Dans un instant, votre nouvelle histoire commence, mais avant, laissez-moi vous souffler une idée
qui met toujours tout le monde d'accord à la maison que ce soit.
Pour un petit creux, au petit déjeuner ou au goûter, il y a un nom qui fait saliver
les enfants, et les parents aussi.
Kiri, des portions de fromage frais fabriquées dans l'Ouest de la France, source de calcium,
et adaptées dans le cadre de la diversification alimentaire des 8 ou 9 mois.
On peut les tartiner, les cuisiner ou les savourer, simplement avec les doigts.
Bref, c'est le petit plaisir qui accompagne les grandes histoires du quotidien.
Allez, installez-vous confortablement votre nouvelle histoire démarre maintenant.
Bonjour à tous, bonjour les enfants.
Aujourd'hui, je vais vous raconter une histoire très connue.
Ça s'appelle les malheurs de Sophie.
Vous retrouverez deux fois par semaine pendant tout l'été les différents chapitres de cette histoire fantastique.
Si vous ne pouvez pas attendre et souhaitez tout écouter dès maintenant,
nous avons mis en ligne l'intégralité de cette histoire,
que vous pouvez retrouver dès aujourd'hui en cherchant sur votre application de podcast,
les malheurs de Sophie par encore une histoire.
Il y a plus de 20 chapitres qui sont déjà en ligne.
Tâpez les malheurs de Sophie par encore une histoire.
Chapitre 4 Les petits poissons
Sophie était étourdie.
Elle faisait souvent sans y penser de mauvaises choses.
Voici ce qui lui arriva un jour.
Sa maman avait des petits poissons, pas plus longs qu'une épingle
et pas plus gros qu'un tuyau de plume de pigeon.
Mme de Réan aimait beaucoup ces petits poissons,
qui vivaient dans une cuvette pleine d'eau,
au fond de laquelle il y avait du sable,
pour qu'il puisse s'y enfoncer et s'y cacher.
Tous les matins, Mme de Réan portait du pain à ses petits poissons.
Sophie s'amusait à les regarder pendant qu'il se jetait sur les miettes de pain
et qu'il se disputait pour les avoir.
Un jour, son papa lui donna un joli petit couteau en écaille.
Sophie, enchantée de son couteau,
s'en servait pour couper son pain, ses pommes, des biscuits, des fleurs, etc.
Un matin, Sophie jouait.
Sa bonne lui avait donné du pain, qu'elle avait coupé en petits morceaux,
des amandes qu'elle coupait en tranches et des feuilles de salade.
Elle demanda à sa bonne de l'huile et du vinaigre pour faire la salade.
« Non ! » répondit la bonne.
« Je veux bien vous donner du sel, mais pas d'huile ni de vinaigre,
qui pourrait tâcher votre robe.
Sophie prit le sel, en mit sur la salade.
Il lui en restait beaucoup.
« Si j'avais quelque chose à saler, se dit-elle.
« Je ne veux pas saler du pain.
Il me faudrait de la viande ou du poisson.
« Oh ! La bonne idée !
Je vais saler les petits poissons de maman.
J'en couperai quelques-uns en tranches avec mon couteau.
Je salerai les autres tout entiers.
Que ce sera amusant !
Quel joli plat se la fera !
Et voilà Sophie, qui ne réfléchit pas
que sa maman n'aura plus les jolies petits poissons qu'elle aime tant,
que ses pauvres petits souffriront beaucoup d'être salés vivants
ou d'être coupés en tranches.
Sophie court dans le salon où étaient les petits poissons.
Elle s'approche de la cuvette, les pêche tous,
les met dans une assiette de son ménage,
retourne à sa petite table,
prend quelques-uns de ses pauvres petits poissons
et les étend sur un plat.
Mais les poissons qui ne se sentaient pas à l'aise hors de l'eau
remuaient et sautaient tant qu'ils pouvaient.
Pour les faire tenir tranquilles,
Sophie leur verse du sel sur le dos,
sur la tête, sur la queue.
En effet, il restit mobile.
Les pauvres petits étaient morts.
