Bienvenue dans les coulisses du voyage, le podcast pour voyager avec sens et bon sens.
Je suis Laura, du blog de voyage et des Glogb-Blogger.
Tu as aussi envie de voyager de manière plus responsable, d'organiser des escapades
facilement et dénicher des initiatives originales si la réponse est oui alors tu es au bon endroit.
Chacun de mes épisodes est un concentré de bonnes astuces pour t'aider à planifier tes prochains voyages durables.
Hello hello, j'espère que vous allez bien. Je suis ravie de vous retrouver pour le troisième
épisode de la saison et cette semaine on va parler voyage alternatif tout simplement parce
que c'est une thématique que vous avez plébiscité lors de mon questionnaire entre la saison 2 et la
saison 3. Donc tout au long de cette saison il y aura plusieurs épisodes consacrés à ce sujet et
on va démarrer sur les chapeaux de roue avec les voyages en autostop. Pour en parler je suis
ravie d'accueillir Astrid qui est une grande voyageuse et aussi une blogueuse. On la connaît sous son
nom de Plume Histoire de Tongue, un blog vraiment qui fourmille de récits d'aventure en solo au
féminin et que je vous recommande vivement. L'invité a été pour moi une évidence parce que je sais
qu'elle a voyagé de nombreuses années en levant le pouce à travers le monde que ce soit sur la
route de la soie en Iran, en Grèce, en France. Elle a engrangé énormément d'expérience et j'aime
aussi particulièrement sa philosophie. Et vous allez l'entendre son récit est vraiment hyper
passionnant avec beaucoup de générosité et d'humanisme. Elle nous dévoile les coulisses
des voyages en autostop, sa philosophie, ses conseils pratiques alors sans plus attendre je
l'accueille. Belle écoute. Salut Astrid ! Pour commencer tu pourrais nous dire quel a été ton premier voyage
en autostop ou ton premier souvenir d'autostop ? Alors la première fois que j'ai fait de l'autostop
j'étais dans le péloponnèse et je devais faire je sais plus à peu près 80 km quelque chose
comme ça et je sais pas tout le voyage se passait bien c'était je crois une des premières fois
que je voyagais en solo et puis je me suis dit allez c'est un truc à faire une fois dans une
vie je me lance et puis ça s'est tellement bien passé et je me suis tellement marée que petit à petit
j'y ai pris goût j'ai aussi eu des mon des potes qui comme faisais pas mal avec qui j'en ai eu
l'occasion d'en refaire par la suite et puis ça s'est installé peu à peu sans vraiment que je
me dise allez je fais un projet à fond sur le stomp. T'as suivi ton intuition c'est toujours une bonne
idée je trouve de suivre ces intuitions et alors à ce moment là très précis où tu t'es dit tiens
et si je faisais de l'autostop en plein milieu du péloponnèse donc en Grèce est ce que t'as
eu des craintes particulières ou est ce que comme tu disais c'était assez naturel en fait tu t'es pas
trop posé de questions ? La première fois je me suis pas posé de questions parce que voilà je
venais de rencontrer pas mal de monde en Grèce tout le monde avait été très cool j'étais vraiment
dans une ambiance super positive et puis c'est pas quelque chose qui m'a traversé l'esprit plus
que ça je me rappelle mettre un 6 à l'arrière d'un 4x4 voilà la tête au vent comme un peu dans les
films et pour une première fois c'est voilà c'était quelque chose de super cool et puis non
c'était vraiment on va dire relax il n'y avait pas de stress.
