fait plein de petites erreurs sur la création de la compagnie. Après,
il la remplace par un commercial, qui est directeur commercial de MSC, mais qui lui était anglais. Et
en fait, j'arrive 18 mois après l'ouverture et la compagnie n'a pas décollé, n'a pas marché,
et on me dit qu'on ne sait pas comment faire, toi qui est dans le développement, est-ce que c'est
intéressant de prendre la direction de la compagnie ? Et donc j'arrive, et puis là on fait trois choix
importants, je ne vais pas faire tout le CV, mais on le tout inclut, qui était quelque chose en France
de très bien vue, un peu à la Clem-Mède, alors que c'est très mal vu au Létranger, le fait de ne pas
faire un interporting, c'est-à-dire de ne pas faire toujours les mêmes itinéraires chaque semaine,
de changer plein d'itinéraires, et le fait d'adapter l'offre à la demande des Français,
donc il y a la langue, mais il y a surtout la nourriture, donc trouver un chef capable de travailler
avec des Philippines, parce que les bateaux, c'est une brigade de bateaux, c'est 81 Philippines,
qui ne savent pas faire une béchamel, sauf si tu le rapprends à répéter exactement la
béchamel avec des photos, et donc on a développé ce truc-là, ça a marché du feu de Dieu,
et on a été racheté par un fonds d'investissement qui a malheureusement arrêté d'accompagner
en France pour le mec sur la Mec de Sud, et deux ans après il fermait la boîte. Donc ça a été
compliqué, et mon titre de director général, je le dis souvent, le mot général, il n'a pris de
sens que lorsque j'étais amené à licensier mes 80 collaborateurs par un, ce qui a été très
compliqué, parce qu'on marchait très bien, donc c'était très injuste et difficile dans la vie
d'un manager d'avoir à faire cette chose-là. Ça m'a donné beaucoup d'horizon par rapport à ce
qui va se passer après, parce que tu n'embauches pas les gens de la même manière quand tu sais
que tu vas devoir les débaucher, c'est quelque chose qui n'est pas normal, qui n'est pas naturel.
Puis après, Futuroscope, direction d'un établissement qui recevait, qui était dans Réité Virtuelle à
Paris, et puis Merde Sable depuis cinq ans, c'est ma cinquième année. J'étais un peu court, mais c'est
en gros ça. Et en fait, presque j'ai compris, ce sont les entreprises qui généralement venaient
vous chercher, c'est pas vous qui vous avez mis à l'interieur. Oui, mais c'est souvent comme ça,
quand tu deviens un peu dans un métier, déjà il faut des, en fait c'est un tout petit métier,
c'est tout petit milieu, et assez rapidement, quand tu commences à mettre en avant tes axes,
plutôt développement humain, leadership, assez rapidement, tu rentres dans des cases,
et donc je pense que c'est comme ça que ça se vient de s'adner. Mais là, tu vois, le Paris,
ici moi j'étais le quatrième directeur en deux ans, avec des histoires un peu difficiles, donc là
ça fait un peu de stabilité pour le parc, c'est une bonne chose, et puis surtout j'ai bénéficié
d'un coup de bol total que je remercie tous les jours, c'est que j'ai bénéficié d'un groupe,
ça s'appelle le group looping, qui a été créé par Laurent Broulois, qui est un type
absolument génial, même âge que moi, qui est extrêmement ouvert et extrêmement,
pas impliqué, c'est pas le bon terme, mais il est au courant de tout sur mes chiffres,
la vision, le partage quand il vient, je suis toujours absolument bluffé, il connaît mieux mes
chiffres que moi, et il gère 21 parcs. Et donc Laurent a mis en place une structure qui maintenant
se développe avec le groupe looping, et c'est vrai qu'on a un gros soutien et que je vois derrière
beaucoup de choses qui me permettent de concrétiser les ambitions qu'on a pour ce parc, vous avez vu
le Sylvain Montaigne qui a été créé en 2022, ouvert en 2022, vous avez essayé ce matin le Walby
Fallot qui a été ouvert cette année en 2025, j'ai un programme sur les trois ans qui viennent
qui est assez clair, c'est un bonheur de travailler dans ces conditions là, après ça reste compliqué
parce que c'est beaucoup, beaucoup d'humains, je gère que 30 permanents, mais je gère plus de
50 non permanents avec des équipes doubles, et ça c'est compliqué parce que c'est voilà, et puis surtout
tu es, c'est des métiers passion ou tu es un peu tout le temps, c'est exactement quand l'encoaster
qui ne s'arrête jamais quoi, tu es tout le temps dans le train, il n'y a aucun moment où tu peux
vraiment te poser, même quand tu es en congé, tu es connecté parce que tu veux avoir tes chiffres,
parce qu'on t'appelle, parce que moi je sais, et c'est assez, enfin ça demande une énergie,
je conseille ce genre de métier, c'est un métier extraordinaire, mais il faut avoir la patate,
je pense qu'on aura l'occasion de reparler du groupe Looping,
peut-être juste après, justement, du coup vous arrivez à la mer de sable,
et quand on prend cette position, qu'est-ce que vous constatez, quelles sont les objectifs
que vous fixez, et voilà, quelles sont les points où vous dites bon on va agir là,
voilà qu'est-ce qu'il y a à faire ? En fait, la mer de sable vous l'avez répété dans l'introduction,
l'histoire de la mer de sable, je vous la ferais en cours, 63 Jean Richard, Jean Richard est
malade, et donc il confie la mer de sable à sa fille, je crois que c'est 98, tout 99, peut-être 2000,
2005, Babette Vend à la CDA, CDA 2005, 2015, 10 années, très compliqué pour le parc,
pas beaucoup de vision, pardon, de dire ça, parce que j'adore la CDA,
puis en plus j'ai travaillé avec le Futuroscope, mais c'est des gens super,
mais sur l'histoire de ce qui s'est passé ici, ça n'a pas été facile, ils ont pris des
attractions, qu'ils ont été mettent ailleurs, ils ont repositionné le parc, ils ont arrêté tout
de suite le monde du western, qui n'était pas dominant à l'époque, parce que quand le parc
a été créé, il y avait cinq univers, il y avait le western, Paris, la course automobile,
il y avait le Moyen-Orient avec la traversée du désert à Chabot, et en fait, ils n'ont pas
très bien su comment positionner le parc, et les gens ont été assez malheureux de ces 10 années,
parce qu'en fait quand la CDA a vendu à looping en 2015, quand Laurent va voir en 2011,
le groupe la CDA lui dit je te rachète tous tes petits parcs, parce que vous ne savez pas gérer
les parcs régionaux, qui encore une fois n'ont rien à voir avec les parcs nationaux,
qui encore une fois n'ont rien à voir avec les parcs internationaux, c'est pour en reparler
si tu veux, mais au final quand Laurent va les voir, donc ils mettent quatre ans à décider,
ils louping rachète le parc, le parc il est à Genoux, il n'y a plus de thématique,
la thématique à l'époque c'était l'aventure, c'est une thématique très large qui est inconsistente,
or le monde du far west est une thématique beaucoup plus simple, donc moi quand j'arrive déjà,
et que je vois l'état du parc, donc t'as pas mal d'attractions, vous allez voir qu'ils ne sont
