...
T'as la verre récente Vick, je suis chelé.
...
J'ai honte d'emmerder des gens que je connais pas Astorcy.
Bon heureusement il y a de la lumière, j'ai réveillé personne.
Moi.
...
Qu'est-ce que vous voulez ?
Allez Adry, c'est le moment de passer pour un compte.
Bonsoir monsieur, excusez-moi de vous déranger Astorcy.
Je me suis enfermé en dehors de chez moi.
Oui ?
Je crois que c'est une arnaque, c'est foutu.
Alors mon vieux, soit convaincant.
Je me demandais si vous pourriez appeler un sérieux et pour moi.
Bah pourquoi vous le faites pas vous-même ?
Ah oui, bah vous pouvez pas le voir à cause de la porte,
mais bah je suis en slip en fait et bah mon téléphone est resté chez moi.
Liste, plaise, plaise, plaise, plaise.
Si vous plaisez, j'ai froid, je commence à avoir les jambes bleues et...
Non, non, vous rentrez pas chez moi.
Si vous plaisez monsieur, aidez-moi là.
Vous restez où vous êtes ?
Non, non, non, non, il rentre chez lui.
Vraiment, je vous en supplie.
Soit vous m'aider,
soit je vais me retrouver à marcher comme ça jusqu'à Montreuil.
Ah...
Bon, venez vous allez attraper la mort.
Yes !
Merci, merci beaucoup, vous me sauvez la vie.
Bah tenez enfiler ça.
Et chopper sur le pas de la porte y'a une paire de crocs pour éviter de vous défoncer les pieds.
Un survet de l'OM, t'as une 52 et des crocs roses avec de la moumoutte.
Le ridicule ne tue pas et devrait même éviter l'hypothermie.
Bon, donc ce que je vous propose,
plutôt que de vous faire enfiler à sec par un sérieux yaster ci,
moi je pars au travail,
donc je peux vous l'emmener à Montreuil.
Bah non, quand même pas, je ne vais pas vous déranger à ce point.
Mais j'insiste, allez, venez.
J'ai jamais eu autant de foi en l'humanité.
Merci, merci beaucoup, vous me sauvez la vie.
Avec sa bonne grosse moustache, on dirait un peu un Mario parisien.
Il doit avoir la soixantaine bien tassée.
Qu'est-ce qu'il peut faire comme job pour commencer à se tercer ?
Putain, un taxi.
Il me dépose par en allant au taf, me déposer c'est son taf.
Laissez-moi deux minutes le temps que je m'installe.
Mais posez-vous, hein.
Bah c'est sûr que le sérieurier,
il me l'aurait mis profonde, mais vers ça il montre œil.
Je pense qu'il va bien commencer sa journée Mario.
Non, non, non, montez derrière, je préfère.
C'est bon, on peut y aller.
Peut-être qu'il va pas me faire payer.
Oups, j'ai failli oublier.
En même temps, j'ai pas l'habitude de commencer si vite.
Ah bah non.
J'ai d'un coup beaucoup moins foi en l'humanité.
Bon allez, on voit le côté positif des choses.
Il est 1h22, dans 45 minutes.
Je suis arrivé, on délistait de 100 balles,
mais au moins je ne serai pas turbo claqué demain pour ma présentation.
Ah putain, ils font chier.
Y a un problème ?
Non, c'est juste qu'ils me cassent les couilles avec les travaux sur l'autoroute.
Comme si vous vouliez faire ça la journée, hein.
Non, vous inquiétez pas.
De toute façon, vu comme ça roule,
la StarCie on ne mettra pas plus longtemps.
Bon alors comment vous avez fait votre compte ?
C'est très con.
Bah vous me rassurez,
parce qu'en plus si c'est un coup de génie,
c'est pas à mon treuil que je vous emmène, hein.
C'est à l'asile !
Ha ha ha !
Ouais, c'est ça, foutre-toi de ma gueule,
mais ça aurait pas encore assez pourri comme ça.
Ha ha, faites pas la tronche.
L'entraide lucrative.
Mario émure pour monter son ONG.
Et puis je suis pas vache, hein.
Je vous ai mis le compteur au tarif de jour.
Ah fuck.
Bon, qu'est-ce que je fais ?
Qui t'a aidé dans la merde autant jouer cartur table ?