J'ai voyagé pendant quelques années autour du monde principalement en stop et puis à un moment
avec mon meilleur ami qui s'appelle José on a eu ce rêve en commun de traverser toute la
route de la soie sur le pouce alors l'idée c'était vraiment que ça nous donne une,
comment dirais-je, que ça nous ouvre une fenêtre sur le monde différent de celle qu'on aurait pu
ouvrir si on prenait des transports en commun classiques parce que quand on se retrouve comme ça au
sein de l'habitat que l'on est d'un conducteur on est tout de suite plongé dans sa bulle intime on va
dire et ça laisse place à des conversations soient complètement barrés ou des rencontres
improbables des invitations spontanées c'est vraiment une porte ouverte sur l'inattendu on va
dire et sur l'aventure avec un grand A et c'est vraiment je pense ça qui nous animait à l'époque
c'était en 2017 et donc pendant 9 mois on a retracé tout l'ancien itinéraire de la route
de la soie on est parti même un peu plus loin on est parti de taïlande en fait puis après l'asile
du sud-est on est rejoint la chine et de là on a suivi l'un des anciens itinéraires parce qu'en fait
si on avait plusieurs jusqu'à istanbul et puis on a poussé même jusqu'à orléans qui était mon
chevroi à l'époque. On est à un Mac dans le sac, un petit duvet au milieu du voyage il y avait
plus trop d'arbres on était dans le désert donc on a troqué les Mac contre une tente voilà on était
en mode vraiment cool on avait du temps on prenait vraiment plaisir à chaque instant même
même des instants peut-être un peu moins fun on était bien dans ce qu'on faisait je peux dire que
ça s'est aussi fait tout seul avec le temps mais ça s'est fait kilomètres après kilomètres dans la
joie la bonne humeur quoi si on peut dire ça. Toi tu t'es lancé un petit peu sans trop de poser
de questions et souvent c'est ce qui permet aussi de pas avoir peur parce que plus on cogite plus
en général on hésite à faire les choses si tu rencontrais là une personne qui justement est
dans cette réflexion d'utiliser l'autostop qu'est ce que t'aurais envie de lui dire. Bon déjà
pour commencer je conseillerais pas de se forcer si on n'a pas la vibe qui nous dit allez vas-y si
on est déjà dans une posture un peu un peu renfermée un peu craintive pas assurée on met pas
toutes les chances de notre côté pour vivre au mieux l'expérience quoi. Je dis pas forcément
que ça va attirer des problèmes mais en tout cas si on n'est pas serin voilà on va pas être
présent pleinement non plus pour la personne qui nous accompagne on va pas forcément réagir comme
il faudrait donc peut-être si on envisage quelque chose un grand projet mais qu'on ne s'en va
commencer plus petit à plusieurs voilà partir avec une copine partir de chez soi pour faire 20
kilomètres et puis petit à petit quand on voit que ça se passe bien élargir comme ça sa zone de
confort jusqu'à vivre des aventures qui s'inscrivent un peu plus dans le temps quoi. J'ai l'impression
que l'autostop ça demande pas mal de lâcher prise parce que forcément on ne sait pas sur qui on
va tomber on sait pas combien de temps on va attendre il y a plein de facteurs qu'on ne maîtrise
absolument pas et c'est ça que je trouve intéressant parce que c'est ça qui donne du piment à des
voyages qui aujourd'hui sont peut-être souvent un peu trop balisé un peu trop facile. Déjà sur
le côté inattendu je pense que c'est ce qui fait peur à beaucoup de gens et moi je sais que c'est
quelque chose où j'ai pris beaucoup de plaisir parce que on n'a pas tant de parenthèses comme ça
de vie dans le quotidien où on peut complètement lâcher et se dire advienne que pour à quoi. Et
ça c'est déjà quelque chose d'essentiel quand on veut faire du stop c'est de se dire si on cherche
à baliser le truc c'est pas fait pour nous c'est clair que la seule chose qu'on peut prévoir c'est
qu'il y aura des imprévus. Ça c'est la première des choses mais c'est aussi pour ça qu'il faut
prendre son temps quand on fait du stop parce que si on est pressé par exemple on va moins bien
vivre les temps d'attente. Un jour j'ai attendu trois jours justement au même endroit j'étais à
Saritas à la frontière Kyrgyz et Tadjik et là on a attendu 72 heures au même endroit en train
de se geler sur le bord de la route avec mon poids de jeusée justement. Il n'y avait pas de véhicule
en train de bouquiner et voilà on n'a pas trop mal vécu parce que ayant le temps ça faisait
partie du voyage. Il faut accepter ce qui vient et pas chercher à faire au plus court, à faire
rapidement. Il faut prendre la vie comme à vivre. Et je trouve aussi que dans tout ce que tu as
écrit sur l'auto stop parce que je t'ai lu avec acidité il y a aussi cette envie de rencontrer
l'autre, de rencontrer tous les autres c'est à dire de pas forcément choisir des gens qui vont
nous ressembler, des gens qui vont être d'accord avec nous etc. Qu'est ce que tu en penses toi ?
C'est vrai que c'est quelque chose de vraiment très cool de pouvoir avoir l'opportunité de
discuter en plus souvent de façon quand même assez intime avec des gens qu'on n'aurait jamais
rencontrés ailleurs. Alors c'est à ça vaut pour des gens qui parlent une langue en commun avec nous,
ça vaut aussi pour des gens avec qui on discute d'un signe de tête, d'un geste de la main. Mais
c'est des personnes déjà qui prennent du temps pour nous, qui veulent donner un petit coup de
pouce à notre aventure et qui ont aussi souvent envie de savoir qu'est ce qu'on fout là, où est
ce qu'on va, comment on est arrivé à être au fin fond du désert des gobis, le poucement d'air. Et
voilà ça permet de nous aider liens parfois très fort, parfois non bien sûr, mais parfois très fort
avec les plus parfaits étrangers qui soient. C'est vraiment très cool. Après évidemment il y a
des gens avec qui on accroche moins, c'est une certitude, c'est pas non plus des bisounours. Voilà on peut
tomber sur des bonfachos, on peut tomber sur des gens très sexistes, on peut tomber sur des gens
avec qui juste ça colle pas. Et voilà là c'est libre à nous de voir jusqu'à quel point on accepte
pas de faire la conversation poliment parce que c'est sûr que tant qu'on avance on est bien
contents, d'un côté il y a des discours qu'on n'a pas forcément envie d'entendre.