intégrables pour des notions soit de taille, parce qu'on a des attractions pour les tout petits,
qui commencent à 80 cm, ce qui est très rare dans les parcs, parce que personne n'en veut,
ça a débit qui est très faible, alors les parcs réfléchissent beaucoup sur le débit minimum,
et en fait je dis c'est pas grave, on intégrera au fur et à mesure tout ça l'ancentreural temps,
mais on décide que le far west est le monde principal, d'où la création de cet espace
dans lequel nous sommes, avec cette place de village, le grand tipi qui était en fait nécessaire
de t'augmenter, et puis tous les travaux qu'on a fait. Donc au final le parc quand je suis arrivé,
il fallait remettre les équipes à travailler ensemble, chacun travaille de son côté,
le précédent directeur était jamais là, ça c'est aussi un point de clé,
parce que c'est même une évidence totale, mais un directeur il faut que ce soit là,
il faut pas que ce soit tout le temps là, mais beaucoup là, parce que c'est indépendamment du
travail que tu fais, du rôle que tu as, t'as pas un input particulier, tu ne vas pas gérer les checks
de rollercoaster le matin, tu ne vas pas faire les... Bon, mais quand tu es là, les équipes savent
que tu es là et ça reporte, et puis tu sais que tu as un espèce de système qui sait qu'on va venir
vers toi, te demander des choses et tu vas alléger les esprits, et puis tu mets tout le monde un peu
dans la midi-action. C'est ce qu'on est le plaisir de constater plusieurs fois où on vous a vu sur
place, et même des fois avec le chapeau qui va avec. C'est vrai, donc je me mets en tant
le chapeau, j'ai ma ceinture tout le temps, qui est... En consent vraiment un vrai investissement et
ça fait plaisir. Oui, mais je suis un peu dans le truc. Je ne me mets pas vraiment en covoque
parce que lorsque je traite des conflits, je ne peux pas être inclus. Et je le regrette,
notamment à Halloween, tous mes collaborateurs sont déguisés, ont des peintures, des maquillages,
je ne peux pas le faire. Mais le directeur, ça reste le directeur, peu importe d'ailleurs
quel directeur, et après, il faut que tu trouves la distance que tu as avec tes collaborateurs,
il faut que tu sois assez proche, tant pas trop proche, et puis pas très un peu loin et pas trop
loin. Mais pour finir, donc il fallait redonner un peu un esprit d'équipe à tout le monde, redonner
une direction à... Je l'appelle la Pépite. Mais en gros, quand j'arrive, le logo est très vieux,
il y a une rose des vents qui correspond à du truc... On ne sait pas très bien ce qu'on
est quand on pose la question. C'est quoi la mer de sable ? On ne sait pas. Tout un travail de
repositionnement. Et ça, on le fait en 2022, on le termine en 2023, et en 2023, je jure que c'est
vrai, tout le monde sait ce qu'on est. Et je peux te le résumer en une phrase. Nous sommes le parc
de la première expérience pour une famille avec enfant de 3 à 9 ans. Et là, je te barre tout de suite
le 9 ans et je te mets 12 ans. Pourquoi ? Parce que j'ai créé le... Enfin, on a créé le Wallbuffalo,
et que le Wallbuffalo me permet de satisfaire l'un de la famille et même les autres, mais je ne veux
pas être un parc d'adolescent. On reste un parc pour les familles avec enfants. Ça, cette phrase-là,
pour arriver à ça, c'est en fait un travail assez long qui va générer en fait toute une réflexion
qui on doit contacter, comment on doit contacter, quel produit on voit avoir, pourquoi on garde
les attentions pour les 80 centimètres, pourquoi... Tout ça. Et ça donne une possibilité d'être
beaucoup plus compréhensible. Après, il y a la thématique. Pour moi, l'évidence, c'était le far-west.
Pourquoi ? Ça correspond à cette période où tu es un peu dans... C'est pas le terminiérance,
comment ça s'appelle... Quand tu es un peu des... L'insouciance. Merci. L'insouciance de la période
des enfants. Et d'ailleurs, ici, tu le remarqueras, si tu es déjà venu plusieurs fois, tu as toutes
les communautés, tu as tous les niveaux sociaux, tu as toutes les provenances et ça se passe
parfaitement. J'ai jamais de problème de gens qui veulent me dire qu'ils ont vu des jeunes avec
des calottes ou d'autres avec des... Des chèches. C'est un monde un peu à part. Souvent, j'utilise
un terme qui n'est pas très... Je ne m'en ai pas le bon. Je dis que c'est un sanctuaire. Mais en fait,
si tu regardes le modictionnaire, sanctuaire, ça correspond pas à ce que je veux dire. Mais en
gros, c'est un lieu où il se passe des choses. Par exemple, j'arrive la première fois et je vois
mes comédiens en train de pointer les gens avec des armes. Je te faisais de fou, c'est l'image qu'on
donne. En fait, c'est les gens qui demandent ça. Ils n'ont pas du tout l'association de ce qui
se passe dans le monde. Ils ne pensent pas au 7 octobre ou je ne sais quoi. Ils n'ont pas de
association. C'est d'une pureté enfantine. Et ça marche très bien. Et ça recoupe ce que je te disais
par rapport aux petits jeunes de 70 ans qui venaient avec des jeux comme des calots et qui
disent qu'ils sont venus quand ils étaient jeunes. Et c'est effectivement cette magilla que j'essaie
de l'entretenir. Donc pour répondre à ta question, voilà, le premier truc, c'est réguler les équipes,
repositionner, développer l'activité. Donc là, il faut faire tout ton travail de commercial avec
une notification de tous tes gros partenaires. Et puis après convaincre le groupe, parce que ça,
c'est mon boulot le principal, d'investir et de faire en sorte que cette ligne de conduite avec
l'augmentation du volume que je l'aurais proposé et qui a été faite correspond aux investissements
qu'on a besoin pour pouvoir y arriver. Ça, c'est le boulot de directeur. Le directeur, c'est parce
que c'est un boulot qu'on ne connaît pas bien. Le directeur, c'est celui qui discute avec le groupe
parce que moi, je prends souvent l'exemple du sablier. Tu vois le petit trou tout fin qui
connecte avec le groupe et les équipes, je suis là. Et je leur tourne tant en tant parce que ça
monte, ça descend et c'est la personne qui va diffuser. Et justement, comment on arrive à
développer cette stratégie, à identifier cette stratégie de... Nous sommes le parc pour la famille
et les enfants les plus jeunes, 3 à 9 ans, notamment. Et quand on arrive à se dire, c'est
ça la stratégie et 2, à mettre un plan de développement derrière. Ça prend 6 mois. D'abord,
tu comprends qu'il n'y a un truc qui ne va pas. Tu comprends que le positionnement n'est pas bon,
tu comprends que les équipes sont un peu décalées, tu comprends, tu vois des choses. Après, tu vois
le potentiel. Tu vois que quand tu frottes un petit peu, tu retires un peu le sab, tu vois que ça
brille en dessous. Donc tu te dis, tiens, c'est comme... Il y a des qualités. Enfin, je ne suis pas en train
de développer un truc dans l'Arzac où il n'y a personne autour. J'ai 3 millions de familles autour
de moi, 12 millions de visiteurs. J'ai une grosse jeunesse à l'envis. Alors, j'ai plein de concurrents.
