La maison du podcast présente
« While » le podcast animalier est une série audio du magazine Pirouette,
un mag super chouette pour les enfants de 5 à 8 ans qui aiment comme toi grandir et apprendre avec le sourire.
Salut nos petits aventuriers et bienvenue dans « Wild » le podcast animalier.
Un podcast pour partir à la découverte de tous les animaux à travers le monde.
Un reportage avec un animal étonnant et un guide qui nous emmènera sur ses traces.
Tu es prêt ? Attention, c'est parti !
Voyons, voyons, un bloc note et un crayon qui marche.
Ah, professeur, vous faites votre valise ?
Absolument, ma grande.
Vous partez dans quel pays ? Voir quel animal ?
Je pars pas dans un pays, mais dans un musée.
Un musée ? Ah bon ?
Je vais visiter le musée de l'air et de l'espace du bourget.
En ce moment, il y a une super expo pour les gens comme nous hyper curieux des animaux.
Ça s'appelle « Flight ».
Flight comme le vol, en anglais ?
Eh oui, yes, absolument.
Une expo au musée de l'aviation qui parle des animaux, mais je vois pas le rapport, professeur.
Vous allez plutôt voir des avions, non ?
Mais non, pas du tout.
Figure-toi que c'est une expo sur toutes les créatures volantes.
Les avions, bien sûr, mais aussi les oiseaux, les insectes, les mammifères et même les poissons volants.
Avec cet expo, on va comprendre comment l'homme s'est inspiré de la nature pour voler.
On va aussi comprendre les différences et les points communs entre le monde animal et l'aéronautique.
Et on va même parler des dinosaures.
Oh, wow, génial ! Vous allez avoir un guide ?
Bien sûr. Il s'agit de Victor Vagné.
Il est chargé de médiation scientifique au musée.
Il va nous faire découvrir les coulisses de l'expo.
Ça va être passionnant.
N'oubliez pas votre machine à remonter le temps, professeur.
Tu as raison. Ça peut toujours servir.
Allez, je fonce. Faudrait pas que j'attepe mon train.
Où est-il, nom d'un bouc à roulettes ?
Ah, ça y est. Il est là. Je le vois.
Bonjour, Victor.
Bonjour, professeur. Comment allez-vous ?
Ça va et toi, mon grand ?
Je suis ravi de vous accueillir au musée.
Mais moi aussi, je suis ravi d'être ici.
Dis donc à l'alert sympa, ton expo.
C'est malin d'avoir imaginé une expo sur la façon dont les animaux nous inspirent.
Je suis très curieux de voir ce que tu vas faire.
Je ne sais pas si tu peux m'apprendre.
Tu me fais la visite, mais une visite exceptionnelle.
Je compte sur toi.
Vous êtes prêt pour un petit voyage dans le temps ?
Je vous emmène il y a 350 millions d'années.
Bien sûr que je suis prêt.
Moi, les voyages dans le temps, tu sais, j'adore ça.
Allez hop, on monte dans la machine à remonter le temps.
Je fais les petits réglages.
350 millions d'années.
Et voilà, en haute pour l'aventure.
Wow, ça se coule là-dedans.
Et bien voilà, nous sommes arrivés.
C'est marrant tous ces gros trucs qui veulent.
Donc mon petit victor, si je comprends bien,
les premiers animaux à avoir su voler, c'était les insectes.
Effectivement, professeur, les premiers animaux à s'envoler furent les insectes il y a 350 millions d'années.
Alors, à quoi ressemble-t-il ?
En effet, il y avait plus d'oxygène dans l'air à cette période,
ce qui favorisait le développement de leurs organismes.
Regardez ce fossile, par exemple.
Il appartient à l'espèce Meganura,
qui figure parmi les plus gros insectes qui n'est jamais existé.
Meganura, c'est une cuisine des libellules actuelles,
mais elle est beaucoup plus imposante,
puisque son envergure pouvait dépasser les 75 centimètres.
En évoluant pour parvenir à voler,
les insectes ont amélioré leur chance de survie
et ils ont pu se déplacer plus facilement,
par exemple pour rechercher de la nourriture ou fuir leurs prédateurs.
Et aujourd'hui, il existe plus de 1 million d'espèces d'insectes volants.
Oh, et là, des dinosaures, ils ont l'air sympa.
Eux aussi, ils sont mis à voler, non ?
Alors, attention, les dinosaures n'ont jamais volé.