Vous savez, je sais pas si ma copine
elle aura assez de cash pour vous payer la course tout de suite.
Oh merde.
A force de faire ses angles morts,
ils se retournent vachement vite, hein.
Il fait rouge et lui donne une tête démoniaque.
Ah, vous êtes voisins, vous aurez qu'à passer plus tard.
C'est vraiment super gentil.
Ça vous dérange pas si j'ouvre un peu la fenêtre ?
Non, non, au contraire.
Ouais, ouais.
Ah, c'est une belle nuit pour traverser Paris, hein.
Ça me rappelle quand j'étais gamin.
Et c'est parti pour le story-tale.
Ah, pardon, je parle tout seul.
Je suis pas encore passé en mode boulot.
Bon, vous me racontez comment vous avez fait votre compte ?
Bon, par contre, vous moquez pas, hein.
Ah, je promets rien.
Bon, alors je suis chez moi,
alors j'ai dans mon lit en train de compter une mouton
quand ça frappe à ma porte.
Je me dis que j'ai arrivé, mais non, ça frappe à nouveau.
Demain, j'ai une grosse journée au boulot.
Alors je fais le doron pour pouvoir ronfler plus vite.
Et vous faites quoi dans la vie, monsieur ?
Je suis chef de projet, à la défense.
Oh, une tête !
Allez, on le met, on le met.
Oh, la merde, vous aussi, c'est pourrie.
Woff, pas trop.
Enfin, bon, maintenant que ça sonne à ma porte,
je vais voir, et là, c'est ma voisine.
Oh, la voisine au milieu de la nuit ?
Ah non, non, non, pas de genre de voisine.
C'est une vieille peau, saignile,
vraiment à se demander comment elle est pas encore au cimetière, celle-là.
Enfin, bah, j'ouvre,
et elle me dit que quelqu'un est en train de se faire tuer dans la rue.
Bon, je sais pas trop ce qui se passe.
Elle a un délire total.
Et là, comme un con, je fais pas gaffe,
et ma porte claque derrière moi.
Oh, le coup de pâte, bol.
Grave.
Bon, je descends quand même voir, parce que je suis gentil.
Evidemment, il n'y a rien.
Je sonne chez elle pour les mêmes raisons que je sonne chez vous.
Et là, pour vous dire à quel point elle perd la boule,
elle se souvient même plus de rien,
et je me retrouve bloqué dehors comme un con.
Vraiment, vraiment, merci, Madame Varnon.
Je sais ce que vous allez dire, hein.
Comment est-ce que quelqu'un comme ça
est pas dans un hospice ?
Ah, c'est au-dessus de ma compréhension.
Ouh, avec la lumière du feu, là,
il est vraiment, vraiment tout rouge.
Il y a un problème ?
C'est ma mère dont tu parles, espèce de petite raclure.
Alors, monsieur le trader en slip va se débarrasser des vieux ?
Je suis pas trader, hein.
Ils sont pas assez start-up nation pour toi, c'est ça ?
Pas assez en marche ?
Eh ben marcher, tu vas apprendre ce que c'est.
Dégage, connard !
Non, mais écoutez, c'est un malentendu.
J'ai parlé sur le coup de la colère.
Soit tu descends tout de suite de mon taxi,
soit tu vas voir ce que c'est qu'un coup de colère.
Non, mais vraiment, je pense qu'on peut s'arranger.
Ça serait bête de...
Ok, c'est comme ça.
Arrêtez !
Non, je... Allez, tu balais !
Messieurs, attendez !
Tu t'approches, je te roule dessus !
Quelle famille de putain !
Bon, je suis où là ?
Oh le...
On a évité les loches finètes de la classe,
renversé par un camion poubelle,
adrien aurait dû regarder avant de traverser.
Eh mais attends, peut-être il peut me déposer plus loin ?
Point où j'en suis, avec ma dégaine, je dois faire assez pitié pour qu'il mette, non ?
En même temps, c'est ça ?
Oh, attends, il... Non, il est où l'écran ?
Ah, là !
Dernier métro, dans deux minutes.
C'est ça, où je trace chopper ce métro, mais je ne sais même pas où il est.
Bon, il faut que je me décide tout de suite, vite, vite, vite, vite !
Ah, je fais quoi maintenant ?