Mais par rapport à d'autres copains qui gèrent des parcs dans des zones un peu plus éloignées,
j'ai une chance folle. Ça coûte plus cher en communiqué. Effectivement, il faut une voiture
pour venir chez moi. Pour l'instant, je ne peux pas recharger le voiture électrique. Il y a plein
de défauts. Mais tu vois bien qu'il y a un potentiel. Donc après, une fois que tu as identifié ce
potentiel et que tu te dis, je vais projeter le développement de ce potentiel, tu te donnes des
axes, puis après, tu fais tout pour suivre tes axes. Ça a été un peu plus vite que prévu,
parce que moi, j'avais prévu d'arriver... Le parc, il vit entre 300 et 315 000 visiteurs depuis
10 ans, à peu près. Il y a 20 ans, il montait à 700 000 visiteurs. Donc c'était le double. Au
moment où Jean-Richard était seul sur le marché, il n'y avait pas Astérix qui t'assicillait.
J'allais dire, il n'y avait pas Astérix à 15 minutes et Disney à 35. Exactement. Donc à l'époque,
le parc, il était le seul lieu où vraiment les familles pouvaient faire découvrir aux enfants
des choses. Et d'ailleurs, c'était de choses assez simples. C'était des grands tobogans, c'était des
cascades de... Enfin, c'était vraiment un charri varie super sympa. Moi, j'aime beaucoup Jean-Richard,
parce que je trouve que c'est un type extraordinaire. Pour avoir une vision en 63, quand un parc est
thématisé, il faut déjà avoir une projection. Et c'est son premier parc. Le seul dans le monde
qui avait fait ça avant, c'est Monsieur Disney en 55, en Californie, avec la première ouverture
de Disneyland. Et il faut avoir une vision, parce que acclimatation existe depuis 150 ans. Mais
acclimatation, ce n'est qu'un regroupement de forains. C'est-à-dire qu'il n'y a pas de thématique. C'est
pour ça que j'attendais beaucoup de la thématique qui a été faite il y a 4-5 ans et que je trouve
qu'elle n'est pas encore arrivée au bout du bout du bout. Mais ça, c'est une discussion que j'aurais
avec eux. Un jour, si j'avais la possibilité, je suis très humble et je n'ai rien à apprendre aux gens
de l'acclimatation. Mais quand le parc est créé, il se dit tout de suite, Jean-Richard,
on va faire des thèmes. Alors il pense à 5 thèmes, il ne pense pas qu'à un seul thème. Et moi,
quand j'arrive, c'est encore un peu le bordel. Et je me dis, c'est le terme du far-wesqu'est
le mieux, parce que ça correspond à tout ce que je t'expliquais. Et puis là après, je vois
avec le groupe et je leur dis, voilà ce qu'il nous manque, voilà ce qu'il faudrait. Et tout
découle de ça. Le silver était déjà en route, donc je ne s'interviens pas dessus. J'arrive,
il est créé à peine au moment où j'arrive, mais il est complètement dans la thématique et il respecte
les trois temps, le pré-chaud, le poche-chaud et ainsi de suite. Le Wild Buefalo, c'est une vraie
discussion avec le groupe. Qu'est-ce qu'il vous faut ? Pourquoi faire cette attraction ? Quelles sont
les conditions ? Et en fait, comment tu arrives à choisir un wooden ? Ça faudrait peut-être un peu
plus de temps aujourd'hui, mais c'est une logique qui en fait a commencé en 2022 quand j'arrive et
que je fais le positionnement du parc. C'était l'une de nos questions justement, c'est pourquoi le
Buefalo fait du poids. Qu'est-ce qu'il nous a amené à tout l'idée du Wild Buefalo ?
Le départ, il nous faut une attraction, alors pardon aux auditeurs qui vont nous écouter, c'est un
terme que j'aime pas beaucoup, mais qui correspond en fait à l'objetier, il nous fallait du débit,
il fallait bien sûr être capable d'absorber une quantité importante. Moi j'ai un parc qui
satisfait beaucoup ses visiteurs, on est entre 8 et 8-10, en fonction des années ça dépend. Pour
vous donner un exemple, je crois que devant nous, parce que le collimétrique, il fait cette étude,
je le fais avec beaucoup de parcs, il y a aussi bien la CDA, il y a beaucoup beaucoup de parcs. Et
donc on se positionne, on voit qu'on est bon, pas bon, c'est plus facile d'être bon quand
un parc régional que quand un parc comme Disneyland, mais je sais qu'on est plutôt bon. Et du coup,
j'ai perdu mon fil conducteur. Et du coup, je sais que je perds malheureusement la satisfaction
passée 4.500 visiteurs. Là aujourd'hui par exemple, on va atteindre les 5.000 visiteurs,
je sais que je vais avoir des plaintes parce qu'il y a un peu trop d'attente et que quand
t'as un parc pour enfants, malheureusement il faut que tu sois capable de pas faire attendre trop
longtemps. Un enfant, 15-20 minutes, c'est quasiment une heure pour toi parce que t'es un adulte et
pas tellement le fait d'attendre, c'est que t'attends pourquoi ? Au Saisounis, un certain parc où
tu attends 2h, 3h, voire 4h, tu prends un face pass, t'attends que 1h30, mais t'attends 20h30.
Nous, au bout de 20 minutes, l'enfant, c'est compliqué, il faut que ça avance, il faut bon.
