
Ella Maillard, exploratrice
Durée: 16m42s
Date de sortie: 15/07/2025
durée : 00:16:42 - Ella Maillard, exploratrice - par : Laure Grandbesançon.
Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
...
Certains racontent que les voyages forment la zonesse.
Ma foi, ahah, ils n'ont jamais brûlé un guerre avec Elamayar.
Elamayar, l'exploratrice suisse !
L'incroyable casque-coup !
Oui, je sais, ce matin, je l'ai perdu.
Des suivis, et l'art va drouillé, résultat, je me suis fait les trois côtes et cassé de connex.
Oh, oh, dis donc l'art, vous n'exagèrez pas un peu ?
Mais bien sûr que j'exagère !
Je les ai toutes mes dents, et en plus, je suis prête à repartir !
Vous aussi désormais, vous avez la boujotte ?
À la bonne heure !
En 1932, à une époque où on attend surtout des femmes qu'elles fassent la popote en bigoudine,
cette intrépide baroudose part à la chaude de la beauté du monde.
Sacadeau, hodo, quelques billets en poche, elles traversent l'Asie centrale.
Kazakhstan, Kyrgyzstan, Uzbekistan, des monstres célestes au désert de sable rouge,
elles vivent à la dure parmi les nomades et pénètrent dans la mythique cité de Saint-Marcande.
Prête à devenir une enfant de la nature, Lord ?
Nous allons traverser l'estépat cheval, et gramir des montagnosquis.
Vaillant et libre, nous allons explorer des régions où aucun touriste n'a encore osé s'aventurer.
Euh... Mais alors ? Y aura pas d'hôtel ? Et là ? Mais où est-ce qu'on va dormir ?
Comment ? On va se toucher !
On va se débrouiller, faut faire confiance à la vie, elle est merveilleuse !
Cape-Aleste, nous partons à la rencontre de notre !
Au bout des semis enneigés, qui pique l'infini bleu du ciel, il y a un autre bleu.
Ou le, ou clappoton, toujours changeant. Le bleu de la mer.
C'est l'été 1925, et purée, oh, ça chauffe !
Ah, dans une petite cricque au sud de l'Italie,
un voilier vient de jeter un peu de la cricque,
dans l'eau cristalline.
Arrête, il est là ! Ah, mais fous-toi, je vais tomber ! Arrête, arrête, il est là !
Sur le pont à tribord, deux jeunes femmes, environ 20 ans, se brossent les dents
entre deux éclatories, reçues vastes que l'univers !
Allez, vas-y ! Grosse !
Cela fait un mois, qu'Ella et sa grande amie Miette ont quitté Marseille pour rejoindre la crête.
Inseparables, c'est de Matelotte.
Euh, c'est de Matelotte.
On t'a pris à naviguer toute seule, dès l'âge de 11 ans,
sur le sublime Lac-Lémons, en Suisse,
où elles ont passé chaque été de leur enfance.
Après le gros grindier, on ferait bien passer un bon coup de flotte sur la catellage.
Grâce à les poulies,
longées pour vérifier la tigre, et en pleine action,
sans qu'elle ait voie, et en panne pour vivre à bord,
tous ces gestes archi-physiques, et là, les adores.
Affronter les éléments, glisser dans les vagues parfois énormes,
ces puissants, ces grandioses !
Cette furieuse liberté, et la amie Miette compte bien en profiter.
Après la Méditerranée, elle décide de traverser l'Atlantique pour atteindre Tahiti.
Ah !
Ah !
Oula ! Ah ah !
Miette, ce n'est pas en forme, dit donc.
Un peu monde va, elle est enceinte !
L'arrivée d'un nouvel être humain sur Terre, c'est toujours une dinguerie.
Mais niveau aventure, he he, ça semble un peu cuit.
Le cœur en Miette, et là, et Miette ?
He he, c'est peut-être pas le moment de faire des blagues.
