La maison du podcast présente
« While » le podcast animalier est une série audio du magazine Pierouette,
un mag super chouette pour les enfants de 5 à 8 ans
qui aiment comme toi grandir et apprendre avec le sourire.
Salut nos petits aventuriers et bienvenue dans « Wide » le podcast animalier.
Un podcast pour partir à la découverte de tous les animaux à travers le monde.
Un reportage avec un animal étonnant et un guide qui nous emmènera sur ces traces.
Tu es prêt ? Attention, c'est parti !
Que se passe-t-il professeur vous riez tout seul ?
C'est parce que je regarde des vieilles photos de Yann et moi.
Ça me rappelle des souvenirs. On en a fait des vols en mongol fier tous les deux.
Yann ? C'est qui ça Yann ?
C'est Yann Artus Bertrand, voyons. Un amoureux des animaux et de la nature, comme moi.
Il a eu une vie extraordinaire, tu sais. Déjà il était nul à l'école,
mais ça ne l'a pas empêché de faire des tas de choses formidables dans sa vie.
Bon, mais comme quoi par exemple ?
Toute sa vie, Yann a parcouru la planète pour photographier la nature, du sol mais aussi vu du ciel.
C'était bien avant les drones. Au début, il faisait ça en mongol fier.
Et c'était fichentrement une bonne idée de faire ça, car on ne regarde jamais à quoi ressemble la terre vue d'en haut.
Des déserts d'Afrique aux élevages de crevettes en Chine.
Quand on regarde la terre vue du ciel, on se rend compte qu'on ne voit pas du tout la même chose.
Et on la trouve encore plus belle.
Et après, Yann a fait plein de documentaires et il continue.
Oh, il a déjà vu une sacrée vie ?
Ah oui, tu n'imagines pas à quel point sa vie est vraiment passionnante.
J'aimerais tellement le rencontrer, il a sûrement plein de choses à raconter à nos petits aventuriers.
Excellent idée.
Justement, Yann est l'invité d'une conférence organisée par la Fondation Jane Goodall.
Tu sais, Jane, celle qui sauve les chimpanzés.
Bien sûr que je me souviens de votre grande copine, professeur.
On a fait un épisode spécial sur elle.
Jane, c'est mon héroïne.
Elle a une fondation pour protéger la nature.
Je propose d'envoyer à cette conférence nos jeunes aventuriers.
Deux petits journalistes de la nature.
Arthur et Leonor.
Ce sont eux qui vont interviewer Yann.
Ah mais oui, professeur.
J'adore quand ce sont les enfants qui posent des questions.
Je suis sûre que leur émission va être fantastique.
Bonjour à toutes et à tous. Je m'appelle Arthur.
Bonjour à tous, je m'appelle Leonor.
Bienvenue dans notre émission Les jeunes journalistes de la nature.
En direct du réveil des forces sauvages organisées par le Jane Goodall Institute France.
Et que se passe à la Fondation Goutte-Planète de Paris.
Dans cette émission, nous sommes ravis de recevoir une personne incroyable.
Yann, Arthur, Sbertron.
Salut.
Yann, vous êtes un super photographe de la nature.
Merci d'avoir répondu à notre émission.
J'ai eu de la chance d'être invité pour participer à cette émission.
Êtes-vous prêts à répondre à toutes nos questions ?
Complètement.
C'est parti pour la première question.
Pourquoi avez-vous choisi d'être photographe de la Terre vue du ciel ?
C'est une longue histoire.
Tu m'as posé une question difficile.
Tu aurais une longue réponse.
Je suis parti étudier les lions au Kenya.
Quand j'avais 30 ans, j'étais très mauvais à l'école.
J'étais renvoyé de 14 écoles.
J'avais 0 diplômes et quand j'ai eu 30 ans, je me disais
je devais bien devenir scientifique.
Je me suis décidé à 30 ans de partir étudier les lions et de passer un doctorat.
En ce qui est formidable en France, même si tu as 0 diplômes,
tu peux passer un doctorat si tu trouves un directeur d'autre sort, un professeur qui l'accepte.
Je suis pas l'an 3 ans et ma femme Anne, elle a étudié une famille de lions
suivant les lions tous les jours, leur vis, qui chassait,
comme ils mangeaient, les groupes.
Pour gagner ma vie, j'étais pilote de Mongol Fjär.
J'ai amené les touristes en Mongol Fjär pour voir les animaux.
J'ai découvert la photographie aérienne.