Donc du coup, il nous fallait quelque chose pour débiter, pardon encore du terme, de l'expérience
qualitative et faire en sorte que le parc se fluidifie. Aujourd'hui, si je ne suis pas encore
arrivé, parce que le Wadouifalo, il a été créé en avril, et en fait on est encore dans l'apprentissage
du process. On est encore en train d'apprendre comment on fait pour que le 2e train ne s'arrête jamais,
que en fait on améliore notre process. On voudrait arriver à peu près, avec le travail qu'on fait,
je pense qu'on arrivera un jour ou l'autre, à peut-être entre 4 et 5 000 visiteurs par jour,
donc à peu près entre 500 et 600 visiteurs heure, mais le moindre problème PMR, ça arrive et il faut
les accueillir. Donc des gens qui ont des mobilités réduites ou des difficultés de se déplacer,
il faut que tu puisses arrêter ton train, ton rythme et puis les mettre à l'intérieur en sécurité.
Mais tout ça au final pour dire, il te faut du débit, 2, il te faut que ça soit dans la thématique.
Quel thématique ? Le Far West, conquête de l'Ouest, plutôt bois, parce qu'on va proposer,
tu veux bois et métal pour la structure ou tu veux que bois ? Parce que c'est beau,
parce que c'est esthétique, parce que c'est un vrai petit lit. Après, il fallait qu'on choisisse
une attraction qui tienne sur un espace particulier, en pente, assez réduit, donc tu n'as pas
des milliers de fois là-dessus. Et après, il fallait que je puisse la thématiser dans
ma thématique de conquête de l'Ouest et que ça soit crédible. Du coup, moi je propose
au groupe, et pourquoi on ne ferait pas ? Le groupe me dit, tu devrais prendre un rollercoaster
parce que ça débile plus que d'autres attractions. Ok, plutôt un wooden, je dis, ok, je ne connais
pas bien, je vous écoute. Et après, ils me disent, toi ce que tu vas devoir faire, c'est raconter
une histoire et intégrer le truc, ce que tu sais bien faire ça. Qu'est-ce que tu ferais si je te
file un truc ? Et là, on a commencé à réfléchir, on a commencé à travailler, notamment avec
un monsieur du groupe, il s'appelle François Jérôme Parent, qui est l'ancien patron de Bagatell,
dont le papa était patron de Bagatell à l'époque. Et puis, on travaille, on réfléchit,
et puis je dis, voilà, ce qu'on va faire, c'est qu'on va raconter une histoire. Au début,
d'ailleurs, je ne la raconte pas, c'est lui qui me corrige. Je dis, on va faire croire aux gens
qui vont monter sur un rodeo sauvage. Ils me disent, c'est une super idée, mais tu ne peux pas
parler de rodeo. Donc tu vas aider un bison sauvage, j'ai assez échappé, je donne toutes
les vérités. Et du coup, tout le travail, plutôt que de faire ton truc que tu voulais faire, Antoine,
qui était dit, est-ce que tu vas oser monter sur un bison sauvage ? En fait, est-ce que tu vas
aider un bison sauvage à échapper de Kobold Mayveian ? Et il a totalement raison, parce que je me serais
fait tirer les oreilles par deux, trois personnes qui m'ont dit, mais vous ne pouvez plus maintenant
parler de rodeo, parce qu'on est dans un monde plus propre. Donc au final, on a raconté l'histoire,
et c'est vrai que tout correspond, et qu'on est encore en train d'approviser la bête, parce que
une attraction nouvelle sur un espace aussi petit qui monte à 70 km, c'est très rapide,
je pense que vous avez vu que c'est très rapide, c'est toute une technologie. Il a fallu prendre
en compte le fait qu'il y ait une pente de 7 mètres naturelle, que du coup, on n'avait pas besoin
de monter très haut, on peut monter qu'à 13 mètres de hauteur, on a creusé un trou de 6 mètres,
donc toi tu passes à moins 4 mètres, et en gros, tu as un déniblé de 24 mètres sur un espace assez
court, qui te permet d'avoir pas mal de sensations, et qui te permet de ne pas demander
d'effort physique au visiteur. Quand tu commences à avoir des spins, quand tu commences à avoir
des looping, l'attentissement des efforts physiques, et qui fait que tout de suite, la hauteur minimum
passe à 1 mètre 20, voire à 1 mètre 40% d'attaction de la CX, et c'est super, mais sauf que
du coup, tu es plus trop au fonds haut. L'accessibilité est pour les plus jeunes, du coup, elle en fait.
Toujours dans une intention familiale. Voilà, et moi je suis allé voir les deux constructeurs principaux,
GCI et Gravity, on a choisi GCI parce qu'il y avait moins d'entretien, je te dis les vérités.
Gravity a un magnifique train, mais qui nécessite beaucoup d'entretien parce qu'il est boulonné,
alors que celui de GCI est soudé, et du coup, on a pris GCI et on a été très content de travailler
avec eux, ce sont des gens incroyables, ils sont venus avec une équipe travailler pendant
pratiquement cinq mois consécutifs sur le parc, et ils nous ont sorti une beauté. Après moi,
je me suis occupé de la thématique, donc créer les petits espaces que vous avez vus, raconter l'histoire,
et mettre en configuration. Et le lien entre vous et Looping, en termes de rapport de force,
si je peux utiliser ce mot, est-ce qu'il peut vous imposer des choses que vous pouvez...
C'est une discussion, j'imagine, entre les deux ? Il peuvent tout m'imposer,
c'est eux qui ont la main sur tout. Il peuvent tout m'imposer, mais jusqu'au jour où tu dis,
bah moi je ne cherpuis rien, je m'en vais. Après, tu peux tout contester. Looping, c'est vraiment
le groupe où il t'écoute, et si t'as raison, t'as raison. Mais, perds pas de temps sur les trucs où
tu sais qu'ils ont raison. Par exemple, c'est toujours un peu compliqué, parce que le métier
de directeur de parc, il a vachement évolué depuis maintenant dix ans. Au début, c'était plutôt
des personnes qui étaient là pour faire la partie opérationnelle, et d'ailleurs, tu en as encore
beaucoup de directeurs qui viennent à partir opérationnelle, qui savent faire gérer les attractions,
ou qui viennent un peu des RH. Et là maintenant, on a de plus en plus des directeurs qui sont des
développeurs, des personnes qui vont avoir une relation plus de développement, marketing,
qui vont maîtriser les nouvelles technologies, toute la partie digitale,
tout le marketing automation qui sont des choses essentielles puisque tu ne fais que
vendre de l'expérience. Donc pourquoi tu ne l'avants que au moment où ils sont là ? Non,
faut que tu l'avantes au moment où ils achètent leurs billets. Qu'un jour avant, tu les rappelles
en disant, c'est dans quinze jours que tu as prévu ton technique, parce que sinon, moi je peux te
proposer une offre avec un billet pour pouvoir manger dans un restaurant. Deux jours après, tu lui dis,
dis donc, tu faisais de parties sans acheter tous vos photos ? Si vous voulez acheter vos billets
maintenant pour revenir dans un an, alors tout ce que je te dis, je ne le fais pas encore
parfaitement, mais je commence à le faire. Et en fait, tout ce travail de développement,
il est plus important aujourd'hui que le travail de savoir gérer tes attractions. C'est pas
mon boulot. En plus, j'ai très peu de connaissances là-dessus, j'ai un service technique, mais mon
boulot, c'est de remplir le parc dans des bonnes conditions, donc suffisamment satisfaisant pour
que le visiteur ait envie de revenir vite. Je te donne juste deux chiffres, trois personnes sur quatre
sont déjà venus au parc. Sur les cinq visiteurs aujourd'hui, tu as 3 sur 4 sont déjà venus. Pourquoi
ils sont revenus ? Parce qu'ils ont été contents l'année dernière fois. Comment tu fais pour les
faire revenir vite ? Ils ont été très contents l'année dernière fois. Comment tu fais pour pas les
faire revenir ? Ils ont été mécontents l'année dernière fois. Ils se disent qu'ils vont te redonner
une chance, mais pas tout de suite. Donc en fait, ton flux, il est comme ça. Il faut que tu as
satisfaction soit dans ton mindset. Tu as trois trucs, la fréquentation, est-ce que tu as du monde ?