Regagne la terre ferme.
Alors tu vas te marier ? Mais tout nos rêves.
Et après ça, oh purée, c'est le gros cafard.
He he he he !
Complètement désemparée, et là, ne sait plus quoi faire, ni où aller.
He he he he he !
À cette époque, ça bouge pas mal au Russie.
Après avoir chassé le tsar, et fait la révolution,
les communistes tentent d'inventer une toute nouvelle société.
Alors, ça vaut peut-être le coup d'aller voir.
Je pourrais visiter les pays comme rapporteurs,
prendre des photos, et tu écrire des livres.
Ma foi, c'est parti !
En mai 1930, Hélère, 27 ans, débarque à Moscou.
Oh, tu parles d'un choc, les rues de la capitale russe débordent de monde.
Ici, où fait la queue pour tout ?
Peu noire, viande, botte-fourêt, ou même bietram.
Et là, semaine à la jeunesse russe.
Elle va sauter en hauteur dans les stades.
Voilà !
Voilà ! Ah bah je l'avais appris.
Ouh ! Ah !
Ça va ?
Oulala, oulala.
Et pagaillée, en quelle émission la Moscova !
Le soir, elle se plonge dans l'intense vie culturelle.
Des troupes de théâtre venus d'Asie centrale donnent leur meilleure pièce.
Et là, rencontre des artistes bascurs, géorgiens, oulsbeck.
Elle découvre des films tournés au Kamchatka, en Sibérie, en Mongolie.
C'était un film en vaste.
Elle aspire qu'elle ait découvert.
Elle veut rencontrer tous les popes de la steppe,
et vivre comme eux, en communion avec la nature.
En soi, elle déplie une carte de l'Asie.
Ses yeux glissalestent vers les hauts plateaux,
et les repoussent les frontières.
Les limites.
Je vais m'échapper par les montagnes,
et aller le plus loin possible.
En 1932, lors d'un nouveau séjour à Moscou,
elle apprend qu'un groupe de quatre scientifiques russes
s'apprêtent à traverser les Tchenchans.
Une scène de montagnes qui s'étendent de kyrgisistans
jusqu'à la Chine.
C'est une occasion en nard !
Le problème, c'est que Volodia et sa femme Mila,
Kappa et son mari Auguste, partent dès le lendemain.
Oula, toi, je m'agrouille !
En une journée, elle a réussi l'expo à dégotter
des crampons, un piolet,
des cordes et assez de vivres pour deux mois.
Ouh, cette fois, je crois que j'ai tout.
A peine installée dans le train,
elle s'écroule et roupit pendant...
Vous allez pas m'ouvoir, mais...
Trente six heures !
Lorsqu'elle rouvre, s'émirait.
Son cœur bat la chameade.
Enfin, la vraie vie commence !
Je vais pouvoir cuire mon pain sur un bon feu de crottin.
Et là, pisse, pisse...
Je voudrais pas casser l'ambiance,
mais vous avez-vous là
toutes ces punesses qui bondissent des banquettes en bois ?
Oh, là, la barbe, hein !
Regardez plutôt le paysage !
Là-bas, c'est la mer d'Arral.
Elle pétit sous le soleil !
Six jours plus tard,
le petit groupe débarque à Biscac,
la capitale qui reguise.
Volodia, sacrément débrouillard,
dégote un camion.
Bon, il est tout rafistolé,
mais il avance !
Enfin, lorsqu'il ne craint pas.
Ce qui arrive huit fois.
Un peu enquiquinant,
mais ça permet de faire des pauses pour se remplir le bidou.
Et là, ma foi,
un solide apétit.
Je pratique la technique du chamo.
Dès que je peux, je mange comme quatre,
histoire de me faire de bonnes réserves.
Alors tout y passe.
Les palménies, des raviolis pimentés,
ou encore des noeux plein d'épices,
qu'on appelle l'apcha.
