📣 Princillia Bintsita – La technologie au service de l’inclusion CEO de TELAMA

Durée: 25m44s

Date de sortie: 10/05/2025

[SPONSORISÉ]

Le 5 décembre 2024, lors de l’événement Quartier Général organisé par Bpifrance, le podcast "La Base" a réuni des talents qui nous offrent une plongée dans le voyage entrepreneurial de huit entrepreneurs et entrepreneures.


Princillia Bintsita est la fondatrice de Telama, une structure à impact, offrant un abonnement mensuel pour permettre aux enfants autistes de 11 à 18 ans de participer à 3 activités par mois, avec un choix parmi 10 ateliers proposés. En 2024, elle a été lauréate des Yvelines de la première édition du concours 101 femmes entrepreneures.

Elle a su transformer son parcours en une mission : utiliser la technologie pour créer des opportunités et améliorer le quotidien d’individus marginalisés et plus spécifiquement des personnes ayant un trouble du spectre de l’autisme.

Princillia incarne une nouvelle génération d’entrepreneures, celles qui placent l’impact social au cœur de leur démarche. Sa vision dépasse les frontières, et son ambition est de prouver que la technologie, lorsqu’elle est bien utilisée, peut devenir un puissant levier d’égalité et de progrès.


Un format intime et sincère

Les invités se livrent avec transparence sur leur voyage entrepreneurial, de leurs débuts jusqu’à leurs ambitions futures. "La Base" s’articule autour de trois grands axes :


â—Ź     Les racines : Comment leur environnement, leurs expĂ©riences et leurs influences personnelles ont façonnĂ© leur vision.

â—Ź     Le dĂ©clic entrepreneurial : Ce moment charnière oĂą une passion ou une idĂ©e devient un projet concret.

â—Ź     Leur impact et leur futur : Comment ils transforment leur secteur et envisagent leur rĂ´le dans le monde de demain.


Hébergé par Audion. Visitez https://www.audion.fm/fr/privacy-policy pour plus d’informations.


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Il y a eu des personnes qui m'ont fermé la porte qui m'ont dit bah ça va pas fonctionner.
VoilĂ .
Il faut que je fasse bouger les choses.
Ouais.
Donc pour moi, entreprendre c'est un challenge quotidien et au final les mamans m'ont dit
mais pourquoi tu veux t'arrêter ? T'as commencé, tu continues.
Bienvenue dans La Base, le podcast par Mig Media qui vous parle de voyage entrepreneurial.
Je suis Georges-Janret Tabais, entrepreneur et consultant en communication avec moi aujourd'hui.
Prince il y a Bince Ita de Telama.
Comment ça va ?
Très bien et toi ?
Bah merveille, je suis trop content d'être avec toi pour cet épisode.
Merci d'avoir accepté notre invitation.
Et bah Prince ?
Oui.
Prince, c'est cool.
C'est cool.
Prince déjà, raconte-nous, qui es-tu ? Quelle est ton origine story ?
Je vais essayer de la faire courte.
Non non, tu peux.