Ceux que l'on appelle souvent les dinosaures volants
constituent en fait la famille des ptérosaures.
Il s'agit des premiers vertébrés capables de voler,
grâce à une membrane de peau tendue entre le corps
et un doigt très allongé, formant une aile souple et efficace.
Certains de ces animaux pouvaient être gigantesques,
comme le Quetzalco Atlas, qui avait une envergure de 12 mètres.
C'est autant qu'un bus.
En revanche, plusieurs espèces de dinosaures ont évolué très lentement
pour acquérir peu à peu des particularités
que l'on retrouvera plus tard chez les oiseaux.
C'est le cas du dénonicus, que l'on voit ici, regardez professeur.
Dites donc, il est un peu effrayant, ton dénonicus quand même !
C'est un dinosaure qui avait les bras recouverts de plumes.
Il a également des griffes très assérés.
Il mesure environ 3,50 mètres de long,
et il pouvait courir extrêmement vite et réaliser des petits bons,
ce qui faisait de lui un prédateur redoutable,
et qui a permis de mieux comprendre le lien de parentés
qui unit les dinosaures et les oiseaux.
Ce lien s'est précisé avec la découverte de l'archéoptérix,
qui est parfois surnommée le premier oiseau.
Il vivait il y a 150 millions d'années,
et il possédait des ailes et des plumes,
mais également des dents, et une queue osseuse héritée des dinosaures.
Ça peut paraître fou professeur, mais la prochaine fois que vous apercevrez un pigeon,
n'oubliez pas qu'il compte parmi ses ancêtres le tziranozore.
Ah mais bien sûr que je l'oublie pas !
Tu sais qu'avant, je communiquais que par pigeon voyageurs.
C'était quand même bien plus pratique !
Oh là, une chauve-souris !
Effectivement, chez les mammifères,
il n'y a qu'un seul animal qui est capable de voler,
et c'est la chauve-souris.
Elle fait son apparition il y a 47 millions d'années,
avec des espèces comme le paléochiroptérix,
mais déjà, elles ressemblent à nos chauves-souris actuels.
Leurs ailes sont constituées de membranes très fines,
tendues sur des doigts très allongés,
un peu comme chez les pterosores dont nous avons déjà parlé,
et grâce à des muscles très puissants situés à la base de leurs membranes,
elles sont capables d'effectuer un vol râmé.
L'évolution de ces animaux a bien fonctionné,
puisque l'on compte aujourd'hui plus de 1400 espèces de chauves-souris,
soit 20% de toutes les espèces de mammifères.
Dis-moi mon grand,
il y a d'autres animaux qui ont développé des méthodes pour voler !
Exact, professeur Sapiens.
Nous avons parlé des insectes, des chauves-souris et bien sûr, des oiseaux,
mais d'autres animaux ont réussi à développer des techniques de vol étonnantes.
Regardez cet adorable petit rongeur,
il s'appelle l'anamolure de Derby,
et lorsqu'il saute d'arbre en arbre,
il étend les bras et déploie une membrane qui s'appelle le patagium.
Cela lui permet d'être porté par les airs sur des distances
qui peuvent varier de plusieurs dizaines à quelques centaines de mètres pour certaines espèces.
Il est même capable de changer de direction en s'orientant avec sa queue.
Il est surnommé l'écureuil volant.
Mais c'est fantastique ça,
l'écureuil volant,
quel rêve de passer d'un arbre à un autre aussi facilement ?
Youhou !
On peut aussi parler de l'exocète commun,
plus connu sous le nom de poisson volant,
que l'on trouve dans les mers chaudes autour du globe.
D'ailleurs en latin,
exocète, ça veut dire qui sort à l'extérieur.
Grâce à sa nageoire arrière,
il parvient à se propulser hors de l'eau,
et il étend alors ses nageoires latérales
pour planer sur plusieurs dizaines de mètres.
Il ne fait pas ça pour prendre l'air,
mais pour échapper à ses prédateurs marins,
manque de chance.
Il arrive que les oiseaux prennent le relais
et attrapent les poissons en plein vol.
Alors professeur, j'espère que vous ne craignez pas les serpents ?
Moi, les serpents ?
Bien sûr que non, mon grand.
Sa pionne, ça ne m'a peur de rien.
Sachez qu'il existe 5 espèces de serpents volants.
Les serpents de la famille Criso-Péléa
vivent dans les forêts d'Asie du Sud-Est
et sautent de branche en branche.