On ne sait pas de quoi demain sera fait, alors...
La première nuit qu'Ela passe dans son duvet,
à même le sol asiatique,
reste à jamais gravé dans sa mémoire.
Le vent qui arrive de si loin,
ce ciel qui n'en finit pas.
Il est plein de silencieuses.
Ici, c'est l'éternité.
Deux jours plus tard,
les quatre voyageurs traversent en bateau
le magnifique lac ici, coulou.
Ouh !
Les rapides sont la glace,
les montagnes ne sont plus très loin.
Débarqués dans la ville de Caracol,
le groupe fait quelques emplettes au bazar.
fromages, blés, et 8 kilos de pain.
Et là, on profite pour s'équiper pour le froid.
Ça va cahier ses verres, alors on va le faire.
Non, mieux vaut prévoir quelques fourrures.
Devant les étales, se croissent tous les papes de la région.
Des kyrgis, bien sûr, mais aussi des chinois et des usbecs.
Et là, observent discrètement leur visage.
Dieu en amande, Pomet de saillante.
Et c'est merveilleux de leur tenue.
Laine, astracan, velour, toutes ces étapes,
friches et colorées sont flancs et hautes.
Ici, elle a quelques chapeaux blancs et pointus
des passes de la foule.
Oh ! On dirait...
Mais oui ! Les montagnes kyrgis !
Et d'ailleurs...
On y est, au pied des fameuses chenchenes.
La sanction commence.
Pardon, mais qu'est-ce qu'on fait avec ces chouchons ?
C'est pour grimper, là.
On monte à 5000 mètres d'altitude, alors il y a du chemin.
Ah oui.
Ah oui, oui, je vois, oui.
Ma part en long voyage avec des fous furieux !
Le chemin entre précipits et nuages, serpentapique !
Les chauveaux glissent entre les rochers, parfois !
Pûrée, c'est moi une !
Dans le soir presque noire, soudain apparaît de la fumée.
C'est un campement de sillourdes,
des grandes tendes circulaires typiques des nomades de la région.
Les voyageurs, frigorifiés, sont accueillis avec des bols de coulis.
C'est du lait de jumeaux fermotés.
C'est pas mal ! Ça ressemble à du verre, moi.
Très vite, tous les voisins curieux défilent dans la yourde.
De leurs yeux sombres, ils semblent sonder le cœur des voyageurs.
Bon, bon, bon, bon... Il faut pas très longtemps pour brûler de la glace.
Le lentemain, on cuisine un énorme mouton pour fêter leur arrivée.
Volodia, Mila, Auguste, Kappa et Hela tentent de manger à la kyrgise avec leurs doigts,
mais ils ne sont pas très à droit alors !
Il faudrait tout le monde !
Le lentemain, on frôle la catastrophe !
Hela propose une saucisse de porc à ses autres.
Or, ces kyrgises sont musulmans !
L'exploratrice ne perd pas une miette de la vie de ses nomades.
Elles remarquent et pâtaient qu'ils fabriquent tous leurs objets.
Ils balaillent leur yourde, par exemple, avec des ailes d'aigles.
Les voyageurs reprennent la route.
Enfin, façon de parler, hein, parce qu'il n'y en a pas vraiment.
Plus aucun arbre autour d'eux, seulement la neige.
À 4 000 mètres d'altitude, le brouhoup atteint un glacier immaculé.
Ça me donne bien envie de faire une petite descente.
Pardon ?
Mais d'abord, vous allez devoir grimper plus haut encore !
Aucun problème.
Hela, qui a appris à se débrouiller avec les moyens du bord,
se bricole une paire de skis.
Volodia ! Mila, je vous laisse mon cheval !
On se retrouve demain ! Je sens que je vais me régaler !
Ah, et en plus, vous partez toute seule.
Ok, ok.
Après, euh, cette heure d'ascension, fouetté par le vent glacial,
les doigts congelés dans l'immensité blanche.
