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Qui se glisse dans l'ombre ?
A l'ombre, tu as peur du nombre ?
Je ne t'ai même pas calculé, Isidor. Je t'avais complètement oublié.
Je suis bien placé pour le savoir. Tu m'as enfermé il y a des années et depuis, plus rien. Si tu savais comme j'ai faim.
Tu m'étais absolument sorti de la tête. Pourtant, je suis Grime, Hansel Grime.
Je suis humblement de loin le plus grand des gardiens de cellules grises. Je suis un Grime, Grime, Grime, Grime.
Oui mon nom, moi c'est bien Grime Hansel Grime. Grime.
Monsieur Grime, on est venus vous rendre visite.
Salut les petits écoliers.
Ah ! C'est quoi ça ?
Un dinosaure. Avec des plumes, des dents assérés et une queue en balancier.
Ah bah alors ! Pas ça alors. Vous aviez dit qu'il y en avait plus ?
Vous nous avez menti ? C'est pas vrai vos histoires ?
On va m'accuser de mentir maintenant. Je vous présente Isidor. Effectivement c'est un balor. Une espèce disparue il y a longtemps.
S'il se trouve ici c'est qu'après leur mort, la plupart des dinosaures se sont reconvertis. En démons de l'enfer.
Qu'est-ce qu'il fait dans les oubillettes ?
Ouais, je me le demande encore. Je l'ai aidé à échapper au diable. Et c'est comme ça qu'il m'a remercié. C'est injuste.
C'est plus compliqué. Quand il est remonté à la surface, l'odeur de chair fraiche l'a rendu fou. Il voulait dévorer tous les élèves.
C'est vrai. Je l'avoue. C'est dans ma nature. Mais tu voulais surtout que personne n'apprête ta forfaiture.
Monsieur Grim a volé Lucifer. Heureusement pour lui, mon maître l'ignore. Sinon, il serait déjà carbonisé.
Et pour garder son secret, c'est le pauvre hésit d'or qu'on a muselé. Oh, ce que j'ai faim.
J'ai de biscuits au chocolat si vous voulez.
Merci petit écolier.
Attention ta main, Roger !
Hé ! Il a voulu me croquer !
Je suis désolé. J'ai tellement faim.
Tu n'as pas changé. Toujours prêt à te jeter sur un enfant sans défense.
C'est toi qui m'a affamé et tu me rapproches de vouloir manger ? Elle est bien bonne. Donne-moi au moins de ta dinde.
Je ne peux pas te l'apporter. Moi aussi, je suis prisonnier.
Toi, mon petit, comment tu t'appelles ?
Noël.
Serre de la dinde à Noël. Il va m'en apporter.
Je ne te fais pas confiance. Tu es un prédateur. C'est dans tes gènes.
Et toi, je t'éconnu menteur, voleur, lâche sans coeur ? Quoi d'autre encore ?
Prétentieux, elle dit ma maman.
Et pas partageur.
Bon, je vois que j'ai bonne réputation.
N'importe lui là dinde, Noël, mais garâté moignant.
Tu vois, même moi, je suis me corrigé. Si ce fidèle Joanne me voyait.
Il n'a pas d'oeil.
Le pauvre.
Joanne est un verre de terre. Géant.
Ben !
Moi j'aime bien. C'est chou comme bête.
C'est bête comme chou ? Ça n'a pas de sens. On sait pas où elle est le devant et où elle est le derrière.
S'il a un cerveau, il n'est pas bien gros.
Peut-être. Mais il a plusieurs coeurs. 5 paires.
C'est pas possible.
J'en ai assez que vous mettiez ma parole en doute.
Mais à quoi ça lui sert ?
D'avoir du coeur.
D'en avoir autant ? 5 paires. Ça fait 5 fois 2.
Ou 5 plus 5 ?
Ça en fait 10 de coeur.
C'est une carte à jouer quand on s'intéresse au bonheur.
Laissez-moi vous compter son histoire.
Au commencement du monde, dans les forêts primitives, il n'y avait que des insectes.
Mais leurs tailles étaient 20 fois plus grandes.
Les cafards étaient aussi gros que des bus.
Les libélules dans les airs occupaient la place des avions d'Airbus.
Et en creusant leur galerie, les verres de terre faisaient trembler le sol, comme le métro de Tokyo, en passant rasibus.
C'est tout comme nous. On n'a rien inventé ?
Bien sûr que non. Nous sommes de grands singes. Nous imitons la nature.
Ce limiter ? De l'imiter ?
Non. Avec le temps, une imitation d'une imitation d'une autre imitation, c'est ça que nous appelons la création.
C'est peut-être un peu exagéré.
Bref, toute cette agitation ressemblait à celle que l'on connaît aujourd'hui.