Lorsqu'ils sont en l'air,
ils écartent leur côte pour élargir leur corps,
et ils rentrent leur ventre,
formant un creux dans lequel l'air va s'engouffrer.
Mais ce n'est pas tout,
d'autres animaux étonnants sont capables de réaliser
ce genre de prouesses.
Il y a le lézard volant,
ou encore la grenouille volante,
et même certaines espèces d'araignées
qui réussissent à utiliser leur fil comme un serre volant.
Mais ça leur sert à quoi de voler ?
Alors tous ces animaux volants
font cela car ça leur permet d'être en sécurité,
certains passent même leur vie dans les arbres,
ils échappent à leur prédateur,
et ils peuvent trouver plusieurs sources de nourriture.
Mais alors pourquoi dit-on qu'ils volent ?
C'est pas vraiment ça, si ?
Excellente question, professeur.
En réalité, ces animaux ne volent pas,
ils le planent.
Ça veut dire qu'ils utilisent l'air à leur avantage,
grâce à leur particularité physique,
et ils sont ainsi en mesure de ralentir leurs chutes.
Allez, venez, professeur.
Maintenant je vous emmène dans ma partie préférée du musée,
les maîtres de l'air.
Dans cette partie du musée,
nous présentons les oiseaux capables de réaliser
les performances les plus exceptionnelles,
les champions du vol, ceux qui battent tous les records.
Ah, les maîtres de l'air ! Fantastique !
Wow, que c'est beau !
Tu peux nous décrire les oiseaux qu'on voit ici.
Bien sûr, professeur.
Justement, nous avons ici un faux compèlerin,
et c'est l'animal le plus rapide de toute la planète.
Il a des ailes pointues et recourbées vers l'arrière,
qu'il colle contre son corps lorsqu'il plonge en piquet
pour attraper une proie.
Il atteint alors la vitesse de 180 kmh,
et il a même été déjà flashé à 389 kmh.
Ça décoiffe !
Tu m'étonnes que ça décoiffe.
Ça décoiffe même ma barbichette !
Ah ah ah !
Eh oui, mon copain, faux con !
On a d'ailleurs déjà fait un épisode de wild avec lui.
Quel oiseau exceptionnel !
Et lui, professeur, c'est un condor des andis.
Il peut parcourir 200 km avec un seul battement d'aile.
C'est grâce à ses ailes très larges,
mais aussi grâce au colon d'air chaud,
qu'il utilise à son avantage pour gagner de l'altitude.
A l'opposé du condor, il y a le colibri,
qui va effectuer jusqu'à 100 battements d'aile
en une seule seconde,
et ainsi générer de la portance dans plusieurs directions,
ce qui lui permet de réaliser un vol stationnaire
ou même de voler en marche arrière,
un peu comme un hélicoptère.
Le petit colibri,
qui est beau en plus !
Oh oh oh !
Oh, tu attends victoire !
Si vous voulez passer une aperçu, professeur,
je vous conseille de vous inspirer du hibou.
C'est le plus silencieux de tous les oiseaux.
Son plumage d'entelée et veloutée
absorbe le bruit de ces battements d'aile.
Ces proies ne se rendent compte absolument de rien.
Certains oiseaux, comme l'Oua à tête barrée,
qui se trouvent juste en face de nous,
sont capables de voler vraiment très très haut,
parfois même plus haut que les avions de ligne.
C'est parce qu'ils sont capables d'extraire plus d'oxygène dans l'air
que nous les humains,
et ainsi de se rendre à de très hautes altitudes
là où l'air se fait rare.
Que la nature ait bien faite, mon petit victoire !
Je le dis tout le temps, et on s'en rend bien compte.
Dis donc, comment on a fait nous,
les humains pour s'inspirer de toutes les capacités formidables des animaux ?
Ah, c'est une bonne question, professeur.
Évidemment, tous ces oiseaux ont beaucoup inspiré les humains.
On imite leurs formes, leurs silhouettes, leurs structures,
ou encore leurs techniques de vol.
Par exemple, les planeurs, qui n'ont pas de moteur,
contrairement aux avions, vont imiter le vol plané des oiseaux.
On pourrait aussi évoquer le concorde, dont la silhouette
imite celle d'un oiseau qui s'appelle le fou de bassin
et qui est d'ailleurs surnommé le bel oiseau blanc.
