La sirène de Saint-Cast – d’après un conte breton

Durée: 17m59s

Date de sortie: 18/06/2025

Parmi les contes, certains des plus merveilleux viennent de Bretagne : c’est que la vie entre terre et mer y est propice à rêver d’être enchanté ! Tu as peut-être déjà écouté dans ce podcast l’histoire de Yann et des korrigans ? Bien d’autres histoires ont été passées de générations en générations. Celle que je vais te raconter est inspirée du récit que fit, au XIXe siècle, une vieille habitante de Saint Cast. Et elle met en scène… une sirène. Écoute donc ! Conte-moi l'aventure est un podcast original Chérie FM. Ecriture : Marion Lemoine Interprétation : Léa des Garets Enregistrement : Cédric le Doré Réalisation : Cédric le Doré et Adrien le Blond Edition : Anaïs Koopman Production : Anne-Cécile Kirry Direction des contenus : Sarah Conan Distribué par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

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Chéri FM
Conte-moi l'aventure !
Le podcast des histoires extraordinaires pour les enfants.
Un podcast signé Chéri FM.
La sirène de Cinq As, d'après un conte breton.
Parmi les contes, certains des plus merveilleux viennent de Bretagne.
C'est que la vie entre terre et mère y est propice à rêver d'être enchanté.
Tu as peut-être déjà écouté dans ce podcast l'histoire de Yann et des Corrigans ?
Bien d'autres histoires ont été passés de générations en générations.
Celle que je vais te raconter est inspirée du récit que fit au XIXe siècle,
une vieille habitante de Cinq As.
Et elle met en scène une sirène.
Écoute donc.
Il est un lieu en Bretagne où la terre s'avance dans la mer et la falaise baléflo.
Sur la presquille de Cinq As, 7 plages comme autant de giron accueillent les vagues au gré démarrer.
La mer y est plus belle que partout ailleurs, toujours changeante et toujours elle-même.
Qu'elle soit turquoise et translucide, ou bien grise et tempétueuse,
que le soleil afface miroiter d'argent, ou que la pluie y fasse mille rides,
on ne peut se lasser de la regarder, car chacun de ses visages est unique,
un instant d'éternité à saisir.
Face à cette mer, si belle, si profonde, comment les habitants de Cinq As auraient-ils résisté à l'appel du large ?
La plupart d'entre eux devenaient marins et voguaient à l'aventure.
Beaucoup il essaient la vie, et pourtant l'amour de la mer restait intact.
Warn n'était pas de cela.
Il vivait certes au bord de la plage, mais il ne regardait jamais la mer.
C'est que ses journées et ses nuits se passaient le nez plongé dans les sabots,
à tailler, penser, réparer.
Il avait beau travailler d'arrache-pied, il pénète à nourrir sa femme et ses enfants.
Aussi n'avait-il guère le loisir de sortir de sa cabane, la plus misérable du village.
A d'autres les rêveries, mais sa beaux ne sont pas finis.
Ces enfants, eux, avaient la plage pour terrain de jeu.
Chaque jour, ils sillonnaient les rochers, à la recherche de crevettes à attraper,
de poissons à pêcher ou de moules à arracher pour améliorer leur quotidien.
Ils n'y arrivaient pas toujours.
Pourtant, ils ne rentraient jamais tout à fait bredouille,
car les vagues leur offraient toujours quelques trésors.
Un coquillage érisé, une nacre rosée, ou un joli bout de bois flotté.
La mer et ses richesses n'avaient aucun secret pour eux.
Du moins, le croyez-t-il.
Un jour, ils rentraient dans un état d'excitation sans précédent.
Papa, maman, vous ne devinerez jamais ce qu'on a vu !
Un poisson qui brillait si fort, on aurait dit de l'or !
Et surtout, ils chantaient, oh, c'était si beau, j'ai cru que mon cœur allait éclater !
J'aurais pu l'écouter toute la journée.
Un poisson magique, un poisson chanteur !
Venez voir, allez, venez, venez !
