Pourquoi le "paradoxe français" a dopé les ventes de vin ?

Durée: 3m4s

Date de sortie: 16/06/2025

Le "paradoxe français" désigne une observation intrigante : les Français, malgré une alimentation riche en graisses saturées (fromages, beurre, charcuterie), ont un taux relativement bas de maladies cardiovasculaires, en comparaison avec d'autres pays occidentaux comme les États-Unis. Cette contradiction apparente a été mise sous les projecteurs aux États-Unis le 17 novembre 1991, lors d’un épisode de l’émission très populaire 60 Minutes diffusée sur CBS. Le segment, intitulé "The French Paradox", présentait l’idée que la consommation régulière de vin rouge par les Français pourrait être la clé de leur bonne santé cardiovasculaire.


L’impact de cette émission a été immédiat : selon les données du Wine Market Council, les ventes de vin rouge ont augmenté de 44 % aux États-Unis dans les mois qui ont suivi. En 1992, le vin rouge représentait environ 70 % des nouvelles ventes de vin sur le marché américain, contre seulement 50 % l’année précédente. Certaines marques françaises comme Château Lafite Rothschild ont vu leur popularité exploser, et les importations de vin français ont fortement progressé.


Sur le plan scientifique, l’un des principaux promoteurs de ce concept était le chercheur Serge Renaud de l’INSERM à Lyon. Dans un article publié en 1992 dans The Lancet, il avance que la consommation modérée de vin rouge – un à deux verres par jour – pourrait réduire le risque de maladies coronariennes de 40 %. Le vin rouge contient en effet des polyphénols, dont le plus connu est le resvératrol, un antioxydant présent dans la peau du raisin. Des études comme celle de J.P. Fremont (1999, Life Sciences) ont suggéré que le resvératrol inhibe l’agrégation des plaquettes et protège les vaisseaux sanguins.


Le "paradoxe français" est alors devenu un argument marketing massif. L’industrie vinicole, en France comme aux États-Unis, s’en est emparée pour promouvoir le vin rouge comme un produit "santé". Cette stratégie a contribué à modifier l’image du vin outre-Atlantique, le faisant passer d’un produit de luxe européen à un choix de consommation perçu comme bénéfique.


Cependant, cette idée a été nuancée fortement depuis. Aujourd'hui on sait que scientifiquement, la consommation modérée d’alcool n’est pas totalement sans risque, même à faibles doses.


Citons l'étude de référence : The Lancet, 2018 – Global Burden of Disease Study

Il s’agit de l’une des études les plus vastes jamais réalisées sur le sujet, couvrant plus de 28 millions de personnes dans 195 pays. Elle conclut que le niveau de consommation d'alcool le plus sûr est zéro. Même à faibles doses, l’alcool augmente les risques de certains cancers, de maladies cardiovasculaires et de blessures.

Cette étude remet donc totalement en cause l’idée selon laquelle une consommation modérée, comme un verre de vin par jour, pourrait être bénéfique pour la santé.


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Pourquoi le paradoxe français a doper les ventes de vin ?
Alors le paradoxe français ou le French paradoxe en anglais
désigne une observation assez intrigante.
Oui, les Français, malgré une alimentation riche en graisse saturée,
on pense ici au fromage, au beurre ou à la charcuterie,
ont un taux relativement bas de maladies cardiovasculaires,
ce en comparaison avec d'autres pays occidentaux comme les États-Unis.
Cela, c'est une contradiction apparente qui a été mise sous les projecteurs
aux États-Unis justement en 1991,
lors d'un épisode de la fameuse émission 60 Minutes, diffusée sur CBS.
On y parlait du French paradoxe et on présentait l'idée que la consommation régulière
de vin rouge par les Français pourrait être la clé de leur bonne santé cardiovasculaire.
Et si je vous en parle, c'est que ça ne fut pas anodin,
puisque l'impact de cette émission a été immédiat.
Les ventes de vin rouge ont augmenté de 44% aux États-Unis dans les mois qui ont suivi.
Et l'année suivante, en 1992, le vin rouge représentait à peu près 70% des nouvelles ventes de vin
sur ce marché américain, contre seulement 50% l'année précédente.
D'ailleurs, certaines marques françaises comme Château Lafittre-Childe
ont vu leur popularité carrément exploser,
et les importations de vin français ont très fortement progressé.
Sur le plan scientifique, cette fois, l'un des principaux promoteurs de ce concept
était le chercheur Serge Renaud, de l'Inserm à Lyon.
En effet, dans un article publié en 1992 dans The Lancet, la fameuse revue,
il avançait que la consommation modérée de vin rouge, à savoir 1 à 2 verres par jour,
pouvait réduire le risque de maladies coronariennes de 40%.
Pourquoi ? Eh bien parce que le vin rouge contient des polyphénols,
dont le plus connu est le résveratrol. C'est un anti-oxydant présent dans la peau du raisin.
Or des études ont suggéré que le résveratrol imhibe l'agrégation des plaquettes,
et protège les vaisseaux sanguins.
Voilà donc le paradoxe français expliqué scientifiquement.
Un paradoxe qui est devenu un argument marketing massif.
L'industrie vinicole en France comme aux États-Unis s'en est emparé
pour promouvoir le vin rouge comme un produit santé.
Une stratégie qui a modifié l'image du vin outre-Atlantique,
le faisant passer d'un produit de luxe européen,
a un choix de consommation perçu comme bénéfique.
Cependant, par honnêteté intellectuelle, il faut le dire,
cette idée a été fortement niancée depuis.
Aujourd'hui, on sait que scientifiquement,
la consommation modérée d'alcool n'est pas totalement sans risque,
même à faible dose.
On peut citer ici l'étude de référence publiée dans The Lancet en 2018,
qui s'appelle Global burden of disease study.
C'est l'une des études les plus vastes jamais réalisées sur ce sujet
et qui couvre plus de 28 millions de personnes dans 195 pays.
Et sa conclusion, malheureusement, peut-être,
est que le niveau de consommation d'alcool le plus sûr est de zéro.
Même à faible dose, l'alcool augmente les risques
de certains cancers et des maladies cardiovasculaires.
C'est donc une étude qui remet totalement en cause le French paradoxe.

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