Alors du coup, bah moi c'est Prince Il y a Bince Ita, j'ai 29 ans, je viens de Trapp.
J'ai créé Telama.
Du coup Telama c'est une structure qui va aidé, qui va justement proposer des activités culturelles
et sportives pour les enfants autistes de 11 Ă  18 ans.
Pourquoi j'ai eu cette idée ?
C'est tout simplement parce que j'ai un petit frère qui a rencontré beaucoup
d'inégalités, de discrimination parce qu'il était autiste.
Et je me suis dit qu'il serait peut-être temps de changer les choses en créant un endroit
où il pourrait se sentir bien, où tous les enfants pourraient être acceptés et respectés comme ils se doivent.
Ok, et ça tu le fais depuis combien de temps ?
C'est-à-dire t'as eu l'idée parce que c'est quelque chose qui te touche, personnellement.
Et voilà, après comment t'as voulu te lancer là-dedans ? Qu'est-ce que t'as fait ?
En fait, j'ai fait un parcours assez atypique, dans le sens oĂą j'ai eu l'option de mon bac,
mĂŞme bien avant, j'avais toujours eu envie d'entreprendre en vrai.
Mais le truc, c'est quoi ? C'est que je me disais déjà comment
et surtout quelle structure je pourrais faire pour vraiment aider et avoir un impact social dans la société.
Et en fait, j'avais mon exemple même qui est mon petit frère et je me suis dit
qu'est-ce qui se passe concrètement ? Et en fait, t'es la maînée d'une injustice.
En fait, ce qui s'est passé, c'est quoi ? C'est que je suis partie chercher mon petit frère à l'école
et même au niveau des institutions, la personne qui est à la tête de l'école en question
a vraiment fait en sorte que mon petit frère est soit à part.
Et j'ai jamais compris pourquoi, en fait, parce que moi, sur le coup, on ne savait pas concrètement
qu'est-ce que c'était l'autisme. Avant, c'était pas autant diagnostiqué qu'aujourd'hui.
Et du coup, je me suis dit, mais mon petit frère, il est normal.
Pourquoi on le met de côté ? Pourquoi on le traite comme quelqu'un d'autre ?
Et on se moque aussi lui.
Il était exclu quoi.
Il était totalement exclu. Et puis même à la récréation, on sentait que des fois,
les maîtresses, elles faisaient la différence entre les enfants qualifiés de normaux,
si je puis dire, et les enfants qui sont différents.
Et suite à ça, quand je suis rentrée à la maison, j'ai senti que ma mère, elle était triste,
parce qu'elle a voyé que mon petit frère déjà ne parlait pas à l'époque.
Donc on était beaucoup, il a été beaucoup mis de côté,
il ne se faisait pas beaucoup comprendre.
En fait, j'étais dans une colère intérieure, parce qu'en tant que grande sœur,
je me disais que je suis impuissante, parce que je ne suis pas dans son école.
Et de surcroît, je vois que le corps éducatif ne fait pas en sorte d'accepter
ou de respecter mon petit frère,
alors qu'un enfant, on doit le respecter quelques personnages.
Donc c'est vrai qu'au final, je me suis dit, bon, Prasilia, qu'est-ce que tu peux faire concrètement ?
J'avais cette idée-là en tête, mais je ne savais pas.
Et c'est en fait la deuxième fois que ça arrivait, on a voulu l'inscrire au foot.
Et du coup, l'entraîneur, il nous dit, ah, vous inquiétez pas,
Eldrick, qui est le nom de mon petit frère, il lui dit,
bah, vous inquiétez pas, Eldrick, il va jouer avec nous, il va s'intégrer,
et puis il va pouvoir un peu plus discuter avec les autres.
Et puis on a inscrit, parce que vraiment, on a senti l'enthousiasme et la bienveillance de l'entraîneur,
sauf que, bien évidemment, comme je suis une espionne,
ah mais, je suis perdu et que je regarde ce que mon petit frère fait.
Donc, j'allais bien évidemment regarder.
Et en fait, une fois, je suis partie, je vois, il est sur le bonnet oĂą je me suis dit,
bon, on n'est peut-ĂŞtre pas dans un truc de professionnel, mais quand mĂŞme.
Deuxième fois, troisième fois, je dis, là, je pense qu'il y a volonté de nuire.
Donc, clairement, je suis partie voir l'entraîneur et j'ai dit,
mais pourquoi, en fait, Eldrick, il est mi de côté ?
Ah bah, vous savez quoi, déjà, il n'est pas comme les autres,
donc soyez content qu'on l'accepte.
Et cette phrase-là, en fait, la personne, elle m'a figé.
Non, mais c'est ultra violent et puis j'étais jeune.
Donc, sur le coup, je suis resté figé.
