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Ouh c'est un grand événement ?
Oui la salle est comble ! Deux d'eau à tabler, sa petite soeur au comptoir et un dinosaure qui attend l'addition !
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Les petites histoires !
Aujourd'hui, Karine Arnaud va vous raconter une nouvelle aventure de Lila les Salgos, que Thomas le petit corps a pu imaginer parce que vous avez envie qu'il parte en classe verte.
L'épisode s'intitule « Une classe verte, pas toute rose ».
Dans le bus, l'ambiance est électrique.
Tout le monde attendait cette classe verte avec impatience et sa s'entend.
Élèves et prof rigole, discute et chante à plein poumon.
Salgos un jour, salgos toujours, des bêtises et des galipettes, avec nous c'est toujours la fête.
Salgos un jour, salgos toujours, tout ce qu'on veut c'est des tas de bombes becs, des feux d'artificer, des paillettes.
Salgos un jour, salgos toujours, préparez-vous à la fiesta car les salgos débarquent.
Sur la route, notre bus tout déglingue au cal, tous écrache.
Finalement, le moteur se coupe. Nous sommes arrivés.
M. Gamel, notre prof maximum à la droite, sort le premier.
Pas de bol pour lui, il rate la marche et s'étale par terre.
Ah, y euu... Bon, les enfants, bienvenue au centre des deux hérissons.
Prenez vous valise et allez vous installer.
Les activités en pleine nature vont bientôt commencer.
Oh bah ça pourrait être en pleine nature, c'est la pleine nature hein.
Vous avez vu cette forêt immense, y a des arbres partout et aucun chant.
T'inquiète Bernard, tu les reverras à tes chants.
Oh moi j'suis trop contente d'être là, rien de mieux qu'un endroit isolé pour peindre ou écrire une chanson.
Hein Lila ?
Oh ouais, ouais moi aussi chureuse d'être là, ça va nous faire trop du bien...
J'arrive pas à finir ma phrase, ma gorge se sert, les mots restent coincés dedans.
Et vous savez pourquoi ? Parce qu'entre les pains, une grande toile est tendue.
Et sous cette toile, il y a Collin et Corine, deux anciens employés de l'usine à Salgos.
Ceux que l'on surnommait les double C.
Deux affreux qui avaient tenté de nous réduire à l'état de petite larve avant de se faire virer par mon père.
Alors bien sûr, ils ont changé de tête.
Corine n'a plus la même coiffure, mais je reconnais sa silhouette tout en longueur et sèche comme une piscine vide.
Et Collin, il s'est laissé pousser la barbe.
Elle lui mange tout le visage et lui fait ressembler à un ours.
Mais y a pas de doute, ce sont eux.
Je veux prévenir Samuel et Bernard, mais ils sont partis s'installer dans le dortoir.
Pas le choix, je dois causer Agamel.
Quand je la perçois, je remarque que notre prof a les cheveux en pétard et le visage tout noir.
Euh... Monsieur, ça va ? Je peux vous parler ?
Désolé, Lina, mais j'ai pas le temps.
C'est tant qu'Ikinneur de briac n'arrête pas de me jouer des tours.
Il n'a rien trouvé de mieux à faire que de mettre des feux d'artifice dans ma valise.
Ma chambre s'est transformée en fait du 14 juillet, et mes vêtements sont tous troués.
Mais on a une urgence là !
Oui, l'urgence c'est que t'as été préparé.
Ton activité commence dans deux minutes.
Allez, allez, va avec ton groupe.
Gamel me désigne le coin où se trouvent les double C.
Je vois Samuel et Bernard s'y rendre à leur tour.
Ils ne se doutent de rien et me font signe de leur joindre.
Je veux leur parler, mais les double C ne m'en laisse pas le temps.
Nous allons faire deux groupes, vous avec moi.
Et vous, venez ici.
Ah, forcément ils nous ont séparés.
Diviser pour mieux régner, c'est ce que font les tyrants.
La matinée commence par une session de tir à l'arc au milieu des bois.
Moi, je suis avec Colin.
Mais je suis pas folle, hein.
Tandis qu'ils passent entre les élèves pour leur expliquer comment atteindre leur cible,
je ne lâche pas des yeux.
J'ai pas envie de finir avec une flèche dans le derrière.
Par chance, et grâce à ma vigilance ultime, ils ne tentent rien.
Ouh, sauvé.
Enfin, pour le moment.