Est-ce qu'ils vont dépenser de l'argent de manière intéressante pour toi ? Attention de
pas leur faire trop dépenser non plus, parce qu'ils vont te prendre pour quelqu'un qui les piège
un peu. Ce qui arrive maintenant à certains parcs avec des grandes oreilles où les gens se sentent
un peu coincés. Et je l'ai en commentaire tout le temps ça. Je l'ai en commentaire parce qu'en
fait les gens se sentent mal dans la possibilité de vivre leurs expériences pleinement. Vaut mieux
viser moyen à un parc national comme un bel astérix que d'aller se taper une journée à Disney si
t'as pas les moyens. Disney c'est fantastique, j'adore, j'ai travaillé. Mais c'est pas un parc pour
se retrouver frustré dès que tu vas acheter un burger ou un truc. Justement j'avais vu des interviews
que vous avez déjà donné où il y avait 82% des visiteurs qui se disaient prêt à revenir. Déjà
très belle state. Ça s'accompagne aussi avec un plan de développement. Il y a déjà eu le
Silver Mountain, là il y a Walbu Fallow. Vous avez dit qu'il y a encore des investissements sur les
trois prochaines années. Est-ce que vous en dire un peu plus là-dessus ? En fait le travail qui a
commencé c'est un travail de réflexion de cette zone basse du parc. On a donc fait un porche d'entrée
qui ressemble à quelque chose avec un précho d'accueil. Ainsi vous l'avez peut-être vu parce que
vous êtes arrivé tôt. Donc tous mes collaborateurs qui sont volontaires vont danser avec notre
chérif qui fait la danse de bienvenue. Et puis après on a développé l'UX dans beaucoup d'attractions.
On a eu ce Walbu Fallow et là j'ai encore un travail pour retirer un petit peu certaines
attractions qui sont un peu arrivées au bout de leur histoire ou qui sont plus tellement dans la
thématique et qui sont un peu moins intéressantes. Et j'ai notamment un travail à faire sur la place
d'entrée là. Une fois que t'es rentré, alors le show d'accueil c'est pas mal. Tu rentres, tu as le
Tipeee, tu as la petite zone, la gare, c'est pas mal. Le Château d'eau ça va. Et juste après tu
comprends pas. Tu dis mais attends, déjà les deux tours, c'est deux tours de Koboy ou c'est un peu
oriental ? Un peu oriental. Donc ils ont transformé le truc qui était un peu oriental. Donc là il faut
trouver un peu un moyen de bien le faire intégrer. Et puis après cette zone là où il y a ce qu'on
appelle le Sonora, donc l'attraction avec les ballons, qui est une très belle attraction et qui
marche très bien, elle ne devrait pas être là. Ça ne devrait pas être cette attraction qu'on voit
en premier. Ça ne rentre pas dans la configuration de l'effet où à où je veux tout faire. Elle est
un peu dans l'effet, il y a ça à faire. C'est pas la même chose. Et du coup, et en plus c'est une
erreur, mais c'est une erreur. Moi je l'aurais faite. Il faut que tu mets les attractions avec des
très fortes débis en bas. Il ne faut pas tout le temps avoir besoin de monter. L'erreur, je le dis aux
personnes qui écoutent ton podcast, ne restez pas en bas dans un parc. Allez tout de suite en haut et
faites l'inverse des gens et vous redescendez. C'est vrai que si tu regardes mon parc, les
grosses attractions sont plutôt en haut. Tu vas regarder le Silver. Silver c'est 350 visiteurs à
l'heure. Le Tiger 350, tu vas regarder Cheyenne, c'est un petit peu moins, mais ça fait beaucoup
parce que ça tourne toute la journée. Il y a pas mal de choses sur lesquelles il ne faut pas rester
en bas. Le Bandidos, sur lesquelles je vois des queue de temps en temps qui sont énormes, c'est pas
l'attraction qui débute beaucoup. Il faut avoir l'intelligence de se dire où est-ce que je dois
aller pour pouvoir optimiser ma journée et surtout pas faire la queue. Parfois j'ai des gens qui ont
fait une heure de queue, une attraction et il est midi et demi. Ils vont déjeuner. Je dis que votre
journée n'est pas bien faite. Après, personne n'est parfait et peut-être qu'il y a aussi ce côté
spontané. On rentre, on veut tout faire et donc on fait la queue pour faire un truc et on croit qu'il
y a des gens qui sont avec eux partout. Donc cette place d'entrée là, il faut qu'on la travaille et
ce sonnera, si jamais il est amené à bouger, ce qui est le cas, il va remplacer une attraction qui peut
être dans le parc un peu moins son rôle maintenant ou se retrouve un peu dans des difficultés
techniques. J'en ai deux, trois qui ont des difficultés techniques qui me coûtent de l'heure,
d'autretien, qui nous emplace. En la changeant, ça me permettrait de gagner de l'efficacité.
Et donc là pour vous, vous avez une vision assez claire de ce qui va se passer dans les
prochaines décennies, en tout cas ce qui serait idéal. J'imagine.
Oui, là le plus important pour moi dans les prochaines, c'est les spectacles. Alors,
j'explique un petit peu comment il fait le parc. Le parc, on a, je dis souvent une trentaine
d'attractions, mais dans les trentaines d'attractions, je mets des espaces qui sont un peu les airs de
jeu, des trucs qui sont un peu les poids d'air, tout ça. Donc en fait en attraction, réellement,
je dois en avoir 26, un truc comme ça, ou 25, c'est plus exactement. Et en fait, si tu
compares ça avec un parc comme Bagatell, ou St. Paul qui est à 45 minutes, ils en ont peut-être
une quarantaine. Donc on a un peu moins d'attraction que les autres. Alors ce parc c'est moins
bien, mais ça veut dire que nous on a peut-être besoin de compenser un peu ce manque de capacité.