Je disais, en fait, je suis resté plus tupé faite face à la situation.
Et j'ai dit, mais en fait, mon petit frère, il est normal.
Elle fait pas si normal que ça.
Et en fait, quand je suis rentrée, j'ai expliqué à ma mère parce que je lui disais,
mais en fait, qu'est-ce qui se passe concrètement ?
Voilà ce que l'entraîneur, il a dit.
Et en fait, c'est quand j'ai regardé ma mère, elle a tristesse qu'elle a eu dans ses yeux.
Elle m'a dit, mais tu vois, au final, Eldrick, il acceptait nulle part.
On a beau essayer de l'intégrer et de faire en sorte qu'on le traite totalement normalement,
comme nous, on le fait Ă  la maison.
Mais en fait, elle acceptait nulle part.
Et là, je me suis dit, non, Pracilia, à un moment donné, je pense qu'il serait peut-être temps de changer les choses
et faire ce que tu as Ă  faire.
Donc, j'ai obtenu mon bac.
On sait tout ce qu'on est pas riches après le bac.
On me dit souvent, oui, obtenez votre bac et puis après, tout ira bien.
La vie commence pas du tout.
La vie commence pas du tout. J'étais à zéro.
Il n'y avait rien du tout, mĂŞme 100 euros, je n'avais pas.
Et du coup, je me suis dit, bon, j'étais à la fac de droit.
J'ai fait 2 ans.
Ça, c'est pas bien passé.
J'étais pas à l'aise.
Vraiment, ce n'était pas ma destinée.
Ok.
Et du coup, j'ai commencé à travailler parce que je me suis dit que c'est peut-être temps de reflouer les caisses.
Et du coup, j'ai fait de l'interim.
J'ai fait... J'ai été assistante de communication, chef de projet marketing, je suis étoilleté commerciale.
Et dans ces moments-lĂ , j'ai appris.
Et j'ai compris aussi ce qui était le monde du travail et les adversités auxquelles on pouvait être confrontés.
Mais je n'ai pas oublié mon objectif.
Donc j'ai mis de l'argent de côté.
Et je me suis dit, bon, il serait peut-ĂŞtre temps que je vois comment entreprendre.
Et au final, j'ai eu de la chance parce qu'on m'a envoyé vers l'ADI.
Mais l'ADI n'aide pas.
En fait, ils donnent juste de l'argent.
Mais ils n'aide pas concrètement dans la création.
Ils ont un cas de repart.
Exactement.
Donc je me suis dit, la dame de l'ADI m'a dit, je vous conseille d'aller voir positive.
Et donc, le fondateur, c'est Jacques Attali, que je vous remercie encore aujourd'hui.
Et j'ai rencontré, du coup, Francesca Bidot qui m'a accompagné durant ces 5 dernières années
et qui m'a permis de construire, de bâtir mon projet qui est de base émanée d'un cahier
que j'avais gardé ou j'avais écrit activité que faire pour Eldrick.
C'était ça qui était écrit dans mon cahier.
C'était le point de base ?
Le point de base.
Mon petit frère, c'était la base.
Un petit cahier que j'avais pris Ă  Carpeau.
Je me suis dit, bon, Pracilia, il faut peut-être que tu notes tes idées ou lui, tu t'es pas pillé.
Et du coup...
Bien, bon réflexe.
Bon réflexe.
Mais bon, c'était n'importe quoi.
Franchement, j'ai écrit tout n'importe quoi.
Enfants, autisme, tout ça.
Et du coup, au final, elle m'a dit, ben, qu'est-ce que tu veux faire ?
J'ai dit, je veux créer une société.
J'aurais pu créer quelque chose qui me rapporte davantage, qui fait en sorte que je renfoue les caisses assez rapidement.
Mais je me suis dit, je veux pas que demain, je ne sois plus lĂ .
Et que d'autres enfants, comme Eldrick, qui connaissent la même histoire, souffrent, soient discriminés,
parce que c'est le cas aujourd'hui.
On ne va pas se mentir, même si c'est diagnostiqué plus vite.
Certes, les enfants, ils sont clairement mis à part et on sent que, oui, on va dire, ils sont pas respectés tout simplement.
Et les parents, ils sont délaissés, ils sont isolés, ils sont exclu.
Donc c'est horrible.
Et du coup, au fur et Ă  mesure que je travaillais avec elles, au fur et Ă  mesure que j'avancais,
la structure a commencé à se monter.
Et du coup, je me suis challenge.
Je suis partie voir des IME, qui sont des instituts médicoéducatifs.
Puis après, je suis partie voir aussi des fondations, des partenaires,
pour essayer de voir ce qu'il était possible d'être fait.
Donc lĂ , on est vraiment dans la phase oĂą, la fin, au bout de 5 ans, on va bientĂ´t se lancer.
On va dire, le point noir de l'histoire, c'est le local.