Quand son assiette fut pleine,
elle en prit d'autres
et se mit à les couper en tranches.
Au premier coup de couteau,
les malheureux poissons se tordaient en désespérés.
Mais ils devenaient bientôt immobiles
parce qu'ils mouraient.
Après le second poisson,
Sophie s'aperçut qu'elle les tuait en les coupant en morceaux.
Elle regarda avec inquiétude les poissons salés.
Ne les voyant pas remuer,
elle les examina attentivement
et vit qu'ils étaient tous morts.
Sophie devint rouge comme une cerise.
« Que va dire maman ? » se dit-elle.
« Que vais-je devenir, moi pauvre malheureuse ?
Comment faire pour cacher ça ? »
Elle réfléchit un moment.
Son visage s'éclaircit.
Elle avait trouvé un moyen excellent
pour que sa maman ne s'aperçut de rien.
Elle ramassa bien vite tous les poissons salés et coupés,
les remis dans une petite assiette,
sortis doucement de la chambre
et les reporta dans leur cuvette.
« Maman croira, » dis-t-elle,
« qu'ils se sont battus,
qu'ils se sont tous entre déchirés et tués.
Je vais essuyer mes assiettes, mon couteau et hautez mon sel.
Ma bonne n'a heureusement pas remarqué
que j'avais été chercher les poissons.
Elle est occupée de son ouvrage et ne pense pas à moi.
Sophie rentra sans bruit dans sa chambre,
se remit à sa petite table
et continue à te jouer avec son ménage.
Au bout de quelques temps, elle se le va,
prie un livre et se mit à regarder les images.
Mais elle était inquiète.
Elle ne faisait pas attention aux images.
Elle croyait toujours en temps d'arriver sa maman.
Tout d'un coup, Sophie très saillie, rougie.
Elle entend la voix de Madame de Réan,
qui appelait les domestiques.
Elle l'entend parler haut comme si elle grondait.
« Qui a pu faire une chose pareille ?
Regardez leur état, ce n'est pas possible.
» Les domestiques vont et viennent.
Sophie tremble que sa maman appelle sa bonne,
ne l'appelle elle-même,
mais tout se calme.
Elle n'entend plus rien.
La bonne, qui avait aussi entendu du bruit
et qui était curieuse, quitte son ouvrage et sort.
Elle rentre un quart d'heure après.
« Comme c'est heureux, » dit-elle à Sophie,
« que nous ayons été toutes deux dans notre chambre
sans en sortir.
Figurez-vous que votre maman vient d'aller voir ses poissons.
Elle les a trouvées tous morts,
les uns entiers, les autres coupés en morceaux.
Elle a fait venir tous les domestiques
pour leur demander qu'elle était le méchant
qui avait fait mourir ses pauvres petites bêtes.
Personne n'a pu ou n'a voulu rien dire.
Je viens de la rencontrer.
Elle m'a demandé si vous aviez été dans le salon.
J'ai heureusement pu lui répondre
que vous n'aviez pas bougé d'ici,
que vous vous étiez amusé à faire la dinette
dans votre petit ménage.
« C'est singulier, » dit-elle.
« J'aurais parié que c'est Sophie qui a fait ce bon coup.
« Oh, madame ! lui ai-je répondu.
Sophie n'est pas capable d'avoir fait
une chose si méchante.
« Tant mieux, » dit votre maman,
« car je le reste sévèrement puni.
C'est heureux pour elle que vous ne l'ayez pas quitté
et que vous m'assuriez qu'elle ne peut pas avoir
fait mourir mes pauvres poissons.
« Oh ! quant à cela, madame,
j'en suis bien certaine, elle j'ai répondu.
Sophie ne disait rien.
Elle restait immobile et rouge,
la tête baissée,
les yeux pleins de larmes.
Elle eut envie un instant d'avouer à sa bonne
que c'était elle qui avait tout fait,
mais le courage lui manqua.
La bonne, la voyant triste,
creut que c'était la mort des pauvres petits poissons
qui l'affligaient.