Et comme on le fait, on le fait par les spectacles. On a trois spectacles par jour, on a une troupe
de casins de comédien, une trentaine de chevaux, une vingtaine de pônef à une petite ferme.
Et en fait, on arrive à temporiser la journée de nos visiteurs avec ces trois spectacles.
Le problème, c'est que les trois spectacles n'ont pas beaucoup évolué en cinq ans.
On les a fait évoluer un peu, on a fait évoluer celui de 13h30 qui a totalement évolué.
Mais en fait c'est toujours un peu le même lieu, c'est toujours un peu la même histoire.
Et là, on est sur un très gros travail de reconduction, du contrat qu'on a avec la
société Casca des Fantaisies. Donc on a fait un appel d'offre et on est en train de voir plein de
gens pour essayer de réfléchir à ce qu'on doit faire. Et on n'est pas très très loin de pouvoir
faire quelque chose de formidable. Et on nous manque un peu trois, quatre petites choses,
un peu des problèmes techniques, un peu de problèmes de mise en scène, un peu de problèmes
d'écriture. Et c'est vachement intéressant parce que je pense que ça, ça va être un vecteur
immédiat satisfaction que je ne mesure pas encore, qui va nous permettre de booster beaucoup la
satisfaction et donc la revisiter. Si tu parles du principe que 82% des gens ont fait les spectacles
et que 50% ont fait au moins les trois spectacles, 82% ont fait au moins un et 50% ont fait au moins les trois.
Donc les trois. Et tu te dis, en fait, les spectacles ont un très grand rôle. Ils ritent pour la journée
du visiteur. Ils me permettent aussi en faisant le spectacle à 13h30 d'aider un peu mes restaurants
à pas être trop... Avoir un spectacle à 14h. Imagine le Roche, le mec qui arrivait tous de
1000 à 14h, il fallait absolument qu'il y ait des jeunes, machin de truc. C'était stressant,
l'expérience n'était pas bonne. Mes équipes étaient surévitaminées. En mettant à 13h30, on a ceux
qui mangent avant, ceux qui mangent après. Et du coup, on fait passer de bien meilleur journée à
tout le monde et au visiteur. Et donc en arrivant, vous avez principalement décidé que la thématique
du far-west serait la majeure le présent. Est-ce que c'est quelque chose qui pourrait s'essouffler ?
Ça vous fait peur peut-être que ça peut s'essouffler ? Ou est-ce que c'est infini ?
C'est infini. D'abord, tu ne verras pas de drape au-méricain sur le parc, alors qu'on est
sur la conquête des États-Unis. Pourquoi ? Parce que la conquête de l'ouest, c'est un principe.
Alors nous, on a eu... Parce qu'on est un vieux pays, on a eu des moments incroyables de conquête.
Je ne vais pas parler de trop de colonies parce que je pense que ça associé aujourd'hui,
il y a des choses qui sont politiquement plus incorrectes. Mais il y a des gens qui sont partis
à l'aventure. Nous, les Français, on a été très très bons en développement de nouveaux marchés
comme l'aviation, la voiture, il y a des conquêtes de l'espace. En fait, ce moment de conquête,
c'est quand les hommes sortent de leur quotidien et vont vers l'inconnu, vont affronter plein
d'aventures et c'est vrai que c'est un thème qui est assez sympa. Donc je pense qu'il est inéxouflable.
Après, on se base sur des cowboy, des indiens, des mexicains, parce que c'est les repères un peu
enfantins qui sont assez faciles et qui me permettent de faire revenir des gens de vos âges.
Vous allez voir aujourd'hui, j'en ai pas vu, mais j'ai des adultes qui sont habillés en cowboy ou
en indien. Et j'adore, je trouve ça génial et c'est comme ça qu'il faut le vivre. Il faut revivre
le petit garçon que tu étais. C'était tout le principe, il est là en fait, c'est de remettre
les gens dans un environnement enfantin où on ne va pas juger par rapport à nos idées politiques,
ni par rapport à nos convictions, ni par rapport à nos moyens. On est dans un espace hors du temps,
avec une naïveté, une fraîcheur qui fait beaucoup plaisir.
Vous avez bien distingué qu'il y a les parcs régionaux, nationaux et internationaux.
Oui, je veux bien en parler de ça.
Oui, pas le même rôle.
C'est ça. Le rôle, le positionnement du parc, parce que, comme vous avez dit,
vous êtes enclavé entre un parc national qui est à Asterix, un parc international qui est
Disney, vous êtes régionnel au centre. Et comment vous positionnez-vous, la gestion forcément
elle diffère, mais aussi comment vous pensez votre développement vis-à-vis de ça ?
C'est une très bonne question. Et c'est la question par laquelle on a commencé en 2022,
quand on a commencé à réfléchir sur le positionnement du parc. Il a fallu dire,
en fait, on est qui ? Si on veut devenir quelqu'un, d'abord, que sachons qui nous sommes.
On est quoi ? Quel est notre objectif, quel est notre rôle dans cette société de notre
retirement ? On sait que la société de notre retirement est passée de 3 % de la dépense
du budget familial à 8 % en 20 ans. Il y a une demande, il y a quelque chose qui se passe.
Quel rôle on a à jouer là-dedans ? Alors, le parc régional, c'est le parc de l'impulsion,
c'est le parc de la proximité, c'est le parc du rapport qui a été pris,
c'est le parc de la, souvent, des premières expériences. Le parc national, c'est un parc où
là, sur lequel tu as plus de tempo pour y aller, tu as de la réservation, c'est un peu plus cher,
tu as de l'IP, tu verras pas un IP chez moi, donc je ne paye pas d'argent à quelqu'un
pour avoir les droits d'un personnage. On m'a proposé zorur, on m'a proposé plein de trucs.
J'ai toujours refusé parce que je ne vais pas mettre d'argent dans quelque chose qui ne correspond
pas à ce que veulent mes visiteurs. Les visiteurs, ils veulent à rapport qui a été pris hyper efficace.
Donc ne chargez pas les choses. Quand tu vas à Astérix, qui est un magnifique parc qui a fait
un boulot, mais en 4-5 ans, ils ont fait un boulot dans le monde marquable.
Même la transformation qui les opère là.
Super, le spectacle est super. Franchement, quand je vais là-bas, j'ouvre les yeux,
j'apprends, je prends des notes et puis je me dis, bon, peut-être un jour, on n'a pas
ce rôle là, mais on aura cette qualité-là de finition de travail. Et aujourd'hui,
je vois plein de choses à Astérix que je veux sauter m'a faire chez nous, avoir les
attractions à 1m40, ce n'est pas mon truc. Et j'ai plein de trucs aussi à apprendre.