Pendant la pause du midi, je parle de tout ça à Samuel et Bernard.
Puisque je vous dis que c'est eux.
Mais c'est bizarre, je croyais qu'ils avaient des yeux rouges,
des griffes acérées et des bouches pleines de bave.
Ah ouais, ouais, ouais.
Ah ils t'ont vraiment laissé un mauvais souvenir.
Oh là là là, ça craint du boudin.
Ils vont vouloir se venger de nous.
Ils ont été renvoyés par notre faute, je vous rappelle.
Hé, oh Lila, mais calme-toi.
On est ici pour se détendre et découvrir de nouvelles passions.
Pas pour se stresser.
Moi perso, je suis même pas sûre que ce soit eux.
Vexer que Samuel ne me croit pas.
Je quitte la table.
L'après-midi, c'est escalade au programme.
Le problème, c'est qu'on doit grimper le long d'un mur méga haut
en étant suspendu à une corde.
Et devinez qui tient la corde pour nous empêcher de chuter ?
Un des double C, évidemment.
Cette fois, je tombe avec Corinne.
Alors je me cramponne à la roche comme si ma vie en dépendait.
Parce qu'en fait...
Oh, ma vie en dépend vraiment avec cette mégaire qui peut me lâcher à tout moment.
Grâce à mon agilité de ninja, j'arrive en haut indemne.
Oh, sous l'agé, je vois que Samuel Bernard et les autres vont bien aussi.
J'imagine qu'il y avait trop de témoins pour que les double C tentent quoi que ce soit.
Le soir, on est installés sur de longues tables pour manger à l'extérieur.
Tout le monde est heureux.
Ah, les pauvres, ils ne se doutent pas du danger qui pèse sur nous.
Lila, on voit bien que tu fais ta tête de cochon.
Même pas vrai.
Ah, bah si. Tu fais la tronche, tu manges rien.
Et tu fronces tellement tes sourcils que t'as le front aussi frippé que ma grand-mère.
Mais réveillez-vous, ce sont les double C.
Ceux qui ont voulu transformer les salles gosses en élèves normaux.
C'est obligé qu'ils préparent un sale truc.
Mais tu vois bien que tout s'est bien passé aujourd'hui.
Evidemment, ils vont rien faire dès le premier jour.
Mais quand ça va nous tomber sur le coin du museau, il sera trop tard.
Allez, là, je pense que tu es un peu parano et que tu nous gâches notre classe verte, là.
Même si c'était les double C, si ça se trouve, ils ont changé.
Changer ? Mais tu racontes n'importe quoi à Sam.
Oui, ne vous énervez pas.
Oui, mais c'est trop tard. J'ai plus envie de parler à une gâcheuse de classe verte.
Moi, une gâcheuse de classe verte ?
Je me lève d'un coup. Je fixe Samuel, partagé entre la colère et la tristesse.
C'est la première fois qu'on se dispute.
J'ai mille choses méchantes qui me passent par la tête.
Je préfère me taire, je m'en vais.
Je ferme pas l'œil de la nuit, trop occupé à penser au double C et à ma meilleure copine.
Le lendemain, j'ai le visage froissé par la fatigue.
Quand je croise Samuel, je vois qu'elle est dans le même état.
On ne s'adresse pas la parole pour autant.
Bernard s'assoit entre nous au petit dége et tente de nous rabis-baucher.
Échec.
M. Gamel nous rejoint.
Bah, pourquoi il est pieds nus, lui ?
Alors, ce matin, les enfants, ce sera équitation.
Bon, malheureusement, je ne pourrai pas venir avec vous, car quelqu'un a mis de la glu dans toutes mes chaussures.
Ce sont nos deux charmants accompagnants qui partiront en balade avec vous.
Amusez-vous bien, moi, je vais acheter une nouvelle paire de baskets.
Brillac et ricane.
Tandis que les double C se plantent devant nous.
Avec un sourire sadique, Corinne me regarde en agitant sa cravache.
Installé sur peintrenelle, une jume en marron, je repense à ce que Samuel m'a dit la veille.
Peut-être qu'elle a raison.
Peut-être que tout ça, c'est dans ma tête.
Que les double C ont changé.
Après tout, il fait beau.
La forêt est magnifique et puis faire du pônet, c'est plutôt sympa.
Je suis tiré de mes rêveries par quelqu'un qui me bouscule.
Corinne.
Sur son canasson, elle me double et se place juste derrière Bernard.