Est-ce que justement tu aurais une rencontre spécifiquement marquante à nous raconter ?
Alors ouais j'en ai plusieurs, la quelle choisir ? Ah si j'en ai une qui est assez cool,
ça doit être en 2014 quand l'histoire commence, j'étais en Grèce mais c'était pas le même voyage
dont je parlais tout à l'heure, mais c'est un pays où j'ai beaucoup été parce que j'adore ce pays.
En bref j'étais en Grèce et puis je cherchais à passer en Italie par le ferry mais en stop,
donc je voulais faire du bateau stop et trouver en gros un routier qui me fasse passer dans sa cabine
et puis prendre le bateau avec lui. Et donc au port de Patras, je galère un peu,
bon et puis au bout d'un moment je finis par trouver un mec, je pense qu'il était grec,
qui me prend et puis il avait par sa compagnie en plus genre la bouffe à volonté et tout,
donc le mec il m'a gâté comme une reine, il m'a vraiment mis bien pendant toute la traversée
qui dirait si je ne me trouve pas à peu près 24 heures. Donc moi je vais acheter des petits
chocolats, enfin j'essayais aussi de mettre un peu de choses sur la table quoi et c'était une
rencontre vraiment sympa bien qu'il parlait pas anglais, il parlait pas français bien sûr,
on avait pas de langue en commun donc on était un peu comme des bateaux à voir des
biens ensemble en rigolant sans trop savoir quelle était la blague quoi. Et puis bon les années
passent, les années passent. Je reprends ce ferry pour rentrer de Grèce à l'Italie encore une fois,
suite à Montrèche sur la route de la soie. J'ai aidé en bulle un peu dans les allées mortes du
ferry parce que c'était hors saison mais à la personne c'était un peu, c'était un peu mort,
je m'ennuiais un peu quoi. Et là je vois qui qui débarque, Marco, le routier qui m'avait emmené
trois ans plus tôt sur ce même ferry quoi, le truc de dingue parce que sur tous les bateaux
qu'il y a dans le monde entier, tous les camions, tous les horaires possibles, c'était complètement
dingue. Et là je le regarde et je lui dis Marco et il me reconnaît mais il ne se rappelait plus
mon nom il me regarde il me fait Orléans, ce qu'il avait compris, il avait compris que j'habitais
Orléans et c'était trop mignon comme on le compte parce que là il s'approche, il me prend dans ses bras
mais genre comme si j'étais un vieux pote de 60 balais quoi, il me tape fortement dans les homoplate
et tout autour il y avait tous les routiers, il n'y avait que des routiers de ce jour là, que des
routiers en train de fumer, des rouler dans une ambiance un peu glogue qui nous regarde,
vers de dire mais qu'est ce qu'il est en train de faire avec cette femme là, genre je ne sais pas il a trouvé
une petite rencontre sur le bateau quoi et nous on avait les larmes aux yeux tellement c'était,
tellement ça avait été une super belle rencontre et que les coincidences de la vie qui n'en sont
probablement pas d'ailleurs, avaient fait que voilà on se retrouvait trois ans plus tard sur la même
mère Adriatique quoi et ça c'était vraiment un moment je pense qui a qui m'a marqué parce que ça
faisait déjà plusieurs années que je trouvais qu'il y avait une certaine magie dans le stop,
voilà des rencontres tellement improbables que il était presque impossible de se dire qu'elles
étaient pas déjà écrite à l'avance quelque part et des moments comme ça ça remet toutes les
pièces du puzzle en place et on se dit wow la vie est quand même magnifique.