Cette étude qu'on faisait, moi, je la faisais en photo et ma femme la faisais en écriture.
C'est les lions qui m'ont appris la photographie
et la Mongol Fjär m'a appris la photographie aérienne.
C'est pour ça que je faisais la photographie aérienne.
Quelle était votre animal préféré dans votre réserve animalière au Kéhire ?
Ce n'est pas ma réserve, c'est une réserve qui appartient aux Africains.
Ma animale préférée, c'est toujours l'éléphant.
C'est un animal qui est végétarien, qui ne mange pas d'animaux,
qui est très tranquille, qui est très très fort.
Donc, c'est un de mes animaux préférés,
qui a aussi une vie familiale très intense, très importante.
Donc, il y a des grands-parents, des bébés, tout le monde se connait.
La vie des éléphants est très très intéressante.
Dans votre enfance, avez-vous un ou plusieurs animaux de compagnie ?
J'ai toujours eu des chiens et des chats chez moi, toujours.
Quand j'étais petit, on se battait pour avoir le chien dans notre lit.
Je dormais avec le chien dans les draps, avec moi.
J'ai adoré ça.
Et on se battait entre les 6 enfants pour avoir le chien dans le lit.
À notre âge, que faisiez-vous dans la nature ?
Alors, à ton âge, je m'intéressais pas trop à la nature.
J'ai vraiment découvert la nature quand j'ai vu après 20 ans.
À mon époque aussi, on ne parlait pas beaucoup de nature et de protection de la nature.
La nature, c'était évident, elle était autour de nous.
Il n'y avait pas beaucoup de pesticides, on est beaucoup plus d'animaux.
Il n'y avait pas ce engagement qu'il peut avoir aujourd'hui.
Moi, j'ai vraiment découvert la nature quand j'avais 20 ans.
Avant, ça ne m'intéressait pas beaucoup.
Nous, on n'en parlait pas beaucoup.
Il n'y avait pas de livres qui sortaient,
il n'y avait pas d'émissions de télévision.
J'étais parisien, donc je ne m'intéressais pas beaucoup à la nature.
J'ai vraiment découvert ma passion et qui a été mon chemin dans la vie.
Je m'intéresse à la nature, je m'intéresse surtout à la vie sur Terre.
J'aime autant les gens que les animaux.
Tout ça m'intéresse.
Tout ce qui vit sur Terre, les arbres, les oiseaux, les rhinocéroses, les bléros, les renards et les enfants.
J'ai 7 petits enfants.
En tant qu'enfant, quelle action écologique simple pouvant nous faire ?
Très facile. Arrêter de manger de la viande.
C'est la chose la plus simple à faire.
C'est de dire, je ne veux plus manger de viande.
Je ne veux plus faire les animaux qui souffrent.
Alors tranquillement, toute la viande que tu consommes, c'est de la viande industrielle.
Il y a une dame qui est là, elle, 214, elle fait les émissions sur les abattoirs.
Quand tu verras dans un abattoir, t'as plus envie de manger de viande.
Alors moi, je pense que la plus facile à faire, la plus simple à faire pour l'environnement,
c'est que la viande a un impact terrible sur le climat, sur beaucoup de choses,
sur la nourriture, sur la pollution aussi.
Donc arrêter de manger la viande est la chose de la plus simple à faire.
C'est pas facile à faire, je sais.
Parce que la viande, c'est bon.
C'est important de se dire, c'est pas de pas arrêter de la viande complètement,
mais d'en manger simplement ce qu'il faut, et pas beaucoup, et pas trop.
Puis manger des animaux qui sont élevés normalement.
J'ai pas fait de rien, mais il m'a fallu 10 ans pour le devenir.
Même le poisson, j'ai pas envie d'en manger aujourd'hui.
Quand t'achètes du poisson, tu es un poissonnier,
le gars qui l'a fait, il l'a fait la pêche excessive.
Alors quand t'achètes son poisson, voilà, tu participes à ça.
Que la façon dont on pêche les poissons, des énormes bateaux, des filets,
on en jette la moitié, qu'est-ce qu'il n'est pas bon.
C'est de manger du poisson qui a été pris de façon correcte.
Il y a des labels, il faut regarder sur les labels, quel est le bon label.
Il y a la pêche d'or.
La pêche d'or, exactement.
Quand tu réfléchis à tout ça, tu commences à réfléchir en tout ça,
t'as même plus envie de manger.