LĂ , grosso modo, c'est ce qui est le point noir de tous les...
Ça va encore.

Mais il y avait vraiment un chemin extrĂŞmement long, parce qu'il fallait comprendre.
Et en parallèle aussi, j'ai repris mes études,
en bâche leur communication et des idées graphiques.
Et j'ai fait aussi une formation pour comprendre un peu ce que c'était l'autisme et voir...
Moi aussi, je connaissais...
Me renseigner.
Parce que je peux pas ĂŞtre Ă  la tĂŞte d'une structure,
sans forcément connaître les fondements.
Certes, j'ai eu un accompagnement top.
Et je remercie encore Francesco aujourd'hui.
Mais il me fallait beaucoup plus d'approfondissement.
Donc j'ai rencontré des psychomotriciens.
Connaiscence.
VoilĂ , des connaissances.
Connaiscence profonde.
Exactement.
Parce que moi, je n'y connaissais rien.
En fait, je me fie qu'un petit frère.
Mais l'autisme, il est tellement différent selon les enfants.
Et j'ai dit, c'était ton expérience.
Exactement.
Donc pas à l'épuisé.
En plus, c'était un lien émotionnel.
C'était ton petit frère.
Je suis...
Ça va pas.
Et c'est important qu'on entreprend justement de, malgré tout,
Ă  prendre du recul justement.
Parce que se décentrer pour ne pas penser que ça problématique
est en fait nécessairement universel.
Il y a aussi une autre façon de voir.
Il y a des personnes qui le vivent autrement.
Des personnes dans la même situation que ton petit frère.
Finalement, on peut aussi bien vivre.
Plain de raisons.
Parce qu'il y a une infinité de paramètres à prendre en compte.
Exactement.
Ok.
Donc t'es vraiment parti lĂ -dedans sur te...
Enfin, faire ta culture.
Ça te fait...
Exactement.
Ce sujet.
Et toi, en fait, ça me fait penser tout ce que tu dis là.
Le mot entreprendre.
Parce que tu l'as dit beaucoup, tu vois, dès le début,
tu avais envie d'entreprendre et tout.
Pour toi, c'est quoi entreprendre ?
Pour moi, entreprendre, c'est vraiment en fait sortir des codes.
Du principe où ne pas rester figé face à une situation.
Moi, par exemple, je prends mon exemple mĂŞme parce que j'ai compris
ce qui se passait par rapport Ă  mon histoire familiale.
Mais je me suis dit, je ne peux pas juste...
Je ne critique pas le salariat au cocaĂŻs.
Mais je pars juste du principe oĂą je me suis dit,
il faut que je fasse bouger les choses.
Donc pour moi, entreprendre, c'est un challenge quotidien.
Et c'est surtout en fait de se dépasser, se surpasser.
Parce que, au final, j'ai beaucoup d'insomnie,
beaucoup de fatigue, un petit peu une prise de poids aussi.
Et du coup, c'est vrai que tous ces paramètres-là,
je ne pensais pas, en fait.
Parce qu'en fait, on se dit, j'aimerais bien avoir ma société quand même.
C'est stylé.
Ça rend bien.
VoilĂ , on dit, on est chef d'entreprise.
C'est bien, on est condateurs.
C'est super.
Mais au final, je me suis dit, quand j'ai commencé à entreprendre justement,
je dis, mais ce n'est pas système que ça.
Ils disent, c'est chaud.
Parce que mĂŞme jusqu'Ă  l'heure actuelle, je sens que oui.
VoilĂ , on court un peu de droite Ă  gauche, on cherche les financements.
On cherche aussi des partenaires.
Il y a aussi des personnes qui n'ont pas forcément cru en moi.
Parce que je suis parti voir des personnes qui travaillent dans le corps médical.
Ils m'ont dit, mais quelle notion vous avez concrètement,
vous, vous n'avez que votre bâche-là là.
Mais concrètement, vous avez quoi ?
Mais c'est vraiment plus c'est ce qu'on m'a dit.
Et du coup, il y a eu des personnes qui m'ont fermé la porte qui m'ont dit,
ça ne va pas fonctionner.
VoilĂ .
Donc c'est vrai que pour le coup, bon, moi personnellement,
ce n'est pas quelque chose qui me démotive.
Plus on dit que ça ne va pas fonctionner, plus j'y vais.
Je suis une forceuse des fois.
Donc c'est vrai pour le coup.
Donc c'est vrai pour le coup.
Non, mais il faut forcer le destin.
Et je le force quand mĂŞme.
Et au pire, si ça ne passe pas, ça va passer.
Donc à un moment donné, je me suis dit, mais entreprendre, ok.
Mais je ne pensais pas qu'il y avait autant de paramètres.
Parce qu'on ne nous le dit pas.
On monte souvent des personnes souvent sur les réseaux.
Ils disent entreprené, ne vous inquiétez pas.
Ça paraît facile.
Ça paraît hyper facile quand on est vu extérieurement.
Mais intérieurement, il y a beaucoup de souffrances,
beaucoup de solitudes.
Parce qu'on peut être entouré, mais au final, on est seuls.
Parce que je disais à mes soeurs la dernière fois,
je disais certes, il y a la famille et heureusement.
Mais en soi, dans le chemin mĂŞme, on est tout seuls.
Après, il y a des incubateurs, il y a des formateurs qui conquentent.
Mais on a une extrĂŞme solitude.
Et vraiment, je tiens à le préciser parce que c'est vraiment important.
Parce qu'en fait, à un moment donné, on arrive à un point où on se dit,
on veut tout arrĂŞter.
Parce qu'on nous ferme les portes,
parce qu'il y a des refus de droite Ă  gauche,
les financements, c'est compliqué.
Donc en fait, on se dit, ok, j'ai l'idée,
mais au final, je suis bloquée de partout, donc comment je fais ?
Donc c'est vraiment une force intérieure qui émane.
Donc c'est vrai que pour le coup, j'étais agréablement surprise