Alors pour rentrer dans l'aspect plutôt pratique de l'auto stop parce que j'imagine qu'il y a
plein d'astuces, toi qu'est ce que tu pourrais conseiller justement à quelqu'un qui démarre et
qui a un peu paumé qui sait pas comment s'y prendre tout simplement ? Bon il y a c'est sûr qu'il
y a beaucoup d'astuces mais si on doit en garder qu'une c'est vraiment la posture, le sourire,
vraiment le sourire, même si on est mal placé, même si il pleut, même si on n'a pas de panneau,
même si c'est cela, quelqu'un qui sourit, quand elle ressemble, là les gens ils se disent
vas-y je m'arrête, je prends jamais d'auto stoppeur mais je m'arrête à la pauvre et galère,
déjà ça donne envie quoi. Ensuite bien sûr se mettre à un endroit où les voitures pourront
stationner facilement, ce qui n'est pas toujours possible mais il faut quand même vraiment essayer
parce que déjà on se met en danger soi-même si on est, je ne sais pas au bord d'une rocade,
mais on est aussi en danger les gens qui seraient susceptibles de nous aider parce que si ça
arrête un peu à la rache à la va-vite comme ça sur le bas-côté, il risque aussi de se faire
cartonner et c'est parce qu'on leur souhaite non plus. Et un petit bonus qui est suffisamment de
visibilité pour que la personne ait quand même quelques secondes pour on va dire nous scanner,
alors c'est un peu horrible de dire ça comme ça parce que là on est de plein fouet dans les
préjugés physiques mais il faut bien se dire que le stoppe ça fonctionne comme ça, les gens qui
sont en voiture ils vont avoir deux secondes peut-être trois pour nous évaluer et se demander
est-ce que cette personne est un serial killer ou non, est-ce que j'ai envie de l'aider ou non,
sur ces précieuses secondes il faut vraiment faire bonne impression. Donc si on est un peu malin on
essaie de se donner plus de temps par exemple se mettre face à un feu rouge, là les gens auront
peut-être je sais pas à 20 secondes 30 secondes peut-être quelques minutes je sais pas pour nous
voir et se dire oh je la prends pas, oh attends je sais pas, oh puis finalement je sais pas à l'heure
sympa, ouais j'avoue et souris, bon allez je m'arrête et je repère en même temps un endroit où je peux
me garer, ouais c'est bon je la prends. Plus les gens ont de temps pour se poser cette question est-ce
dans le fond la plupart des gens sont des gens sympa donc si on leur laisse un peu de temps pour
réfléchir voilà beaucoup d'entre eux vont nous aider après il y a plein de petites techniques
qui sont il y en a beaucoup sur mon blog je peux pas te détailler là mais par exemple quand on sort
d'une grande ville parfois on peut prendre peut-être un bus sur un métro pour vraiment sortir de la
ville et commencer l'aventure là où déjà il y a plus 50 000 routes qui partent dans toutes les
directions quoi voilà si alors parfois on peut se mettre à des péages autoroutiers des fois
c'est interdit des fois mais non faut que ça dépend des pays des aires d'autoroute c'est pareil ça
peut être ça peut être un peu facile parce que normalement le flot de véhicule il part tous dans
le même sens les pancartes aussi alors les pancartes c'est un gros il aime autour des pancartes
parce que ça peut être un gros plus mais ça peut être un gros frein, exemple je sais pas moi je
je suis à marseille et je veux aller à paris là c'est facile j'écris paris parce que statistiquement
c'est vraiment une question de probabilité beaucoup de gens sont susceptibles de monter à paris
c'est ça voilà c'est une ville qui brasse c'est une ville aimant un peu donc en mettant paris sur
une pancarte on a quand même des chances de monter à l'inverse si je voulais aller à orléans
et que j'écris orléans bah là peut-être que c'est pas malin parce qu'en fait les gens des fois ils
vont à paris ils vont se dire ah non je parle l'an en plus je sais pas où c'est je la prends pas
donc il faut toujours être un peu malin être un peu dans dans des statistiques comme ça faire
des paris sur est ce que c'est plus malin que j'écrive telle ville que telle ville sachant que c'est
ma direction et que je vais expliquer au conducteur qui s'arrête sauf que je vais expliquer au conducteur
qui s'arrête je vais m'arrêter 100 km avant ou est ce que c'est encore mieux de pas prendre de
panneau par exemple je sais pas moi je suis à l'île je veux aller à marseille et si j'écris
marseille personne ne va s'arrêter donc peut-être que je peux juste écrire le sud ou peut-être que
je peux juste ne rien écrire me mettre sur l'autoroute déjà qui démarre vers le sud en étant certaine
que les voitures iront dans cette direction et aussi si ça fonctionne pas dans les 10 15 minutes
bah voilà on pose le panneau en essayant pour alors aller on prend un panneau et on le montre parce que
peut-être que ça va nous aider pas hésiter à changer de technique à être comme je disais tout