Si on vit dans un endroit où il y avait des fermes idéales,
vous avez des mots qui étaient bien traités, c'est très bien.
Tu dis, le lait c'est bon, c'est super, mais la façon de la c'est faire.
Il y a des gens qui le font bien,
il faut choisir des marques qui respectent la vie et les animaux.
Qui est végétarien ici ?
La viande.
Moi quand j'étais petit, j'ai commencé par arrêter de manger des bébés animaux.
Comme les agneaux ou les vaux.
Ça me rend le triste.
Et maintenant que je suis un adulte, moi je ne mange plus de viande.
Mais ce que je dévore, ce sont mes mâches mal au grillé.
Prenez-vous vos photos par drone ou par avion ?
Je fais beaucoup beaucoup par hélicoptère
et maintenant depuis presque dix ans, on travaille qu'avec de drone.
Et je viens de faire un film magnifique sur la lagune de Venise.
Retouchez-vous vos photos ?
On ne retouche pas les photos, mais on remonte un peu les contrastes,
on peut travailler un peu l'image, mais on ne le fait pas beaucoup.
Ça ne t'a pas été tellement intéressant de te toucher là-dedans.
Si tu la retouches trop, c'est plus la réalité, donc ce n'est pas intéressant.
Sont-elles programmées ou sont-elles prises sur le vif ?
Alors, les photos aériennes, c'est toujours pris un peu par la chance.
Tu pars en hélicoptère et tu ne sais pas ce que tu vas faire.
Tu as raison, Yann. La chance et la patience.
Tu imagines pas le temps que j'ai mis à approcher ma première cigogne.
Des années entières.
Et maintenant, je suis bien content de pouvoir grimper sur son dos pour voyager.
Je suis de professeur, laissé les enfants faire l'interview, enfin !
Y a-t-il un grand changement de la terre vue du ciel depuis 1966 ?
Je dirais qu'il y a un très gros changement, mais c'est un changement qui ne se voit pas encore en photo.
Par exemple, les pesticides ont tué près de 80% des insectes.
S'il y a moins d'insectes, il y a moins d'oiseaux, on a pris de 30 à 40% des oiseaux dans les régions agricoles.
Ça, tu ne le vois pas en photographie aérienne, mais c'est quand même là.
Ça abîme bien sûr les verres de terre et tout ce qui se passe.
Donc toutes ces pollutions, on se voit beaucoup.
On voit un peu la déforestation, mais ça se voit surtout plus par les photos satellites que par photos en hélicoptère.
Trouvez-vous toujours la terre splendide ou êtes-vous attristée ?
Deux à la fois. C'est splendide et attristée.
J'aime ma terre, j'aime la vie.
La façon dont on vit aujourd'hui est en train de tuer la vie sur terre.
Donc il faut vraiment faire attention.
On est dans un système de croissance.
C'est-à-dire un pays, elle doit faire de la croissance.
La croissance, ça veut dire gagner de plus en plus d'argent.
Parce que c'est la croissance qui paye les écoles, par exemple, qui paye les hôpitaux, qui paye les routes.
Donc on a besoin de cet argent.
Et malheureusement, il n'y a pas de croissance sans pétrole.
Et le pétrole, c'est pas bon pour l'environnement.
Donc en tout cas, on est un peu paranoïa, un peu contradictoire.
On veut réserver la vie sur terre, on continue à émettre du carbone qui est en train de tuer la vie sur terre.
Parce qu'on en a besoin pour vivre.
Selon vous, est-ce que l'humanité peut disparaître à cause de la pollution ?
J'y crois pas. Parce que toi, tu es là et j'ai confiance en toi.
C'est toi qui va te battre.
Je sais que tu vas te battre.
Et je te pense sincèrement, j'ai confiance en toi.
T'es d'accord avec moi ? Vous êtes d'accord ?
Oui.
Vous avez fait des films documentaires comme Home, Human, Legacy, pourquoi ?
Parce que c'est mon métier.
Comme je suis un activiste, j'essaye de faire réfléchir et d'amener de l'information.
D'essayer de changer les mentalités et c'est compliqué, très détesté.
Parce que personne n'a envie de changer en fin de compte.
Avez-vous réalisé un de vos plus grands rêves pour l'écologie ?
Là, je viens d'acheter un grand terrain et je fais du rayon sauvagement.
Ça, c'est un de mes rêves.
Je suis au 30 hectares, il n'y a plus de chasse, il n'y a plus rien, les animaux sont en liberté.