Héberlué, Warnet, sa femme, au léry, suivirent les enfants jusqu'à la plage.
Mais ils urbos crutent les flots,
beau tendre l'oreille,
il n'y avait déclât que celui du soleil et de musique que le ressac.
Vous avez dû rêver !
Maman, je te promets !
Prêve de fantaisie, nous avons du travail !
Et la mère s'en alla en maugréant.
A jouer ainsi, les enfants n'avaient rien péché
et il n'y avait plus que du pincek pour le dîner.
Le sabotier, lui, demeura quelque temps à guetter l'horizon.
Ce récit lui rappelait les légendes dont il était friand enfant.
Les anciens racontaient que parmi les dangers de la mère se trouvaient les sirènes.
Des êtres, mi-femmes, mi-poissons, d'une beauté extraordinaire.
Leur voix surtout était redoutable.
Elles séduisaient les marins avec des chances si mélodieux
qu'il n'était pas rare que, fou d'amour, ils se jettent à l'eau.
Cruelle créature !
Conclut-il, menaçant.
A l'époque, le petit Warnet tremblait de peur et de désir à la fois de voir un jour,
à son tour, une sirène.
Un poisson éclatant, un champ divin.
Pour la première fois depuis fort longtemps, Warnet prenait le temps de regarder la mère.
Qu'elle était majestueuse, quelle était mystérieuse ?
S'il y avait quelques magies dans ce monde, se devaient être entre ces flots.
Alors, des sirènes, pourquoi pas ?
Ce soir-là, le sabotier eut du mal à se concentrer sur son ouvrage.
Il écoutait, en vieux, ses enfants se remémorer la scène.
Et il y pensa longtemps après leur coucher.
Le lendemain matin, il envoyait son fils sur la plage.
Voici ton poisson magique est revenu.
Son fils revint un instant plus tard et soufflait.
Papa ! Papa ! Il est de retour !
Warnet saisit un filet de pêche et se précipita dehors.
Sur la plage, le vent bruisait d'une mélodie plus douce qu'il n'en avait jamais entendu.
Et non loin du bord, une queue de poissons éclatantes sautait et plongait dans le creux des vagues.
Prit d'un désir irrépressible, Warnet entra dans l'eau.
Prudemment, d'abord, Carille ne savait pas nager.
Mais plus il avançait, plus le champ l'enveloppait.
Et il s'enfonçait en même temps dans les vagues et la foule.
Il avait de l'eau jusqu'à la taille, maintenant jusqu'aux épaules.
Il était temps de s'arrêter, mais voilà que la queue surgit, presque à portée de filet.
Encore un peu, il pourrait l'attraper.
Une vague le submergea. Warnet n'avait plus pied.
Il coulait, s'empêtrait dans le filet.
Il bâti des mains, des pieds, et tentant de se tourner vers la rive.
Mais sa poitrine se serrait, l'air lui manquait.
Allait-il se noyer ?
Enfin, son pied toucha le sable.
Il poussa et ressortit la tête de l'eau, tous en crachant l'eau salée qui lui brûlait les poumons.
Puis par vingt affaires impas, puis deux.
Lorsqu'enfin il fut hors de danger, il se retourna.
L'air était silencieux désormais, et la créature invisible.
A partir de ce jour, Warnet n'eut qu'un seul désir, retrouver la sirène.
Car il en était certain, c'était bien une sirène qui avait failli causer sa mort.
Tous les matins, il se fauxfilait hors de la cabane, armé de son filet, et se plantait devant la mer.
Il scrutait les flûts, sursauteant au moindre éclat.
Mais les jours passaient, et la sirène ne revenait pas.
Un matin, alors que le sabotier errait sur la grève, il vit au bout de la pointe, sur un rocher, une lueur dorée.
La sirène serait-elle là ? Or de l'eau, apportée de main ?
Il s'avança prudemment, sans bruit sur les rochers.
Plus il approchait, plus son cœur battait.
Cette forme, c'était bien une queue de poissons, et là, une chevelure de femmes.
Enfin, il arriva devant la sirène, qui dormait au soleil.