et ça m'a fait énormément grandir.
Déjà que l'histoire de ma famille m'a fait grandir,
m'a fait comprendre vite les adversités du quotidien.
Mais surtout, le fait d'être rencontré des personnes
qui me soutiennent des mamans, des associations,
qui me disent non, lâchez rien.
Parce qu'à un moment donné, moi, je me suis dit,
j'ai mon diplĂ´me en soi.
Donc si je veux, je peux partir en chef de projet,
continuer, tout, etc.
Et au final, les mamans m'ont dit,
mais pourquoi tu veux t'arrĂŞter ?
T'as commencé, tu continues.
Tu peux pas t'arrĂŞter en chemin,
parce que moi, j'étais fatiguée psychologiquement parlant,
à voir ça sur les épaules toute seule,
parce que je l'ai montée vraiment toute seule.
C'est vrai que je me suis dit,
mais Princilia, comment tu vas faire ?
Je vois que l'argent, il sort, il rentre.
Il sort, il rentre.
À un moment donné, je me suis dit,
j'aimerais bien garder un peu aussi.
Pour moi, tant en tant, sortir de temps en temps,
parce que je m'étais aussi un petit peu éloignée de mes amis,
sans vouloir.
Mais c'est vrai qu'après, heureusement qu'ils ont compris
et qu'au final, je leur avais 5 ans plus tard,
ce que je faisais, parce qu'ils comprenaient rien.
Parce qu'on va courir droite Ă  gauche,
mais on sait pas.
Il voyait des prix que j'ai gagnés.
Ça peut ne pas être concret.
Voilà, ça peut ne pas être concret.
Et mieux vaut pas parler aussi.
Parce que des fois, quand on parle,
je suis un petit peu croyante sur les bords.
J'ai peur des fois de me mauvaises oeilles.
Donc je me dis autant parler de quelque chose de concret.
Des concrets.
Et surtout, faire en sorte d'avoir un dossier fiable.
Parce que Télamma, c'était mon idée.
Mais est-ce que l'idée, elle est bonne ?
Est-ce que l'idée, elle est fiable ?
Et du coup, je me suis aussi challenge Ă  travers les concours.
Donc je me suis dit, bon, mĂŞme si je gagne,
c'est pas grave.
MĂŞme si je perds aussi, c'est pas grave.
En fait, rien n'est grave.
Et du coup, au fur et Ă  mesure, aujourd'hui,
c'est 4 prix gagnés.
Donc il y a quand même une fierté.
Énorme, ouais.
Et justement, par rapport à ça, tu disais,
c'est en fait cette difficulté,
de toujours être motivé, épuisé, etc.
Donc toi, tu as une motivation qui est, je pense,
un petit frère, fait tellement.
Mais est-ce que tu as aussi, justement,
une passion ?
Est-ce que c'est que le fait d'entreprendre
qui te passionne ?
Est-ce que tu as d'autres passions
qui te font lever le matin, tu vois,
quand c'est dur ?
Parce que parfois, c'est difficile.
On est seul.
On peut avoir 12 déconvenus en 1 heure.
Et qu'est-ce qui continue toi ?
Tu dis, non, mais je continue Ă  me battre
et de faire le chemin que tu as déjà fait
jusqu'Ă  maintenant, en 6 peu de temps
et en partant très loin, finalement.
Ben, honnĂŞtement, ce qui me motive
et accepté l'aspect familial,
c'est aussi les personnes que j'ai rencontrées.
Parce qu'en parallèle aussi,
avant d'entreprendre, j'étais dans l'associatif.
Donc je faisais beaucoup de marauds.
J'allais beaucoup Ă  la rencontre d'autres personnes
qui me racontaient aussi leur histoire,
qui, des fois, quand on rencontre quelqu'un,
on a tendance Ă  le juger parce qu'il est dehors.
Mais des fois, c'est une personne qui est hyper diplômée,
c'est une personne qui a un parcours.
VoilĂ , qui fait qu'en fait,
quand on échange, le fait d'échanger avec les autres
fait que ça me motive.
Parce qu'en fait, chaque parcours est différent
et chaque personne que j'ai rencontrée m'a apporté un plus.
Et c'est vrai que lorsque j'ai commencé Télamat,
le fait d'être rencontrée, les maman, les pères de famille,
je me suis dit, ah quand mĂŞme.
En fait, j'ai vu l'impact que ça avait eu
et la manière dont moi-même, en fait, je me suis dit
ce que j'avais dit petite plus jeune,
en fait, je suis en train de le faire.
Parce que c'est vrai au final, je me suis dit,
« Francilia, tu vas faire quelque chose ».
Mais je savais pas quoi.
Je voulais me lancer, j'ai toujours voulu avoir quelque chose, vraiment.
Et je l'ai écrit, même ma mère, elle voit les vidéos,
quand je dis qu'est-ce que je vais faire plus tard,
je veux avoir quelque chose qui impacte.
Et c'est vrai que quand on est jeune, on le dit comme ça pour rire,
mais au final, quand on le vit vraiment,
on se dit, ah oui, c'est concret.
Ce qu'on dit dans le passé peut se passer au présent.
Donc c'est vrai qu'aller Ă  la rencontre d'autres personnes
comme toi aussi quand on a discuté.
Et voilà, on se découvre, on discute
et en fait on voit qu'on a tous des expériences différentes,
mais c'est ça qui est enrichissant, vrai.
Et je me dis, c'est ça qui me motive,
c'est ça qui fait que je me décourage pas,
c'est ça qui fait que j'avance,
parce que c'est aussi une fierté aussi pour moi,
parce que je sais ce que j'ai vécu aussi par le passé.
Donc quand je suis aujourd'hui face Ă  toi,
je me dis que ça n'a pas été vain tout ça.
Et toi justement, ce déclic de vouloir entreprend,
ça veut dire que tu disais avant,
tu as enchaîné des petits boulots,
ce qu'on appelle des petits boulots, voilĂ ,
mĂŞme si ils ne sont pas assez petits au final.
Mais que tu as senti que c'était pas ta place.
Exactement.