à l'heure dynamique parce que voilà le stop on imagine souvent que c'est un truc de fainéant
où on pose les fesses sur le sac en bord de la route mais si on veut quand même avancer si on veut
quelque chose qui est un peu la pêche voilà faut se bouger faut se donner les moyens d'arriver
où on veut aller parce que même si c'est les conducteurs qui font notre voyage c'est quand
même à nous d'aller d'aller à la pêche après voilà il n'y a pas c'est pas les mêmes cultures
partout il y a tellement de choses qui entrent en jeu il y a aussi tout ce qui est comment y a
organisé la chaussée est ce qu'il y a des endroits faciles pour s'arrêter comment nous on présente
comment est ce qu'on va coller avec avec la culture locale est ce qu'on va avoir les bons codes enfin
que ça se trouve voilà des fois on n'a pas juste le code alors qu'en fait on le reste
ça fonctionnerait en fait quand le stop ça marche pas il faut pas toujours se dire déjà le premier
truc à pas se dire c'est ouais c'est décon parce que là ça nous met dans un mode négatif depuis
lequel on a du mal à se sortir et et ça se ressent personne a envie de faire monter quelqu'un
à bord qui fait la gueule quoi peut-être que on est pas dans le droit peut-être qu'on n'a pas la bonne
posture peut-être qu'il faudrait se verra un peu plus dégager son visage voilà montrer un peu
pas de blanche si je peux dire ainsi toujours se remettre en question rester positif dynamique
être patient et croire un peu en sainte bonne étoile après il y a peut-être plus de difficultés
techniques on va dire par exemple la chine où j'ai vécu probablement beaucoup de mes
meilleures souvenirs en stop parce que les chinois sont vraiment des amours qui sont généreux
possible qui se coupent en quatre pour qu'on ait dix fois trop de choses à manger sur la table pour que
pour que tout aille bien pour nous pour nous aider au possible mais les villes chinoises sont
évidemment immense elles sont pas du tout faites pour être traversées à pied le sac sur le dos
quoi et c'est vrai que faut imaginer souvent quand on arrive en ville imaginons qu'on arrive du
sud on nous dépose à l'entrée sud à peu près quoi ou un métro ou un transport sauf que tu arrives
en chine et tu sais pas lire les chinois et tu veux pas tu veux repartir continue ta route
monter vers le nord il faut que tu traverses toute la mégalopole qui fait plusieurs millions d'habitants
sans savoir quel transport t'emprunte et un seul mot chinois ou un peu vite fait la politesse
si tu marches mais tu vois que tu vois que ça s'affiche cinq je sais pas combien on dit
le mètre sur ton gps bon et en plus c'est des villes que tu veux juste traverser pas forcément
visiter la chine pour ça était était compliqué que les zones vraiment trop trop peuplées des
grosses grosses villes qu'on connaît pas dont on parle pas la langue et puis aussi après les
ondes désertes bien sûr c'est c'est une autre difficulté c'est un peu l'opposé quand il n'y a
pas de voiture faut attendre moi j'ai traversé plusieurs déserts comme ça dont le saurage
m'a t'a rendu en afrique de l'oriste par la route mais c'est vrai qu'il faut vraiment accepter
l'attente parce que il est presque pas médité mais il trouver un intérêt je dirais parce que sinon
ça peut vraiment être très long je dois bien vous avouer que pendant l'enregistrement j'ai été
vraiment complètement appé par le récit d'astrid à tel point que j'ai failli oublier un sujet très
important qui tarod de beaucoup de personnes au sujet de l'autostop à savoir la question de la
sécurité donc heureusement j'ai quand même fini par aborder le sujet avec elle et je lui ai demandé
de nous donner un petit peu son ressenti et son expérience à ce sujet alors ouais là j'avais
beaucoup de choses à dire je pense sur sur le sujet c'est vrai que une des premières questions
qu'on pose généralement quand je dis que je fais stop c'est est ce que t'as pas trop peur ce qu'est
une question assez triste quand on y pense parce que parce qu'on s'attente pas au premier abord à ce
que les gens soient bienveillants or mon expérience m'a montré et c'est encore une fois très subjectif
mais que la plupart des gens que j'ai pu rencontrer étaient vraiment des très belles personnes qui
étaient très généreuses très bienveillantes et en plus très très sympa à côtoyer ceci dit comme
comme je pourrais rencontrer un serial killer on allait acheter mon pain je pourrais rencontrer un
sur le bord de l'automoute à 10 quoi et c'est des choses qu'on ne peut pas qu'on ne peut malheureusement
pas prévoir et c'est vrai que d'être comme ça dans une voiture seule à seule avec un conducteur
ça nous met dans une position de vulnérabilité parce que déjà on nous ren service donc on est
un peu redevable on ne peut pas déroger et la personne qui conduit peut vite prendre l'ascendant