Et puis après, t'as le parc international où là, t'es le bienvenu quand tu veux,
parce qu'en fait, ce n'est pas le marché principal. Alors que le parc national,
t'es le marché principal, tu vas être amené à entrer dans une machine qui est peut-être la
plus belle vers Disneyland Paris. C'est d'une des plus belles machines. Les IP sont incroyables.
Là, la Nouvelle Zone, Avengers, je suis fan de tout ça. Moi, je lisais Spider-Man quand
j'étais petit, j'avais lisé Strange. Et en fait, t'es dans un monde incroyable, mais toi,
en tant que local, on te met un scale qui est peut-être, tu as l'intérêt à avoir un peu de
pognon, un peu de trucs. J'ai presque envie de dire que c'est plutôt la visite, pas d'une vie,
mais quasiment, tu sais que t'es à 120 euros pour les deux parcs en été par adulte, 140 sur
les périodes où t'es en surprenu. Bon, voilà, tu sais ce que t'as. Par contre, t'as un truc
absolument incroyable et tu vas peut-être une fois dans ta vie, peut-être deux fois, alors que ici,
un parc régional, tu vas trois, quatre fois par an si tu veux, puisque ton prix, moi, je vais vous
donner les prix si vous voulez, mon prix moyen de billet d'entrée, c'est 20 euros. Alors, tu vas
trouver à 34 euros en caisse, en fait, il y a très peu de gens qui l'achètent 34 euros. T'as pas
mal de gens déjà qui vont l'acheter peut-être 31 euros sur le web, mais en ce moment sur le web,
si tu vas regarder les prix dynamiques, tu vas trouver des billets à 26 euros et en fait, si tu
viens avec des groupes, tu vas tomber à 21 euros et puis si tu viens avec les centres aérés qui
auront passé la semaine chez nous, parce qu'il y a plein de gamins qui ne partent pas en vacances et
que tu as aussi un peu un rôle social, ils vont payer 13 balles. Donc en gros, en moyenne, tu vas
payer 20 euros. Tu vas dépenser en moyenne 7 euros de restauration, donc ça veut dire qu'en gros,
tu vas satisfaire tout le monde pour cet euro. Certains vont mettre 15 euros pour un repas adulte ou
10 euros pour avoir un repas enfant dans le restaurant, puis certains vont venir avec l'ascendage
et c'est normal. Où ils vont mâcher la 108 à 3 balles 50. Et puis après, tu vas dépenser
après 3 euros sur la boutique et les extras. Donc, te faire un tour de pôdés, c'est 4 euros,
ça rentre là-dedans, t'acheter un petit pistolet à haut pour t'amuser à tirer son papa ou des
cartouches, ça va rentrer. Donc 30 euros par personne. Donc en gros, tu vas maîtriser avec ta
femme et tes enfants, tes deux enfants, 120 euros ta journée. C'est beaucoup d'argent, mais t'en
apporte ton argent puisque t'arrives à 10h30 de matin, tu repars à 19h le soir et t'as passé
une journée incroyable avec la nourriture compris et les petits cadeaux compris puisque c'est
une moyenne. J'ai l'habitude de faire du Disney, du Asterix et en fait, tout ce que vous dites là
depuis tout à l'heure, je me dis, votre bilan pour être à l'équilibre, au moins à l'équilibre,
puis après dans le verre, ça va être extrêmement compliqué à gérer.
C'est pas du tout. Pas du tout.
Ah non, pas du tout. Au contraire, non, plus tu vas sur des parcs haut de gamme, plus c'est
compliqué, plus c'est des parcs... Pourquoi ça marche très bien, les trucs de forain et tout ça ?
Parce que je fais une grosse distinction entre nous et les forains parce que les forains que j'aime
beaucoup, qui font un super boulot, puis on a tous aidé, aimé, elle a fait un an de ça, ils ont un
travail qui est très différent de nous. Leurs attractions sont mobiles, les notes sont fixes,
donc moi je parle d'attraction et eux je parle de manège, tu vois, c'est une grande différence que
je fais et je les respecte beaucoup. Mais en gros, aujourd'hui, pourquoi ça continue et pourquoi ça
marche ? Parce que tu arrives à faire de l'argent. Nous, le seul problème, c'est un problème de volume.
Mon coût de location de l'espace, mon coût de pérole, mon coût de matière première, tout ça,
c'est des choses qui sont convenues à l'avant, c'est sur lequel en fait, tu as juste besoin d'arriver
à faire en sorte, moi je gagne pas d'argent avant 1500 visiteurs et j'en ai plein de jours où je
fais pas 1500 visiteurs. Je gagne pas mal d'argent entre 1500 visiteurs et puis 3000, 3000, 5000 et
je gagne beaucoup d'argent à passer 4000 visiteurs. Par contre, tu sais que passer 4000 visiteurs,
tu dégrades ton expérience jusqu'à 5000 à peu près. Après 5000, ça devient très compliqué
parce que les gens sont vraiment furieux et du coup, tu n'as pas intérêt à remplir trop ton parc
parce que si tu remplis trop ton parc, tu vas faire en sorte que les gens décalent leurs visites,
donc tu es contre-productif à toi. D'où l'équilibre de faut ça remonter en capacité pour pouvoir
justement avoir ces revenus qui rentrent, mais en même temps ne pas trop, pas trop à faire appel
parce que si d'un coup il y a une vague de visiteurs, l'expérience sera trop dégradée.
Exactement. Et là, du coup, tu décales dans le temps la revisit et en fait, tu te tires
toi une balle dans le pied. Il faut que tu prennes un peu tout le temps à moyen de gens que prendre
beaucoup, beaucoup de gens ou prendre peu. Il faut être un peu dans un quelque chose, c'est une
gestion à la paire de famille, pardon de dire ça parce que c'est un terme qui parfois est péjoratif,
mais il faut être dans l'équilibre. Remplir ton parc de 7000 visiteurs, j'ai le droit de m'aller
jusqu'à 7000 visiteurs au niveau légal. 7000 visiteurs, c'est une journée de merde pour les visiteurs,
donc ce n'est pas une journée que je souhaite jamais. Passer 5000, je ne suis pas très heureux,
je vois bien que ça pose un problème et que je ne rend plus mon rôle. Alors en dessous de 1500,
je pleure et certains visiteurs pleurent aussi parce qu'il faut un peu de l'ambiance.
Il faut, tu vois, c'est un peu le principe de la soirée où il y a trop de personnes à danser,
mais je ne parle pas. Donc en fait c'est un mix et malheureusement, j'en ai plein de journais à
moins de 1500. C'est comme ça. C'est ce jour avec la com ou la météo ? Maintenant, tout mon travail,
je vous donne un peu le cœur du système parce que je ne pensais pas qu'on en reviendrait,
mais tout mon travail, c'est d'arriver à faire en sorte que tous les billets de noms datés que je
vendent deviennent des billets de datés. Alors tu as un système facile, ce que font les gros parcs,
c'est-à-dire que tu fais sur réservation, mais ça incite pas les gens forcément à venir plus.