Toi, ce déclic d'entreprendre,
au-delà de ton petit frère, justement,
qu'est-ce qui est d'un coup, tu dis non, mais en fait,
c'est pas possible.
J'ai une petite année de d'autres.
Vas-y, raconte.
Je vais rigoler.
En fait, j'ai tendu un périm.
Et du coup, on m'a envoyé vers un magasin de prêt-à-porter
dans mon secteur Ă  Montigny-le-Broteneu.
Et en fait, déjà, moi, j'ai beaucoup de mal avec l'autorité.
L'autorité est mal placée.
C'est-Ă -dire que pour moi,
on peut me donner des critiques ou coquettes
tant que ça reste dans le respect.
VoilĂ , c'est...
En spécifique.
Exactement.
Et bénéfique parce qu'en soi, c'est pas mauvais,
mais il faut savoir trouver le bon dosage comme un gâteau.
Et c'est vrai que pour le coup,
lorsque j'ai travaillé là-bas,
j'étais en intérim, j'arrive,
on m'envoie, je me dis, Priscilla,
tu vas travailler de 8h Ă  9h.
Franchement, on respecte pas les intérimaires.
Franchement, la vérité,
on est comme si on est...
comme des jouets, je sais pas.
VoilĂ , on est interchangeables.
VoilĂ , on est interchangeables.
En fait, tu sais pas,
on nous prend pour des Game Boy, lĂ , je ne comprends pas.
Et c'est vrai que pour le coup,
au final, j'arrive Ă  l'entreprise mĂŞme de prĂŞt-Ă -porter.
Et le monsieur, au lieu de m'appeler
Prinsilia ou Madame Bilsita,
il me dit numéro 5.
Oui, ça part mal.
J'ai dit, mais...
En fait, moi, ça m'a choqué.
Ça part mal tout de suite.
Ça part mal directement.
J'ai dit, quand mĂŞme,
il s'agirait de doser un peu dans l'assemblée.
Je me suis dit,
j'ai quand même un prénom, un nom,
j'en ai mĂŞme 3.
J'ai dit donc, un nom en données.
J'ai dit, on peut essayer de creuser au moment.
Moi, au moins 1 quoi.
Au moins 1 quoi.
Et du coup, il me dit,
ben numéro 6,
j'ai fait,
sur le coup, j'ai pas compris.
Et un impérimère, il dit,
ben il t'appelle.
Ouais, gros décalage.
J'ai dit, moi, il m'appelle numéro 6.
Donc moi, je suis une vache
pour quoi il m'appelle numéro 6.
Ben oui, c'est toi que j'appelle.
Et il fait ça.
Ah non.
Ouais, lĂ , t'as dit non.
Ah non, là, déjà le numéro 6.
VoilĂ .
Encore, on me donne ma date de naissance.
Le premier, j'aime bien.
Mais le numéro 6, quand même.
Numéro 6.
Clackement.
Il dit, c'est un peu trop.
Ouais, ça fait beaucoup,
en quelque sorte.
Il y a beaucoup de culots,
quand mĂŞme, pour quelqu'un
que je connais pas.
Et du coup, je le regarde,
il vous parle Ă  qui?
Il fait ben vous.
Il dit, mais j'imprime.
Il dit, prinsilier,
au cas oĂą, je sais pas,
si ça vous intéresse.
Ça aide.
Il dit, je sais pas,
j'aurais pas été embauché
pour la journée.
Il dit, j'ai pas besoin
de beaucoup parler.
LĂ , on va en rayon,
tu plis, tu ranges,
on dialogue pas
avec les clients.
Et je me suis dit,
ouh là, ça commence mal.
Et sur le coup,
j'ai dit, non, ça ira.
Et du coup,
il me regarde,
il fait comment ça?
Non, je préfère rentrer.
Je dis, parce que si,
lĂ , si je fais votre travail,
je vais tout renverser.
Il dit, un moment donné,
il dit le respect,
c'est important.
Il dit, il est hyper irrespectuable.
Il nous a dit, on est,
je sais pas, vous ĂŞtes agriculteur,
vous nommez vos vaches comme ça,
on n'est pas des animaux, en fait.
Et mĂŞme les animaux,
on les respecte.
Donc, à un moment donné,
il faut arrĂŞter.
Il m'a dit, non,
mais on vous est embauché
de 8 Ă  9 heures.
Donc lĂ , si vous partez,
j'appelle votre intérêt.
J'ai dit, bah, appelez-les.
Je vous pensais que vous faites peur
à qui, concrètement.
Et lĂ , t'as senti que...
Et lĂ , j'ai senti que, en fait,
j'ai dit, en fait,
j'ai eu un déclic,
je me suis dit,
mais pour qui il se prend?
On pourrait presque le remercier.
Oui, mais clairement, aujourd'hui,
je le remercie, franchement.
Ouais, voir.
Merci, salutations.
Parce que, au final,
c'était un déclic,
tu vois, au fond.
Exactement.
Il y a eu ce déclic-là.
Pas ouf, tu vois,
dans le sens pas un bon éclair.
Oui, mais c'est chaud, quand mĂŞme.
C'est hyper chaud.
Mais c'est un déclic.
Ça veut dire qu'au final,
tu t'es dit, bon,
t'as placé les palas.
Non.
Donc, go faire autre chose.
Go faire autre chose.
Et puis, il y a eu l'épisode aussi
où j'ai été commercial à une période,
commercial sédentaire.
Et en fait,
j'ai senti que ceux qui gagnaient plus,
des fois, en fait, se ventaient.
Quand je dis ça,
c'est dans le sens oĂą
moi, j'étais commercial sédentaire.
Il y avait commercial sédentaire,
donc, c'est un bureau commercial terrain.
C'est, bah voilĂ , ils sont sur le terrain.
Donc, eux, leur salaire est plus haut que nous.
Oui, merci.
Donc, du coup, forcément,
j'ai vu qu'en fait,
il y avait beaucoup de concurrences.
Moi, personnellement,
je parle du principe
oĂą je vais pas vendre pour vendre.
On m'intéresse pas.
Il y a des personnes
qui sortent quand mĂŞme des milliers d'euros.
On n'est pas lĂ  pour jouer
avec les finances des gens.
Et en fait, quand j'étais dans ce travail-là aussi,
il y a eu ce deuxième déclic-là,
parce qu'en fait,
de par le travail qu'on avait,
il y a raret chèquement parlant,
on était un petit peu en bas de l'échelle,
si je puis dire.
Oui, oui, oui.
Et du coup, on sentait qu'on est en bas de l'échelle,
parce qu'on nous les ai compris
qu'on est en bas de l'échelle, du coup.
Ce qui est en mode,
bah, vous êtes commercial sédentaire.
Donc, juste écoutez ce qu'on a à dire,
téléphonez,
et après, le reste, voilà,
déjà, vous touchez pas au salaire.
Donc, en fait, c'est lĂ  oĂą je me suis dit,
non, mais Prinsidia, c'est pas ta place, en fait,
c'est toi qui te force.
En vérité, c'est toi qui va dans des boulots
qui ne te correspondent pas.
Et c'est là, après,
du coup, suite à ça aussi,
j'ai repris mes études,
parce que je me suis dit,
je pense que quand on n'a pas de diplĂ´me,
en France, on est beaucoup discriminés.
On se dit, mais au final,
pourtant, on nous dit que le bac, voilĂ ,
c'est deux goles, rien du tout.