sur nous ce qui est ce qui est logique donc pour éviter d'être voilà de se retrouver dans une
position un peu sensible aussi si on le sent pas quand on s'apprête à monter dans les tuls on
ne montre pas c'est vraiment la règle d'or et c'est clair que ça va être en faciès ça va être
au ressenti au feeling mais la vie c'est aussi une question d'instinct et le voyage et l'automate
en particulier nous nous pousse à retrouver un peu ce sentiment inexplicable de faudrait pas que
j'y aille ou c'est pas une bonne chose voilà de protection comme ça vraiment primaire pour rester
toujours quand même correct on peut trouver des petits subterfuges du genre demander d'abord à la
personne où elle va comme ça ça me laisse quelques secondes aussi pour joger l'autre donc si la
personne va à paris et même moi je suis pas quand même obligé de lui dire que je vais à paris donc
ça c'est une première chose après il y en a qui conseille de toujours garder son sac avec soi moi
c'est vrai que j'aime bien j'aime pas être parano quoi je suis plutôt quelqu'un qui fait confiance
mais j'aime aussi être libre de mes mouvements et s'il y a un problème pouvoir réagir vite donc
généralement je j'essaye quand je peux d'avoir mon sac à portée de main il y en a qui conseille
d'avoir des esprits à la crimo et d'avoir des couteaux moi personnellement c'est pas
quelque chose que je recommanderais à ceux qui veulent se lancer parce que déjà ça nous met
quand même dans une dans une crainte déjà assez présente pour en arriver à se balader avec
une arme ou même une arme de défense c'est déjà qu'on s'attend pas à vivre des choses très très
cool et puis en plus il faut bien imaginer que si la personne retourne sa contre nous on est encore
deux fois plus dans la panate mieux vaut s'abstenir si si on a dit telle crainte ce sont des
problèmes qui arrivent moi j'ai eu un plus reprise des rencontres dont je me serais vraiment
bien passé voilà ce qu'il faut bien se dire c'est que le risque zéro n'existe pas mais mais vivre
c'est aussi risqué de vivre j'ai quand même vécu des seuls moments mais c'est pas des choses
qui ont été pesantes sur la suite de ma vie on va dire je veux voir la chance que ça se termine
plutôt bien je suis aussi quelqu'un qui a quand même beaucoup de caractères et je pense qu'il y a
une qualité même si c'est pas toujours le cas je suis quelqu'un qui me laisse pas forcément
marcher sur mes pieds qui m'affirme qui voilà comme je dis non c'est non il faut quand même pas hésiter
dans ce cas voilà à maintenir une position ferme et à encore une fois être débrouillard comme
comme tu disais tout à l'heure peut-être quelque chose qui n'est pas fait pour tout le monde c'est
peut-être il faut peut-être des fois avoir de la chance mais vraiment je pense que c'est le stop
c'est une allégorie de la vie et comme toujours bah voilà on peut s'attendre généralement
au meilleur et puis et puis parfois il y a aussi le pire caractère quoi et je trouve ça vraiment
intéressant cette question du risque moi je sais qu'on a souvent des questions de gens qui vont
voyager dans un pays notamment en amérique du sud qui est un continent pas super bien réputé pour
sa sécurité et souvent les gens me posent la question est-ce que c'est risqué de voyager à
tel endroit ou est-ce que c'est risqué de faire ci de faire ça et c'est une question qui est
impossible enfin on peut pas y y répondre parce que ben on sait pas ce que la vie réserve on peut
sortir de chez soi et puis nous arrive le pire tout comme on peut aller à l'autre bout du monde
pendant des mois et puis nous n'arrive rien enfin c'est vraiment aléatoire des fois on est au mauvais
endroit au mauvais moment et personne aurait pu le prévoir c'est vraiment une question philosophique
aussi de quelle part de risque je donne à ma vie donc ça c'est vraiment une question très très
personnelle c'est vrai et puis je veux vraiment pas transmettre le message que faire du stop c'est
c'est risqué outre mesure parce que si on suit quand même les quelques préceptes de bon sens je
dirais et de sécurité on n'a pas forcément plus de chance que ça tourne mal que le reste du temps
voilà ça peut arriver mais ça peut arriver tout le temps donc parce qu'en fait vivre de toute façon
c'est risqué donc voilà il faut s'assurer de prendre le moins de risque possible pour vivre le
truc le plus cool possible mais après on peut pas contrôler on peut pas contrôler tout dans la vie
et le stop c'est pas quelque chose de fondamentalement dangereux voilà c'est ça peut l'être évidemment
mais ça peut l'être de conduire ça peut être de te rendre né en montagne notamment ça peut
voilà il y a beaucoup de choses qui sont dangereuses et qu'on s'empêche pas forcément de faire ben
le stop pour moi en tout cas c'est un peu pareil c'est intéressant ce que tu dis parce que chacun
