Rumpelstiltskin ou la fileuse de prénoms – d’après un conte des frères Grimm

Durée: 20m29s

Date de sortie: 30/07/2025

Dans les histoires, les noms des personnages sont souvent importants : ils peuvent symboliser leurs qualités, annoncer leur destinée, ou encore révéler, parfois tardivement, leur identité. Mais jamais sans doute un nom ne jouât un rôle plus important que dans ce conte des frères Grimm. Écoute donc… Conte-moi l'aventure est un podcast original Chérie FM. Ecriture : Marion Lemoine Interprétation : Léa des Garets Enregistrement : Cédric le Doré Réalisation : Cédric le Doré et Adrien le Blond Edition : Anaïs Koopman Production : Anne-Cécile Kirry Direction des contenus : Sarah Conan Distribué par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

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Cherie FM
Conte-moi l'aventure !
Le podcast des histoires extraordinaires pour les enfants.
Un podcast signé Cherie FM.
Rumpelstitskin, ou La fileuse de prénot.
D'après un compte des frères Grimm.
Dans les histoires, les noms des personnages sont souvent importants.
Ils peuvent symboliser leur qualité, annoncer leur destinée, ou encore révéler, parfois tardivement, leur identité.
Mais jamais sans doute, un nom ne joue à un rôle plus important que dans ce compte des frères Grimm.
Écoute donc.
Il était une fois un roi qui n'aimait rien tant que l'or.
Il faisait payer tant d'impôts à ces sujets qu'il leur restait à peine de quoi manger.
Quand la collecte était mauvaise, le roi partait réprimander les fermiers, les meniers, les artisans.
S'ils n'étaient pas capables de produire assez, ils pourraient les employer à quelques travaux forcés.
Alors, dans les campagnes, c'était la panique.
Comme ce jour-là.
Un menier surtout se tordait les mains.
L'année avait été terrible, sa femme était décédée.
Écrasée par sa peine, c'est tout juste s'il avait pu faire tourner son moulin.
Sa production s'était réduite, comme une peau de chagrin.
Quand le jour de l'impôt était venu, il était loin de payer son dû.
Qu'allait dire le roi ?
Le carrosse s'arrêta dans la cour.
L'intendant en descendit et consulta sa liste.
Ah, c'est le pire mon roi.
Il vous doit une demi-année d'impôts.
Eh bien mon brave, si vous ne savez pas faire aller votre moulin, peut-être seriez-vous mieux dans l'armée ?
Votre majesté, Cyr, pardonnez-moi, l'année fut rude, mais je me rattraprais.
Et comment, vous agrandissez votre moulin ?
Non, mais ma fille s'est filée.
Il faudrait qu'elle sache filer de l'or pour rattraper un tel retard.
Lance à le roi, fier de son bon mot.
Le pauvre menier tremblait tant qu'il perdit un instant l'esprit et répondit.
Ah, c'est cela ! Elle file le foin en or.
Faut qu'il était. Il espérait gagner du temps avec cette invention éhontée, mais c'était sans compter sur la cupidité du roi.
Le souverain se doutait bien que le menier mentait, mais si jamais cela se révélérait, quelle prodige ce serait ?
Eh bien, j'emmène ta fille au château.
Si tu as dit vrai, je vous récompenserai. Sinon, ce sera la mort pour vous deux.
Aussitôt, les gardes s'emparèrent de la jeune fille et l'embarquèrent sous le regard effaré de son père.
Après avoir perdu sa femme, voilà qu'il avait condamné sa fille et lui avec.
Mais il était trop tard pour se dédire.
De retour au château, le roi ordonna de remplir une pièce de foin et d'y installer un rouet pour filer.
Puis il y conduisit la jeune fille.
Tu as toute la nuit pour filer le foin en or. Si au matin tu as échoué, ce sera la dernière fois que le jour pour toi se lèvera.
Et il sortit, laissant la jeune fille derrière son rouet et plomb.
Plus la nuit avançait, plus elle se lamentait.
Je mourrai donc ici, privée de mer, loin de mon père, mais quelle folie la pri.