Et c'est vrai qu'en fait, je me suis dit,
prinsidia, reprends tes études déjà de 1,
et ton bachelor, mĂŞme ton master.
Et puis après, par la suite,
tu postuleras peut-ĂŞtre
un truc qui te correspond.
Mais en fait, mĂŞme en ayant aussi diplĂ´me,
je me suis dit, non, ça ne me correspond pas.
Je veux ĂŞtre Ă  la tĂŞte d'une structure
ou Ă  la tĂŞte de quelque chose
qui fait que je traitrai les gens avec respect
déjà de 1 et de 2, c'est moi qui vais décider.
Et ce n'est pas quelqu'un qui va décider pour moi,
et surtout me faire passer
pour quelqu'un d'inférieur à l'or,
que pour moi, clairement,
une entreprise ne fonctionne pas sans sa varie.
C'est sûr.
Mais toi, justement, c'est pas intéressant,
parce que finalement,
quand on entreprend,
tu vois, ou quand on a envie d'entreprendre,
souvent, on se fait une image de ça.
Disant, ouais, je serais mon propre boss,
ce qui est vrai d'une certaine manière.
Mais dans le mĂŞme temps,
t'as quand mĂŞme beaucoup de comptes Ă  rendre,
parce que t'as des gens qui comptent sur toi,
t'as des gens qui t'ont vu dans ce temps,
des gens qui passent du temps,
qui te font confiance.
Enfin voilĂ , la liste, elle est hyper longue.
Et ça, tu le gères comment.
Ça veut dire qu'à un moment donné,
vu que tu as lancé cette entreprise-là,
tu dois quand mĂŞme rendre des comptes
Ă  beaucoup de gens.
Toi, tu t'es structuré comment sur ça.
Ça veut dire comment t'as pu mettre en place
des choses pour répondre, tu vois.
Par rapport aux côtés financiers,
je suis accompagnée.
Parce qu'en fait, le cursus de positive,
il continue, mĂŞme poste financement.
Et en fait, moi de base,
comme pour l'instant, je n'ai pas encore le local,
bloqué.
Ça veut dire que là, j'ai le financement.
En fait, j'ai tout.
Le financement, j'ai les ateliers,
j'ai les intervenants, c'est le local.
Donc Ă  partir de ce moment-lĂ ,
côté financier, pour l'instant, ça ne bouge pas.
Parce que tant que c'est pas lancé,
l'argent n'est pas débloqué.
Donc en soi, ça reste très bien
en banque, au chaud.
VoilĂ . Le plat est au chaud.
Donc j'apprends les dégustes après.
Et du coup, après, concernant le reste,
par rapport aux associations qui m'accompagnent,
eux aussi, ils attendent.
Ils sont dans l'attente que je gĂŞle le local
et après, il faut drafter.
Et après, ça va tout débloquer.
Et après, ça va tout débloquer.
Tout Ă  fait.
Pour l'instant, je suis en...
On va dire pas en stand-by, mais en attente 2.
C'est ça.
Et toi, ta vision maintenant, justement,
dans quelques temps, on va ĂŞtre plus rapidement
possible, ça se débloque.
C'est quoi, ta vision après, pour Telama ?
Bah ma vision, elle est simple.
C'est-Ă -dire que dans tous les cas, je pense que
quand on crée, il faut faire très attention
Ă  qui nous entoure.
Moi, je parle du principe oĂą,
bah d'ailleurs, ce qui est bien, c'est que
Positif continuera de m'accompagner.
Premièrement, il y a France Active aussi,
parce que c'est eux qui vont financer.
Il y a le Crédia Agricola,
qui est aussi en partenariat avec eux,
que je remercie encore aujourd'hui.
Et du coup, c'est eux qui vont m'aider
par rapport Ă  la structure, parce que
j'ai une comptable qui m'accompagne.
J'ai un avocat aussi qui m'accompagne.
J'ai fait en sorte de m'entourer de différents acteurs
pour me permettre de ne pas faire n'importe quoi.
Parce que, comme je le disais au tout départ,
entreprendre c'est bien, mais il faut bien le faire.
C'est-Ă -dire qu'aujourd'hui,
il ne faut pas commencer Ă  aller demander
des financements qu'on ne sera pas en mesure
de pouvoir régler, avoir un nombre d'intervenants
qui n'est pas, enfin,
qui est au-dessus mĂŞme des finances que j'ai.
Donc c'est vrai qu'au départ,
je vais commencer doucement, avec 5 ateliers au départ,
puis après, on monte, parce que au total,
j'en ai 10, mais je commence par 5, pour pas me perdre.
Parce que sinon, ça va être compliqué.
Je vais embaucher une stagiaire, parce que je peux pas ĂŞtre au four et au moulin.
Et du coup, vraiment pour que la structure soit ordonnée.
Pour pas me perdre, parce que sinon,
je vais vite me perdre, la structure est trop grande.
Le projet est trop grand.
Et je ne peux pas, en fait, je me suis rendu compte
avec le temps que je ne peux pas, j'avais tout seul.
Ça veut dire que tu dois apprendre à faire des choses
dans le bon ordre.
Exactement.
Pas justement, tout de suite,
j'ai Ă  prendre un...
te renforcer, mais s'il n'y a pas tout qui est au clair.
Donc vraiment structurer, en fait.
C'est ça, petit à petit.
Structurer petit Ă  petit, mais t'as ta vision.
Exactement.
C'est l'objectif que tu veux atteindre.
Ou les objectifs que tu souhaites atteindre.
Et tu fais exactement les choses au fur et Ă  mesure.
T'as fait.
Dans l'ordre.
T'as tout à fait, c'est ça.
Et toi, si t'as, on va dire, un message
Ă  faire passer Ă  des entrepreneurs,
des gens qui ont envie de se lancer dans l'entrepreneuriat,
tu leur dirais quoi ?
Tu ne vas vraiment pas sans un conseil,
mais juste, qu'est-ce que tu leur dirais ?
Je leur dirais que ça va être une phrase assez banale,
mais de croire en eux.
Et en fait, lorsqu'on croit qu'on perd tout, on gagne tout.
C'est bizarre ce que je dis.
Mais c'est vrai.
En fait, moi, à un moment donné,
j'ai t'arrivé à un stade où je me disais,
je vais tout arrĂŞter.
Parce que j'étais fatiguée.
J'étais très seule.
J'étais devant mon PC.
J'avais les yeux comme ça, les cernes comme ça.
Vive l'Anticerne d'ailleurs.
Ça m'a beaucoup aidé.
Ça m'a beaucoup aidé.
C'est une petite astuce au cas oĂą, pour la vie,
même pour les garçons, c'est volant de temps en temps.
C'est ouvert Ă  tout le monde.
Mais c'est vrai qu'on se sent beaucoup seul.
En fait, à un moment donné,
on ne croit mĂŞme plus en nous.
En fait, on est déconnectés de nous-mêmes.
On est déconnectés de nous-mêmes.
On se dit, mais j'ai peut-ĂŞtre vu trop grand.