C'est juste que tu sais qu'il y aura moins de monde ce jour-là, ce que tu le sais,
puisqu'il est bon. Moi le travail, c'est d'arriver à faire en sorte,
d'où le lancement du principe dynamique depuis quelques mois, d'arriver à faire en sorte que
je puisse mesurer sur les journées. Tiens, je n'ai un jour né faible, j'ai pas de groupe,
je ne vais pas avoir d'input par rapport à telle telle action que j'ai montée,
je n'ai pas un partenaire avec qui j'ai mis en avant un tarif spécial. Comment je fais pour
remplir cette journée ? Comment j'aiguille les visiteurs ? Parfois on y arrive un peu avec les sous,
mais ce n'est pas tellement les sous qui font la chose, c'est plutôt les programmes,
comment tu saisinalises par exemple, est-ce que tu as créé un Momentum ? Par exemple nous,
on a trois ou quatre saisons plutôt, on commence par la country au mois d'avril,
après on a la fiesta mexicaine au mois de juin, après au mois de septembre le l'été indien,
et on a Halloween au mois d'octobre. Il faut que la personne aille des raisons de revenir,
parce que moi l'objectif c'est de revenir tout le temps. Ces petites choses-là me permettent
de travailler, et puis pendant la canicule, au bout de deux jours de canicule ou trois jours de canicule,
on s'agrave dans le blanc des yeux, on a dit bon soit c'est parti pour dix jours,
et on va rien faire. Canicule c'est entre 600 et 800 personnes par jour, donc c'est nul.
Et donc on se dit bon, qu'est-ce qu'on fait ? On s'arrête les dents, on reste comme ça,
on s'invente un truc, et on s'est inventé un truc en six jours, on a inventé la splage partie,
donc on a mis des gros bac à eau dans le parc de 500 litres, et on a vendu nos pistolettes de zaux,
et on a créé la plus grande bataille d'eau de pistolets, et là on a eu plein de choses,
on a eu 1500 personnes qui sont venus ou le des 600 pour se tirer dessus,
alors surtout tout le monde, on consomme très peu d'eau en faisant ça, et puis tout revend dans la
nappe phréatique, puisque nous n'avons pas connecté au central, on a une nappe phréatique avec
une centrale d'épuration, donc on est très respectueux, on est très rseux, c'était pas pour gâcher l'eau,
mais ça a permis aux gens de s'amuser, et puis franchement on gâche pas beaucoup d'eau avec
un pistolet ou quoi, c'est pas ça qui consomme. C'est pas des sodos. C'est une même danse, on doit
du coup, la question que j'ai envie de vous poser pour terminer, c'est que votre carrière vous a fait
plein de choses, peut-être que je ne sais pas, dans quelques années vous allez encore évoluer et
partir ailleurs, alors c'est quoi si jamais vous vous êtes amené à partir, quel marque vous auriez
aimé ? L'empreinte. Oui, c'est ça, qu'est-ce que vous aimeriez, laisser à la mer des sables, et
partir en vous disant voilà, j'ai permis à la mer des sables d'arriver à ce niveau.
Moi je ne suis pas là pour être aimé, je suis là pour être respecté, donc si les gens te disent
après qu'ils me respectaient, ça me suffira, mais la port, c'est pas un apport personnel,
c'est pas Antoine, c'est toute l'équipe, c'est une équipe très impliquée, c'est une équipe qui
parfois d'ailleurs est tellement impliquée que ça en devient problématique, notamment c'était
un de nos problèmes ici, et je le subis pareil que eux, c'est-à-dire qu'on est trop souvent là,
parce qu'il y a une notion, il y a un complexe de ne pas être là le jour où c'est ouvert,
ce qui est un peu bizarre, alors pas tous, certains arrivent à s'en détacher, mais s'ils peuvent
dire qu'on a fait du bon boulot et qu'ils respectent le travail qui a été fait, je serai ravi, et moi
je les respecte en tant qu'équipe, parce que je sais que sans eux c'est absolument impossible,
j'ai des warriors, et un des responsables d'un appartement qui appelle ses collaborateurs un peu
performants les Pépites, moi je les ai des Pépites moi aussi, et ça correspond bien en fait à la
tête de ça, mais j'ai des Pépites, et c'est vrai que sans les Pépites, si tu n'as pas les Pépites,
tu n'avances pas, tu peux être le plus génial, et là tu vois, après Covid on a eu un petit problème,
pendant deux ans on a eu beaucoup de gens qui sont un peu démotivés, des gens du compupt public,
qui sont nous travailler ici, et là ça y est, ça s'est arrangé, on voit que les gens se sont
bien peu au travail, on voit qu'on est passé à une autre dimension, et c'est vrai que je vois des
jeunes sortir et je me dis, peut-être que ça pourra perdurer un peu, et puis c'est ça qui a
d'intéressant, c'est qu'avec le groupe on a une discussion de développement, on aimerait emmener ce
parc à 450 000 visiteurs, on a été un peu plus rapide que prévu pour arriver à 400, je suis un peu
plus long que prévu pour arriver à 450, à cause du mauvais temps de la dernière qui nous a beaucoup
embêtés, et le mauvais temps cette année va encore une fois nous en bêter, mais on va y emmener
tranquillement, après le problème c'est surtout d'éviter d'avoir des 7000, 2 000, 7000, 2 000,
et d'avoir un 4 500 tous les jours, c'est ça l'idéal, parce que les visiteurs et visiteurs
elle est hyper importante, parce que tu, à 2000 tu ne travailles pas, et à 4000 et à 7000 tu fais...
... vos expériences.
Ouais, je fais un travail de merde, pardon, on peut dire ça.
Ok, c'est là.
Si vous pouvez me dire que j'ai été quelqu'un de respectable, je serai content.
Merci beaucoup pour cette belle interview, c'était vraiment super.

C'était super.
Et puis on se retrouve très bientôt dans de nouveaux podcasts de Puissance Park,
n'hésitez pas à nous suivre sur tous nos réseaux.
Voilà, j'allais dire, les réseaux vous les connaissez,
PuissancePark.fr.
Voilà, le site internet, le vaisseau admiral, donc merci de nous suivre, merci Antoine Accaère.
Et à très bientôt.
À bientôt.
Dans l'Ouest américain.
Dans l'Ouest tout court.

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PuissanceParcs

Un podcast sur les parcs d'attractions et parcs à thèmes avec plusieurs émissions dont : - AFTERPARK : Un débriefing d'un parc que nous venons de visité. Avec : Benjamin, Johan, Valentin et Gérôme
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