Si ces larmes avaient eu le pouvoir de changer le foin en or, sa tâche eût été aisé tant elle pleurait.
Eh bien mademoiselle Lamonière, qu'est-ce qu'il chagrine ?
Sur le tas de foin, était apparue un drôle de petit bonhomme.
On eut dit un de ces lutins dont raffolent les légendes. Le désespoir la faisait-elle halluciner ?
Qu'importe, elle avait besoin de se confier.
Le roi m'a demandé de filer le foin en or, et si je n'ai pas fini au matin, il me tuera.
Son malheur lui paraissait plus grande encore, dit à haute voix. Mais le lutin sauta à ses côtés.
Moi, je peux filer le foin pour toi ?
Osrait-elle y croire ? Où son esprit inventait-il un folle espoir ?
Qu'as-tu à me donner en échange ? Tout travail mérite salaire.
La jeune fille hésita, puis répondit.
Euh, mon collier ?
Avec sa bague, c'était ses seules possessions, l'héritage de sa mère.
Mais à quoi bon gardait un souvenir si c'était pour mourir ?
Le lutin tendit la main, et avec un soupir, elle y déposa le bijou.
Si grande fut sa tristesse, elle frémite à ce geste.
Car cette main était bien réelle, le lutin existait. Pourrait-il donc réellement la sauver ?
Le petit homme prit une brasse et deux foins, sa cite au rouet, et le fit tourner.
En trois tours, la bobine fut pleine d'un fil éclatant.
La jeune fille n'en croyait pas ses yeux. Elle s'approcha, tira le fil.
Ça alors, c'était bien de l'or.
Le lutin remplace à la bobine, tourna à nouveau le rouer,
et à nouveau, en sortie de l'ordre.
Bobine après bobine, brasser après brasser, il fila ainsi toute la nuit.
Si bien qu'à la fin, il n'y avait plus un brin de foin, et la chambre resplendissait dehors.
Alors, le lutin disparut comme il était venu.
La jeune fille se remit à pleurer, de soulagement cette fois. Elle vivrait !
Le roi entra dans la pièce avec les premiers rayons du soleil,
et il dû fermer les yeux aveuglés par l'éclat de l'or.
Il n'osait l'espérer, mais le menier avait dit vrai,
voilà qu'une nuit l'avait enrichie plus qu'une année d'impôts.
Loin de la pésée, cette pensée excita sa cupidité.
Le soir, il conduisit la jeune fille dans une pièce plus grande encore,
remplie de foin jusqu'au plafond, et à nouveau, il ordonna.
Transforme ce foin en or, où tu mourras !
Que d'émotion pour la menier !
A peine sauvée, voilà que sa vie était à nouveau en danger.
Pas plus que la veille, bien sûr, elle n'était capable de satisfaire le roi,
mais cette fois, un espoir luisait, et si le lutin revenait.
Une heure passant, puis deux, sans qu'il paraisse,
et déjà elle sentait la mort mordre son cœur.
Elle désespérait, qu'on le froid s'agit-à, et qu'en sortit, enfin, le lutin !
Il se laissa glister à ses pieds.
Alors, tu veux encore de l'or ? Que tu as me donné, cette fois ?
La jeune fille n'avait plus que sa bague.
Avec une tendre pensée pour sa mère, qui lui offrait à nouveau la vie, elle l'a lui tendi.
Le petit homme s'installa au rouet, et fit là encore plus vite, cette fois.
Trois tours.
Une bobine d'or, trois tours.
Et ainsi de suite, jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de foin, et, pouf, plus de lutin.
Cette fois, le roi ne cache à pas sa joie.
Il y avait la de quoi assurer la prospérité du royaume pendant quelques années.
Pour la première fois, il regarda la jeune fille.
Toute manière qu'elle était, c'était la plus riche des femmes.
Et elle lui en semblait fort désirable.
Aussi, le soir, quand il l'emmena dans une troisième pièce, plus vaste encore que les précédentes, voici ce qu'il promit.
Si tu files cet or, je t'épouserai.
Sinon, tu mourras !
Cette fois, c'était la mort assurée.
Car même si le lutin venait, la jeune fille n'avait plus rien à lui donner.