Et là, je retrouve perché au sommet du Saritore, à 4 980 mètres d'altitude.
Ma parole, c'est un véritable exploit !
Partout autour d'elle, un océan de neige, immobilé, silencieux.
Et là, je sens invincible.
Et maintenant, yohou ! On part des sangles !
Les flocons sont si léger, qu'elles ont l'impression de glisser sur des plumes.
Attention l'or, je me la fais toucher !
A accrocher vos skis !
Non ! Pas toucher ! Pas toucher !
Les voyageurs quittent les sommets pour regagner les steppes,
ces grandes plaînes couvertes d'herbeureuse.
Le soir, après avoir pointé les tartons,
ils partent à la rochère de belle bouche de yak pour faire flamber un bouffeux.
Là, là, là, là, là, je sens un truc !
Là, là, je sens un truc !
Non !
C'est moi !
Je me suis pas la mépie en bouffe !
C'est moi ! J'en peux plus !
Dis donc, c'est pas la grande femme, on dirait.
Oh ! Regardez !
Au loin, à travers d'autres montagnes,
le groupe aperçoit la frontière chinoise.
Oh ! Ça sent la fin du voyage !
Arrivé dans la petite ville d'Alma-Ata,
Auguste, Volodia, Mila et Kapa prennent le train en direction Moscou.
Merci pour tout !
Et n'oubliez pas, si vous passez un jour en Suisse, passez-moi un petit coup de l'igo !
Et là, de son côté, ne compte pas s'arrêter là.
Je veux roder en Asie jusqu'à mon dernier copèque.
L'exploitrice traverse le Turquistan, puis l'Ousbèq-Istanbul.
À Saint-Marcande, la cité millénaire, elle décourt, ébaille, les madrachats,
les apoisantes écoles couraniques, au façade recouverte de faillances.
Elle visite les ruines de la sublime mosquée Bibiranum,
et son magnifique dôme en céramique bleu turquoise.
Elle se fofile inaperçue dans la foule du marché,
où se croise photographe ambulant et écrivain public.
Elle fait aussi d'incroyable rencontre, comme Marusia,
une conductrice de camion qui lui présente tous ses amis chauffeurs.
Avec eux, elle va écouter des tempores en diable et assise entailleur en mangeant des pistaches.
Ah bah ça y est, c'est officiel, j'ai plus un copèque.
De retour en Europe, sa famille a du mal à la reconnaître.
Avec sa fameuse technique du chameau, elle a appris 15 kilos.
Oh, qu'un pente !
Les yeux plantés vers l'horizon, elle le sait.
Pour elle, l'aventure ne fait que commencer !
Bah oui, là, mieux vaut boulanger que rouiller !
D'ailleurs, cette aventure, il y a Fanny Le Roi, Al Niohro, Jean Benoit Ettu, Baptiste Collion et moi, leur grand Beugançon.
Et toi, Hélène Philly.
Et la maillard impétueuse sportive a participé au J.O. en 1924 en tant que navigatrice,
mais aussi à plusieurs championnats du monde de ski.
Touchous !
Non ! Pas Touchous ! Pas Touchous !
Les Odyssey est un podcast original de France Inter.
Hé ! Psst psst ! Tu veux poursuivre l'aventure ? Découvre le livre Les Odyssey !
Car entre ici de grands exploits accomplis par des hérons eux, des héros héroïnes, courageux et passionnés !
Les Odyssey, de leur grand Beugançon, une coédition France Inter.
Un must dans ta bibliothèque !
Les infos glanées
Lesodyssées
France Inter invite les enfants de 7 à 12 ans à se plonger dans les aventures des grandes figures de l'histoire. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Tags
Card title
[{'term': 'Society & Culture', 'label': None, 'scheme': 'http://www.itunes.com/'}]
Go somewhere
Bande-annonce : bientôt un épisode consacré à Robert Badinter dans Les Odyssées