Elle était plus belle que tout ce qu'il aurait pu imaginer, avec sa peau de nacre, ses écailles flamboyantes et sa chevelure blonde.
Vite, il lança son filet, et le recera d'un coup.
Soudain réveillé, la sirène bâti de la queue et des bras, mais le piège s'était refermé.
Elle était prisonnière.
Le retour fut difficile.
Les rochers glissaient, et Warren devait porter le filet dans laquelle la sirène s'agitait, l'implorant de la relâcher.
Elle chantait des mélopées si douloureuses qu'elle aurait fendues les pierres, mais le sabotier les ignorait,
troupe occupée à progresser de rochers en rochers veillant à ne pas glisser à le temps sous les forts.
Enfin, il parvint à la plage.
Il n'y eut plus qu'à tirer le filet dans le sable, puis le long du chemin, et épuisé, il arriva devant sa cabane.
Alors seulement, il reprit son souffle.
Il avait réussi.
Mais les complintes de la sirène l'atteignirent d'un coup.
Pourquoi me faire souffrir ? Pourquoi tant de cruauté ?
Rends-moi la liberté. Laisse-moi retrouver la mer.
Est-ce que je méritais d'être ainsi capturée ?
Sa douleur était telle que le sabotier enfutait branler.
Alors, il puise adans les légendes pour apaiser sa culpabilité.
Oui, tu l'as mérité.
Oblis-tu tous ces hommes qui ont péris à cause de toi et tes semblables ?
Les femmes andeuillées, les enfants orphelins ?
Moi-même, il n'y a pas un mois, j'ai failli me noyer à t'écouter chanter.
On me remerciera de t'avoir mis hors d'état de séduire et de nuire.
Mais la sirène s'emporta.
Crois-tu que cela nous amuse ?
Mes sœurs et moi ne demandons qu'à nager, tournoyer et certes,
sortir parfois des profondeurs pour sentir le soleil sur notre peau et chanter notre cœur.
Est-ce trop demandé qu'on nous laisse vivre ?
Mais que des marins nous entendent et les voilà obsédés,
prêts à tout pour nous attraper.
Quand nous nous réfugions sous les flots, ils vont jusqu'à ce jeu térallot.
Sommes-nous responsables de leur pulsion ?
Toi, t'es-je demandé de m'attraper ?
La dernière fois, chante-je pour toi, que je ne voyais même pas ?
Ce matin, essayais-je de te séduire en dormi sur le rocher ?
Les hommes nous tourmentent, puis nous accusent, mais ils sont seuls causes de leurs mots.
Sous ses accents effrayés, sous cette plainte indignée,
le sabotier avait bien du mal à reconnaître la cruelle créature qu'il s'imaginait.
Aussi lui proposa-t-il un marché ?
Je vais t'emmener dans la maison et tu nous chanteras une de tes chansons.
Ensuite, je te relâcherai si ma famille y consent.
C'étant ainsi dégagé de sa responsabilité, le sabotier traîna la sirene dans la maison.
O'Lheri, sa femme, n'en revint pas.
Les enfants avaient donc dit vrai ?
Les petits, eux, étaient aux anges.
Ce poisson était encore plus magique qu'il le croyait.
Il l'admiraire longuement, puis la sirene se mit à chanter.
Alors le temps s'arrêta.
La misérable cabane reste plandie dans la chaleur de cette voix d'or,
et les coeurs s'amplirent de ses harmonies infinies.
Lorsque la dernière note eut fini de vibrer,
le sabotier tourna vers la sirene un regard embué et dit seulement ceci.
Merci.
Puis il demanda.
J'ai promis à la sirene de la relâcher.
Êtes-vous d'accord ?
Les enfants ochèrent la tête, encore trop émue pour parler.
Mais O'Lheri, elle, était plus pragmatique.
Nous n'avons plus rien à manger, toute chanteuse qu'elle soit.
Cette sirene est aussi poisson, le plus gros que j'ai vu.
Pourquoi la relâcher, quand en sa queue, nous nourrirait un mois durant ?