Aussi pleura-t-elle plus fort encore, car elle pleurait aussi l'espoir envolée.
Hmm, hmm, pourquoi pleurer encore ?
Ne sais-tu pas que je filerai ton or ?
Le lutin était arrivé.
C'est que je n'ai rien à t'offrir.
Hmm, bientôt tu épouseras le roi.
Promets de me donner votre premier nez.
La proposition amplie la jeune femme des froids.
Mais avait-elle le choix ?
Et puis, qui savait si elle aurait un enfant du roi ?
La mort dans l'âme, elle promit.
Le lendemain, le roi trouve à la menière Auréolédor et son coeur bâti fort.
La jeune fille n'avait aucune envie de l'épouser, mais ce sort valait mieux que la mort.
Encore fallait-il s'assurer qu'elle n'aurait plus besoin du lutin ?
Si je vous épouse, je ne filerai plus jamais.
Euh, ce n'est pas digne d'une reine ?
Confondant son amour de l'or et celui de la belle, il semblait au roi ne plus désirer qu'elle.
Aussi, accepta-t-il ?
Leur union fit le bonheur du royaume.
C'est que le roi écoutait sa femme et l'ancienne menière défendait leur sujet.
Votre fortune est faite. Cessez donc d'en demander tant aux paysans.
Occupé ainsi à jouer la conseillère et à gérer les affaires du pays, elle oubliait peu à peu le terrible petit homme.
Et lorsque l'année suivante, son ventre s'arrondit, elle ne pensait plus à ce qu'elle avait promis.
Bientôt, elle mit au monde un petit garçon.
Lorsqu'elle le prie dans ses bras, il lui sembla que son coeur sautait de sa poitrine pour se loger dans celle du bébé.
La vie n'avait plus d'autre sens que l'amour qu'elle lui portait, un amour qui chaque jour grandissait.
Mais un soir, le lutin apparut.
Je viens chercher mon dû, l'enfant que tu tiens m'appartient.
Pauvre mère, elle le savait désormais. Il aurait mieux valu mourir dans le foin que de vivre pour perdre son enfant.
Elle pousse à un tel gris de douleur que le lutin enfutait frais.
Oh ! Je te laisse une dernière chance. Tu as trois jours pour deviner mon nom.
Si tu y parviens, tu garderas ton fils, sinon, il me revient.
Le petit homme ne prenait aucun risque en proposant ce marché. Son nom était si étrange, la reine ne le devinerait jamais.
Mais ainsi aurait-elle le temps de se résigner.
Aussitôt, la reine se mit à répertorier les noms qu'elle connaissait.
Et toute la nuit, elle écrivit, ne s'interrompant que pour embrasser frénétiquement son enfant.
Au matin, elle convoqua un messager.
Kilaï de porte en porte écrivent les noms de tous leurs sujets.
Le soir, lorsque le lutin se présenta, la reine lui ilut sa liste ainsi que celle du messager.
Pierre, Paul, Jacques, Jean, Edmond.
Edmond, j'ai eu de tête à m'appeler Edmond.
Euh, Melchior, Gaspard, Baltaza.
Chaque fois, sa voix tremblait d'espoir, mais chaque fois, le lutin secouait la tête.
Ce n'est pas mon nom.
On était presque au matin quand la litanie prifin. La reine avait épuisé toutes ses idées.
Alors, le lutin partit.
Plus que deux jours.
Elle rappela aussitôt le messager.
Kilaï plus loin, s'illonne tout le royaume et lui rapporte de nouveaux noms.
Toute la journée, elle cajola son bébé, ne s'arrêtant que pour noter une idée.
Renée.
Raymond?
Le messager enfin revint juste avant le lutin.
Lontem, la reine fila les prénoms recueillis.
Ernest?
Titian.
Nathaniel?
Aloïs?
Mais une dénégation accueillait chaque proposition.
Honoré? Donatien?
Toussaint?
Non, non, non, ce n'est pas mon nom.
Enfin, la reine se tue et le lutin sur ce mot disparu.
Demain, ton fils sera à moi.
La reine convoqua une dernière fois son messager.
Aller plus loin encore, inventer des noms s'il faut.