va avoir une vision du risque qui va être vraiment différente et qui est pas forcément basée sur
la logique ou du rationnel pour le coup et ça c'est toujours assez amusant à avoir parce que par
exemple pour moi quelqu'un qui fait de l'auto stop il a plus de risque d'avoir un accident de bagnole
que de tomber sur une mauvaise personne moi j'aurais plus peur de ça si je fais de l'auto stop
c'est de tomber sur quelqu'un qui conduit très mal j'aurais plus peur de ça que de tomber sur un
serial killer parce que bon moi et la route c'est pas trop ça c'est pas ma tasse de thé moi je suis
bien dans un train parce que je me sens en sécurité alors ça c'est vrai ça c'est vrai ce que tu
dis j'ai eu vraiment des fois des conducteurs mais en fait moi je descends je suis pas quelqu'un
je suis pas une tête brûlée moi quelqu'un qui conduit brûlée quelqu'un qui conduit en regardant
pas la route quelqu'un qui roule à 160 voilà moi je remercie Pouliman je trouve une excuse souvent
je dis que j'ai envie de vomir parce que comme ça les gens ne me retiennent pas ils se disent pas j'ai
envie qu'à vomir c'est un mavature donc ça peut être une petite technique ça voilà je dis que j'ai
m'arrêté la quelques heures à marcher un peu prendre l'air parce que je me sens pas bien vraiment
je vous remercie profondément pour l'aide que vous m'avez apporté je vous souhaite une
bonne continuation là la personne est contente elle voit pas ça genre négatif tu conduis mal
je veux descendre non elle voit ça un peu de façon cool donc et je reste pas je reste pas dans
un véhicule je suis resté une fois c'était en thailand c'était avec josé c'était un 4 4 on était
à l'arrière à l'extérieur c'était un pickup et les gars ils roulaient comme des malades mais comme
des malades ils doublaient dans les montagnes on sautait tellement on sautait à l'arrière tellement
qu'on se prenait des secousses c'était des malades et on avait du mal à communiquer avec eux on
hésitait en plus on est démarré démarrer un grand voyage on était un peu fou fou et ça a duré
peut-être une demi-heure et et bon on est resté et en descendant j'en ai reparlé avec josé je dis
mec moi je pense que c'est la dernière fois que que je viens un truc pareil on a été compte resté
ça nous a servi de leçon parce que là on se sera renversé clairement on sera mort
au fur et à mesure en fait des expériences qu'on en autostop chacun va se faire
d'enlever aussi une expérience va pouvoir travailler aussi sur ses postures sur ses
manières de communiquer avec les gens sur des petites astuces comme ça qui sont en fait des
astuces relationnelles en tout cas en t'écoutant c'est ce que j'ai l'impression que tu racontes en
filigrane c'est que l'autostop ça te permet aussi de développer beaucoup de compétences humaines
et sociales ça c'est vrai c'est je suis même sur puisque tu que tu le remarques c'est très
perspicace d'être à part mais c'est très exact moi je suis quelqu'un qui n'est pas forcément
à l'aise avec le contact ou qui ne savait pas toujours quand j'étais plus jeune me positionner
dans les relations sociales et c'est vrai que le stop m'a beaucoup aidé parce que j'essayais de
bien faire j'essayais d'avancer dans voilà dans la bonne humeur d'avancer aussi dans le respect
des gens je voulais pas utiliser entre guillemets les gens je voulais que à la fin du trajet je
sois j'en sorte grandit mais que les gens aussi on sorte avec un petit truc un peu positif ça
m'a vraiment appris déjà à me décentrer c'est à dire qu'au lieu de beaucoup parler de mon voyage
j'essayais vraiment notamment pour faire plaisir aux gens mais aussi parce que ça m'intéressait
mais vraiment pour qui pour qui vive un moment vraiment agréable de les questionner sur leur vie
sur sur qu'est ce qu'ils aiment qu'est ce qu'ils font de les mettre un peu au centre du dialogue
parce que c'est quelque chose qui est qui est valorisant dans toutes les cultures on est toujours
valorisé quand voilà quand on montra quelqu'un ce qu'on fait dans la vie ce qu'on aime c'est
un moment cool quoi et j'ai toujours essayé quand j'ai quand j'ai compris quand j'ai compris ça de
centrer la discussion sur le conducteur ce qui fait que les gens voilà se livraient assez facilement
et des fois on restait 10 minutes des fois deux heures des fois même plus et souvent à la fin les
gens étaient un peu presque même des fois soulagés d'avoir vidé leur sape et c'était un peu voilà
ma contrepartie on va dire c'était en tout cas une attention particulière que j'avais durant
durant le voyage quoi pour aller encore plus loin j'avais vraiment envie de mettre le conducteur ou
la conductrice à l'aise donc pour ça je voulais que la personne ne soit pas en train de se dire est
qu'elle va pas sortir un couteau au bout d'un moment ou des choses un peu bêtes comme ça mais mais