Le sabotier, horrifié, ne savait que répondre.
Heureusement, la sirene prit la parole.
Si vous me mangez, vous mourrez, car je n'ai de poisson que l'apparence.
Mais si vous me relâchez, je vous aiderai.
La mère ne peut rien me refuser.
Ce que vous me demanderez, je vous le donnerai.
Mais je dois vite regagner l'eau.
Je féblie déjà.
O'Lheri regarda son mari.
La sirene n'essayait-elle pas de l'éduper ?
Warren plaida en sa faveur.
Elle est bien manianime de nous proposer son aide quand je l'ai faite prisonnière,
elle qui était innocente.
Rendons-la à la mère.
C'est là qu'elle doit vivre, en liberté.
Alors sa femme Leda a porté la sirene jusqu'à l'eau.
Celle-ci plongea dans les flots, tournoi à et éclata d'un champ si joyeux
que les notes en ruisse les comme autant d'éclats de rire.
Enfin, elle se tourna vers Warren et O'Lheri.
Je n'ai qu'une parole. Que désirez-vous ?
Warren baissa alors la tête.
Je ne mérite pas grand chose après t'avoir capturé,
mais j'aimerais avoir de quoi vivre et nous nourrir, car la vie est dure sur la terre ferme.
La sirene acquiesça, étendit les mains.
Alors, devant le sabotier et sa femme,
ébaille une immense vague selva et retomba en mille pièces d'or sur le sable.
Ce n'est pas tout.
À partir d'aujourd'hui, vous pourrez toujours compter sur la mer pour vous nourrir.
Mais ne faites plus jamais de mal à une sirene, car les vagues le sauront.
Puis elle s'éloigna dans un dernier champ.
Si beau, Warren et O'Lheri restèrent longtemps figés sur la plage,
avant de ramasser les pièces qui changeraient leur vie.
À partir de ce jour, le sabotier et sa famille ne manquèrent plus de rien.
La sirene tenait parole.
Ils n'avaient qu'à poser leur filet dans les vagues et les poissons s'y jeter, plus qu'il n'en fallait.
Warren, désormais, avait tout le loisir de contempler la mer.
Il s'était habitué à en boire chaque jour la beauté.
Bien sûr, les éclats de lumière continuaient de le faire frémir,
mais plus jamais, il ne revit la sirene.
Il y pensait souvent pourtant.
Et désormais, les soirs de fête, c'était lui qui racontait.
Ce ne sont pas les sirenes qui sont cruelles,
mais nous qui sommes fous.
Apprétions leur beauté sans toujours chercher à nous en emparer.
Grâce à lui, les Bretons apprirent à contrôler leur pulsion
et à voir les sirenes pour ce qu'elles étaient.
Des créatures enchantées, qui appartenaient à la mer, et non aux hommes.
Conte-moi, l'aventure est un podcast chéri FM, réalisé par des amoureux de la mer.
A l'écriture, la castine, Marion Lemoine.
A l'interprétation, la voix magique, Léa Desgaré.
A l'enregistrement et à la réalisation Éomix,
les poissons d'or, Cédric Le Doré et Adrien Leblanc.
A l'édition, la sabotière Anaïs Kopman.
A la production avec leur trésor, Anne Cécile Kierry et Sarah Conant.
On espère que ce conte t'a donné envie de rêver à la mer et ses merveilles.
On le dédie aux enfants qui ont aimé jouer sur la plage de Saint-Cas,
comme Mathurin, Raphaël, Gaëtan, Nathaniel, Léon, Dianne, Babette,
ou simplement qui aime contempler les flots.
N'hésite pas à nous dire ce que tu en as pensé et nous suggérer tes comptes préférés.
A bientôt pour une nouvelle aventure.

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Le podcast d'histoires pour les enfants de Chérie FM. Mondes merveilleux et émotions fortes : bienvenue dans l’univers de Conte-moi l’aventure ! Catalogue musical : Extrême Musique. Un podcast écrit par Marion Lemoine, interprété par Léa des Garets Production : Anne-Cécile Kirry Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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