Il y avait tant de douleurs dans sa voix que le messager s'empressa.
Dans l'esprit de la reine, il n'y avait plus qu'un seul prénom, celui de son fils.
Si le lutin lui arrachait, elle en mourrait.
Le soir tombait.
Quand un cri l'arracha à ses sombres pensées.
C'était le messager.
Ma reine, j'ai parcouru le pays jusqu'à la montagne.
Là, j'ai vu devant une cabane un drôle de petit homme.
Fous de joie, il dansait et chantait ceci.
Partant froid et partant chaud, Rumpels-Titski n'est pas mon chaud.
Je sais tout faire, même la cuisine et un petit prince j'aurais en prime.
Le lutin, ça ne pouvait être que lui.
Rump... Rump... Qu'as-tu dit ?
La reine vérifia encore et encore.
Rumpels-Titski, c'est bien ça ?
Puis elle laissa éclater sa joie.
Mon amour, mon bébé, nous sommes sauvés !
À la nuit tombée, le lutin arriva, freudonnant l'air de sa chanson.
Partant froid et partant chaud, Rumpels-Titski n'est pas mon chaud.
Je sais tout faire, même la cuisine et un petit prince j'aurais en prime.
Il savourait déjà son triomphe, car jamais la reine ne devinerait son nom à rallonge.
T'appellerais-tu Jean ?
Je t'ai déjà dit non.
Alors Raymond ?
Tu tournes en rond.
Carabistouille ?
Youpla-Boom ?
Quoi ?
Brocoli ? Clafouti ?
Mais pas du tout clafouti, mais n'importe quoi.
Le petit homme ouvrait déjà la bouche pour se moquer.
Pardon.
En voilà un nouveau.
T'appellerais-tu Rumpels-Titskin ?
À son nom, le lutin blémi, verdi, cramoisie, puis de sa bouche toujours baie, jaïtin hurlement terrifiant.
Tremblant pour l'enfant, la reine se précipite à vers le berceau.
Mais le lutin trépignait si fort que son pied transperça le plancher et qu'il s'y enfonça jusqu'au côté.
Rumpels-Titskin se dépatit entre les planches, fous de colère, tentait si bien qu'elle l'empalère.
C'était fini. Plus de promesses en épée de Damoclès.
La reine pouvait couvrir son bébé de baisé sans crainte qu'on ne lui ôta jamais.
La vie devint douce dans le royaume.
Guidée par sa femme, le roi apprenait à être juste et bon.
Les fermiers prospéraient.
Le menier lui avait abandonné son moulin pour vivre au château.
Après avoir risqué de causer la mort de sa fille, il ne voulait plus la quitter.
Au fond, tout finissait bien grâce à ce satané lutin.
Quand son deuxième fils naquit, la reine émite un souhait.
J'aimerais que son deuxième prénom soit celui de mon père et le troisième, Rumpels-Titskin.
Hein ? Rumpels-Tits... Quoi ?
C'est le nom d'un ami. Je lui dois beaucoup.
Et pourquoi pas après tout ?
Conte-moi l'aventure est un podcast chéri FM réalisé par de gentils lutins.
À l'écriture, Marion Madlène Anne Maï le Moine.
À l'interprétation, Léa Marie Desgarrés.
À l'enregistrement, à la réalisation Éomix, Cédric Stéphane Sébastien Le Dauré et Adrien Yves Stéphane Leblanc.
À l'édition Anaïs Lorraine Kopman.
À la production Anne Cécile Kiri et Sarah Camille Louise Conant.
On espère que cette histoire a plu à Laure, Margot, Léon, Oscar et à toi bien sûr qui nous écoutent.
N'hésite pas à nous laisser un commentaire. On adore découvrir vos prénoms. A bientôt pour une nouvelle aventure.
Sous-titres réalisés par la communauté d'Amara.org

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Le podcast d'histoires pour les enfants de Chérie FM. Mondes merveilleux et émotions fortes : bienvenue dans l’univers de Conte-moi l’aventure ! Catalogue musical : Extrême Musique. Un podcast écrit par Marion Lemoine, interprété par Léa des Garets Production : Anne-Cécile Kirry Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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