Tu sais, quand j'étais au Kenya, les animaux autour de moi, les antilopes, les éléphants, les lions, ils ne sont pas peur de toi.
Quand tu es un jour dans un réserve africain, tu verras que les lions, tu les approches à 400 mètres.
Et j'aimerais beaucoup retrouver une espèce d'empathie, d'amitié, de solidarité qui a entre les animaux sauvages et nous.
Il y a une espèce d'acceptation au l'un et l'autre.
Moi, j'adorais que les serres, les biches, les chevroyes, les sangliers, en plus les voir à 5-6 mètres, malheureusement.
Les animaux ont très peur de nous, parce qu'ils sont chassés depuis plusieurs générations.
Je m'aurais bien inversé la tendance. Ça, c'est un de mes rêves. Je le verrai peut-être pas, mais en tout cas, j'ai acheté un terrain pour le faire.
Pourquoi est-ce que vous préférez prendre des photos vues du ciel ?
Parce que j'étais un des seuls à le faire, et donc c'était plus intéressant d'être travaillé dans quelque chose que toi qui le fait.
Et puis j'ai développé un œil, une envie, et j'ai beaucoup, beaucoup voyagé autour du monde.
Et maintenant, c'est un autre tour de vous demander, est-ce qu'il y a une question que vous souhaitez nous poser ?
Est-ce que tu as l'impression d'être un écolo ? Est-ce que tu es écolo ?
Oui.
Alors, qu'est-ce que tu fais pour être écolo ?
Je trile les déchets. Je fais attention à pas manger trop de viande par jour.
Et toi ?
Bah moi, chez moi, on est en compaste. Tout ce qui part, il n'y a que du carton.
Les bouchons, on les donne à une association qui finance avec qui donnent les bouchons à l'entreprise des poubelles, qui fait les poubelles avec les bouchons.
Les poubelles, elles leur donnent de l'argent, et avec ces argent, ils financent les fauteuils roulants pour des enfants handicapés.
Il faut beaucoup de bouchons quand même, hein ?
Oui, mais c'est pour ça qu'on en a dans notre école un concours de la classe qui donne le plus de bouchons.
Bah moi, c'est avec mon école. Chaque année, on fait un bol de riz.
Un bel plein d'argent grâce au bol de riz pour une association d'Afrique.
Parfois, ma sœur, parfois, quand elle veut y aller dans un magasin,
parfois, il y a des gens, ils utilisent la voiture.
Et moi, je trouve que, enfin, ça produit, et du coup, on parfois en part en vélo, ou parfois à pied.
C'est bien. Est-ce que vous allez à pied à l'école ?
Oui, mais le seul problème, c'est qu'il n'y a pas beaucoup de pisciclables dans des routes qui sont très dangereuses.
Ça, c'est nul, je suis décolleur. Il faut se battre.
Ça, il faut vraiment se battre pour qu'il y ait plus de pisciclables.
C'est même un vrai semblable, et j'avais parlé à Valérie Pecresse, qui est du président du département, qui n'est pas assez de pisciclables.
Je ne comprends pas que dans tous les villages, il n'y a pas de pisciclables pour les enfants qui puissent aller à l'école en vélo.
Oui, je roule sur le trottoir et ça gêne.
Oui, c'est bien. Si tu t'accords avec toi, c'est ridicule. Ça va être indispensable.
Il devrait y avoir presque plus de pisciclables que de routes, parce que les roues, c'est bien moins polluant.
Oui, c'est super. Enfin, je dois faire le vélo.
Merci, Générus Bertrand, d'avoir répondu à toutes nos questions.
C'était très intéressant de parler avec vous. C'était Arthur et Léonord.
En direct du réveil des forces sauvages. À bientôt.
Professeur, mais que faites-vous ?
Je répare ma vieille mongole fière. En écoutant par les Yann, ça m'a rappelé de merveilleux souvenirs.
Votre mongole fière, mais quelle bonne idée ! Vous voulez voir l'interview du ciel, vous aussi ?
Oui, oui. Je veux surtout me faire griller des mâches malaux avec la petite flamme, là, tu sais.
Et voilà, c'est prêt.
Hum, un vrai régal, c'est mâche malaux. Je pourrais en faire un livre. Je l'appellerai.
Voyons, les mâches malaux vues du ciel.
Professeur, vous êtes incorrigibles.
Wilde, le podcast animalier sort tous les mercredis et c'est gratuit.
Abonne-toi pour ne rater aucun épisode.