« J'étais bien sûr, » dit-elle,
« que vous seriez triste comme votre maman
du malheur arrivé à ces pauvres petites bêtes.
Mais il faut se dire que ces poissons
n'étaient pas heureux dans leur prison,
car enfin, cette cuvette était une prison pour eux.
À présent que les voient la mort,
ils ne souffrent plus,
ni pensaient donc plus.
Et venez, que je vous arrange pour aller au salon.
On va bientôt dîner.
Sophie se laissa peigner, laver,
sans dire mot.
Elle entra au salon.
Sa maman y était.
« Sophie ? » lui dit-elle.
Ta bonne tâtelle racontait
ce qui est arrivé à mes petits poissons.
« Oui, maman.
Si ta bonne ne m'avait pas assurée
que tu étais restée avec elle dans ta chambre
depuis que tu m'as quitté,
j'aurais pensé que c'est toi qui les a fait mourir.
Tous les domestiques disent que ce n'est aucun d'eux.
Mais je crois que le domestique Simon,
qui était chargé de changer tous les matins l'eau
et le sable de la cuvette,
a voulu se débarrasser de cette ennuis
et qu'il a tué mes pauvres poissons
pour ne plus avoir à les soigner.
Aussi, je le renverrai demain.
« Maman, ce pauvre homme,
que deviendra-t-il avec sa femme et ses enfants ? »
Tempit pour lui.
Il ne devait pas tuer mes petits poissons
qui ne lui avaient fait aucun mal
et qui l'a fait souffrir
en les coupant au morceau.
« Mais ce n'est pas lui, maman.
Je vous assure que ce n'est pas lui.
« Comment sais-tu que ce n'est pas lui ?
Moi, je crois que c'est lui.
« Que ce ne peut être que lui.
« Et dès demain, je le ferai partir.
« Oh non, maman, ne faites pas ça.
« C'est moi, c'est moi qui ai pris les petits poissons
et qui les ai tués.
« Toi, quelle folie !
« Toi qui aimait ces petits poissons,
« tu ne les aurais pas fait souffrir et mourir.
« Je vois bien que tu dis cela pour excuser Simon.
« Non, maman,
« je vous assure que c'est moi.
« Oui, il c'est moi.
« Je ne voulais pas les tuer,
« je voulais seulement les saler
« et je croyais que le sel ne leur ferait pas de mal.
« Je ne croyais pas non plus
« que de les couper leurs filles mal parce qu'ils ne criaient pas.
« Mais quand je les ai vus morts,
« je les ai reportés dans leurs cuvettes,
« sans que ma bonne qui travaillait
« m'ait vue sortir ni rentrer.
« Madame de Réan resta quelques instants
« si étonnés de la veu de Sophie,
« qu'elle ne répondit pas.
« Sophie le va timidement les yeux
« et vit ceux de sa mère fixée sur elle.
« Mais sans colère,
« ni ses vérités.
« Sophie, dit-enfin Madame de Réan,
« le bon sentiment qui t'a fait avouer ta faute
« pour excuser Simon te vaudra ton pardon.
« Je ne te ferai donc pas de reproche
« car je suis bien sûr que tu sens combien
« tu as été cruel pour ces pauvres petits poissons
« en ne réfléchissant pas d'abord
« que le sel devait les tuer.
« Ensuite, qu'il est impossible de couper
« et de tuer n'importe quelle bête
sans qu'elle souffre.
« Il m'a mort, il m'a mort.
« Et voyant que Sophie pleurait,
elle ajouta,
« ne pleure pas Sophie,
« et n'oublie pas qu'avouer tes fautes,
« c'est te les faire pardonner.
« Sophie essuie à ses yeux,
« elle remercie à sa maman,
« mais elle resta toute la journée un peu triste
« d'avoir causé la mort
« de ses petits amis les poissons.
Voilà, c'était le chapitre 4,
« les petits poissons,
« les malheurs de Sophie
« écrits par la Conteste Secure.
« Encore une histoire et un podcast produit
par Benjamin Mulair,
réalisé par Alexandre Ferréra
et raconté par Céline Kalman.