en fait quand on fait du sang on se rend vite compte que ça peut arriver c'est pas ça donc je
ne mettais jamais dans la voiture les mains dans mes poches j'essayais toujours voilà mes mains sont
bien visibles c'est des détails vraiment stupides mais c'est un ensemble de petites choses qui mises
bout à bout ben mais l'autre personne juste bien quoi voilà la personne et qu'on disait et voyons
sourire à voyer même un tranquille posé et visible plein de petites choses comme ça où la personne
n'était pas en train de ressasser est ce que j'ai bien fait ce qu'il y a dans les portefeuilles
est ce que si est ce que ça j'étais vraiment présente dans la discussion et d'ailleurs c'est
pour ça que je généralement j'ai vécu à être faire du stop quand j'étais trop fatigué parce
que j'arrivais pas à être à être présente j'arrivais pas à être moteur dans la conversation
ça me demandait trop d'énergie et je trouvais ça pas cool pour les gens qui me qui me prenaient
de pas vraiment être là quoi si c'est pour prendre un colis à l'arrière de la voiture qui
parle pas pendant deux heures qui roupit bon évidemment ça m'est arrivé parce que on contrôle
pas toujours quand on va s'assoupire mais en tout cas dans la mesure du possible j'essayais d'éviter
j'essayais de quand je suis là je suis là quoi l'idée c'est quand même pas de voyager avec
l'argent des autres c'est vraiment de rencontrer si il y a moyen de mettre la main à la poche pour
aussi faire plaisir à l'autre ben c'est cool quoi tout comme sur les longs trajets ça peut être
bienvenue de payer un péage de payer un peu l'essence de faut pas être toujours dans une posture
de recevoir parce que évidemment déjà on transporte donc rien que ça on reçoit beaucoup mais
faut aussi essayer d'être dans une posture de don déjà parce que pour les gens c'est pas cool
ils sont pas ils sont pas responsables de notre jeter de notre couvert mais aussi parce que il y a le
plaisir juste de de faire plaisir quoi et dans la vie si on donne pas au bout d'un moment on va
arrêter de recevoir et même si on donne pas à la personne qui va nous rendre plus tard c'est quand
même moi je crois assez en ces histoires de ça par un peu bizarre dit comme ça mais mais deux
carmas quoi ce qu'on peut voilà ce qu'on peut mettre pour faire plaisir un jour ou l'autre ça va
revenir mais en tout cas le bon appelle le bon disons qu'on va mettre à la hauteur de ce qu'on
peut mettre peut-être que c'est peut-être qu'il dit comme ça c'est si juste bon ben astrite ça fait
déjà plus d'une heure qu'on discute je pense que j'aurais pu continuer à discuter avec toi de
plein d'autres sujets je sais qu'on partage pas mal de philosophie en commun même si on voyage de
manière assez différente finalement toutes les deux mais il faut bien une fin à tout donc je te remercie
énormément vraiment pour ton temps pour toute ta générosité je pense que les auditrices et les
auditeurs vont vraiment ressentir ça chez toi et puis j'espère que ça leur donnera envie de faire
de l'autostop en tout cas moi ça m'a donné envie je sais que dans les montagnes notamment autour de
chez moi ça fonctionne pas mal l'autostop notamment pour les randonneurs qui sont fatiguées et qui
montrent des signes d'épuisement il y a souvent les automobilistes qui s'arrêtent même quand on
demande rien d'ailleurs pour leur filer un petit coup de main sur les derniers kilomètres donc ça
c'est assez sympa merci à toi et puis j'espère te croiser bientôt dans le doux ou ailleurs à très
bientôt avec plaisir à bientôt je vous remercie énormément pour votre écoute j'espère que cette
conversation vous a autant passionné que moi au-delà de la question de l'autostop astrite
m'a inspiré de nombreuses réflexions pour de prochains sujets d'épisodes j'ai envie maintenant
de parler davantage de rencontres en voyage de dons de contre dons de réciprocité et puis
encore est toujours de cette fameuse question du temps qui a l'air d'être tout de même la clé
du bonheur en voyage et peut-être même dans la vie de tous les jours aussi si vous voulez en savoir
plus sur l'autostop je vous recommande bien sûr le blog d'astrid histoire de tong.com elle a écrit
des articles complets très pratiques et aussi vous retrouverez tous ces récits de voyage en
autostop autour du monde lors de notre échange elle m'a aussi donné pas mal de ressources mais
plutôt que de vous les dire ici je vais mettre un lien vers un article qu'elle a écrit avec une belle
sélection de livres et de ressources sur le sujet de l'autostop et avec tout ça je vous
assure que vous êtes paré à lever le pouce pour vos prochaines escapades et comme toujours si
vous voulez poursuivre les échanges retrouvez moi sur mon compte instagram à robase glove blogueur
faites moi un petit coucou en mp pour me dire que vous êtes un auditeur ou une auditrice du
podcast ça me fera extrêmement plaisir voilà à très vite