Elle se retourne vers moi, son sourire de sorcière accroché au lèvres
et donne une énorme claque sur la croupe du cheval de Bernard.
Le bourrin part au triple galop sans fonçant dans la forêt et emportant Bernard.
Oh, secours, je sais faire que tu rendis au vache, moi !
Sans réfléchir, je talonne Pimprenelle qui s'élance.
Oh, je suis morte de trouille, j'ai jamais fait ça !
Mais on n'abandonne pas un sale gosse en détresse.
Ce qui me rassure, c'est que derrière moi, Samuel me suit.
On saute par-dessus des troncs, on zigzag entre les arbres,
on baisse la tête pour éviter des branches.
Enfin, Samuel est moi, parce que Bernard, lui, il évite rien du tout.
Il s'en prend une de plein fouet et tombe de son cheval.
Heureusement, son casque a morti la chute.
On descend de nos destriers et on le rejoint.
Ça va, rien de cassé ?
Non, non, non, non, disons qu'il allait s'accriver en vite ce tracteur.
Ha, ha, je crois que t'es un peu sonné, non ?
Mais s'il parle de tracteur, c'est que tout va bien, non ?
Je relève la tête pour voir où on est.
Mais ce que je vois me glace le sang.
Corinne est devant nous, perchée sur son cheval.
Dans sa main, elle tient les reines de nos trois pônets.
Saulter de mioche, je vais enfin pouvoir me venger.
Ah, je le savais ! Et qu'est-ce que vous comptez nous faire, hein ?
Oh, moi, rien, je vais laisser la nature s'en charger.
Vous n'avez pas remarqué ?
Là, vous êtes perdus au milieu des bois.
Je vous souhaite donc bon courage pour retrouver votre chemin avant la nuit, hein ?
Ha, ha, ha, ha, et à mon avis, vous n'y arriverait pas.
Oh, non, elle s'en veut !
On est fichus. Oh, t'avais raison, Lila, j'aurais dû t'écouter.
J'allais lui répondre que c'était pas grave, même si je pensais tout le contraire,
lorsqu'un quatrième cavalier nous rejoint.
Il barre la route de Corinne pour l'empêcher de partir.
Colin ? Mais qu'est-ce que tu fiches ici ?
Bah, je suis fichu m'assurer que tu faisais rien de stupide, grande sœur.
Dégage le chemin, c'est à cause de ces morveux qu'on a perdu notre travail.
Non, c'est à cause de nous, parce qu'on s'est mal comportés.
Et puis, c'est de vos travails, moi, ben, je l'aime bien.
Donc, je te laisserai pas tout gâcher.
Huit !
Colin bondit en avant.
Il fonce sur sa sœur et, rapide comme un projectile de lance-boulette, il lui arrache les rennes.
Elle s'apprête à l'Anguirlandais, mais Colin est plus vif.
Il siffle entre ses doigts et le cheval de Corinne démarre au quart de tour.
Sa cavalière se fait brinque-baller, disparaissant son canaçon en hurlant.
Peu-no ? Colin s'approche de nous en nous tendant nos rennes.
Euh... Ça vous dérangerait de... de... garder tout ça entre nous ?
Je... je m'entais pas, hein, quand je disais que j'aimais bien ce nouveau travail et...
et désolé pour ce qu'on a fait à l'usine à Salgos.
Moi, ça me va tenir ma langue.
Moi aussi.
Allez, moi, tu sais bouge cousu.
Colin nous ramène au camp en nous expliquant des tas de trucs sur les arbres et les plantes du coin.
Pendant que Bernard lui raconte qu'un jour, son papy a mangé un champignon vénéneux qui faisait très mal au ventre,
je me tourne vers Samuel.
En fait, on avait toutes les deux raisons.
Bah comment ça ?
Bah toi, tu disais que les double C avaient changé et moi, je pensais que c'était impossible.
Et finalement, bah Corinne allait rester la même, mais pas Colin.
Donc, un partout, balle au centre.
Hé, c'est vrai ça, bien vu !
Gâcheuse de classe verte.
Hé !
Quand on rentre au camp, nous sommes accueillis par l'écrit de Monsieur Gamel.
Notre prof court en serviette de bain derrière un briac mort de rire.
Il lui a piqué tous ses vêtements.
C'est cool.
Je sens qu'on va bien se marrer pendant le reste du séjour.
Je vous embrasse et je vous dis à bientôt.
Les petites histoires.
C'est bon.