À ce jour, c'est toujours l'avion civil le plus rapide de tous les temps,
puisqu'il volait à 2300 kmh.
Les avions et les drones espions sont eux aussi inspirés de certains oiseaux
et sont capables d'absorber les ondes radar.
Les technologies et les inventions humaines s'inspirent régulièrement
de la nature et de ces merveilles,
et ça porte un nom, ça s'appelle le biomimétisme.
Alors dis-moi mon petit victor,
est-ce que tu as réussi à percer tous les mystères des animaux pour voler ?
Alors on connaît la plupart des animaux et des animaux volants,
mais certains restent assez mystérieux pour nous, par exemple.
Il y a quelques espèces d'araignées qui sont capables de voler
ou de planer sur des distances plus ou moins longues.
On sait qu'elles utilisent leurs fils, elles tissent de la toile,
jusqu'à ce que celle-ci se fasse prendre par un cour en air chargé en électricité statique
et ensuite elles s'en servent comme d'un cerf volant.
Cette technique s'appelle le ballooning, mais elle est encore très mal comprise par les scientifiques.
Venez voir professeur, je vais vous faire faire une expérience.
Une expérience ? Chouette alors, tu sais que moi j'adore les expériences.
Sur votre gauche, il y a une souffleurie, alors une souffleurie c'est une grosse machine
qui projette de l'air, et sur votre droite, il y a 3 formes d'aile
que vous pouvez passer dans votre main.
Prenez cette forme d'aile, regardez celle qui est toute plate,
avec les bords en angle droit.
Ah oui d'accord, j'en file les ailes.
Et placez-la face à la souffleurie.
On appuie sur le bouton pour que la machine envoie de l'air.
Qu'est-ce que vous constatez ?
Eh bien non, je constate rien du tout.
Il ne se passe rien.
À présent prenez la deuxième forme d'aile,
regardez c'est celle qui est également plate, mais qui a les bords arrondis.
Allez-y mettez-la face à la souffleurie,
et là que se passe-t-il ?
Encore une fois, il ne se passe rien.
Et donc ça marche pas du tout ton truc, il ne se passe rien.
Bon alors maintenant professeur, prenez la troisième forme d'aile,
oui voilà celle qui ressemble un peu à une virgule.
Et maintenant professeur, qu'est-ce que vous constatez ?
Oh mais, mais oui, ça marche, ça marche Victor, je vole !
C'est comme si vous voliez, c'est comme une aile d'avion.
C'est fantastique ton truc gamin, ça me plaît beaucoup de voler,
il va falloir que je me fabrique la même petite machine,
et cette souffleurie là, ha ha ha, quel régal !
Eh bien vous voyez professeur, tous les avions ont cette forme d'aile,
c'est ce qu'on appelle le profil aérodynamique des avions.
Grâce à cette petite courbure, l'air va prendre de la vitesse
et glisser le long de l'aile et se retrouver en dessous.
Donc on a beaucoup d'air en dessous et moins d'air au-dessus.
Pour rééquilibrer tout ça, l'air qui est en dessous
va exercer une force que l'on appelle la portance
et qui va aspirer l'avion vers le ciel.
Eh bien merci mon grand pour ta visite de l'Expo Flight.
Moi qui en connais un rayon sur les animaux,
tu m'as fait découvrir plein de choses nouvelles.
Merci mille fois professeur Sapiens d'être venu nous voir dans ce musée.
C'est un véritable honneur de recevoir une célébrité des animaux comme vous.
...
Alors professeur, c'était comment cet Expo Flight ?
Professeur ?
...
Professeur, ça ne va pas, vous êtes tout rouge.
J'essaye de battre des ailes aussi vite qu'un colibri.
Mais enfin pourquoi vous faites ça ?
C'est l'un des ateliers qu'il propose au musée.
Ça m'a donné envie d'essayer, mais je comprends pas pourquoi j'y arrive pas.
Je crois qu'il va falloir retourner voir l'Expo Professeur.
Tu as raison, allez bien on y retourne.
On a encore un peu de temps.
L'Expo Flight, c'est jusqu'à mi-haut au musée de l'air et de l'aviation du Bourget.
Et pour réserver vos places, rendez-vous sur www.muséeairespace.fr.
Allez professeur, prenez votre chapeau, on y retourne.
Comme ça vous allez me montrer tout ce que vous avez découvert.
C'est vrai que vous avez vu un dénonicus pour de vrai ?
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