On se perd.
Et puis, le fait est que des fois,
on n'en parle pas.
C'est compliqué, mais croire en soi.
Et en fait, ne pas lâcher.
Surtout, ne pas lâcher.
Parce qu'au final, à la clé,
derrière ce qui se passe, c'est top.
C'est des moments de dur la beurre,
mais le jeu l'envoie la chandelle.
Parce qu'au final, on est d'autant plus fiers
d'avoir crée quelque chose qui est émané de nous.
Et de faire en sorte que peut-ĂŞtre
ça perdure après par la suite.
Donc vraiment croire en soi.
Ne pas avoir peur de doser.
Parce que c'est vrai que,
souvent, que des fois, lorsqu'on a un travail,
on est comme dans une cage dorée,
si je puis me permettre.
On ne peut pas juger aucune personne.
On est dans une cage dorée.
C'est-à-dire qu'on reçoit un salaire.
Et on se dit, j'ai peur de perdre ce salaire-lĂ .
Parce que c'est ce qui m'aide quotidiennement.
Moi, j'ai démarré de zéro.
C'est peut-ĂŞtre une phrase que beaucoup d'entrepreneurs disent,
mais c'est la vérité.
J'ai démarré de zéro.
J'avais rien du tout.
J'avais cette idée-là et je me suis dit,
c'est pas grave.
Je trouverai les moyens, je trouverai les financements
et il n'y a pas de problème.
Et c'est OK.
C'est peut-ĂŞtre un moment oĂą je vais me sacrifier.
Peut-ĂŞtre un moment oĂą j'aurai moins de sorties.
Peut-ĂŞtre un moment oĂą des gens ne me comprendront pas.
Il y a des gens qui me lâcheront aussi.
Mais je pars du principe oĂą tant que j'ai mon objectif
et tant que j'ai ma réussite en tête, j'y vais.
C'est beau.
Et au final, je suis avec toi aujourd'hui.
C'est pas mal.
Merci beaucoup.
Merci.
C'était hyper cool.
Merci infiniment pour ton temps.
Entre autres et tout ce que tu as pu nous raconter.
C'était La Base, un podcast Big Media.
A tchao.

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