Une circulation incessante, des cris aigus comme des klaxon, et une odeur de souffre suffoquente pour les poumons fragiles qui vivent hors des villes.
Et pour régner sur ce monde excité, en haut de sa toile, tronait une gigantesque araignée qui tissait des liens pour les connecter entre eux.
Ça me fait peur, rien que d'y penser.
C'était il y a une éternité.
Ce monde a disparu, le suivant également, mais pas complètement. Ils se sont recyclés pas très loin d'ici.
Ils travaillent en enfer eux aussi ?
Tu as compris. Et Joanne, le verre de terre au grand cœur ?
10 en tout ? 10 d'à tout, si je puis m'exprimer ainsi ?
Elle le plus fidèle serviteur du diable.
Il fait tout pour lui être agréable, mais cela ne sert à rien, son maître n'a pas envie d'être heureux.
Personne en enfer n'a envie d'être heureux.
Ceux qui s'y retrouvent ne sont pas spécialement méchants ou démoniaques, ils ne veulent simplement plus évoluer.
Ils ne cherchent plus à s'améliorer.
Ils pensent que c'est trop tard. Ils sont comme figés dans leur colère ou leur tracas.
Ils font sans peternellement les mêmes erreurs et revivent en boucle les mêmes moments désagréables.
C'est pour très cool.
C'est pour ça qu'on appelle ça l'enfer, mon petit roger.
Joanne assiste à ce triste spectacle trop souvent pour ne pas être ému.
La moitié de ses coeurs se brisent quand ils voient tous les damnés, puisque c'est leur nom.
Tous ces pauvres gens qui touchent le fond sans pouvoir remonter.
Alors, pour aider toutes ces personnes sur le déclin, pour leur donner envie d'avoir envie...
Heu...
Pourquoi vous vous arrêtez ?
Je ne sais pas pourquoi, je pensais que le perroquet allait parler.
Pas toujours est-il que pour leur redonner le moral, tout simplement, le courage de faire face à leur démon,
Joanne fait de gros câlins aux prisonniers de l'enfer.
Mais...
Sa peau est très douce, c'est chou comme bête.
Et 10 coeurs qui battent en même temps, c'est tellement palpitant tellement émouvant
que très souvent, ils sauvent les humains qui ne croyaient plus au bonheur.
Avec un canin, c'est bête comme chou.
Pourquoi voudriez-vous que ce soit compliqué ?
Écoutez bien cette leçon.
Faites un tété-barreau, Isidor.
On trouve toujours de bonnes raisons pour se laisser aller à ces mauvais penchants.
Ce qu'on portait avec respect et compassion ne demande pas plus d'énergie pourtant.
Pourquoi il n'a pas fait de câlin au diable ?
Il n'a pas eu le temps.
Quand Lucifer a appris ce qu'il faisait, il s'est senti trahi.
Il est rentré dans une rage folle, il l'a pétrifié.
Changer en statut de granite.
Mais ces diqueurs battent toujours à ce qu'on dit.
Qu'est-ce qui vous fait rire ?
Créme oublie un détail.
C'est lui qui a dénoncé Joanne pour pouvoir s'échapper.
C'est méchant.
Non, c'est plus compliqué.
Quand c'est vous, c'est compliqué ?
Vous avez dit que c'était la même énergie de bien agir.
Écoutez, il est tard. Je vous expliquerai ses promis.
En attendant, vous n'avez rien à faire ici.
Allez !
Viens, Roger. On va interroger sa sœur, Gretel.
Bonne nuit !
D'accord. J'ai compris.
Bonne nuit !
Je ne veux qu'on me dérange sous aucun prétexte.
Bien. Madame Créme.
Allô ? Lucifer ?
C'est moi.
Comment vas-tu, mon gros Lulu ?
Comment vas-tu, chère Ansel, surtout ?
Il se fâche avec tout le monde.
Les enfants ne veulent plus l'écouter.
Il est complètement dégouté.
Et je n'ai pratiquement rien eu à faire.
Je lui ai juste gâché son été
et mis la pression à la rentrée.
Et il est parti tout seul en crise de nerfs.
Peux-tu reprendre ta vraie voix ?
C'est ici ma gaze. Elle est trop douce.
Comme tu voudras.
On se comprend mieux entre corps de vocale tordu.
N'est-ce pas, mon gros Lulu ?
Madame Créme.
C'est Dame Trude.
Oh, tes petites cailles.
Courgette !
Voilà, c'est reparti.
Je ne dois pas gaffe.
Il y a quelque chose de pourri.
Au royaume des comptes de fée.
Ils se sont tous ligués.
Pour me braquer,
il n'y a pas de repos pour les héros.
L'histoire n'est jamais finie.
L'agrime académie.
C'est une famille.
Il n'y a pas de repos pour les héros.
L'histoire n'est jamais finie.